Images et textes sur 'Enfant'

 

Visage d’enfant en larmes

Mercredi 30 septembre 2009

Si ces visages défaits et en larmes étaient des adultes, nous aurions pu penser à toutes ces imprévisibles et malheureuses circonstances de la vie : perte, abandon, séparation, souffrance, trahison, échec, humiliation… Même si elles étaient encore si jeune, ces visages d’enfants angéliques tout en larmes traduisent déjà mille et une peines de la vie humaine. Si la peine n’a qu’un seul aboutissement, elle peut être de mille causes.

Vous vous demandez peut-être la cause de ces pleurs, la source de ces peines inexprimables. Pourquoi pleurent-elles ces petites cocottes?

Soyez rassuré! Ce sont des pleurs provoqués volontairement par une photographe. L’expérience artistique se déroule en sécurité, dans un studio en présence des parents qui chérissent leur progéniture. Sans doute. Pas de violence physique, ni de traumatisme psychique. On leur a tout simplement enlevé un bonbon de la bouche, un jouet doudou ou leur suce. Si vous avez des enfants de cet âge, vous auriez probablement déjà vu ce type de visage lors d’une prise de sang ou d’une vaccination. Ça vous a brisé le coeur, dites-vous?

Ah! Nous avons quasiment oublié le sujet de ce billet… ce sont des oeuvres de Jill Greenberg, une photographe, née à Montréal, mais Américaine.

Enfant et vaccination Jeune fille en larmes
Les larmes d'enfant Un bébé qui pleure

Coloriage 11 septembre

Mardi 5 mai 2009

Un livre de coloriage de 25 pages, proposé par le gouvernement américain sur le site d’une agence gouvernementale pour « aider les enfants à faire face aux tragédies ». Le cahier montrant les tours jumelles de New York en feu lors des attentats du 11 septembre, provoquant la controverse au pays de notre voisin du Sud.

- Devinez… à qui doit-on cette idée?

- Mais non! Pas un artiste.

- Une initiative approuvée par l’équipe Bush, semble-t-il.

D’accord, ce n’est pas de lui mais tout même. Le livre vient d’être interdit et retiré du site de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA) par le gouvernement du nouveau président, Barack Obama.

Colorier un dessin sur le 11 septembre

Jeune potier

Dimanche 3 mai 2009

Jeune potier Image : Asif Hassan/AFP

En ce début de mai, la photo d’un jeune inconnu étranger qui crée de la richesse quotidienne à petites doses mais qui vit probablement la misère en mettant les bouchées doubles… un jeune potier pakistanais, mine accablée, fait de la finition de vases dans un atelier de céramique, à Karachi.

Au Québec, cette photo aurait de quoi à faire débarquer parmi ces vases, pêle-mêle, plusieurs inspecteurs du DPJ (Directeur de la protection de la jeunesse), peut-être aussi des agents de la CSST (Commission de la santé et de la sécurité du travail). Mais au Pakistan, cet enfant est un adulte en devenir, un apprenti au corps frêle à fortifier, une bouche à nourrir qui déleste un peu le fardeau de sa famille en apprenant à travailler… comme l’on dit, c’est ça la vie, faut juste la vivre.

- Bon sang! Mais c’est quoi ça? C’est presque du sentimentalisme! Allons artistes, chassons de notre esprit anémie cette grippe qui se sédimente! :-|

Au Québec, le salaire minimum est augmenté de $0,50 depuis le 1er mai. Il passe de $8,50 à $9 pour les travailleurs salariés. On se classe maintenant troisième au Canada pour le montant du salaire minimum. Quelque 200,000 Québécois sont touchés par cette mesure qui représente jusqu’à $20 de plus par semaine. Semble-t-il, les jeunes de moins de 25 ans représentent 60% des travailleurs concernés par cette augmentation.

Voilà, l’innocence est une matière à modeler, que les mains protectrices de notre humanité s’en occupent!

Protection jeunesse

Dessin d’Éric, suite

Samedi 14 mars 2009

Un dessin d’enfant n’a pas toujours un schéma.

Tout comme l’on ne trouve pas toujours de chefs-d’oeuvre dans les salles d’exposition d’un musée. En passant, avez-vous vu cette exposition au Musée des beaux-arts de Montréal sur Van Dongen, un fauve en ville? On se bouscule au portillon du Musée les weekends…

Bon, parlons du dessin d’Éric.

Dans l’univers des dessins d’enfants, il y a des dessins d’apprentissage qui sont parfois maladroits; des dessins d’assimilation de connaissances qui sont dépourvus d’intérêt artistique; des dessins fantasmagoriques qui procurent avant tout aux enfants le sentiment de puissance et d’évasion; des dessins ludiques qui racontent des moments de leur vie d’insouciance, des dessins libérateurs qui évacuent les impossibilités et frustrations d’enfant; des dessins qui les initient à la vie en société représentant des fêtes, des événements ou des valeurs humaines, et bien d’autres formes de dessins d’enfants.

Dessin d’Éric

Dans ce dessin d’Éric, il y a un schéma, un ordre narratif, un squelette sous le coloriage. Le dessin est d’abord tracé à la craie de cire. La répartition des éléments picturaux enferme un scénario narratif. Cela laisse croire que l’histoire du chaman, village, forêt, famille de poissons existe partiellement ou dans sa totalité dans l’imaginaire d’Éric depuis un bon moment déjà. Si elle est dessinée pour la première fois, elle a été assurément mainte fois racontée dans sa tête ou en réalité.

Dans ce dessin d’Éric, il y a les rudiments de la perspective, les premiers signes de l’art du paysage et le début du développement de sa capacité en organisation picturale. L’enfant applique spontanément ici plusieurs techniques picturales anciennes : le dessin d’abord, ensuite les couleurs; les tipis en forme de triangle aux dimensions variables, dont les plus petits, pour désigner les tentes les plus éloignées; des points verts poinçonnés du bout d’un marqueur, entre la rive et la forêt pour représenter des buissons, une technique d’estompage; la représentation de la rivière et des poissons obéit l’approche fond/forme : d’abord, réserver l’espace de la rivière par encerclement en couleur bleu ciel, les poissons et finalement combler le vide en se servant du gros marqueur bleu foncé.

Il y a dans ce dessin d’Éric un schéma, à travers lequel l’enfant organise sa pensée visuelle. Bien que cette pensée naissante soit encore un peu arbitraire, elle est d’une adorable logique d’enfant. Cette habileté de l’enfant est suffisamment cohérente et fluide pour organiser son dessin en suivant non seulement une trame chronologique d’événements narratifs, de plus, elle dose l’utilisation des couleurs. Une ligne de lecture, en zigzaguant, de droite à gauche, du bas de feuille, est reconduite par les poissons au sens opposé. Le tout est coiffé par une masse de feuillage verte. Elle est soutenue par des trucs d’arbres, campée par les deux luminaires presque cosmiques et bibliques, en jaune, la ruche et en orangé le soleil levant.

Pour accompagner le dessin d’Éric, une photo paysage que nous n’avons malheureusement pas noté le nom de son auteur.  Une composition par couches superposées. Le lointain dans la partie du haut, la partie approchée, dans le bas de l’image.

Photo paysage

Schéma d’un dessin d’enfant

Mercredi 4 mars 2009

Saviez-vous quelle est la différence entre un artiste-peintre et un amateur qui affectionne la peinture? Un artiste doit être conscient du schéma de son œuvre; un amateur doute de l’existence d’un tel schéma, le voit peut-être occasionnellement, mais sans être capable de l’apprivoiser.

Un schéma est comme le squelette d’un tableau, la structure d’une série de tableaux ou l’ordre caché de la production artistique de toute une vie. À partir d’une idée embryonnaire, un artiste construit son schéma autour de l’intention créatrice. Il l’habille. Il construit un langage pour favoriser son expression. Il le fait évoluer, ou pas du tout. Mais l’artiste sait transposer sur son schéma vision, intention, représentation, symboles, références,  intensité, émotions, pulsion et autres. Un amateur s’émerveille devant ses propres découverts.

Plus l’artiste est grand, plus son schéma est universel, plus son œuvre transcende.

Si le génie de Mozart est universellement connu, il y a évidemment Mozart, cet être au talent exceptionnel. Mais, il y a avant tout son père… non non! Pas au sens du géniteur, mais bien cet être qui a su faire développer le talent d’Amadeus depuis son jeune âge.  La musique et rien que la musique.

Tout enfant a été un jour le petit génie aux yeux de leurs parents, le temps d’une chanson, d’une phrase, d’un dessin, d’une danse ou simplement d’un sourire. La différence entre Léopold Mozart et les autres, c’est que le père de Mozart était convaincu du génie de son fils, il a su déceler le « schéma » de son fils en persistant d’y croire, et le faire développer.

Dans son apprentissage, l’enfant apprend à comprendre le schéma de la Vie comme il apprend à construire et à maîtriser le schéma de la perception. À chaque stade de la vie d’un enfant, ses dessins sont à la fois d’esquisses du schéma de notre humanité, mais aussi un autre schéma, celui de l’expression artistique de l’enfant lui-même. Habituellement, c’est à l’âge de la préadolescence que ce second schéma, artistique, soit abandonné pour la première fois au détriment du premier.

Schéma d’un dessin d’enfant

Aujourd’hui, un dessin d’enfant pour accompagner ce billet du milieu de la semaine du congé scolaire.

Nous avons reçu ce dessin en cadeau d’un petit garçon de 6 ans. Son dessin raconte l’histoire d’un village indien au lever du soleil, tout le monde dort encore. Un brave chaman, à quatre pattes, est à la chasse au gibier. Sans doute pour préparer le petit déjeuner du village. Une marmite bouillante aux vapeurs orangées. Dans la rivière, une famille de poissons est à la recherche de la nourriture eux aussi : un gros poisson arc-en-ciel, suivi par un moyen poisson et deux petits poissons. Mais, pourquoi nage-t-elle avec tant de vigueur cette famille de poissons? Car une ruche pleine de miel laissant couler son miel dans la rivière. Se pourrait-il que le chaman soit attiré aussi par le parfum du miel? Si notre mémoire était bonne, nous avons vu dans les yeux d’Éric une lueur de surprise.

À suivre… le schéma du dessin d’Éric.

Jeux d’enfants

Dimanche 30 novembre 2008

Dans ce dernier post du mois, un peu d’enfance, encore.

Le titre « Jeux d’enfants » de ce soir vient de Pieter Bruegel l’Ancien, il s’agit de l’un de ses tableaux célèbres. Mais pourquoi Bruegel? Que pouvions-nous bien gribouiller de plus, puisqu’il existe peu d’écrits sur ce maître flamand primitif, un peu comme dans le cas de Georges de la Tour.

Jeux d’enfants

Tout à l’heure, nous avons eu cette folle idée d’écrire sur la «topographie», par amusement. Mais, de fil en aiguille, de «typo», «style», «forme», «font», «texte», «lecture», «alphabétisation», «éducation » à l’«enfance», les mots s’enchainent naturellement. Un jeu d’enfant! De là, surgissent de notre esprit vagabond et mal maîtrisé : Guetenberg et l’invention de l’imprimerie.

Eurêka… mais de courte durée!

Évidemment, nous ne voulons pas soulever une nuée de protestations qui déferlera à notre porte 8O en ce dimanche soir paisible de fin de novembre, pour le simple fait d’avoir eu cette pensée interrogative, si fugace, mais apparemment révisionniste sur le véritable inventeur de l’imprimerie : Gutenberg ou les Chinois.

Oups, trop compliqué. Donc, pas de sujet sur la typo aujourd’hui. ;-)

Mais, comme il faut préserver la fragile dimension artistique de ce blog. C’est-à-dire, dans la mesure du possible, rehausser la valeur de nos textes tous azimuts en les agrémentant de pensées lumineuses d’un érudit et de chefs-d’oeuvre picturaux ayant déjà affrontés le jugement du temps, afin de soutenir l’insoutenable légèreté de nos éphémères divagations. Voilà la raison première du tableau « Jeux d’enfants ». Bruegel démontre par son oeuvre picturale une acuité de son esprit critique sans égal à propos de ses contemporains.

Puisque nous étions sur la trace de Rousseau l’autre jour, après avoir saupoudré notre dernier billet Images d’enfants de quelques bribes de son discours sur les sciences et les arts, le lien se fait donc naturellement : Rousseau et Postman.

Mais, qui est celui-là?

Niel Postman, érudit, penseur, éducateur et écrivain américain de la 2e moitié du 20e siècle. C’est tout récent. Nous avons découvert ses écrits par action heureuse d’un ami savant. Rousseau et Postman portent tous les deux un intérêt profond à ses semblables et à la société dans laquelle ils ont vécu.

En 1982, Neil Postman soutient l’idée du déclin de l’innocence dans la culture américaine dans un livre intitulé « La disparition de l’enfance ». Il souligne le double discours de la société américaine à ce qui traite de l’enfance en parlant de l’influence de la télévision sur l’éducation et de ses effets néfastes sur les enfants américains dans la construction de leur perception : Nous adorons nos enfants. Pourtant, notre culture populaire représente une menace hostile et dommageable pour eux.

Postman trace une parallèle savoureuse entre la culture populaire américaine et celle du Moyen-Âge. Selon lui, la véritable «enfance» émerge de la civilisation occidentale avec le développement de l’imprimerie et l’alphabétisation de la masse. L’enfance est précisément cette période de la vie durant laquelle un enfant pour devenir adulte civilisé, a à comprendre progressivement le fonctionnement social complexe et codifié, par le biais de l’apprentissage des connaissances, de la raison, de la maîtrise de soi et de la honte. Du point de vue social, c’est l’alphabétisation et l’éducation. Tout cela débute par le développement de l’imprimerie.

Selon Postman, l’absence de l’alphabétisation, l’absence de l’idée de l’éducation, de l’absence de l’idée de la honte – ce sont les raisons pour lesquelles l’idée de l’enfance n’existait pas dans le monde médiéval. Il nous rappelle que dans la représentation picturale de fêtes de villages médiévaux, les hommes et les femmes boivent, mangent et partagent ouvertement la vie de luxure et de misère, en présence de leur progéniture. Voilà la 2e raison pour ce tableau de Bruegel l’Ancien, qui a vécu entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Ces fêtes de villageois décrites par Postman sont omniprésentes dans l’oeuvre de Bruegel.

Les Jeux d’enfants (détail)

Qu’y a-t-il de plus dans ce livre sur la fin de l’enfance de Postman? Bien plus que ces lignes mâchouillées fort malhabilement par nous. C’est tout un diagnostic sur l’évolution de la société américaine depuis 1950, avec l’arrivée de la télévision qui a été précédée par l’invention du télégraphe. Postman, c’est cette grande capacité rationnelle et savante à nous présenter une sorte d’ossature de l’évolution de notre civilisation moderne. À partir de cette ossature, il nous illustre sa composition de mille ornements, avec habileté et simplicité.

Bonne fin de dimanche!

J’aurais voulu être un artiste

Mercredi 12 novembre 2008

En ce lendemain du jour de l’Armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, nous aurions voulu écrire quelques lignes sur la frontière, la guerre, la paix et l’espoir. À notre manière, nous aurions cherché dans notre cerveau d’artiste une ou deux images, quelques lieux communs pour orner ces lignes, maladroitement exprimées, mais toujours authentiques et parfois, ça arrive qu’elles soient émouvantes. Mais un courriel d’une amie a détourné le cours du billet de ce soir.

- Dites, Artistes, de quoi votre amie a-t-elle écrit dans son courriel pour que vous ailliez changer votre fusil d’épaule? De plus, vous nous en parlez ici, sur ce blogue? Puisque vous êtes des gens curieux, vous nous l’auriez ainsi demandé, n’est-ce pas? ;-)

- De l’art.  Évidemment, de quoi d’autre que les arts pour émouvoir des artistes comme nous? :-|

Si nous avions écrit ce soir sur le Jour du Souvenir, nous aurions utilisé le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet, avec Madame et Fiston, ici et là. C’est très connu et vous avez sûrement vu ce tableau-là. Ce n’est pas du grand Monet, mais l’image enferme des sentiments filiaux. Elle se prête bien au jeu de ce billet qui ne sera, malheureusement, jamais écrit. Car le bonheur de vivre en temps de paix, et cette lumière si vivace du Sud de la France qui caractérisent si bien des Monet de jeunesse nous semblent si appropriés pour le sujet.

Si nous n’avions pas changé d’idée pour le sujet de ce soir, un autre tableau aurait pu accompagner ce billet du lendemain du Jour de l’Armistice de la Première Guerre : « La rue Mosnier aux drapeaux » de Manet, pour son soleil radieux et aussi pour ce personnage dans le coin inférieur gauche du tableau, de dos, au béret et à la veste bleu poudre, large d’épaules. Nous nous demandons chaque fois s’il avait été un combattant, ou encore simplement, un infirme de naissance. Peut-être, un accidenté. Vous le savez, à cette époque, les chemins de fer serpentent tout Europe. Il a même l’air en train de chantonner La Marseillaise.  L’entendez-vous?

Le tableau « Rue Mosnier aux drapeaux » de Manet est beaucoup moins connu que le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet.

Mais, rien de tout ça à cause de ce courriel de notre amie. À la place, nous vous parlons de ces possibles rêves fourchés; ces rêves de carrière artistique de plusieurs enfants des générations futures, disparus; ces rêves « J’aurais voulu être un artiste », désir inassouvi des comptables agrées, des hommes et femmes d’affaires, des professionnels à l’esprit cartésien de demain à cause les arts à l’école ne sera bientôt qu’une option et non une matière à laquelle nos petits Québécois apprennent à créer des oeuvres d’art.

Mon Dieu, l’heure est grave! Les arts à l’école comme une option, c’est comme cet adorable chaton qui nous tend sa petite patte et vous implore son désarroi : SVP! J’aimerais être un artiste

J’aurai voulu être un artiste - Les arts à l’école, ce sera bientôt une option

Réagissez pour sauver l’avenir des arts au Québec! Vite! Imaginez un peu votre fille en Céline Dion sur les Plaines d’Abraham, votre fils en Guy Laliberté, votre nièce en Angèle Dubeau, votre neveu en Robert Lepage, vos petits-enfants en Guy A, en humoriste, en chanteur populaire… ou comme nous, méconnus, tenir un blogue d’art qui vous disant jour après jour : moi, moi et moi, nous sommes si bons, mais personne ne s’intéresse à notre art! 8O

Ainsi, un autre jour s’achève. À ceux qui s’intéressent aux arts, le texte de la pétition et ses signataires…

Lire le reste de cet article »

iPhone artistique, en édition limitée

Mardi 23 septembre 2008

Il semble que les produits d’Apple sont à la mode… maintenant. Voici un iPhone artistique en édition limitée.

Vous conviendrez avec nous que ces produits de consommation fabriqués à grande échelle finiront démodés un jour. Ils sont souvent dispendieux et un peu compliqués. Quoique, à ce qui paraît…  les produits avec un « i » devant sont bien simples à utiliser: iPod, iPhone, iArt…

Nous artistes ne sommes pas toujours habiles avec la technologie. Cependant, nous sommes ingénieux avec nos mains d’artistes! Et nous sommes même capables d’innovation. Connaissez-vous la raison pour laquelle nous artistes, nous existons?

Nous existons pour vous offrir un peu d’humanité, plus modeste, plus petit, plus pauvre, plus dans tout ce qu’il y a de moins. Nous essayons de créer de la valeur avec moins, peu ou presque rien. Nous aimons la singularité. En art, l’unicité est importante. Pourquoi avoir deux copies pareilles si la perfection est atteinte avec une seule? La valeur est bien plus grande avec la copie unique. ;-)

Si nous sommes capables de créer plusieurs copies identiques. Dans ce cas-ci, nous les numérotons 1 sur X, 2 sur X, 3 sur X, ainsi de suite.  X est le nombre total de copies. Nous l’appelons une « édition limitée » quand nous sommes capables de mécaniser notre production artistique comme dans l’estampe ou la céramique. Une édition illimitée, c’est un signe de qualité… moindre.  Dans l’ancien temps, il y avait des mangeurs de patates, vous les avez sûrement vus dans des tableaux de Van Gogh? Des patates, ce n’est pas cher et tout le monde pouvait en manger, même pour les pauvres. Les riches, eux, ils mangeaient de petits gâteaux! C’est plus dispendieux, c’est plus rare manger des petits gâteaux. Mais, vous savez aussi que la rareté peut faire perdre la tête.

Hop dans le panier.  :?

Ici, un iPhone en céramique, en édition limitée, par un artisan sans nom de la Norvège. Même pour cette photo de pub, au lieu de faire comme dans la pub d’iPhane, une main d’homme tenant avec assurance son iPhone. Le céramiste a préféré une main d’enfant pour tenir ce iPhone artistique, signe de croissance, d’espoir et de pureté.

iPhone artistique, en édition limitée

David contre Goliath

Lundi 9 juin 2008

David contre Goliath, un sujet classique de la peinture occidentale. Plusieurs grands artistes l’ont exploré. Leurs versions sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres, si elles sont mises en perspective par rapport à l’artiste et à l’histoire de l’art.

Voici une version éphémère de David contre Goliath, une photographie du genre « Image du jour », directement en provenance du Japon… mais non! ;-) De Los Angeles, un jeune enfant pratique le Sumo tente de déplacer un lutteur professionnel et imposant qui prête au jeu de contraste et de la disproportion de tailles. Cette image insolite a été captée par Jeff Lewis de l’agence américaine Associated Press.

Ne trouvez-vous pas classique la composition de la photo, avec ces lignes diagonales et triangles cachés?

David contre Goliath

Crayons de couleur Crayola

Jeudi 3 avril 2008

Crayola crayons de couleur

Les parents de jeunes enfants ont probablement entendu parler des 8 nouveaux Crayola par leurs petits.

La célèbre entreprise a demandé l’avis de vos petits experts, si si, vos amours, ;-) la nouvelle tendance en matière de crayons de couleur! Maintenant c’est à votre tour de sortir le portefeuille pour encourager le côté artiste de vos enfants!

Afin de choisir les couleurs populaires en 2008, Crayola a fait appel à plus de 20 000 enfants au Canada et aux États-Unis. Ces couleurs nommées Kids’ Choice Colours se retrouvent dans les boîtes de 64 crayons de cire, marqueurs et crayons de couleur. Savez-vous que vos 20 000 petits artistes ont non seulement défini les couleurs populaires, mais aussi le sens des couleurs pour eux.

Voici les significations des huit nouvelles couleurs Crayola:

Populaire : une teinte de rose vif qui illustre la célébrité instantanée.
Serre-moi fort : une chaude teinte de brun représente la chaleur du foyer familial.
Arbre généreux : un ton de vert brillant représente l’engagement des enfants d’aujourd’hui à l’égard de l’environnement.
Heureux pour toujours : une teinte de bleu symbolise l’optimisme des jeunes pour la paix et la charité.
Meilleurs amis : un violet représente l’amitié.
Aventure au soleil : un orangé vibrant représente le dynamisme des enfants et un mode de vie actif.
Super content : un jaune éclatant est la couleur des rêves qui se réalisent.
Génial : un rose cendré symbolise l’ambition qu’ont les enfants d’atteindre l’excellence.

Révélateur, n’est-ce pas? Pour terminer ce petit billet de vendredi, sachez qu’il est important d’encourager le côté créatif d’un enfant. Il est tout aussi important de le soutenir lorsqu’il arrive à la préadolescence, le moment où la représentation naturaliste et cartésienne prend le dessus sur les couleurs. La plupart des enfants cessent de développer le dessin à cet âge. Car ils trouvent souvent leurs dessins moches par manque de ressemblance à la réalité.

En attendant, achetez-leur ces nouveaux Crayola! ;-)