Archive pour la catégorie 'Expositions'

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 - 2006), déféquer (Work No. 600 - 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 - 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.

Exposition printanière

Mercredi 23 avril 2008

Une exposition printanière de céramique - Les étudiants de céramique de l’Université Concordia sont fiers de présenter leur exposition printanière. Cette exposition est la synthèse de l’apprentissage, la recherche et du travail en atelier de l’année 2007-2008.

Ces 16 artistes ont repoussé les limites de leur créativité. Ils capitalisent sur la multiplicité des formes et de traitements de surface avec l’argile pour exprimer leurs idées et amener leur pratique artistique sur la scène artistique montréalaise. Leurs œuvres sont ingénieuses, parfois légères et parfois graves mais toujours chargées de sens.

L’exposition est en cour à l’Atelier Gaïa, 1590 rue Laurier. Le vernissage aura lieu le vendredi 25 avril de 18h à 21h.

Une exposition printanière, en céramique

Une exposition à l’atelier-boutique Gaïa…

Jeudi 17 avril 2008

Nous avons reçu une invitation que nous partageons avec vous…

Il s’agit de découvrir en primeur les collections printemps 2008 de six céramistes contemporains. Vous n’avez que deux jours pour exalter votre curiosité… le vendredi 18 avril et le samedi 19 avril, à l’atelier-boutique Gaïa sur la rue Laurier, plus précisément au 1590 Laurier Est, bien entendu, c’est à Montréal.

Expo à l’atelier-boutique Gaïa

Portrait de Bach ou son vrai visage?

Dimanche 2 mars 2008

Avez-vous entendu parler de la reconstitution faciale de Bach, son vrai visage? Dorénavant, vous regardez le portrait de Bach autrement. Si si, nous parlons bien de Jean-Sébastien, bien entendu. Quant à ses fils, ils étaient plusieurs, de bons musiciens également, mais l’aura du père étant si fort, ils portent encore mal aujourd’hui, le poids du gigantisme paternel.

C’est une nouvelle provenant de Berlin. On a recomposé le visage de Jean-Sébastien Bach, qui sera la pièce maîtresse de l’exposition Bach à travers le miroir de la médecine. L’exposition ouvrira le 21 mars au musée Jean-Sébastien Bach d’Eisenach.

Nous vous épargnons le détail des activités scientifiques d’anatomie et d’identification humaines menées par l’anthropologue écossaise Caroline Wilkinson. Il suffit être attentif, BBC diffusera et Radio Canada vous traduira un dimanche soir. Donc, l’opération fut possible, grâce à un système de reconstruction faciale par ordinateur. On parle d’une ressemblance vraisemblable à 70% avec le compositeur. C’est quand même précis, non? Mais, il y a encore beaucoup de place à l’amélioration!

Selon AFP, Caroline Wilkinson, connue pour avoir notamment reconstitué le visage du pharaon Ramsès II, s’est basée sur une première tentative de reconstitution du visage de Jean-Sébastien Bach, menée en 1894 par l’anatomiste Wilhelm His et le sculpteur Carl Ludwig Seffner. Ces derniers avaient auparavant exhumé le corps de Bach qui était enterré à proximité d’une église d’Eisenach. Seffner avait ensuite réalisé un buste en bronze.

Après lesdits ossements de Jésus de Nazareth, après les fragments de l’Évangile de Judas, après la voix reconstituée de Mona Lisa, après le visage de Ramsès II, trararan! maintenant le vrai visage de Papy Bach!

Nous nous demandons si vous ressentez ce même vague sentiment que nous éprouvons, qui nous fait pensé que nous, les humains, sommes toujours à la recherche d’une réalité intangible et d’un idéal en devenir. Nous sommes toujours un peu titillés par ce désir inassouvi pour une compréhension nouvelle ou renouvelée comme l’humanisme était à la Renaissance; comme l’imploration du divin dans l’art baroque; comme l’effarement de l’homme romantique laissé à lui-même sur un sentier sinueux et menaçant de la Forêt-Noire; comme l’homme du 19e accaparé par les changements et le capitalisme sauvage ne cherchant en réalité que du repos bien mérité par un beau dimanche d’après-midi ensoleillé… peut-être, quelques madeleines, une tasse de thé pour quelques rêveurs d’une autre époque.

Mon vieux, au fond, tant que nous avons la Variation par Gould, tant que nous avons Jesu, Meine Freude et les partitas pour violoncelle seul de Bach, nous en sommes heureux. Nous ne sommes point gourmands, ni gourmets, mais d’une simplicité volontaire. Cependant, si nous réfléchissons un peu… tiens, peut-être la version de YoYo Ma, ;-) Mais laquelle? Assez! Ça suffit! :-|

Peu importe le vrai visage de Bach dans notre mémoire, qu’il ressemble à Hopkins, ou évoque en nous le visage de Hannibal Lecter. Bach, c’est Bach. Entre-nous, ce souci environnemental, cette curiosité pour la vérité du passé, cette volonté d’avoir du bon temps de qualité et, ce désir Social friendly ou Peace & Love ne trouvent-ils pas parmi les gènes de notre condition humaine? Nous n’avons point de réponse… si vous en avez, soyez généreux!

Portrait de Bach

Hôtel de glace - Luc Archambault

Samedi 5 janvier 2008

À peine terminée sa participation au Salon des Métiers d’art, où nous avons pu admirer ses œuvres en céramique habillées de mille et une figures, l’artiste Luc Archambault nous partage à nouveau son art et son talent artistique au Québec 400e.

Archambault réalise à cette occasion, une fresque de glace, ornée de figures, de la fusion de gestes, formes et couleurs. L’œuvre, une première dans le monde des arts, comporte son lot de difficultés techniques ayant comme support éphémère la glace. Vous pouvez visiter le site de Luc Archambault pour connaître davantage ce défi artistique ainsi que ses inspirations poétiques.

Fresque d'Archambault à l'Hôtel de glace
Images : Site de Luc Archambault

La Fresque d’Archambault est ouverte à la visite du public à l’Hôtel de glace à la Station touristique Duchesnay - Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, lieu où a vécu l’artiste et les poètes québécois Anne Hébert et Saint-Denys Garneau.

Renoir paysages

Mercredi 5 décembre 2007

Renoir peintures paysagistes

Jusqu’au 6 janvier 2008, le musée d’Art de Philadelphie accueille une exposition conçue autour des oeuvres paysagistes de Renoir. Au total, soixante-dix œuvres datent entre 1860 et 1880 provenant de collections internationales. En passant, quand on dit « collections internationales », cela peut signifier « pièces provenant de petits musées d’un peu partout ». Voilà, pourquoi l’exposition s’intitule Renoir - Paysages. Toutefois, cela ne veut pas dire que l’exposition est dépourvue d’intérêts!

Renoir a été un des premiers artistes à sortir de son atelier pour peindre à l’extérieur. Il est l’un des artistes peintres en paysage les plus audacieux du milieu du XIXe siècle. Mais l’essentiel de l’art de Renoir ne se trouve pas dans les paysages, mais à travers le paysage. Le centre focal de l’art de Renoir est le corps nu féminin. Eh oui! Vous avez bien lu! Le corps nu de ces femmes rondes qui dévoilent leur intimité dans la nature comme si elles étaient à l’intérieur de leur chambre. Sachez que derrière les obsessions d’un artiste, il y a toujours une façon de voir les « choses », dans le cas de Renoir, une manière bien singulière de voir la « nature ». Nous pouvons bien souligner ici les propos maintes fois répétés sur la technique impressionniste de Renoir, les touches de couleurs de Renoir, les taches de lumière de Renoir, etc. Mais, si ces taches de lumières sur les corps de femmes de Renoir peuvent être des regards libidinaux de Renoir, qu’en pensez-vous? ;-)

Art de l’écriture

Dimanche 25 novembre 2007

L’exposition De l’écriture propose un hommage à la littérature, à la fois une réflexion sur l’art contemporain. Elle comporte des oeuvres de la collection permanente du Musée d’art contemporain de Montréal. Il s’agit d’une première pour le MACM, une exposition itinérante. Plus d’une dizaine de galeries seront visitées, dont celle du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

Cette exposition thématique se veut rassembleuse. Elle a comme dénominateur la littérature, offrant ainsi un point d’entrée aux spectateurs non initiés à l’art contemporain et à ses différents courants. La plupart des oeuvres comportent un élément qu’on peut lire. Conséquemment, l’expérience peut être moins rébarbative. Les 20 oeuvres trouvent dans l’exposition De l’écriture sont de techniques variées : peinture, dessin, photographie, installation et vidéo.

Art et écriture

Un gros nom, Roman Opalka, l’artiste a entrepris depuis des décennies, son processus d’énumération de nombres entiers de 0 à l’infini sur des toiles. Au début, il écrit les nombres en blanc sur fond noir. À chaque nouvelle toile, il ajoute une petite dose de blanc à la peinture noire de fond. Ainsi, au fil du temps, l’énumération s’est faite sur un fond gris blanchissant. De plus, il se photographie avant de débuter et numérote ses pinceaux utilisés. Chaque nombre inscrit est dit à haute voix et enregistré.