Images et textes sur 'Expositions'

 

Comment vendre quatre fois plus

Dimanche 6 décembre 2009

Lorsqu’un artiste participe à une foire artistique, il faudrait qu’il sache une chose capitale, puisqu’il prend en charge tous les coûts engendrés par la mise en vente de ses oeuvres. Conséquemment, il faut savoir comment vendre quatre fois plus que ses confères pour survivre financièrement et vivre de son art.

vendre quatre fois plus

Enfants chinois

Dimanche 18 octobre 2009

Enfants chinois

Bon, nous faisons un retour à cette exposition d’art qui a eu lieu à Xian en Chine pour ce moment de vie capté sur le vif.

Il nous manque toutefois un peu de renseignements pour commenter cette oeuvre appuyée contre le mur: absence de titre, pas de nom de l’artiste, aucun détail concernant les matériaux utilisés. Bref, nous ne savons pas non plus si l’oeuvre est considérée comme étant une installation ou encore une sculpture. En fait, nous avons retenu cette image pour ce petit garçon chinois qui observe cette oeuvre et non par intérêt marqué pour cette dite oeuvre d’art contemporain chinois.

Car si elle est considérée comme une installation. Eh bien, c’est raté! Cette espèce de podium drapé qui sert de présentoir supprime toute notion d’installation, et ce, malgré la taille des bébés. Si les deux bébés, probablement fabriqués selon la précédée de sculpture en cire, sont considérés comme une sculpture à la manière de Ron Mueck. Ben, là encore, c’est raté. Car l’on n’innove ni par le style, ni dans la mise en scène.

Par contre, l’aviez-vous remarqué l’expression faciale de ce petit garçon chinois qui observe? C’est génial. Ce moment de vie de ce jeune chinois, ce mélange de sourire interrogatif, surpris et manifestement intéressé donne, du coup, un sens certain à cette oeuvre qui, à notre humble avis, demeure bien ordinaire.

À moins que ce soit la fatigue qui altère notre jugement. Si c’était le cas, nous remédierions à cette situation un peu plus tard.

Virus de la grippe A H1N1

Vendredi 25 septembre 2009

Aujourd’hui, de l’art insolite…

Une sculpture de verre du virus de la grippe H1N1 est exposée à partir d’aujourd’hui à la Wellcome Collection de Londres, une galerie spécialisée… tenez-vous bien, dans la vision artistique de la science et de l’histoire. « J’ai créé cette sculpture pour réfléchir sur la pandémie imminente de grippe A H1N1 et sur la fascination générale autour du sujet, tel qu’il est présenté dans les médias », a expliqué l’artiste.

L’oeuvre est baptisée « Grippe porcine ». Elle a été achetée par la galerie pour 5000 livres sterling. L’exposition se terminera le 18 octobre.

La sculpture a été réalisée par un jeune artiste dénommé Luke Jerram. Il compte à son actif artistique plusieurs sculptures en verre de virus et de bactéries, notons, la grippe aviaire, le sida et l’E. coli.

Et puis, qu’en pensez-vous de cette oeuvre insolite?

Virus A H1N1

Des chaises au MOMA

Jeudi 10 septembre 2009

Par Mélibée

Voilà les photos telles que promises, les chaises.

Ce qui attire surtout le regard c’est l’organisation de la présentation des dites chaises. Cette bande légèrement torsadée qui forme le présentoir des pièces exposées est vraiment très bien, non seulement pour dynamiser l’organisation de cet espace exposition rectangulaire qui autrement serait un peu commun, voire même ennuyeux… mais également pour imposer aux visiteurs une perspective de voir en hauteur où se situent les objets… ce qui permet d’avoir non pas un regard neuf… ce serait beaucoup demandé… je crois… mais un regard un peu plus éveillé concernant des objets usuels, utilitaires…

MOMA New York - Expo de chaises

chaise design expo de chaises au moma

D’ailleurs, j’avais vu à Paris au Musée des arts décoratifs une très belle présentation de chaise où l’aspect chronologique était également le pivot de l’expo. On pouvait ainsi voir l’évolution des formes des rondeurs selon les designers… en voici deux.

chaise rouge Musée d'art décoratif à Paris

En passant, si vous allez au MOMA, il faut aller prendre un p’tit expresso ou une bière sur la terrasse, la vue est magnifique sur le jardin du musée…  et puis tout en bas…  il y a la biquette de Picasso… pas l’originale avec les paniers d’osier… mais une autre en fonte… qui peut passer l’hiver dehors… Brrr… l’hiver.

jardin MOMA NY

Art palestinien

Jeudi 6 août 2009

De l’art palestinien, que peut-il bien signifier… l’art palestinien? Est-ce un art politique, un art de dénonciation, un art identitaire, un art de la tragédie d’un peuple, un art religieux, ou encore, un art de vivre? Si vous êtes dans la capitale française, à ne pas manquer l’exposition « La Palestine : la création dans tous ses états » à l’Institut du Monde Arabe.

Art palestinien

Point de controle checkpoint Sharif Waked artChic point, Sharif Waqed

L’exposition regroupe des oeuvres de peintres, de sculpteurs, de vidéastes et de photographes qui traduisent chacun à leur manière une esthétique commune que l’on appelle de l’art palestinien. Une représentation de la Palestine bien loin de l’image véhiculée dans les médias, soit la guerre, les attentats, les conflits politiques, les souffrances et misères humaines sur les territoires occupés. Une exposition qui s’interroge, témoigne et transcende la condition humaine palestinienne.

Nous avons retenu l’œuvre de l’artiste Sharif Waked : quelques images de sa vidéo « Chic Point »… Ça nous a pris quelques instants pour comprendre le sens. Nous avons donc placé deux photos de presse sur les Checkpoints israéliens, ou si vous préfériez, les points de contrôle, pour faciliter la compréhension de l’œuvre de Sharif Waked.

Aussi, une œuvre de Jumana Abboud, un moment de vie, « Partir à la Prière».

Partir à la Prière

De l’art brut, une femme

Mercredi 1 juillet 2009

Une exposition à la Halle Saint-Pierre à Paris rend hommage à un artiste hors-norme. Il est d’abord berger, puis commerçant, et finalement artiste. Un art que l’on qualifie de l’art brut.

Anselme Boix-Vives devient peintre à l’âge de 63 ans. Il a peint follement, acharnement, intensivement durant sept ans sans s’arrêter. On dénombre plus de deux mille peintures, dessins, gouaches après sa mort. Boix-Vives, peintre autodidacte, né en 1899, décédé en 1969.

Un art qui laisserait plusieurs pantois… Voyez-vous, il n’y a pas juste l’art contemporain qui étonne.

art-brut-femme

Win Delvoye, No 5 Cloaca

Dimanche 1 février 2009

Que le temps file, déjà février! Nous voilà enfin arrivés à ce post sur cette exposition singulière qui se déroule à la Galerie de l’UQÀM avant qu’elle tire sa révérence et vole vers d’autres cieux culturels.

Le Cloaca No. 5 de Win Delvoye, machine imitant le système digestif humain, de la mastication à l’expulsion des déchets, est considéré tantôt étant une œuvre phare de l’art contemporain, tantôt comme une manifestation artistique qui insulte l’intelligence humaine. La série Cloaca de Wim Delvoye forme de huit prototypes qui, une fois installées et alimentées, font de la merde. Si si! Nous sommes bien sérieux. Sans le soutien financier du Conseil des Arts du Canada et du ministère du Patrimoine canadien, l’exposition à la Galerie de l’UQÀM n’aurait pas été possible. Les coûts assoiciés à l’exposition : $30,000.

Êtes-vous choqué? En voici une image de cette œuvre dite controversée de Wim Delvoye.

No 5 de Wim Delvoye

Bon, nous vous suggérons de faire un détour à la Galerie de l’UQÀM dans les prochains jours. Car l’entrée est gratuite! ;-) Si vous nous demandez la question facile : est-ce que l’exposition en vaut le déplacement?

Prenez le cas où l’on vous donne un billet de cinéma que vous n’avez pas à débourser un sou. Si vous aimiez l’exposition, ce serait pour vous une découverte artistique et une sortie culturelle commanditée par notre bon gouvernement fédéral. Pas mal, non?! Sinon, dites-vous que c’est un gros navet hollywoodien. Il vous est sûrement arrivé d’avoir payé un billet de plein tarif pour un gros navet cinématographique, non?! Vous êtes moins scandalisé par le financement de $30,000, n’est-ce pas?

Devant une œuvre de Delvoye, il y a toujours autant de détracteurs que d’admirateurs.

L’autre jour, devant cette oeuvre installée à la Galerie de l’UQAM, nous n’avons pas éprouvés d’émoi, ni d’émerveillement, ni de répugnance. Pourtant le No. 5 assimile minutieusement chaque étape du processus digestif : enzymes, bactéries et composantes chimiques; la machine/sculpture de Wim Delvoye est ultra sophistique; la démarche artistique de Wim Delvoye s’inspire de la logique marchande de notre système de consommation, fondement de notre économie; l’entreprise commerciale et artistique de Win Delvoye parodie les Branding du capitalisme qui nous sont si accoutumés : Channel No. 5, M. Net, Disney World, Coca-Cola, etc.  Win Delvoye est parmi les artistes contemporains les mieux cotés…

Nous nous demandions aussi l’autre jour, mais pourquoi cela ne nous a pas touché?

Les Cloaca de Win Delvoye sont une continuité méditée et élaborée d’une gaminerie qui date des années soixante. Contrairement à Piero Manzoni, Win Delvoye vend de la merde d’artiste comme produits dérivés et artistiques aux collectionneurs. Sauf que lui, il connait du succès et dicte sa façon de faire au marché des produits artistiques et dérivés. Partout où il passe, on lui déroule le tapis rouge. Pendant ce temps, lui, semble-t-il,  il nous fait réfléchir sur un tas de choses : l’art, la vie, la démarcation entre la consommation et l’art, l’utilitaire et le sacré…

Wim Delvoye, produit dérivé artistique

L’exposition de la machine Cloaca No. 5 de Win Delvoye peut être comparable à n’importe quelle exposition de machine imaginaire et imaginée par un artiste renommé. Serions-nous scandalisés si l’on dépense $30,000 pour exposer la maquette d’une machine de guerre imaginée par Da Vinci?

Bon, soyez ouvert d’esprit et curieux, c’est une chance inouïe pour nous les Montréalais de voir cette oeuvre. Soyez amoureux, elle est là jusqu’au 14 février. ;-)

De l’art Obama… Barack Obama in Paris

Jeudi 23 octobre 2008

Au pays de Sarkozy, plus précisément, à Paris, il se tient actuellement à la Dorothy’s Gallery, une exposition d’art Obama, intitulée « Barack Obama in Paris » qui sonne presque comme Jefferson in Paris. L’exposition remporte un énorme succès, tant médiatique que populaire. Semble-t-il, c’est carrément un mouvement Obamania.

En parlant de Sarkozy, en intervalle de son passage de 24 heures au Sommet de la francophonie à Québec, comme le bon vieux vaillant Astérix, il sème de la zizanie en provoquant chez nos souverainistes québécois et fédéralistes canadiens, des pifs et pafs avec tout un petit bout de phrase anodine : « … le monde n’a pas besoin plus de division… »  Sacré Sarko!

L’exposition à la Dorothy’s Gallery regroupe 60 œuvres inspirées par les vagues politiques que provoquent Barack Obama. Du travail artistique et créatif d’une trentaine d’artistes pour en faire une exposition pro-Obama, c’est formidable pour l’enthousiasme. Mais ça commence à en avoir aussi une allure de l’art de propagande si nous nous fions aux images qui se sont parvenu à nous. Nous vous les partageons ci-bas.  En voici une qui a un certain esthétisme Pop Art à la Rauschenberg.

Art Barack Obama

Néanmoins, soyons constructifs! Le communisme a déjà inspiré le prolétariat du siècle passé avant que le capitalisme l’ait knockout. Depuis, les prolétaires sont devenus des contribuables et le capitalisme semble étendre ses tentacules. Mais, ça, nous comptons sur Sarkozy pour le réformer. Sans blague, nous lui souhaitons bon succès pour ce réforme-là, le système du capitalisme. Quant à l’art Barack Obama in Paris… ouf! Bon, d’accord, nous avons un tout petit peu exagéré. Pour qu’il y ait de l’art de propagande, il faudrait que cet art soit au service d’une idéologie politique. Du moins, ce n’est pas le cas.

Semble-t-il, en cas d’une victoire électorale de Barack Obama aux élections en novembre, l’exposition sera renouvelée et prolongée jusqu’en janvier 2009. Cela permettrait au public intéressé de voir comment un homme politique inspire l’expression artistique des artistes.

Mais entre nous, cet art inspiré demeure fort peu inspirant.  Nous pouvons conclure, sans craint, qu’il est plus aisé à trouver un journal chez un marchand de journaux qu’un chef-d’œuvre dans une galerie quand la politique devient inspirante, sauf si vous vous appelez Nicolas… Machiavel. Dans ce cas-ci, il faudrait se rendre à une librairie.

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Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Vous les trouvez plus faciles? Bon… vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst, artiste contemporain le plus riche au monde et, sans doute aussi le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal! Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel? Ô Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaissage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea – Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes qui iront. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.

Incompétence et manque de professionnalisme

Lundi 21 juillet 2008

Maintenant que Sir Paul a frôlé le sol de notre Vieille Capitale. Il a signé une guitare et comblé les quelque 250,000 spectateurs de joie et bonheur. Souhaitons que l’on oublie vite cette petite controverse autour de sa venue à la Fête du 400e et de l’égarement de nos trois députés… En passant, ce petit billet n’est pas une critique voilée, ni un clin d’oeil à la satire de Laurence J. Peter.

Donc, dans un tout autre ordre d’idées, vous le savez, sans doute! Quelques oeuvres du Louvre sont à Québec pour souligner le 400e. Elles y demeurent un peu plus longtemps que Sir Paul. Vous n’auriez pas besoin à faire le pied de grue pour les voir. Les médias et les organisateurs ont beaucoup utilisé des images de Zéphir et Psyché du sculpteur belge Henri-Joseph Ruxthiel, pour mousser les oeuvres du Louvre à Québec. C’est toujours séduisant, une sculpture de facture classique, deux corps nus de jeunes personnes qui s’enlacent, debout dans l’espace.

Psyché, elle est la fille d’un roi. Elle a deux sœurs. Toutes les trois sont d’une beauté hors de l’ordinaire, mais seules ses deux sœurs trouvent un époux. Semble-t-il que les princes refusent la main de Psyché, croyant que celle-ci est une déesse de la beauté et se mettent à l’adorer comme une divinité. Et Aphrodite, la toujours méchante, jalouse de Psyché, confie une mission à Éros – petit ange qui lance des flèches à tous les 14 février, de rendre Pysché amoureuse d’un homme le plus méprisable qui soit. C’est méchant, n’est-ce pas? Dites oui. :-)

Mais, dans cette mission impossible, le petit chérubin tombe en amour de Psyché en se blessant de l’une de ses propres flèches. Incompétent et un manque total de professionnalisme! Comprenez-vous maintenant pourquoi il y a toujours quelques coeurs brisés à la St-Valentin? Probablement par l’incompétence et le manque de professionnalisme d’Éro. Voici l’image du délit antique.

Incompétence et manque de professionnalisme

Le père de Psyché, désespéré de voir sa fille sans homme… avec qui partage la vie, supplie Apollon de faire un miracle. Qui a parlé au nom d’Apollon? Une prêteuse frustrée – la Pythie est catégorique et sans appel : Psyché doit être abandonnée sur un rocher. Le roi l’a cru et le prend au mot: Sa fille sur un rocher en pleine mer, nue comme un ver! Là, un doux Zéphyr s’élève et l’emporte au loin, dans un magnifique palais. Éros la rejoint la nuit tombante. Ils ont fait l’amour et Psyché a eu une fille nommée Volupté.

Voilà, le rocher vu par Henri-Joseph Ruxthiel. Ce gros bloc de marbre n’est pas juste le socle de la sculpture. Au 20e siècle, deux courants de pensée en sculpture s’affrontent, les socles exagérés et les sans-socles. Rien de ça dans celui-ci.

Zéphir et Psyché

Dans ce mythe de Psyché, il y a là aussi un peu de Cendrillon. Le monde de Disney a une source très lointaine. En passant, il n’y aura pas de mariage à la Cendrillon pour Salma Hayek et François-Henri Pinault, semble-t-il. Notre prochain sujet: Amour et milliardaire. :-|

Si vous ne connaissez pas cette histoire d’incompétence d’Éros, à lire l’histoire de Zéphir et Psyché à l’aide de Google!

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 – 2006), déféquer (Work No. 600 – 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 – 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.

Exposition printanière

Mercredi 23 avril 2008

Une exposition printanière de céramique – Les étudiants de céramique de l’Université Concordia sont fiers de présenter leur exposition printanière. Cette exposition est la synthèse de l’apprentissage, la recherche et du travail en atelier de l’année 2007-2008.

Ces 16 artistes ont repoussé les limites de leur créativité. Ils capitalisent sur la multiplicité des formes et de traitements de surface avec l’argile pour exprimer leurs idées et amener leur pratique artistique sur la scène artistique montréalaise. Leurs œuvres sont ingénieuses, parfois légères et parfois graves mais toujours chargées de sens.

L’exposition est en cour à l’Atelier Gaïa, 1590 rue Laurier. Le vernissage aura lieu le vendredi 25 avril de 18h à 21h.

Une exposition printanière, en céramique