Nature reprend ses droits
Jeudi 17 mai 2012La nature reprend ses droits ou la nature reprend le dessus? Quelque part au Canonbury Square, à Londres, une luxuriante verdure d’une arrière cour anglaise débordant de spontanéité printanière.

La nature reprend ses droits ou la nature reprend le dessus? Quelque part au Canonbury Square, à Londres, une luxuriante verdure d’une arrière cour anglaise débordant de spontanéité printanière.

Une rencontre extraordinaire.

« Tout le bonheur des hommes est dans l’imagination. » Marquis de Sade
L’imagination est à la fois la capacité innée et le processus d’inventer un champ personnel, partiel ou complet, à travers l’esprit à partir d’éléments dérivés de perceptions sensorielles de l’existence commune. Elle sert également à ceux qui ont un besoin de se créer un monde à eux afin de s’y réfugier ou tout simplement, pour ne plus être seul ou se désennuyer.

Charlie Brown, es-tu tombé sur la tête !?
Depuis quelques années, on assiste à la création du mythe Banksy sur le net. Quand on découvre un graffiti intelligemment apposé sur un coin de mur de la ville, la rumeur de la visite de Banksy circule. On dirait que toute une équipe de faiseurs d’image s’affaire à rôder la machine à sous à la gloire de Banksy comme Warhol a fait de Jean-Michel Basquiat. Avec l’art graffiti de Banksy, tout le monde est dans la brume, sauf l’éblouissement des graffitis subtils qu’on lui attribue la paternité continue à faire scintiller l’aura de Banksy.
Dans un autre registre, en ce 2012, la justice française nous apprend que leur ancien président Jacques Chirac est condamné à 2 ans de prison pour avoir triché; Wikileaks nous révèle que l’armée égyptienne qui a remplacé le vieux dictateur Moubarack a été financée par les États-Unis à 1,3 milliard par an; pendant que Poutine se plaint du financement obscur de la compagne électorale de son opposition politique, les Russes sont en train de lui montrer la porte de sortie après que les résultats frauduleux des élections législatives sont portés au grand jour; de la contraste en Chine, certains s’empressent à gagner leur vie dédaignent même à porter secours à une fillette harpée par deux camions, d’autres s’amusent à apprivoiser la liberté à se dénuder sur le net pour soutenir leur artiste dissident Ai Weiwei; pendant le rêve de la renaissance de l’Amérique d’Obama agonise sur la table de négociation au Congrès, c’est un secret polichinelle que la réélection d’Obama ne se ferait sans l’argent du Wall Street, de la poche du soit disant 1% pendant que le 99% de l’Occident descend dans la rue pour réclamer une société plus juste…
Saviez-vous qu’il ne faudrait pas tomber sur la tête afin de bien garder tout notre esprit pour observer le spectacle grandiosement de ce monde qui nous surprend toujours ?
Mon Dieu, déjà le 28 décembre. Nous avons gagné trois minutes de clarté depuis Noël. Une minute au lever du soleil et deux au coucher. L’espoir se trouve dans le présent!
Do you flip, Charlie Brown ?

L’acceptation du graffiti est une affaire de sens. Si ça a du sens pour la collectivité, qu’il soit d’une laideur abjecte, difforme ou disgracieuse, il serait hissé au piédestal du patrimoine et protégé au nom de la mémoire collective. Sinon, l’effaceur du graffiti serait à l’oeuvre pour panser les plaies urbaines.
Certains disent que la beauté est une et la laideur multiple. On célèbre la beauté et le reste se finit à se confondre dans l’ordinaire. Si l’art n’est plus l’art, l’art conserve sa propriété caractérielle, soit d’être légitimé et émerger du lot. Car la beauté, elle aussi, est issue de la masse populaire. Le produit d’un processus d’homogénéisation.
Une oeuvre d’art n’a besoin ni d’être beau, ni d’être laid, mais atteindre la pleine plénitude de la vie. Le graffiti est à l’image de la pulsation des courants réactionnaires en quête d’affirmation de soi et d’être le véhicule affirmatif pour d’autres, des voix silencieuses.
Voilà pour aujourd’hui, des images pour illustrer les limites d’espace : barrière avec ou sans obstruction de la vue, absence d’obstacle et indication visuelle de sa présence; butoir muséal devant des sections de mur de Berlin couvertes de graffitis et devenues des artefacts, représentation du Mur cérémonial décoré de graffitis. N’est-ce pas fertile l’esprit humain dans ses variations de l’acceptable ou de l’inacceptable? Allons, faisons face à la vie et ayez l’hymne du 9e de Beethov en tête… Une excellente semaine à tous!
Joie ! Joie ! Belle étincelle divine,
Fille de l’Elysée,
Nous entrons l’âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Ton magique attrait resserre
Ce que la mode en vain détruit;
Tous les hommes deviennent frères
Où ton aile nous conduit.Si le sort comblant ton âme,
D’un ami t’a fait l’ami,
Si tu as conquis l’amour d’une noble femme,
Mêle ton exultation à la nôtre!
Viens, même si tu n’aimas qu’une heure
Qu’un seul être sous les cieux!
Mais vous que nul amour n’effleure,
En pleurant, quittez ce choeur!Tous les êtres boivent la joie,
En pressant le sein de la nature
Tous, bons et méchants,
Suivent les roses sur ses traces,
Elle nous donne baisers et vendanges,
Et nous offre l’ami à l’épreuve de la mort,
L’ivresse s’empare du vermisseau,
Et le chérubin apparaît devant Dieu.[...]

Musée impérial de la Guerre, Londres

Dallas, Texas

Washington, Newseum
Note : L’artiste graffitiste en vedette est d’ex Allemagne de l’Est : Indiano ou Jürgen Grosse. Il est connu pour son intervention sur le Mur de Berlin entre 1989 et 1990 : 223 sections du Mur peintes en 7 mois. Aujourd’hui, certaines de ces sections peintes par Indiano sont exposées à travers le monde : Londres, Washington, Dallas, Honolulu, Johannesbourg, Tokyo, Santiago du Chili, Berlin…
Est-ce un artiste qui peint, ou encore, un passant qui a une envie pressante en train de donner du lui-même? Ça nous fait penser à cette photo just do-it.
Une peinture murale vue à Katmandou, au Népal par le photographe de l’agence Reuters, Navesh Chitrakar.
Ce dont vous voyez sur la photo, il s’agit du résultat d’un projet organisé dans le cadre d’un mouvement artistique entamé sur le réseau social Facebook – Artudio Népal. Le groupe d’artistes veut créer des graffitis à l’expression propre et positive dans le but de favoriser la beauté plutôt qu’à adonner à des slogans indésirables ou des pamphlets politiques qui tapissent souvent les murs de la ville Katmandou.

L’identité politique d’un pays est une caractéristique maniable. Il suffit avoir la chance de manier le levier du pouvoir pour l’endosser comme l’habit du magistrat.
Pour faire suite aux autres billets à saveur politique… illustrés artistiquement, néanmoins.
Mladic a déclaré devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye : « J’ai défendu mon peuple et mon pays. »
On pourrait cependant dit que son pays l’a monnayé pour une entrée prochaine dans le giron de l’Union Européenne. Mladic a perdu l’usage de sa main droite, il est toutefois capable de salut militaire de sa main gauche.

Encore une histoire de vainqueur et de vaincu aujourd’hui. Un proverbe chinois… le vainqueur, maître du monde, le vaincu, bandit déclaré.
Hier encore, il était un président redouté, solidement installé sur de l’argent du pétrole de son pays et soutenu par un certain Occident complaisant.
Comme il y a un peu trop de photos depuis quelques jours… à notre goût, aujourd’hui, une illustration du dirigeant libyen en sursis, Mouammar Kadhafi sur un mur à Benghazi.
Hier, la télévision d’État libyenne diffuse des images de Mouammar Kadhafi qui reçoit le président sud-africain Jacob Zuma, en visite comme émissaire pour une résolution pacifique de la guerre civile en Libye. Kadhafi, amaigri,
est vu pour la première fois en public depuis le 11 mai.
Ah oui! Le dessin sur le mur… un amalgame de symboles, la victoire, l’étoile de David, le pendu et le message sans appel… « Le peuple a parlé ». On dirait que le verdict populaire ne pardonne pas et ce, même en démocratie.
Il parait que le célèbre graffiteur britannique Banksy est de passage à Toronto, clandestinement. Trois images rappellent le style de Banksy, mais est-ce bien celles de Banksy, ou encore, des oeuvres d’un artiste plaisantin torontois ?



La vie est une succession de changements temporellement rapprochés. Le mot « changement » est à l’image de ces mots usuels, apparemment évidents, mais au sens combien différent dépendamment de la personne qui le prononce.
Aujourd’hui, encore un peu de politique à la saveur artistique. Un petit retour sur cette déclaration du bon maire de Montréal, incarnation du changement politique municipale… peut-être, le temps d’un discours et probablement de quelques réunions de suivi à l’image des interminables séances d’approbation du logo du Grand Montréal.
Saviez-vous qu’hier c’est le premier anniversaire de l’élection à la tête des États-Unis de Barack Obama? Lui aussi, il a promis du changement. Malgré sa volonté et son talent politique, les résultats du fameux « Change We Can » tardent à se manifester de façon sans équivoque pour faire taire ses adversaires dénigreurs. Bien que son étoile a légèrement pâli depuis, cet homme politique continue d’incarner le changement, même si l’on ne partage pas ses convictions. Pour ceux qui connaissent notre bon vieux faux naïf maire Gérard Tremblay et Barack Obama, fermez vos yeux deux secondes et faites entendre dans votre cerveau le mot « changement » prononcé par les deux.
Et alors?
Voici maintenant la saveur artistique de ce post : « I want change » de Banksy. La subtilité et l’ironie de Banksy vont toujours de pair. Banksy fait partie de ces quelques artistes graffiteurs qui ont contribué au changement de mentalité du grand public face aux graffitis. Mais il y a aussi ces barbouilleurs de murs aux quatre coins du monde qui font de l’art du graffiti comme des politiciens qui font de la politique un terrain du changement miné par leur propre incompétence.
Voilà, un autre artiste vedette qui ne répond pas aux emails. Franchement, c’est désespérant pour ceux qui attendent une réponse de leur artiste préféré. SVP! Il faudrait répondre aux emails d’un admirateur…

Image : Cans Festival 2008, Londres
Sachant que vous pourriez faire des affaires d’or à effacer des graffitis à Montréal, vous voulez peut-être travailler pour la Ville de Montréal comme effaceur de graffits. Voilà, de quoi a-t-il l’air un effaceur de graffitis… londonien.
Une oeuvre du célèbre graffeur Banksy. Un graffiti ne gâche pas toujours les murs des bâtiments.
