Archive pour la catégorie 'Expositions'

 

Hôtel de glace - Luc Archambault

Samedi 5 janvier 2008

À peine terminée sa participation au Salon des Métiers d’art, où nous avons pu admirer ses œuvres en céramique habillées de mille et une figures, l’artiste Luc Archambault nous partage à nouveau son art et son talent artistique au Québec 400e.

Archambault réalise à cette occasion, une fresque de glace, ornée de figures, de la fusion de gestes, formes et couleurs. L’œuvre, une première dans le monde des arts, comporte son lot de difficultés techniques ayant comme support éphémère la glace. Vous pouvez visiter le site de Luc Archambault pour connaître davantage ce défi artistique ainsi que ses inspirations poétiques.

Fresque d'Archambault à l'Hôtel de glace
Images : Site de Luc Archambault

La Fresque d’Archambault est ouverte à la visite du public à l’Hôtel de glace à la Station touristique Duchesnay - Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, lieu où a vécu l’artiste et les poètes québécois Anne Hébert et Saint-Denys Garneau.

Renoir paysages

Mercredi 5 décembre 2007

Renoir peintures paysagistes

Jusqu’au 6 janvier 2008, le musée d’Art de Philadelphie accueille une exposition conçue autour des oeuvres paysagistes de Renoir. Au total, soixante-dix œuvres datent entre 1860 et 1880 provenant de collections internationales. En passant, quand on dit « collections internationales », cela peut signifier « pièces provenant de petits musées d’un peu partout ». Voilà, pourquoi l’exposition s’intitule Renoir - Paysages. Toutefois, cela ne veut pas dire que l’exposition est dépourvue d’intérêts!

Renoir a été un des premiers artistes à sortir de son atelier pour peindre à l’extérieur. Il est l’un des artistes peintres en paysage les plus audacieux du milieu du XIXe siècle. Mais l’essentiel de l’art de Renoir ne se trouve pas dans les paysages, mais à travers le paysage. Le centre focal de l’art de Renoir est le corps nu féminin. Eh oui! Vous avez bien lu! Le corps nu de ces femmes rondes qui dévoilent leur intimité dans la nature comme si elles étaient à l’intérieur de leur chambre. Sachez que derrière les obsessions d’un artiste, il y a toujours une façon de voir les « choses », dans le cas de Renoir, une manière bien singulière de voir la « nature ». Nous pouvons bien souligner ici les propos maintes fois répétés sur la technique impressionniste de Renoir, les touches de couleurs de Renoir, les taches de lumière de Renoir, etc. Mais, si ces taches de lumières sur les corps de femmes de Renoir peuvent être des regards libidinaux de Renoir, qu’en pensez-vous? ;-)

Art de l’écriture

Dimanche 25 novembre 2007

L’exposition De l’écriture propose un hommage à la littérature, à la fois une réflexion sur l’art contemporain. Elle comporte des oeuvres de la collection permanente du Musée d’art contemporain de Montréal. Il s’agit d’une première pour le MACM, une exposition itinérante. Plus d’une dizaine de galeries seront visitées, dont celle du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

Cette exposition thématique se veut rassembleuse. Elle a comme dénominateur la littérature, offrant ainsi un point d’entrée aux spectateurs non initiés à l’art contemporain et à ses différents courants. La plupart des oeuvres comportent un élément qu’on peut lire. Conséquemment, l’expérience peut être moins rébarbative. Les 20 oeuvres trouvent dans l’exposition De l’écriture sont de techniques variées : peinture, dessin, photographie, installation et vidéo.

Art et écriture

Un gros nom, Roman Opalka, l’artiste a entrepris depuis des décennies, son processus d’énumération de nombres entiers de 0 à l’infini sur des toiles. Au début, il écrit les nombres en blanc sur fond noir. À chaque nouvelle toile, il ajoute une petite dose de blanc à la peinture noire de fond. Ainsi, au fil du temps, l’énumération s’est faite sur un fond gris blanchissant. De plus, il se photographie avant de débuter et numérote ses pinceaux utilisés. Chaque nombre inscrit est dit à haute voix et enregistré.

Art politique en Russie

Samedi 24 novembre 2007

Mon Dieu! Brejnev est gai… :-| Mais non, rien de tout cela! Le titre de cette œuvre est Seigneur! Aide-moi à survivre de cet amour mortel. Elle est de Dmitry Vroubel, artiste russe. L’œuvre fait partie de l’exposition intitulée Sots Art, ouverte à la Maison Rouge à Paris jusqu’au 20 janvier.

Art politique en Russie

L’exposition est précédée par une controverse à Moscou. Semble-t-il que le ministre russe de la Culture Alexandre Sokolov a dénoncé l’exposition Sots Art : Art politique en Russie comme une honte pour la Russie, qualifiant plusieurs oeuvres de pornographiques. Il a aussi accusé la Galerie Tretiakov, prestigieux musée public russe, d’y avoir inclus certaines pièces à la demande de galeries privées qui chercheraient ainsi à rehausser la valeur de leurs oeuvres. « Si une oeuvre fait partie d’un catalogue de la Tretiakov, son prix grimpe. Il s’agit donc d’une intervention d’intérêts privés dans la politique de l’État. Cette initiative n’est rien d’autre que de la corruption », avait lancé le ministre russe. Le baiser de deux policiers, l’une des œuvres compromettantes, est restée à Moscou.

Le terme Sots Art est une contraction des mots « art » et « socialisme» par analogie avec le Pop Art. Un mouvement élaboré sous l’impulsion de deux artistes moscovites, Vitaly Komar et Alexander Melamid à partir du début des années 1970. Ils s’appropriaient les images et les slogans de la propagande en les tournant en dérision.

Art aborigène contemporain

Vendredi 23 novembre 2007

Depuis quelques semaines, au Québec, on parle abondamment de l’identité québécoise et de l’intégration des immigrants à la société québécoise. À Nice, on peut voir une exposition d’art aborigène contemporain qui parle de la culture aborigène d’Australie. Cette dernière a failli disparaître complètement après deux siècles de colonisation européenne, de répression active des coutumes indigènes et de politique d’assimilation anglo-australienne. N’est-ce pas, un drôle de contraste parmi tant d’autres de ce monde moderne qui est le nôtre?

Une soixantaine de peintures des artistes contemporains sont exposées en ce moment au musée d’art moderne et contemporain (MAMAC) de Nice. Il s’agit des oeuvres de la collection Sordello-Missana, majoritairement réalisées par des femmes, qui réinterprètent les motifs de la tradition aborigène des déserts du Centre et de l’Ouest de l’Australie, aux alentours d’Alice Springs. L’exposition intitule Peinture aborigène contemporaine.

Art abrigène contemporain
Marapinti de Naata Nungarrayi