Archive pour la catégorie 'Expositions'

 

De l’art Obama… Barack Obama in Paris

Jeudi 23 octobre 2008

Au pays de Sarkozy, plus précisément, à Paris, il se tient actuellement à la Dorothy’s Gallery, une exposition d’art Obama, intitulée « Barack Obama in Paris » qui sonne presque comme Jefferson in Paris. L’exposition remporte un énorme succès, tant médiatique que populaire. Semble-t-il, c’est carrément un mouvement Obamania.

En parlant de Sarkozy, en intervalle de son passage de 24 heures au Sommet de la francophonie à Québec, comme le bon vieux vaillant Astérix, il sème de la zizanie en provoquant chez nos souverainistes québécois et fédéralistes canadiens, des pifs et pafs avec tout un petit bout de phrase anodine : « … le monde n’a pas besoin plus de division… »  Sacré Sarko!

L’exposition à la Dorothy’s Gallery regroupe 60 œuvres inspirées par les vagues politiques que provoquent Barack Obama. Du travail artistique et créatif d’une trentaine d’artistes pour en faire une exposition pro-Obama, c’est formidable pour l’enthousiasme. Mais ça commence à en avoir aussi une allure de l’art de propagande si nous nous fions aux images qui se sont parvenu à nous. Nous vous les partageons ci-bas.  En voici une qui a un certain esthétisme Pop Art à la Rauschenberg.

Art Barack Obama

Néanmoins, soyons constructifs! Le communisme a déjà inspiré le prolétariat du siècle passé avant que le capitalisme l’ait knockout. Depuis, les prolétaires sont devenus des contribuables et le capitalisme semble étendre ses tentacules. Mais, ça, nous comptons sur Sarkozy pour le réformer. Sans blague, nous lui souhaitons bon succès pour ce réforme-là, le système du capitalisme. Quant à l’art Barack Obama in Paris… ouf! Bon, d’accord, nous avons un tout petit peu exagéré. Pour qu’il y ait de l’art de propagande, il faudrait que cet art soit au service d’une idéologie politique. Du moins, ce n’est pas le cas.

Semble-t-il, en cas d’une victoire électorale de Barack Obama aux élections en novembre, l’exposition sera renouvelée et prolongée jusqu’en janvier 2009. Cela permettrait au public intéressé de voir comment un homme politique inspire l’expression artistique des artistes.

Mais entre nous, cet art inspiré demeure fort peu inspirant.  Nous pouvons conclure, sans craint, qu’il est plus aisé à trouver un journal chez un marchand de journaux qu’un chef-d’œuvre dans une galerie quand la politique devient inspirante, sauf si vous vous appelez Nicolas… Machiavel. Dans ce cas-ci, il faudrait se rendre à une librairie.

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Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. 8O La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Non. Vous les trouvez plus faciles? Bon, vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst - l’artiste de l’art contemporain le plus riche au monde et l’artiste le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal!  Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel, dans le sens, ne plus en mesure de penser? Ô, la Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaisage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea - Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.

Incompétence et manque de professionnalisme

Lundi 21 juillet 2008

Maintenant que Sir Paul a frôlé le sol de notre Vieille Capitale. Il a signé une guitare et comblé les quelque 250,000 spectateurs de joie et bonheur. Souhaitons que l’on oublie vite cette petite controverse autour de sa venue à la Fête du 400e et de l’égarement de nos trois députés… En passant, ce petit billet n’est pas une critique voilée, ni un clin d’oeil à la satire de Laurence J. Peter.

Donc, dans un tout autre ordre d’idées, vous le savez, sans doute! Quelques oeuvres du Louvre sont à Québec pour souligner le 400e. Elles y demeurent un peu plus longtemps que Sir Paul. Vous n’auriez pas besoin à faire le pied de grue pour les voir. Les médias et les organisateurs ont beaucoup utilisé des images de Zéphir et Psyché du sculpteur belge Henri-Joseph Ruxthiel, pour mousser les oeuvres du Louvre à Québec. C’est toujours séduisant, une sculpture de facture classique, deux corps nus de jeunes personnes qui s’enlacent, debout dans l’espace.

Psyché, elle est la fille d’un roi. Elle a deux sœurs. Toutes les trois sont d’une beauté hors de l’ordinaire, mais seules ses deux sœurs trouvent un époux. Semble-t-il que les princes refusent la main de Psyché, croyant que celle-ci est une déesse de la beauté et se mettent à l’adorer comme une divinité. Et Aphrodite, la toujours méchante, jalouse de Psyché, confie une mission à Éros - petit ange qui lance des flèches à tous les 14 février, de rendre Pysché amoureuse d’un homme le plus méprisable qui soit. C’est méchant, n’est-ce pas? Dites oui. :-)

Mais, dans cette mission impossible, le petit chérubin tombe en amour de Psyché en se blessant de l’une de ses propres flèches. Incompétent et un manque total de professionnalisme! Comprenez-vous maintenant pourquoi il y a toujours quelques coeurs brisés à la St-Valentin? Probablement par l’incompétence et le manque de professionnalisme d’Éro. Voici l’image du délit antique.

Incompétence et manque de professionnalisme

Le père de Psyché, désespéré de voir sa fille sans homme… avec qui partage la vie, supplie Apollon de faire un miracle. Qui a parlé au nom d’Apollon? Une prêteuse frustrée - la Pythie est catégorique et sans appel : Psyché doit être abandonnée sur un rocher. Le roi l’a cru et le prend au mot: Sa fille sur un rocher en pleine mer, nue comme un ver! Là, un doux Zéphyr s’élève et l’emporte au loin, dans un magnifique palais. Éros la rejoint la nuit tombante. Ils ont fait l’amour et Psyché a eu une fille nommée Volupté.

Voilà, le rocher vu par Henri-Joseph Ruxthiel. Ce gros bloc de marbre n’est pas juste le socle de la sculpture. Au 20e siècle, deux courants de pensée en sculpture s’affrontent, les socles exagérés et les sans-socles. Rien de ça dans celui-ci.

Zéphir et Psyché

Dans ce mythe de Psyché, il y a là aussi un peu de Cendrillon. Le monde de Disney a une source très lointaine. En passant, il n’y aura pas de mariage à la Cendrillon pour Salma Hayek et François-Henri Pinault, semble-t-il. Notre prochain sujet: Amour et milliardaire. :-|

Si vous ne connaissez pas cette histoire d’incompétence d’Éros, à lire l’histoire de Zéphir et Psyché à l’aide de Google!

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 - 2006), déféquer (Work No. 600 - 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 - 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.

Exposition printanière

Mercredi 23 avril 2008

Une exposition printanière de céramique - Les étudiants de céramique de l’Université Concordia sont fiers de présenter leur exposition printanière. Cette exposition est la synthèse de l’apprentissage, la recherche et du travail en atelier de l’année 2007-2008.

Ces 16 artistes ont repoussé les limites de leur créativité. Ils capitalisent sur la multiplicité des formes et de traitements de surface avec l’argile pour exprimer leurs idées et amener leur pratique artistique sur la scène artistique montréalaise. Leurs œuvres sont ingénieuses, parfois légères et parfois graves mais toujours chargées de sens.

L’exposition est en cour à l’Atelier Gaïa, 1590 rue Laurier. Le vernissage aura lieu le vendredi 25 avril de 18h à 21h.

Une exposition printanière, en céramique