Art de l’argent
Lundi 27 février 2012Bon, au Nouveau Musée de New York, une exposition s’intitule les « non-gouvernables ».
Voilà l’art de vrai argent.

Bon, au Nouveau Musée de New York, une exposition s’intitule les « non-gouvernables ».
Voilà l’art de vrai argent.

En cette saison de parution de nouveaux livres et de prix littéraire, une oeuvre faite de livres.
L’artiste russe Vassily Slonov crée un portrait de l’écrivain russe Fedor Dostoïevski sur une collection complète d’œuvres du fondateur du soviet Vladimir Lénine à l’aide d’une hache.
Cette oeuvre insolite est exposée au Musée d’Art moderne de la ville sibérienne de Krasnoïarsk. Les écrits de Dostoïevski font partie de l’exposition, soit la cinquième édition de la Foire du livre de Krasnoïarsk.
Bon, voilà pour cette oeuvre mi-dessin, mi-sculpture.

Image: Reuters / Ilya Naymushin.
Il parait que la vie est à l’image de cette histoire d’âne que nous avons lue récemment sur une page Facebook. Des événements de mauvaise fortune nous engloutissent dans des trous tout au long de la vie. Pour se sortir du trou, il faut se secouer la charge qui tombe sur nous chaque fois. Chacun des ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous avons reformulé cette histoire d’âne au fond du puits pour en faire un billet.
Selon ce que nous avons lu, le deuxième conseil de cette histoire dit qu’il faut vivre simplement, donner plus et attendre moins.
L’âne tomba dans un vieux puits, gémit pitoyablement.
Le fermier crut que le sauvetage du vieil âne était une entreprise futile.
Car le puits fut sec et profond et l’âne, vieux et faible.
Il décida d’enterrer l’âne et remplir le puits en même temps.
L’âne réalisa de sa mauvaise fortune et se mit à braire désespérément.
Puis, il cessa ses gémissements en se secouant.
À chaque pelletée de terre qui tomba sur lui, l’âne se secoua pour se la dégager et monta dessus.
Le fermier pelleta, l’âne se secoua et monta.
Lorsque le puits fut rempli de terre, l’âne sortit hors du puits et se mit à trotter.
Un artiste inconnu s’inspira du vieil âne et du fermier.
Il amena un âne au Grand Palais de Paris et lui dit :
Ô mon âne, ne brait point, ne gémis pas, à chaque livre que je te lance, secoue-toi et monte dessus.
Car tu es mon âne! Tu es l’âne d’un artiste.
Ainsi, à chaque livre que l’artiste lui lança, son âne monta, monta et monta.
Depuis, l’âne ne trotta point, il assit et lut.

Image : EPA/Horacio Villalobos
Note: FIAC 2011, Paris, artiste non identifié.
Des reliques du 911…
Objet ou relique? Profane or sacré? N’est pas un autre phénomène de l’huma-nisation au profit de la masse? La jonction est mince et le sens, basculant comme devant un objet hétéroclite qu’on qualifie d’œuvre d’art: est-ce de l’art ou un objet auquel on attribue un statut selon les conventions sociales?
Dans la religion chrétienne, un saint laisse après sa mort, son cœur ou quelques objets usuels pour leur pouvoir miraculeux. On les appelle reliques. Le culte des reliques permet d’entretenir la ferveur des fidèles et l’adoration permet de conserver la distance entre un saint et ses croyants. Le saint, éternel et spirituel; les croyants, mortels et poussières. Sauf si les mortels deviendront saints à leur tour. Infini spiral.
Saviez-vous que ce schéma religieux a été récupéré au nom du culte de personnalité communiste au 20e? On a embaumé et momifié Lénine en Russie, Mao en Chine et Ho Chi-Minh au Vietnam afin que l’emprise du chef charismatique sur leur peuple soit permanente après leur décès. Il est toutefois d’intérêt de regarder de près l’intention politique derrière la préservation de la dépouille d’un chef et les références culturelles qui peuvent influencer de tels gestes. Mais ça serait pour un autre jour.
Aujourd’hui, ces quelques images d’objets/reliques du 11 septembre pour souligner le 10e anniversaire du dramatique événement qui a traumatisé le monde occidental. L’exposition au National September 11 Memorial Museum de New York laisse voir que la civilisation américaine avance en âge. Elle a franchi une autre étape dans la symbolisation des thèmes universels. Par cette exposition d’objets appartenus aux victimes du 911 qui auraient pu être des anonymes sans les moyens modernes d’identification des restes provenant des décombres de WTC. Du coup, des objets appartenus aux gens ordinaires accèdent au statut intemporel par l’humanisation d’un transfert de schéma du culte des reliques, et ce, sans avoir subi une transformation par le temps, de l’objet en artefact.
Bon, il n’y a rien. C’est bien maigre aujourd’hui. Nous avons essayé mais rien de valable et surtout, il se fait tard. Il n’y a plus d’espoir pour aujourd’hui. Peut-être, demain. Demain, ça pourrait mieux aller pour le cerveau d’artiste.
Il ne doit pas faire bien chaud sur la plage australienne de Bondi… Regardez les quatre gêneurs tout habillés.
Il y a de l’art public depuis 15 ans à Bondi, un festival de sculpture sur la mer.


Une expo à New York, au New Museum, Ostalgia, en référence au terme apparu après la chute du Mur de Berlin, pour décrire le sentiment de perte et le soulagement procuré par la fin de l’ère communiste. Nous vous montrons deux images aujourd’hui. Deux oeuvres qui font partie de cette exposition pour illustrer le changement de notre monde en 70 ans.
La statue de Lénine, symbole du premier leader communiste influent. Marx ou Engles demeurent des théoriciens et non des leaders. Au début de la révolution bolchevique, la structure du monde était encore pyramidale. Même si Dieu est mort disait le slogan, L’Église est écartée du pouvoir par la Révolution française, la monarchie a pris bord par la naissance des États-Unis. La structure sociale et la perception du monde répondaient encore au triangle, au sommet de la hiérarchie nouvelle, l’homme nouveau. Lénine en était celui qui répondait à ce critère. Mais il y avait aussi le peuple à la base du triangle, cependant maître de leur destin, sous la direction clairvoyante du leader qui a pris le trône laissé vacant.
Voyez-vous, depuis, on ne cesse de déboulonner les surhommes!
Le trio de figurines, three capacity men, des étrangers, des rois mages, des esprits, des gitans, des rescapés de Thomas Schütte, est là aussi comme Lénine. Schütte, nous l’avons déjà parlé ici… une fois, si notre mémoire ne fait pas défaut, est un artiste allemand connu dans les années avant la chute du communisme. Il est de la mouvance minimale et conceptuelle. Ses figurines presque épouvantail, anonyme, sans identité mais présents sont à l’image des peuples des Soviets de l’époque de la fin du communisme. À peine 70 ans, les ouvriers, les marchands, les paysans, les soldats, les intellectuels de cette société nouvelle qui devrait remplacer l’ancienne, celle de l’impérialisme et du capitalisme, n’étaient plus l’ombre des maitres de leur destin, vidés, dépouillés de l’idéal mais désiraient ardemment de vivre.
Voyez-vous, l’art et la vie se joignent. Pas par choix des artistes, mais par défaut de la vie.

Légèreté d’être, est le titre de la photo en arrière-plan, portrait de la reine Elizabethe II, par l’artiste Christ Levine.
La photo de mise en scène, dans laquelle l’assistance de la Galerie Nationale écossaise d’Édimbourg Clare McCormack tient le catalogue d’exposition ne suggère point de légèreté. Elle n’en ajoute que de lourdeur.
Hélas! Ce visage sévère aux yeux fermés de la reine est une tentative de légèreté. Toutes ces années de protocole laissent inévitablement de marque et ce, malgré la mise en scène.
L’exposition The Queen : Art and Image, est actuellement en cours à la Galerie nationale écossaise d’Édimbourg, en Écosse. L’exposition se tient à Édimbourg entre juin et septembre, puis elle fait un arrêt à Belfast, ensuite à Cardiff avant d’arriver à la National Portrait Gallery de Londres, en 2012.

REUTERS / David Moir.
Que faire avec son argent?
Nous pensons que ceux qui en ont beaucoup peuvent parfois douter de la valeur réelle de l’argent… évidemment, nous parlons de la valeur monétaire du point de vue des pauvres artistes sans sous. Pour certains aisés, ils cherchent parfois à donner un sens à l’argent. C’est dur de donner du sens à l’argent, non?!
Donner à l’argent un peu de spiritualité ou faire de son argent un peu moins matériel, quand on est artiste, ça aide.
Vous dites peut-être, mais pourquoi?
Voilà, en plein la question que nous attendons! En passant, il ne s’agit pas de l’ironie, peut-être, de la satire dans l’idée de se moquer un peu.
Car l’art possède encore son pouvoir éléatique qui glorifie l’activité humaine en lui prodiguant de sens, d’émotions et d’intellect.
Aujourd’hui, une œuvre de 100,000 dollars. Pas d’enchères, pas de fausse représentation non plus. Cent mille billets de 1 dollar tapissent les murs du Musée Guggenheim à New York. L’artiste allemand Hans Peter Feldmann a utilisé la récompense du Prix Hugo Boss qu’il a remporté en 2010.
Précisons que ces lignes ne sont pas une critique de l’art de Feldmann, mais bien un regard sur la vie. Car certaines tendances de l’art contemporain nous donnent de vertige… la preuve, regardez!
Mon Dieu, nous avons la nausée.

Image : EPA/Georgios Kefalas
Une voiture démontée pour des apprentis mécaniciens. Elle est intitulée Cosmic Thing, de l’artiste mexicain Damian Ortega. Elle est exposée au Musée Tinguely à Bâle dans le cadre d’une exposition au titre accrocheur : Voiture fétiche. Je conduis, donc je suis.
L’expo dénombre un large éventail d’œuvres d’art influencées par l’automobile. Au total, environ 160 œuvres sont présentées. Parmi ses quelque 80 artistes, Giacomo Balla, Robert Frank, Jean Tinguely, Andy Warhol, Gerhard Richter, Chris Burden, Damian Ortega, Richard Prince et autres.
En fait, il y a quelques instants passés, nous avons un moment de faiblesse et de doute soudaine. Après les billets de tous azimuts sur ces choses vaines les derniers jours, nous nous sommes sentis forcés de parler un peu d’art… une expo, par peur que nos lecteurs profitent les jours de temps doux et de vacance pour oublier ce blog d’art qui se politise. Devrions-nous dire : nous publions, donc nous sommes?
Vous le saviez peut-être, chez un artiste méconnu, il y a ce doute qui l’empêche de s’extirper de ce vide intérieur. Le sentiment d’arriver un jour à l’état d’inutilité comme cette voiture suspendue qui n’a de voiture que par le mot. Triste sort.

Parfois, il ne faut pas chercher à comprendre. Car ça peut vous rendre dingue quand la raison prend le dessus…
La vie est bien souvent hors du rationnel. Car un élan de ci et une montée de ça et vlan! La vie prend forme. Le cerveau n’a qu’embrayer.
Mon Dieu, nous sommes chez les fous!
Aujourd’hui, nous voulions parler de la robe de Kate, signée Sarah Burton de l’atelier d’Alexander McQueen qui semble susciter de controverse.
Saviez-vous qui est Alexender McQueen? En fait, aujourd’hui, c’est un billet de cerveau d’artiste…
Dans cet élan de robe de mégots, quoi de mieux de faire émoustiller les neurones en brodant la taie d’oreiller pour vous faire endormir? Genre, de la robe de mariage de Kate, jeunesse, beauté, pouvoir, richesse, sexe… Mais nous nous sommes dits quand même : aillé! ça va pas la tête?!
Le saviez-vous que la robe de Kate… pour ceux qui sont déroutés par cette familiarité. Nous parlons de Kate Middleton, la douce roturière anoblie de Willy. Semble-t-il que la robe de Kate, signé Sarah Burtron, directrice artistique de l’Atelier Alexander McQueen, est une copie. Du plagiat.
Quel monde de vire-vent! Pourtant, on en bavait devant la beauté de cette robe de princesse il y a une semaine passée.
Dans une note plus sérieuse, le Met de New York consacré présentement une expo rétrospective à l’Enfant terrible de la mode anglaise. Alexander McQueen a dit à adieu à notre monde de fou à quarante ans, en février 2010. Nous vous montrons quelques images de créations de McQueen et un photo portrait du désigner. Nous vous parlerions un jour du langage d’artiste créateur de McQueen. Mais, nous pensons que ces images sont suffisamment belles et révélatrices sans que nous ayons à jouter de quoi.

Par Mélibée
Bonjour à vous tous amis artistes! Je vais faire simple sans être simpliste et rapide, afin d’être efficace… quelques nouvelles à faire… des annonces de foires artistiques et de concours. Alors voilà… ce sera à la queue leu leu… en espérant que vous trouverez quelques choses qui vous conviennent… sur ce, je vous souhaite une belle journée!
Pour vous les céramistes… un concours au Japon… c’est la neuvième édition cette année… Aucun frais d’inscription… vous trouverez toutes les informations utiles sur leur site web : www.icfmino.com vous avez le choix entre la version anglaise… ou japonaise. La période d’inscription est entre le 1er novembre 2010 et le 10 janvier 2011… Bonne chance à tous!
Pour tous les artistes, artisans, désigners qui voudrait vendre leurs produits… Au Canada ou aux États-Unis… Il y a un promoteur qui offre 4 salons, si vous préfériez le terme en anglais « show» , durant le temps des fêtes… soit New York, Chicago, Toronto et Vancouver. Je vous donne le lien : www.oneofakind.com
Je viens d’avoir connaissance de deux nouvelles foires/shows… l’un à Toronto et l’autre à New York : The Artist Project. Il s’agit de deux événements qui sont destinés à tout artiste qui n’est pas représenté par une galerie. Donc, le projet s’adresse à des artistes qui font de l’auto gestion de leur carrière… vous trouverez l’info sur leur site web… www.theartistprojectny.com et www.theartistprojecttoronto.com
Un dernier point… Pour tous ceux et celles que l’aventure artistique américaine tenterait… Il y a un site web : www.zapplication.org où vous trouverez une liste impressionnante de shows qui ont lieu aux États-Unis… vous y trouverez sûrement quelque chose à votre choix… Il suffit de s’inscrire…
J’espère que ces quelques informations vous seront utiles dans votre cheminement de carrière… ou à un autre, faites partager l’information avec d’autres SVP.
En parlant de la représentation du temps, de la séquence en images, voici une exposition de photographie présentée comme étant une création spirituelle, une réflexion profonde sur la vie et la mort, des témoignages visuels du passage obligé. L’artiste photographe Walter Schels et son partenaire Beate Lakotta ont choisit de montrer deux états de l’ultime moment de la vie. 54 photographie de personnes en phrase terminale de leur maladie et après leur mort.
L’exposition « A la vie, à la mort », en exclusivité nord américaine, est présentée au Musée des religions du monde de Nicolet, jusqu’au 6 septembre.







