Images et textes sur 'Dieu et art'

 

Lamentation

Vendredi 14 octobre 2011

Un moment de lamentation…

Si l’on pouvait cueillir les larmes qui ruissellent le coeur des êtres qui prient, il y aurait assez d’eau pour atténuer la marque des souillures de ce monde ou pour éteindre le foyer de la haine qui habite les âmes vengeurs. Peut-être, le climat de cette Terre promise de la mer des Joncs à la mer des Philistins, et du désert au fleuve, si aride, assèche les coeurs.

Après le discours de Mahmoud Abbas – « 63 ans de tragédie, je vous dis Assez, Assez, Assez. » – devant les membres onusiens, ces jours-ci, on fait des échanges entre L’Autorité palestinienne et Israël, avec l’aide de la France : un Israélien contre 1027 Palestiniens.

Lui, il s’appelle Gilad Shalit. Nous le verrons à la télé quand vient le temps. Il sera chez eux pour Simhat Torah – une fête juive célébrée le 20 octobre. Eux, les 1027 Palestiniens, la majorité sera de retour sur les territoires palestiniens, ceinturés de murs, de barbelés, de postes de contrôle, de Mer, surveillée par une armée la mieux équipée du Moyen-Orient.

Qui dit devant Dieu, tous sont égaux? …c’est vrai, ils n’ont pas le même Dieu. Se parlent-ils leurs Dieux?

Voilà pour ce moment de lamentation.

LamentationImage : REUTERS/Darren Whiteside

Michele Bachmann… et des hommes de bras

Mercredi 31 août 2011

Michele BachmannLa connaissiez-vous? Michele Bachmann. Rassurez-vous, ce n’est pas une artiste même si elle signé de son nom.

Michele Bachmann est une candidate à l’investiture républicaine pour la présidence du 2012 aux États-Unis. Elle a déclaré au début de la semaine que le séisme et l’ouragan Irene qui ont frappé la côte Est américaine étaient un message de Dieu pour attirer l’attention du monde politique sur les problèmes des Américains : Je ne sais pas ce que Dieu doit faire pour obtenir l’attention des politiciens. Nous avons eu un tremblement de terre, nous avons eu un ouragan. Il a dit: allez-vous commencer à m’écouter ?

Le hic, Michèle Bachmann veut devenir présidente mais pas évangéliste. Une chance que l’insignifiance est une matière inépuisable. Suivez-moi comme indique la pancarte.

La religion et la politique seront réunies tôt ou tard si Dieu continue d’envoyer des candidats à la présidence américaine.

Certains politiciens raisonnent parfois étrangement comme des artistes. 8) Mon Dieu, se pourrait-il pour ça que nous aimions tant parler de la politique?

Michele Bachmann, Suivez-moi!

Architecture de l’air

Vendredi 5 août 2011

Miracoco, Alan ParkinsonSelon Yves Klein, la beauté d’une oeuvre d’art telle que l’on perçoit existe à l’état invisible dans l’univers. La tâche de l’artiste consiste à la révéler à ses semblables sous forme de création artistique en matérialisant les forces cosmiques. Ainsi la beauté devient perceptible à nous. Si vous trouviez qu’il y a une saveur Nouvel Age dans cette théorie. Il se pourrait que vous aviez raison. Yves Klein est mort au début des années 1960. Il est du mouvement Nouveau réalisme.

L’être humain en a périodiquement soif de nouveauté, non?

Aujourd’hui, nous ne parlons pas de l’art de Klein mais de l’architecture de l’air de l’artiste britannique Alan Parkinson. Un concept artistique au sommet d’une gigantesque organisation récréative. D’immenses chapiteaux gonflables interconnectés et multicolores intitulés Mirazozo, dans lesquels on marche, observe, se détente, imagine, se recueillit. Mirazozo, gonflé et coupé du monde d’extérieur, laissant ainsi la lumière pénètre par ses minces parois translucides, créant un monde d’ombres et de lumières le temps d’une expérience sensorielle humaine, seule ou en groupe.

Si nous avons commencé en mentionnant la théorie artistique de Klein, laissez-nous en terminant ce petit billet en vous disant que l’architecture des lieux de culte a toujours été une schématisation de la quête de Dieu. L’espace des chapelles, églises et cathédrales, découpé et délimité par de colonnes, arches, parois, murs, vitraux entretient d’innombrables chemins invisibles au goût de chaque époque. Il n’a d’autre but que de permettre à l’esprit humain de mieux accéder à un état purifié, pour un ultime salut.

Voilà, de l’architecture de l’air.

architecture de l'air

chapitaux gonflables

Luminarium

Se cacher

Mercredi 7 avril 2010

Le divin se cache, parait-t-il.

Les rameaux tressés pour la messe des Rameaux est une véritable oeuvre d’art. Selon la tradition, on reçoit des rameaux coupés en se rendant à l’église le dimanche qui précède Pâques. Alors, iriez-vous à la messe des Rameaux l’an prochain? ;-)

Klee disait que l’art ne représente pas le visible, il rend visible. Ce que Klee ne disait pas, l’art rend visible le sacré au service d’un idéal suprême. Certains diraient, par contre exemple, que l’Islam interdisse la représentation. Sachons que par le fait même, on renforce l’idée du sacré. Le résultat demeure le même.

se cacherImage : REUTERS / Alessandro Bianchi

Croire

Dimanche 4 avril 2010

Croire

Il y a dans la croyance, l’action de croire. À Malaga, au sud de l’Espagne, lors de la procession de Pâques, des croyants soutien- nent le crucifix.

Si vous étiez dans les rues de la ville de Verbicaro, au sud de l’Italie durant la semaine sainte, des jambes couvertes de sang comme celle-ci, vous en verriez plusieurs. Dans une ultime étape de la procession, les pénitents, appelés Battenti,  frappent leurs jambes avec un cardillo, bouchon Jambes ensanglantesde liège avec des morceaux de verre. Les ensanglantés marchent en groupes de trois dans les rues, ils s’arrêtent devant les églises et chapelles pour demander le pardon.

Image : REUTERS / Alessandro Bianchi

Encre sur papier de Chine

Mardi 17 novembre 2009

Une oeuvre sans titre de Jackson Pollock, vendue le 11 novembre 2009 à New York. Devinez combien l’acheteur a payé. Un indice? Très cher.

Encre sur papier par Jackson PollockImage : Sotheby’s New York

L’estimation de sa valeur s’établit entre 1 et 1,5 million de dollars par les experts de Sotheby’s. L’oeuvre mesure 60,5 X 99,1 cm. Elle a été réalisée vers 1951, soit au sommet de la carrière de Pollock. Nous sommes fort surpris d’apprendre que Pollock a essayé l’encre sur papier de riz. Un support délicat, un papier assez buvard qui fixe rapidement l’encre déposée. Or, le geste de l’Action Painting de Pollock est connu par sa facture brutale qui confronte la charge de peinture projetée contre la toile brute, déposée au sol.

Encore plus étonnant, c’est le prix payé pour un Pollock que nous qualifierions d’oeuvre expérimentale de Jackson Pollock.

Mais bon, c’est peut-être l’argent qui a perdu sa valeur, ou peut-être, l’on cherche à donner un sens à son argent quand on en a beaucoup. Bref, $2,882,500.00 pour ce petit Pollock sur papier de Chine.

Michelange, le dessinateur de la Renaissance

Vendredi 31 juillet 2009

Malgré la grandeur de son œuvre, l’artiste demeure humain. Semble-t-il que Michelange détruisait ses dessins, par peur qu’on lui vole ses idées.

Michel Ange le dessinateur

Les rares dessins de Michelange parviennent à nous, témoignent sa perception spatiale hors de l’ordinaire. Son dessin est à la fois l’incarnation du renouveau artistique d’une époque et l’aspiration de sa propre pensée humaniste.

Michelange dessinait des corps surdimensionnés, cependant toujours humains. Il les remodelait et reformulait divinement en espérant peut-être que le divin se manifeste dans le vide qui entoure ses créatures. Michelange créait des hommes pour mieux retrouver parmi eux son divin. Ses dessins sont des témoins oculaires de la genèse de sa production artistique.

Le dessin, la peinture, la sculpture et l’architecture forment ainsi les points cardinaux, bien portant, de l’univers artistique de Michelange. Ce sont des prières qu’il offre à son Dieu, à coups de crayon, de pinceau et de ciseau. Écrit-il : « Malgré Tes promesses, Ô Seigneur, peut-être serait-ce trop espérer que même un amour comme le Tien pût fermer les yeux sur mes errements sans nombre… »

Comment sauver sa peau…

Mercredi 20 mai 2009

Depuis le post du Christ sur la chaise électrique, le nom de Michelange ne cesse de résonner dans le cerveau ultra spatial de l’artiste. À bien y penser, c’est bien à cause de cette histoire de crucifié que l’on attribue au plus grand génie artistique de la Renaissance dont nous voulions y consacrer quelques lignes, mais qui tarde à se concrétiser. Le hasard et les choix délibérés des derniers jours font dévier sans cesse nos sujets. Nous voilà aujourd’hui enfin un sujet sur Michelange : comment sauver sa peau au Jugement dernier. :-|

Le libre cours que chaque blogueur s’adonne avec son blogue, au point à se perdre dans les méandres de sa plus folle passion jusqu’à la besogne le plus vile, est sans doute l’un des aspects qui motive le maintien d’un blogue jour après jour. Comme là, nous tentons de reconduire les affluents de notre pensée toujours trop éphémère au sujet qui nous tient à coeur, mais sans trop succès.

Aujourd’hui, c’est ce tee-shirt unique de l’artiste suédois qui nous a poussé vers Bart… le Saint-Bartholomée du Jugement dernier de Michelange.

Sauver sa peau

Il y a bien souvent dans des oeuvres charnières et majeures d’un grand artiste des éléments picturaux qui se présentent telles que des excentricités, des énigmes et parfois, une clé d’accès à de vastes dédales de sa pensée. Si visible en image, mais si obscure en intension, cet autoportrait de Michelange en enveloppe de peau tenant dans la main de Saint-Bartholomée de la Chapelle Sixitine est à lui seul, un élément méritoire qui invite son public à de mures et profondes réflexions : quand tous sont représentés dans une nudité sans exception, y comprenant les damnés, les anges, les démons, les Martyrs et le Christ. Pourquoi alors lui, se représente-t-il en enveloppe de peau morne dans le Jugement dernier, ultime moment du christianisme?

L’artiste qui a jadis gravé sa signature d’artiste « Michael Angelus Bonarotus Florentinus Faciebat » sur la ceinture rubanée qui croise la poitrine d’une Marie plus jeune que le Christ crucifié; qui, mécontent de la mauvaise réception que fit le pape à l’une autre de son oeuvre, a déclaré « Je fais savoir à Votre Sainteté que, dorénavant, si Elle me veut, Elle devra me faire chercher partout ailleurs qu’à Rome. » Quelque 40 ans plus tard, en réponse à l’indignation d’un autre pape, à propos de cette nudité générale et non convenable de son célèbre Jugement dernier, Michelange a rétorqué « Allez dire au pape que c’est un problème mineur et qu’il est facile de la rendre convenable; qu’il fasse du monde un endroit convenable et la peinture suivra le même chemin. »

Que devrions-nous comprendre de cette enveloppe de peau qui représente lui-même alors que même le Christ est en habit neuf de l’empereur? Voilà une grande oeuvre, grand buzz de la Renaissance et un grand artiste.

Antéchrist

Jeudi 14 mai 2009

Il existe deux manières d’écrire le mot, soit Antichrist ou Antéchrist. Antichrist pour « contre le Christ » ou Antéchrist – « avant le Christ » – pour avant le retour du Christ, l’adversaire du Christ, ou encore, le précurseur du Christ.

Antichrist est aussi un film du réalisateur danois Lars Von Trier, avec Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. Le synopsis du film raconte un couple en deuil se retire à « Éden », un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pire… Ce nouveau film de Lars Von Trier sera présenté en compétition au Festival de Cannes.

Eh oui, déjà… le tapis rouge, les vedettes, un ou deux scandales, etc.

On nous promet un thriller d’horreur controversé. Dans le monde du marketing et de la publicité, il faudrait voir pour y croire, mais encore. Néanmoins, on n’a rien laissé au hasard dans le choix de l’acteur de cet Antichrist : Willem Dafoe – acteur fétiche du Jésus cinématographique.

La représentation de l’Antéchrist est rarissime dans l’imagerie du christianisme, et ce, malgré l’état ultime que représente cette dualité qui oppose le Christ au Antéchrist, le Bien et le Mal.  Sur cette image-affiche, selon vous, est-ce un Lars Von Trier en Antéchrist?

Antéchrist

Dieu, buzz et sérendipité

Vendredi 8 mai 2009

Aujourd’hui, une image, deux blogs et trois mots, sous forme d’anecdote.

Eh oui! C’est exact.. ;-) Dieu, buzz et sérendipité.

Allons! Soyons sérieux. Commençons par le commencement. L’oeuvre est de l’artiste Peter Fryer – le Crucifié assis, ou encore, le Fils de Dieu crucifié, assis sur une chaise électrique. Un buzz qui date du lundi de Pâques. C’est encore tout récent.

Dieu

Chaque fois nous traitons une image controversée ayant Dieu comme sujet, il y a toujours un afflux de réactions de ces croyants qui se fâchent aisément. À un tel point que leur colère neutralise même leur capacité de distinction. Depuis, nous avons fermé tous ces commentaires. Souvent, on nous a pris pour l’artiste de l’oeuvre maudite, ou le maudit artiste de l’oeuvre controversée, même si nous mettions en évidence le nom de l’artiste en question. (Soupir…) Pour cette raison, ce Christ en condamné à la chaise électrique est resté dans notre panier à images à traiter jusqu’au début de la semaine.

Après la publication de cette lettre « à la recherche de Paul Lajoie », nous voulions écrire sur ce Jésus électrifié, juste après « Appels entrants illimités ». D’une circonstance fortuite, nous sommes tombés sur un autre buzz, le « dessin à colorier 11 septembre », qui nous a bien fait rire. C’était dans la nuit du mardi. Nous avons alors relégué l’histoire de boîte vocale de Dieu et ce Christ sur chaise électrique à plus tard. Nous voilà aujourd’hui, 4 jours plus tard.

Au début de la semaine, dans une conversation engagée avec un ami sur l’évolution du Web et de l’arrivée du Twitter, ami en question, érudit réfléchi, nous a parlé du mot sérendipité en évoquant ces découvertes inattendues de nouveaux vocabulaires en consultant un dictionnaire et le surf web en utilisant un moteur de recherche, par lequel, on passe d’un site à un autre.

Plus tard dans la journée, en feuilletant un dictionnaire, nous réalisions que le mot sérendipité est un néologisme n’ayant pas encore son logis parmi ses semblables. Déroutés, nous délaissions le dictionnaire pour Google où l’on trouve tout. Les clics nous ont conduits à cet article « Mais que fait mon cerveau? » Devinez, le sujet de son article? Si vous êtes intéressé, à ne pas manquer. Vous y trouveriez plusieurs références très intéressantes.

Sans ce post sur le dessin 11 septembre à colorier, il n’y aurait pas eu ce post sur la « prière aux victimes du 11 septembre ». Ce billet sur le Christ en chaise électrique aurait donc été bien différent s’il avait été écrit en début de la semaine. Il n’y aurait pas ce commentaire qui nous a conduits sur ce blog ayant pour mission le christianisme, fort surprenant, qui vous donne de plus amples informations sur cette oeuvre controversée, et évidemment, ce billet ne sera pas terminé comme là, avec ce large extrait que nous venons tout juste finir de lire aujourd’hui.

Voilà, de la sérendipité.

Mon père me donnait personnellement des cours d’instruction religieuse en vue de la confirmation, ce qui m’ennuyait au-delà de toute mesure. Un jour que je feuilletais le catéchisme pour trouver autre chose que les fadaises coutumières, d’ailleurs incompréhensibles et inintéressantes, sur le « Seigneur Jésus », je tombai sur le paragraphe concernant la trinité de Dieu. Voilà qui suscita mon intérêt : une unité qui est en même temps une « trinité »! C’était un problème dont la contradiction interne me captivait. J’attendais avec impatience l’instant où nous abordions cette question. Quand nous y fûmes, mon père dit : « Nous en arrivons maintenant à la Trinité; mais nous allons passer là-dessus, car, à vrai dire, je n’y comprends rien. »  D’une part, j’admirai la sincérité de mon père, mais d’autre part je fus fortement déçu et je pensai : « Nous y voilà! Ils n’en savent rien et n’y réfléchissent pas. » […]

Malgré l’ennui que j’éprouvais, je faisais tous mes efforts pour me contraindre à croire sans comprendre – attitude qui me semblait correspondre à celle de mon père – et je me préparai à la communion en laquelle j’avais mis mon dernier espoir. Il ne s’agissait que d’une communion commémorative, une sorte de fête à la mémoire du « Seigneur Jésus » […] « Prenez et mangez, ceci est mon corps » , désignant le pain de la communion que nous devions manger comme étant son corps qui pourtant à l’origine était chair; nous devions aussi boire le vin qui à l’origine était sang. […]

Soudain, ce fut mon tour. Je mangeai le pain; il était fade, comme je m’y attendais. Le vin, dont je ne pris qu’une toute petite gorgée, était léger et aigrelet; évidemment, ce n’était pas du meilleur. Puis ce fut la prière finale et tous sortirent, ni accablés, ni réjouis, mais avec des visages qui disaient : « ouf, c’est fait! »

[…] Ce n’est que peu à peu, au cours des jours suivants, que l’idée émergea en moi: rien ne s’est passé! J’avais cependant atteint l’apogée de l’initiation religieuse où je pensais trouver du nouveau – sans savoir quoi – mais rien n’était arrivé! Je savais que Dieu aurait pu se manifester à moi de manière inouïe, créer des choses de feu et de lumière supraterrestres; mais cette célébration solennelle, pour moi du moins, n’avait contenu aucune trace de Dieu : il y était question de Lui, mais ce n’était que des mots. Chez les autres non plus, je n’avais perçu ni désespoir déchirant, ni saisissement bouleversant, non plus que cette grâce débordante qui, pour moi, constituait l’essence de Dieu. […] Pourquoi devrait-on s’unifier à Lui? On l’appelle « Fils de Dieu »? C’était donc, semble-t-il, un demi-dieu comme les héros grecs? Comment un homme ordinaire peut-il s’unifier à Lui? […] Par contre, il était parfaitement clair que Jésus, l’homme, avait affaire à Dieu. Il était désespéré à Gethsémani et sur la croix, après avoir enseigné que l’amour et la bonté de Dieu étaient ceux d’un bon père. Mais ensuite, il avait aussi vu combien Dieu était terrible. […] Et peu à peu, il devint clair en moi que cette communion avait été une déplorable expérience. Il s’en résultait que du vide; plus encore, c’était une perte. […]

Je fus saisi d’une pitié violente pour mon père. D’un seul coup, je compris le tragique de sa profession et de sa vie. Il luttait contre une mort dont il ne pouvait admettre l’existence. Un abîme s’était ouvert entre lui et moi, et je ne voyais aucune possibilité de jeter un pont sur cette faille sans fond. […]

Dans la plupart des buzz artistiques, il y a fort peu d’art, sinon, pas du tout. Il y a souvent dans ces oeuvres d’art controversées, d’expressions mal articulées et sans profondeur, parfois, de gesticulations d’une pâle imitation ou quelques simagrées absentes de sens. Demain, peut-être après-demain, nous vous parlerons d’un petit crucifié controversé, semble-t-il, de Michel-Ange… du moins, comme point de départ.

Appels entrants illimités

Jeudi 7 mai 2009

À Montréal, l’Église catholique fait appel à Dieu pour sa collecte annuelle, vous pouvez même l’appeler pour vous en convaincre. Semble-t-il, son téléphone cellulaire a un forfait d’appels entrants illimités! ;-)

Appels entrants illimités

L’image campe sur deux époques, à la fois du graphisme vieillot pour les réminiscences d’une piété du passé et de l’humour noir soft pour un appel au réveil de la foi. Le concept est intéressant, mais nous en doutons de son efficacité. Si la pub vous soutire irrésistiblement un sourire, un don occasionnel est loin une garantie, sinon, il reste toujours l’appel aux croyants pour le denier du culte.

Bon, revenons sur l’art… il ne faudrait pas nous éloigner trop de la mission de ce blog, c’est-à-dire, à vous livrer des nouvelles artistiques. :-) Surtout quand l’esprit d’artiste vagabonde… c’est dur dur.

Aux Pays-Bas, un artiste… (eh oui! encore!) propose une messagerie vocale aux croyants désirant parler à Dieu. Bon, une autre année occupée pour le Seigneur. Une chance! Pâques est déjà loin, il est sûrement rétabli.

Alors, l’artiste s’appelle Johan Van Der Dong. Il a eu cette brillante idée d’offrir aux fidèles du monde entier un numéro de téléphone consacré à Dieu, afin que les brebis égarées puissent laisser leurs prières dans la boite vocale du Tout-Puissant. L’artiste croit que cette méthode de communion laisse aux âmes pieuses le temps de contempler la vie et d’organiser leurs pensées comme lorsqu’ils prient.

Le message d’accueil de Dieu est tout simple : « Salut! Vous parlez à Dieu. Je suis absent pour le moment, alors laissez un message après le bip! » Le numéro pour rejoindre Dieu est le +316-4424-4901 pour les appels d’outre-mer. Pour les Néerlandais, les proches du Seigneur, c’est le 06-6624-4901. Les chanceux, ces locaux de souche!

Entre-nous, comment se pourrait-il que Dieu s’absente étant omniprésent? Quelqu’un a sûrement tourné les coins ronds dans cette affaire-là! Que des tricheurs dans ce bas monde! :-|

Pour ceux qui s’intéressent à l’art de la pub, les images de «prières pour les victimes du 9-11» et d’«appels entrants illimités» sont conçues par la firme publiciste BOS.

Art 11 septembre

Mercredi 6 mai 2009

Cette histoire de dessins à colorier sur le 11 septembre fait remonter parmi nos souvenirs une prière publiée par le Diocèse de Montréal dans les journaux d’ici peu de temps après les attentats. À notre avis, la sobriété du concept de la pub en question a fait d’elle de loin l’une des meilleures œuvres d’art commémoratives ayant pour sujet la tragédie du 11 septembre 2001.

La répétition du texte « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne… Amen. » qui forme les silhouettes des célèbres tours jumelles de New York souligne admirablement le geste rituel répétitif d’une prière. De plus, par son côté abstrait, les deux colonnes de mots invitent un large public, sans distinction de leur croyance, au recueillement méditatif.

Bon, assez de mot! Voici, de l’art du 11 septembre 2001.

Art 11 septembre - Tours jumelles