Images et textes sur 'Collaborations'

 

Prendre le Métro de New York

Dimanche 13 septembre 2009

Par Mélibée

Brooklyn bridge… je m’y suis rendue et il mouillassait.

Avec tous les nuages… et quand je dis nuages… autant dire un ciel tout gris, complètement bouché. Aucun champ de profondeur. Ouais, vraiment pas terrible pour des photos tout ça. Je retournerai à City Hall Brooklyn bridge demain… il annonce beau et je prendrai des clics, clics…  Je prends l’avion pour Montréal lundi. Alors, il faut ce qu’il faut…

Tiens en attendant la vue incommensurable du pont, je vous mets enfin des photos du métro de New York, vue panoramique… Ouais ce matin, et bien, plus de downtown, juste du uptown…  alors, faut monter à la 110 Street dans Harlem, puis traversées de l’autre côté pour pouvoir descendre au downtown. Car des ouvriers s’affairaient à de légères réparations comme vous pourrez voir…  alors j’en profite pour vous montrer deux stations…  Penn Station et Broadway 96 Street.

Prendre le Métro à New york, Broadway 96 Street

Ouais, faut pas s’inquiéter de l’apparence un peu crado du métro de New York. C’est comme ça…  vous savez…  il roule beaucoup le métro de New York.

NYC Métro Penn Station

Enfin, j’ai plutôt traversé… jusqu’à Lexington pour descendre par la ligne verte, direction City Hall pour le Brooklyn Bridge. Et tout ça, pour rien de rien… car il mouillassait quand je suis arrivée…

Bon, c’est pas grave… Demain est une autre journée.  Hep…

9/11… World Trade Center

Samedi 12 septembre 2009

Par Mélibée

world-trade-center-9-11 Commémoration 911 New York 2009

Ouais, je sais…  je voulais vous montrer des photos du Brooklyn Bridge. Mais bon… un ouragan fait rage et  il y a de la flotte partout. Mes pieds détrempés, bas ou chaussettes au choix…  toute mouillée la bonne femme…  Alors, voilà.  Je suis rentrée plus tôt… histoire de me mouiller encore un peu plus en prenant une douche bien chaude.

J’ai éternué dans le métro et, soudainement, j’ai eu de l’espace autour de moi.  Faut croire que la grippe H1N1 terrorise les gens.  Enfin, « Sorry… » J’étais, mais polie j’ai été…  dans le creux du bras toutes les vilaines bactéries-microbes ont abouti.  Alors oui, voilà…  j’ai réalisé ce matin que nous étions le 11 septembre…  journée de commémoration…  Déjà 8 ans…  Plein d’images à la télé sur le déroulement de la journée. Le timing était bon.  J’y ai été…  une manifestation m’attendait.  On veut une nouvelle investigation sur le 9/11…  des questions, des contradictions…  On veut des réponses sur les résultats de l’enquête…

Des gens pleurent leurs disparus.

- Vous faisiez quoi vous le 11 septembre 2001? Moi, je sirotais un café. J’étais en retard dans le déroulement de ma journée…

Puis le téléphone a sonné : « Allume la télé. »  Quoi je dis…  « Allume la télé. » Quelle poste je réponds… Peu importe qu’il dit…  Puis les images sont apparues… Surréalistes.  Le crash du premier appareil…  en reprise, en boucle.  Puis en direct… le deuxième.  Ça ne pouvait plus être un accident…  un égarement…  intentionnel… les gens sautaient pour échapper aux flammes.  C’est le propre de la guerre de faire mal.

Allez…  Je vous souhaite une belle journée.

World Trade Center, 2009

Des chaises au MOMA

Jeudi 10 septembre 2009

Par Mélibée

Voilà les photos telles que promises, les chaises.

Ce qui attire surtout le regard c’est l’organisation de la présentation des dites chaises. Cette bande légèrement torsadée qui forme le présentoir des pièces exposées est vraiment très bien, non seulement pour dynamiser l’organisation de cet espace exposition rectangulaire qui autrement serait un peu commun, voire même ennuyeux… mais également pour imposer aux visiteurs une perspective de voir en hauteur où se situent les objets… ce qui permet d’avoir non pas un regard neuf… ce serait beaucoup demandé… je crois… mais un regard un peu plus éveillé concernant des objets usuels, utilitaires…

MOMA New York - Expo de chaises

chaise design expo de chaises au moma

D’ailleurs, j’avais vu à Paris au Musée des arts décoratifs une très belle présentation de chaise où l’aspect chronologique était également le pivot de l’expo. On pouvait ainsi voir l’évolution des formes des rondeurs selon les designers… en voici deux.

chaise rouge Musée d'art décoratif à Paris

En passant, si vous allez au MOMA, il faut aller prendre un p’tit expresso ou une bière sur la terrasse, la vue est magnifique sur le jardin du musée…  et puis tout en bas…  il y a la biquette de Picasso… pas l’originale avec les paniers d’osier… mais une autre en fonte… qui peut passer l’hiver dehors… Brrr… l’hiver.

jardin MOMA NY

Time Square, 42e…

Mercredi 9 septembre 2009

Par Mélibée

Me revoilà. Un petit bonjour de Time Square.

Toujours aussi surréaliste… le Broadway, le 7e… L’espace de quelques Streets… de la 40e à 47e, disons… et c’est la folie furieuse. Des images, plein les immeubles, des écrans géants plus grands que nature, même quelques gradins sur le terre-plein du centre…

Il fait chaud depuis mon arrivée ici. Pourtant, nous sommes en septembre. On dirait presque la canicule… disons que ça va faire changement… cet été pluvieux montréalais, encore cette année. Bon oui… Time Square… pique-nique en plein centre… le temps d’enfiler un sandwich avec le défilé en arrière-plan des célèbres taxis jaunes qui font la marque de NY…

Je suis tombée entre deux expos au Guggenheim. Zut… montage, démontage oblige. Des caisses empilées… re-zut…  Par contre au Moma, musée d’art moderne, expo bien sympathique sur les chaises tout en haut au 4e. Tiens, en prime je mets quelques images dans un prochain post…  J’aime les images, vous aussi je parie. Hé, hé… Bon… j’essaie de dormir encore un peu… C’est la deuxième fois que je me fais réveiller à 4 h du matin… par les 6 Scandinaves dans la jeune vingtaine… disons, bien vigoureux qui s’enfilent des caisses de bière sur le rythme d’une chanson… donc le titre m’échappe totalement, mais que le refrain est sexy, sexy bitch… De plus, comme plusieurs… après quelques verres le jugement prend le bord… J’ai donc droit à une cacophonie d’enfer… parce qu’ils se prennent pour des chanteurs…

- Hé, là, là! Mais non… Je n’irai pas jouer les mégères… Faut bien que la jeunesse se passe… Grrr…

Time Square Lire le reste de cet article »

125 céramistes, 1001 Pots

Vendredi 10 juillet 2009

Par Mélibée

Que diriez-vous de passer une journée à Val-David cet été? Entourer par du fait main… bien de chez nous… Un endroit où l’on peut toucher pas juste regarder… et acheter des œuvres de petite série ou des pièces uniques… de céramique.

L’événement 1001 Pots, créé par le potier Kinya Ishikawa il y a plus de 20 ans, occupe à nouveau son magnifique site champêtre à Val-David pendant 5 semaines, cette fois-ci, soit du 10 juillet au 16 août. Cette exposition de céramique est la plus importante au Canada. Elle présente le travail de 125 artistes talentueux, plus de 35 000 superbes pièces. Certains en profitent même pour faire leur emplette de Noël… trouver la perle rare… L’événement accueille près de 80 000 visiteurs, tous séduits année après année par le talent et le feu sacré de son fondateur et de ses artisans.

Trouver les 125 ceramistes de 1001 pots

Une destination à ne pas manquer cette été! Pour une contribution de 2 $ à l’entrée, les visiteurs recevront un bouton en porcelaine qui leur permet… de revenir aussi souvent qu’ils le désirent durant les 5 semaines et un catalogue illustré répertoriant tous les exposants de 1001 Pots de cette année.

ABDALLAH, Carmen – ADAM, Sophie-Ève – AUGER, Chantal – AURIOL, Catherine – BAGNALL, Chris – BARROWMAN, Patricia – BEAUCAGE, Marcel – BENOIT, Marie-Andrée – BENOIT, Jacques – BÉRARD, Réjean – BISSON BISCORNET, Jean – BLAIS, Maude – BLAIS, Nancy – BLANCHET, Stéphanie – BOGATI, Paul – BOUSQUET, Louise – BRIND’AMOUR, Jacinthe – BURNHAM, Dawn – CAMIRAND, David – CAPLAN, Sheila – CARMEL, Lise – CARRIÈRE, Marie-France – CHELKOWSKA, Kasia – CIUP, Eric – CLARIZIO, Camilla – COUSINEAU, Alain – DAIGLE, Benoît – DELORME, Manon – DELORME, Héliane – DESJEAN, Marie-JoséeDJOUDJA, Nour-Eddine – DUBÉ, Valérie – DUBEAU, Lysane – DUDZIAK, Jindrich – DUGUAY, Julie – DUVAL, Jacinthe – FERENCZY-REICHMANN, Eva – FLEURY, Lyse – FONTAINE, Carole – GARCEAU, Anne-Marie – GAUTHIER, Gilbert – GAUTHIER, Elisabeth – GINGRAS, Daniel – GODDARD, Don – GRENON, Rachel – HAMEL, Élizabeth – HAMILTON, Peter – HARVEY, MichelHAZAMA-IVERSON, Yukari – HÉBERT, Claudel – HOULE, Sébastien – HUCK, Matthieu – HUTCHINSON, Robin – ISHIKAWA, Kinya – JONES, BruceJULIEN, LouiseKEEFE, Janet – LABISSONNIÈRE, François – LABRECQUE, Cindy – LACROIX, AndréLAUZÉ, Michelle – LAVOIE, Julie – LAZAROFF, Terrance – LESSARD, Emmanuelle – LÉTÉ, Marie-Christine – LÉVEILLÉ, Stéphanie – LI, Lisa Wai-YantLUCIER, AmélieMACDONALD, Terrie – MADER, Brenda – MAGNY, Patrick – MAISON EMMANUEL – MARCHAND-DUCHESNEAU, ÉloïseMARIER, Diane – MARTEL, Véronique – MAURICE, Ariane – MICHAUD, Elaine – MOMPLAISIR, Edith – MOSE, Carol – NELSON, Marika – OUELLET, Christine – OUELLETTE, Kathy – PAGEAU, Mélanie – PAQUIN, Christiane – PELLETIER, Pauline – PICHÉ, Johanne – POTHIER, Ronald – PROVENCHER, Jeanne D’Arc – RATTÉ, Alexandra – REEVES, Catherine – RIVEST-SAVIGNAC, Evelyne – ROBERGE, Marie-Andrée – ROBERT, Dominique – ROBERT, Serge – RODDAN, Maggie – ROEST-CHAPMAN, Truus – ROY, Caroline – ROY, Christian – SAMON, Marie-Ange – SAVARD, Marko – SIMONEAU, Guy – SOMMERER, UrsulaST-DENIS, Jocelyne – ST-HILAIRE, Marie – STEINHÄUSER, Jessica – SZASZ, Rose – THERRIEN, Annie-Marlène – TREMBLAY, Annie-Cécile – TURBIDE, Julie – TURCOTTE, FranceTURGEON, Marie-Joël – VASSEUR, Isabelle – VELITCHKOV, Konstantin – VULCANESCU, Monica – WATSON, Sheila – WEAVER, SusanWEILBRENNER/LEBEAU, Johanne/Jean-ClaudeWILSON, Deirdre.

Pour en savoir plus, visitez le site Internet www.1001pots.com.

Trouver Paul Lajoie, potier québécois

Lundi 4 mai 2009

En introduction, une photo d’un potier de Lalejan, non loin de la ville Hamadan, à 376 km à l’Est de Téhéran, du photojournalisme anonyme, publiée sur Reuters il y a plus d’un mois et, une lettre écrite par un passionné de cet art qu’est la céramique, un monsieur Jules, qui est à la recherche du potier québécois Paul Lajoie que nous avons fait mention dans un post sur le décès du peintre québécois Claude Théberge en juillet 2008.

Trouver le potier québécois Paul Lajoie

Bonjour Monsieur Versailles,

Au moment où je commence la rédaction de cette lettre, il est passé minuit. Pour des raisons que j’ignore, mais dont je me doute, j’ai « googlé » le nom de Paul Lajoie et je viens de tomber sur votre message. J’ai parlé de lui encore hier, rue Laurier à Montréal.

Un bref résumé. Je m’appelle Jules G—-n. Je suis né en 1956 à Montréal. Je demeurais rue Millen à Ahuntsic. Mes parents étaient voisins d’un couple que dans mon regard d’enfant je trouvais âgé. Un jour, nous avons appris que le fils de la famille allait vivre avec ses parents avec sa femme et leurs deux enfants.

Il y a sûrement eu des ragots. Un fils artiste (je souligne et je mets en caractères gras) qui retournait vivre chez ses parents. La déchéance.

Le fils artiste était, vous l’aurez compris, Paul Lajoie. Je me souviens (vaguement) de sa femme. Je me souviens avoir joué avec ses enfants, un garçon et une fille, dont j’ai oublié les noms. Je me souviens surtout de l’homme, de l’artiste, du potier, du tourneur.

J’étais littéralement fasciné par ce barbu roux, penché sur son tour qui dans le garage de la maison, prenait une « motte » de terre, la lançait sur son tour, la centrait, la creusait et de ses doigts, de ses mains, de son corps faisait surgir des formes : des vases, des assiettes, des bols. Je ne me souviens pas vraiment des formes et des objets, mais plutôt des gestes, de la présence de l’homme.

Un jour, je ne me rappelle plus, il est, ils sont partis. Où, je ne sais pas. Mais, lui est encore là. Je parlais encore de lui il y a deux jours dans une galerie de céramique où j’expliquais mon amour pour la céramique. Bien sûr, dès que j’en ai eu l’occasion, j’ai tâté du tour. Juste assez pour me rendre compte que je n’avais pas le talent nécessaire, juste assez pour aimer, comprendre et connaître davantage cet art du feu.

Il n’y a pas si longtemps, j’évoquais le nom de Paul Lajoie à Maurice Achard de la Galerie Circa, galerie d’art contemporain qui se consacrait à l’origine, à la céramique. Lui aussi connaissait Paul Lajoie. Je crois me souvenir qu’il avait étudié avec lui. Peut-être, le connaissez-vous aussi. Il m’a dit qu’il croyait, savait que Paul était, vivait, travaillait? En Afrique.

Tout ce long préambule pour vous apprendre finalement que Paul Lajoie vit peut-être en Afrique.

Bref, pour des raisons différentes des vôtres, je me promène souvent sur internet dans l’espoir d’y trouver une trace de Paul Lajoie.  Aujourd’hui, je me rends compte que je ne suis pas le seul. Je continuerai mes recherches.

Voici mon adresse courriel : trouverlajoie@gmail.com. Si vous avez de nouveaux renseignements, j’aimerais bien sûr en profiter. Si vous le désirez, je ferai de même pour vous.

Dans l’attente d’une éventuelle réponse, je vous prie d’agréer mes  plus cordiales salutations.

Jules G—-n

Es-tu heureux ?

Lundi 13 avril 2009

Par  Francis Pelletier

Es-tu heureux?
Photo: The Kid, Charlie Chaplin

Il y a quelques jours, mon fils David a osé me poser LA question : Es-tu heureux? La vie nous conditionne à répondre OUI, avant même de prendre le temps d’y réfléchir… Aussi naturellement que BIEN suit presque invariablement : Comment ça va? Il y a des réponses qui ne répondent à rien d’autre qu’à un réflexe de survie, comme si elles ne voulaient courir aucun risque…

Il y a des réponses qui sont formulées pour neutraliser les questions et nous faire passer immédiatement aux suivantes. Il y a des questions graves que les réponses rendent banales. Il y a des questions qui ne peuvent tout simplement pas se répondre par un OUI ou un NON. Es-tu heureux? en est le parfait exemple.

Es-tu heureux? Ce n’est pas une simple question, c’est un véritable débat. Elle impose une profonde réflexion. La vraie réponse ne peut jamais se solder par OUI ou NON. Elle se situe quelque part entre les deux. Sur l’échelle du bonheur, OUI constitue la note parfaite de 10/10, alors que NON se situe tout au bas à 0/10.

Pour établir une réponse juste à cette question, il faut considérer une multitude de facteurs : la santé, le travail, la famille, l’amour, etc. Le niveau de satisfaction que l’on ressent pour chacun de ces éléments ne peut pas être le même. De plus, non seulement il varie de l’un à l’autre, mais il change pour chacun de nous chaque minute de notre vie. Sans compter que le degré de perception (et par conséquent, d’évaluation) d’une situation similaire peut varier de manière étonnante d’un individu à un autre… Certains d’entre nous jouissent d’un « seuil de bonheur » plus bas que d’autres et sont donc naturellement plus faciles à satisfaire. Ils sont plus heureux avec moins.

Y a-t-il des trucs ou des secrets pour réduire son propre seuil et élever sa cote du bonheur? Incontestablement. Lesquels? Ouvrez grand vos yeux, voici les plus efficaces : 1) remercier le ciel pour ce que l’on a plutôt que le supplier pour ce que l’on veut; 2) déguster le présent plutôt que régurgiter le passé ou saliver sur l’avenir; 3) attiser des attentes réalistes plutôt que s’enflammer pour des chimères; 4) compatir avec plus malheureux et sympathiser avec plus heureux que soi; 5) se rappeler qu’il y a toujours plus d’intérêt à investir sur l’être plutôt que sur l’avoir; 6) éviter de trop poser ou se poser cette question.

Souvenez-vous qu’à la « bourse du bonheur » comme à l’autre, indépendamment de tout ce que vous souhaiterez, penserez et ferez, il y aura inévitablement des hauts et des bas… contre lesquels vous ne pourrez rien ou plutôt si, une seule chose, la plus importante de toute, le passe-partout du bonheur : ACCEPTER… et s’accepter.

Comme mon fils attendait patiemment ma réponse à sa question, j’ai répondu, après quelques heures de réflexion : 8,2. Il m’a regardé d’un air interrogateur. J’ai promis de lui expliquer un jour, peut-être, si…

Je sais. J’ai souvent tendance à compliquer les choses simples. David ne voulait probablement pas savoir si j’étais heureux dans l’ensemble et connaître en pourcentage mes états d’âme. Il désirait seulement savoir si, avec un an de recul, j’étais content d’avoir plongé avec lui dans l’aventure du LOUNGE.

Cette question est tellement plus simple à répondre que l’autre… Ça frôle le OUI. Bien sûr, il y a eu des hauts à la baisse, des bas à la hausse, des idées fécondes, d’autres avortées, des rêves concrétisés, des craintes dématérialisées, des échanges enrichissants, des discussions passionnantes, des déceptions naturelles, des tapes sur l’épaule réconfortantes, des anecdotes suaves, des sourires contagieux et énormément de plaisir. Il y a eu des centaines de rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres avec des tonnes de gens, des fournisseurs, des clients, des passants, des penseurs, des frimeurs… Il y a surtout eu cette merveilleuse complicité, s’exerçant dans le quotidien, entre un père et son fils, qui canalisent leur énergie à développer un projet commun hors du commun. Finalement, il y a eu la vie, la vraie, dans ce qu’elle offre de plus distrayant, émouvant et abracadabrant.

C’est cette magie de la VIE et l’immense plaisir de nos retrouvailles que nous vous invitons à venir célébrer avec nous, à l’occasion du 1er anniversaire du «LOUNGE = mode + art + vitamines», le vendredi 17 avril à compter de 18 h.

Est-ce que je serai heureux de vous revoir? 10/10.

Grand voyageur

Samedi 21 mars 2009

Par Michel Cartier

Je fais le tour du monde à tous les jours… en restant chez moi! Pas avec la télé, ni en surfant sur l’Internet, ni même en usant de mon imagination passablement fertile.

Non! Je fais le tour du monde à tous les jours parce que je cultive des orchidées. Elles viennent de partout, d’Afrique du Sud, de Malaisie, de Chine, du Vietnam, du Pérou, du Brésil, de Colombie, d’Australie… De partout, je vous dis… sauf en Antarctique, probablement parce que rien du tout ne pousse en Antarctique.

Chaque matin, elles me parlent de leur pays, du soleil qu’il leur faut, de la moiteur de la nuit, des hautes neiges qu’elles peuvent voir de leurs perchoirs tropicaux, des pluies diluviennes qui les baignent en saison. Elles se cachent dans les savanes, s’abreuvent aux froids ruisseaux qui dévalent des montagnes. Elles éclatent de grosses fleurs complexes qui se font, d’un coup, suaves de leur parfum ou repoussantes parfois. Elles racolent les insectes en imitant leurs reflets métalliques et se font toutes belles et pimpantes dans le vent pour mieux les séduire.

Elles se font légendes, se frottent aux reines et aux rois de ce monde, comme aux communs des mortels jusqu’à égayer nos modestes bords de fenêtres. Elles conservent dans notre mémoire les noms de femmes et d’hommes qui seraient autrement oubliés. Elles nourrissent notre âme, nous inspirent de la beauté du monde, se font ambassadrices de la Nature, de ce que nous devons protéger à tout prix.

Je leur dois beaucoup, je crois. Je leur dois de rester sur le chemin de l’humilité et de l’émerveillement perpétuel, de ne jamais oublier à quel point ce qui nous entoure est prodigieux.

Je suis un homme heureux, vraiment. Je fais le tour du monde à tous les jours et chaque jour est un nouveau monde.

Grand voyageurImage : Trichopilia hennisiana/Michel Cartier

Avis aux orchidophiles montréalais… et d’ailleurs, OrchidExpo 2009 – exposition internationale d’orchidées de Montréal, sera de retour au Cégep de Maisonneuve cette fin de mois (28, 29 mars), rue 2700 Bourbonnière.

Février à Rennes…

Vendredi 27 février 2009

Par Mélibée

Février à Rennes….

J’ai fui l’hiver du Canada pour me réfugier sous des cieux plus cléments empreints de douceur… grâce à son ciel très souvent gris.  Hé oui, je vous écris de Rennes…  Bon, je sais…  je n’ai pas fini de vous écrire sur la belle ville de Paris et j’ai plein de photos de gargouilles pour vous…,  mais voilà…  une opportunité et hop quelques jours de congé et des clics clics.

Allez, on cause de Rennes maintenant…  Je vais éviter les photos clichées de type belle place.  Vous pourrez trouver ça facilement sur le net…  Le palais du parlement de Bretagne, les Portes Mordelaises, l’Hôtel de Ville, la Grande Place, la Mairie, l’Opéra…

Hier, il y avait un itinérant qui lavait ses slips à la fontaine…  mais vous chers Rennais vous diriez un SDF qui faisait sa lessive à la fontaine…  pour tous ceux et celles qui se posent la question, un SDF est une personne sans domicile fixe.  L’image était belle, mais je n’ai pas osé l’immortaliser…  Quoique de dos, courbé, les cheveux en bataille, j’aurais pu…  mais quand il reste si peu… alors voilà… Je vous mets des images coup de cœur…  Ha, les maisons à colombage…  un délice pour les yeux…  Bon, il faut aussi que je mentionne que la ville a brûlé…  et que grâce à la piété des gens, des prières à Ste-Anne demandant l’intervention de la vierge…  le feu a cessé place des Lices. Ce qui donne à la ville des allures un peu bigarrées entre l’ancien et le nouveau.  Certaines rénovations intègrent bien les maisons à colombage avec la partie commerçante située en bas…  Certaines sont vraiment très bien et d’autres vraiment très nulles…  totalement dénaturées quoi…  et les pavés quel charme…  Faits de pierre ciselée à la main…  Une perfection dans leur irrégularité…  très colorée…  Plusieurs rues sont présentement en reconstruction…  maintenant un beau dallage très régulier et très gris…  Voilà…  place à la modernité…  Tiens en parlant de modernité…  un métro ultra moderne…  hé oui, tout est automatisé…  exit la défaillance humaine…  hé, hé…  Bon il y a peu de stations me direz-vous, mais très très sécuritaire…  tout est vitré et on ne peut entrer que lorsque le train est à quai…  alors, les portes ouvre-toi sésame permettent d’accéder au wagon…  hep…  fini les tentatives de suicide devant l’engin…  Et puis il y a aussi… Allez, laissons les mots, place aux images…

Ille et Vilaine

Maison à colombage

Février à Rennes, paisible le dimanche

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Jeudi 25 septembre 2008

Par Mélibée

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites – Il y a un peu plus de dix ans que j’ai vu cet endroit pour la première fois. Il s’y en dégageait une très belle ambiance. On pouvait très bien sentir la présence des lieux, sentir le temps.

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Mais là, mais là, ça ne va pas du tout, du tout… avec ces magnifiques bancs de parc verts, ces balustrades bon marché et ces poubelles d’allure internationale.  Non, mais c’est devenu un rond-point. Dites, vous connaissez l’intégration urbaine, messieurs les fonctionnaires…  je sais, je sais… je rouspète. Mais admettez que c’est une horreur.

Qui a pris cette décision… une chance que je ne suis pas empereur, enfin, impératrice… Des têtes rouleraient! :?

Bon, je vais me calmer. :-)

Il y a tout même une notion de sécurité publique qu’une Administration des services publics doive considérer… je sais. Mais contemplez le gâchis, voyez par vous-même… si vous êtes assis ici… regardez ce combat silencieux entre les vestiges d’hier et ceux d’aujourd’hui. J’exagère, vous dites? Pas du tout, pas du tout. L’intégration urbaine ça existe, vous savez. Ce n’est pas qu’un concept, mais une réalité concrète.  Allez… pardi!!!  Un p’tit effort pour moi la prochaine fois quand je vous rendrai visite.

Pour terminer sur une note pastorale, quand vous irez dans l’arène. Il vous faudrait gravir les gradins et redescendre par le petit escalier qui donne sur la rue.

C’est coquet et magnifique. L’espace de quelques marches et l’on se croirait en campagne.

Arènes de Lutèce

Design japonais, conception du vide

Lundi 1 septembre 2008

Par Mélibée

Pompompidou… comme disait Betty Boop, ou presque… Je sens que j’ai été un peu injuste à propos du Centre George Pompidou.

Alors, je reprends. J’ai vu deux choses de bien…  lors de ma visite…  au Pompidou, du design japonais et de la conception du vide

La première, du design japonais – une chaise d’un designer japonais, Tokujin Yoshioka.  Je vous mets des photos…  Malheureusement, pas le droit de toucher dans le Musée.  C’est toujours comme ça dans les musées… Tant pire pour des toucheux…  Bon…  C’est comme ça.  Dommage cependant que Tokujin Yoshioka ait laissé le tube de carton dans lequel le produit est enfourné…  ça enlève l’évanescence de la chaise… ou plutôt ça ajoute une couche de protection…  enfin, tout dépend du point de vue…  et comme une photo vaut mille mots, alors je vous en mets plusieurs.

Tokujin Yoshioka Design

Design Made in Japan

Design Japonais

Une chaise de design japonais

La deuxième chose qui était bien…  l’entrevue que donne l’architecte Dominique Perrault. « Les onze mots de l’architecte », un entretien réalisé par Richard Copans…  À défaut de pouvoir vous déplacer, vous pouvez trouver des extraits sur le web…  Toutefois, je ne suis pas d’accord avec sa conception du vide…  Mais l’entrevue est vraiment bien.

Ça y est le soleil est maintenant levé… il était temps… Bon allez, une autre belle journée qui commence.  Hop, tout le monde debout.

Déjeuner à la Place de la Concorde… « chance pour vous, chance pour moi »

Samedi 30 août 2008

Par Mélibée

Place de la Concorde

Déjeuner à la Place de la Concorde aujourd’hui, et l’arnaque à 15 euros.  Lieu ô combien historique… et rond-point automobiles. Hé oui, faut traverser au passage clouté. Me voilà avec mon sandwich dûment préparé par mes bons soins, assise sur la balustrade…  Voilà qu’un jeune homme ramasse une bague et me la tend comme si je venais de la perdre.

- Mais non que je lui dis. Elle n’est pas à moi. Vous pouvez la garder.
- Cadeau, me dit-il dans un français, de fortune, avec son accent slave et son charme.
- Alors, c’est pour la chance.  Je sens l’arnaque…  Je laisse aller…

Il me tend la bague encore… Je lui répète qu’elle n’est pas à moi, qu’il la garde… Il l’essaie à ses doigts et bien évidemment, ça ne lui va pas du tout. Il prend ma main, puis un doigt, puis deux, voilà, elle me fait. Pour la chance qu’il me dit encore une fois. Il pousse l’audace jusqu’à me faire la bise, une joue et puis l’autre, en me souhaitant bonne chance. Je lui offre en contrepartie… le demi de mon sandwich.  Il le prend, fait quelques pas… puis revient en me disant qu’il a besoin d’argent… « pour un billet de train… pour la Yougoslavie. » La Moravie, plus précisément.

Je lui file alors cinq euros… puis il insiste en me disant qu’il a besoin plus. Les enchères montent rapidement. Le 15 euros est atteint… il ne le sait pas, mais c’est ma limite. Il insiste encore… Je lui redonne sa bague. Il me dit que non, d’un regard langoureux. « C’est pour la chance…» Il me refait la bise, une joue et puis l’autre…  « Chance pour vous, chance pour moi! »  me dit-il.  Il me quitte en comptant assidûment ses euros.  Et moi je le regarde faire… de toute façon… ça me fera un souvenir… et une histoire de voyage pour vous…  Allez,  je vous fais encore la bise.

Ha, au fait j’allais oublier de vous parler de la Place de la Concorde…  drôle d’endroit où il faut traverser au passage clouté si l’on ne veut pas finir écrapoutie sous les roues… Lieu servant à la parade du 4 juillet…  lieu historique par le travail acharné de vos chers amis révolutionnaires français à décapiter la monarchie. Faut le faire, quand même…  hum… 10 mille en quelques mois…  C’est du travail ça. Heureusement que Monsieur Guillotin a fait la promotion de sa machine. Bon, pour finir sur une note plus joyeuse…  Avez-vous pris le temps de bien regarder les colonnes qui entourent le lieu avec ses rostres?  Je vous mets une image… et le clinquant du baroque… si, si les dorures. Chanceux!!!

Place de la Concorde - Clinquant du Baroque