Ne m’ignore pas
Jeudi 3 janvier 2013

Un sourire d’enfant et dix pieds… une photo de Nimai Chandra Ghosh.

Il y a des enfants qui rêvent d’une vie d’adulte, des adultes souhaitent rester enfant. Que dit l’artiste à propos de son oeuvre ? Il paraît que c’est pour illustrer la différence culturelle entre l’Orient et l’Occident et interroger l’action de fumer.
… Je sentais que le tabagisme des enfants aurait un impact surréaliste sur le spectateur et l’obliger à voir les actes de fumer plutôt que de faire des hypothèses sur la personne qui fume. … Il y a un clin d’œil à des aspects moins attrayants, la ligne de démarcation entre la beauté et la laideur de fumer.
Images : Frieke Janssens



Parait-il que nous sommes maintenant 7 milliards sur la Terre et l’on se revendique le pays du 7 milliardième bébé… une petite Philippine, un petit Russe, une petite Indienne?
En tout cas, selon nous, il faudrait un gros bébé comme celui-ci pour qu’il soit le digne représentant du 7 milliards humains. Aussi, il ou elle rentre du coup dans le livre des records Guiness en même temps. C’est ce que l’on appelle faire d’un bébé deux records!
Bon, un peu de sérieux. Nous avons lu deux citations qui font réfléchir à propos des 7 milliards d’humains. D’ailleurs, autour de l’an 2025. La planète comptera alors 8 milliards d’habitants.
David Satterthwaite, de l’Institut international de l’environnement et du développement : « La croissance de la population n’est pas un problème en soi. Le problème réside plutôt dans la surconsommation de cette population. La Terre peut nourrir 7 milliards de personnes, et ce, de façon décente. Mais la planète ne peut subvenir aux besoins de 7 milliards de personnes qui conduisent une voiture ou voyagent par avion. Un Donald Trump est plus nuisible que 50 millions d’habitants des bidonvilles de l’Inde. »
Johan Rockström, directeur de l’Institut environnemental de Stockholm : « Nous pourrions même sans problème nourrir 9 milliards de personnes en augmentant la superficie des champs, on pourrait régler 50 % des problèmes de pénurie alimentaire. Nous devrions aussi cesser de nourrir les animaux avec des aliments de base, comme les grains, et garder toutes ces céréales pour nous. »

Un grand bébé inquiet à vendre.
Si vous étiez intéressé, il suffit débourser une modique somme minimale entre £800,000 à £1.2 million et à condition que personne d’autre que vous mise plus que vous.
C’est un bébé unique comme tous les adorables bébés, un seul avantage ou inconvénient, ça dépend. Il ne grandira plus. Disponible chez Sotheby’s Londres. Prenez note que la jeune gardienne ne fait pas partie de la promotion.
Trêve de plaisanterie, nous avons une petite pensée pour les Anglais… grâce à leur entêtement, ils ont résisté à l’adoption de la monnaie commune de l’Union européenne comme devise monétaire. Et bien, la crise de la dette publique des pays membres comme la Grèce donne de sérieux maux de tête aux autres pays qui ont adopté l’Euro. Si la turbulence financière continue à secouer la zone euro, si la crise sociale mobilise les peuples indignés et si les pays pauvres sont incapables de restaurer leur finance publique, il n’est pas impossible que les monnaies nationales soient de retour dans un avenir proche. Peut-être, diriez-vous, il y a bien de si.
Si vous vous demandez encore qui est l’artiste créateur de ce Grand bébé : Ron Mueck.
L’image du bébé d’Amour qui voit avec les yeux du coeur?!
Tombé sur cette photo par hasard, elle nous rappelle que nous somme à un mois du jour de l’amour. Photo de Stephan Lanthier.

Il y a des soirées comme celle-ci, tout est un peu difficile, surtout avec un peu de vin dans le nez, la fatigue dans le corps et le chien docilement couché dans son cousin qui nous jette un regard de temps à autre en lâchant un soupir tout grave. L’esprit de l’artiste est un peu altéré. Après Jenny Saville et Frida Kaklo, une chute de tension dans le sujet : femme, autoportrait, le Mexique, la Mort… la tendance est donc en pente descendante. La structure des billets d’un blog étant un fil linéaire, il faudrait donc casser la linéarité.
Mais quoi écrire? Difficile de revenir sur les billets en ébauche, presque abandonnés comme le noir dans les autoportraits de Courbet, l’autoportrait de Le Caravage, sans les ténèbres; etc.
Quelques idées autour des autoportraits d’artistes femmes ou simplement femme qui nous trotte dans la tête… Tamara de Lempicka, trop douce et atténuée après Saville et Kahol; les monstrueuses Femmes de De Kooning, cela aurait été trop exigeant comme sujet pour ce soir; Marianne Von Werefkin, expressionniste, mais pas assez connue… ça n’aurait pas intéressé grand monde.
Bon, après ces tergiversations, le chien a encore soupiré et décidé de mettre sa tête entre ses quatre pattes pour dormir. Bon, il est temps pour nous aussi aller faire dodo. Au diable! Nous allons contenter de la facilité… si si! La facilité.
Vous connaissez un peu maintenant Frida Kahlo, le méchant Diego, La Catrina. Et bien, voilà les trois réunis dans la célèbre fresque peinte par Rivera dans les années fin 1940 soulignant les 400 ans d’histoire du Mexique : Le Rêve d’un dimanche après midi dans le Parc de l’Alameda.
C’est quand même curieux, non? Le célèbre muraliste mexicain se représente en enfant pré-ado qui tient la main de la Mort et sa femme, presque comme une mère, derrière lui, la main posée sur son épaule. Quoique, la culture mexicaine est fortement influencée par les moeurs indiennes, la mort a une tout autre connotation que la nôtre. Savez-vous quoi? Le choix de Rivera de se représenter en enfant nous fait penser à l’utilisation d’avatar pour s’identifier dans les échanges sociaux sur le net. Le « moi » représenté est souvent différent du « moi » réel. Qui est le vrai « moi » ?
Nous voulions vous montrer des photos des villes où l’on a éteint leurs lumières hier pour souligner Une heure pour la Terre. Mais nous avons changé d’idée. Trop d’images nulles et nous ne voulions pas avoir l’air des critiqueux. Nous avons retenu cette image en pensant qu’elle vous plaira… il y a presque une ambiance de tableaux de La Tour.
Ne la trouvez-vous pas ?
Photo : Sajjad Hussain /AFP / Getty Images
Des enfants chinois qui se préparent pour l’arrivée du 2010, l’année du Tigre.


Dans l’apprentissage, il y a l’appropriation des connaissances.
Il y a deux aspects intéressants dans le comportement de prendre à son compte une chose qui n’est pas à soi : «voler» comme dans le plagiat et, «s’approprier». Dans l’action de s’approprier une connaissance, il peut y avoir successivement l’immersion, l’absorption, la compréhension, la réinterprétation, l’appropriation et la revendication. La schématisation du masque africain dans le cubisme de Picasso en est un exemple.
L’action de s’approprier un symbolisme culturel, le transformer en revendication de paternité artistique au sein de la même population est beaucoup plus difficile, surtout dans une société à la culture millénaire. Car la codification est si ancrée parmi cette population, il en est quasi impossible de bien réussir une transgression de sens en modifiant la forme. Par contre, cela devrait une manifestation de l’exotisme culturel si elle était exposée ailleurs.
Ceux qui ont vécu dans un vieux pays ont probablement déjà entendu quand vient le temps d’un changement, certains ont tendance à demander : mais dites, c’est pour quoi ce changement?
Vos petits font-ils des dessins durant la période des fêtes?
Vous avez sans doute reçu plusieurs dessins de Noël en cadeaux si vous aviez des enfants. Ô les enfants, de la générosité sans pareil! Quelques feuilles mobiles, même s’ils sont lignés, point de différence à leur âge! En deux temps trois coups de crayons, le Père Noël est aussi généreux qu’eux en dessin. Voici un dessin de Noël d’Ariane (7 ans) : la Nuit de Noël.
Saviez-vous qu’entre 7 et 10 ans, les enfants sont à leur 3e stade du développement de l’espace dans leurs dessins?
D’abord, l’énumération des éléments; ensuite, la juxtaposition. Il débute habituellement la phase de la superposition des éléments dans leurs dessins à l’âge de 7 ans. Petit à petit, les enfants commencent à assimiler l’espace à perspective géométrique en combinant leurs acquis : énumération, juxtaposition et la superposition.
Encore du dessin à coloriage : un artiste fatigué! Mais aujourd’hui, c’est pour l’amusement!
Nous voilà sur le chemin du retour, dans quelques heures, enfin Montréal!
En passant, si vous avez de jeune enfant, essayez-le! Testez votre enfant avec ce dessin à coloriage. Demandez-lui de colorier ce dessin. Vous verrez un part de personnalité de votre enfant en observant son approche de colorier le tronc sur lequel couche cet artiste fatigué.
Bon, un billet complémentaire à celui d’hier.
Aujourd’hui, du dessin de Père Noël à colorier. Oui oui, c’est du sérieux ce post de dessin à colorier! D’ailleurs, depuis quand nous ne le sommes pas?
Saviez-vous pourquoi les jeunes enfants aiment colorier des dessins comme le Père Noël à droite? Par contre, si vous leur présentiez le dessin de Père Noël de Nast du billet d’hier (Pardon! La gravure, coloriée, celle-ci d’aujourd’hui.) en leur demandant le colorier. Et ben, la majorité d’entre eux serait embêtée.
Ben, c’est très simple. D’abord, trop de détails déroutent les enfants qui n’ont pas encore développé toute leur capacité de synthèse en dessin. Ensuite, une démarcation en noir bien nette, ça rassure. Apprendre à accomplir une tâche, même artistique, c’est toujours plus facile quand les limites sont clairement identifiées et le modèle bien défini.
Voyez-vous, il y a dans le coloriage de dessins pratiqué par les enfants toute notre humanité, même encore plus. L’art est une manifestation visible de l’esprit humain même si bien souvent qu’autrement perçu comme étant un luxe bohémien.