Images et textes sur 'Collaborations'

 

Pluie d’or sur Staufen

Dimanche 24 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Portrait de Faust, peintre anonyme du 17eL’homme qui obtint la gloire à titre posthume et qui fit pleuvoir une pluie d’or sur Staufen et bien d’autres bénéficiaires…

Le sorcier Faust prétendait fabriquer de l’or à partir de rien (pourquoi pas d’une sordide histoire) : c’est fait. Les recettes des dizaines de livres, représentations théâtrales et autres films ont dû atteindre un certain chiffre entre temps… et faire la fortune, tant matérielle que spirituelle, de plus d’un artiste ou éditeur…

Quant à Staufen, elle tire de la visite de la maison de Faust, fièrement ornée d’une magnifique plaque commémo- rative et du tourisme faustien de belles recettes… Le contrat passé avec Anton von Staufen a finalement été honoré. A titre posthume… Le contrat ne mentionnait peut-être pas de délais ?

… Staufen, une ville entre les griffes du démon ? Hantée par le fantôme de Faust ?

Staufen est une ville très engagée dans la protection de l’environnement. Et lorsque le conseil communal décide en 2006 de réhabiliter l’hôtel de ville, elle décide de faire appel à la géothermie pour son chauffage. Ce qui fût dit fût fait : sept puits de forage sont creusés dans la terre par un spécialiste autrichien…

Et c’est la catastrophe ! Des fissures apparaissent dès 2007, plus de 200 maisons sont entre temps toutes lézardées…

Les scientifiques prétendent que les forages ont mis l’eau de la nappe phréatique en contact avec une couche de gypse de Keuper de 75 mètres d’épaisseur, Guillaume Geefs, Diable/Lucifer (Cathédrale Saint-Paul de Liège)et que la réaction de cette dernière avec l’anhydrite entraîne une augmentation du volume de ce gypse. C’est la raison pour laquelle la terre, à Staufen, se soulèverait chaque mois d’environ un centimètre. Ce qui fait 20 centimètres en tout depuis lors, sachant que le processus de gonflement se poursuit…

Les impies ! Les mécréants ! Nul ne pense qu’il n’est pas bon d’aller remuer les entrailles de la terre, où l’on dit que se trouve le royaume des enfers… là où repose Faust…

Histoire, rêve, mythe, réalité… ne s’entremêlent-ils pas dans le lacis inextricable d’un monde d’illusions ?

(Fin)

Gloire littéraire & Naissance du mythe

Samedi 23 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Gloire litteraire & Naissance du mytheJohann Heinrich Wilhelm Tischbein, Goethe dans la campagne romaine, 1786

La gloire littéraire et la naissance du mythe de Faust

L’Historia von Johann Fausten est traduite en anglais en 1593. Elle est reprise par l’homme de théâtre Christopher Marlowe puis par Johann-Nicolaus Pfitzer (1674) et Gotthold Ephraim Lessing (1759).

Mais c’est Johann Wolfgang von Goethe, grand voyageur et lecteur, qui récupère l’histoire d’origine, la détourne complètement de sa destination et de son sens, et crée un fabuleux mythe littéraire en trois éditions successivement remaniées (1749 – 1790 – 1832). Et qui inspirera une foule d’écrivains et d’hommes de théâtres (Friedrich Maximilian Klinger, Adalbert von Chamisso, Thomas Mann, Alexandre Pouchkine, Christian Dietrich Grabbe, Nikolaus Lenau, Heinrich Heine, Ivan Tourgueniev, Alfred Jarry, Michel de Ghelderode, Paul Valéry, Jean Giono, Fernando Pessoa, Thomas Mann et bien d’autres), de musiciens d’opéra (Berlioz, Gounod..) et plus récemment de cinéastes et même de dessinateurs de bandes dessinées et créateurs de jeux informatiques.

Un qui doit bien rire de son paradis ou de son enfer, c’est Faust. Obscur escroc dans la vie, éternel et génial escroc dans la mort, quel homme!

(Partie 5, demain)

Les débuts du mythe de Faust

Vendredi 22 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Les débuts du mythe de Faust : une machination politique de l’Eglise

L’histoire du vrai Faust prête à sourire. Quel faux docteur de la conquête de l’ouest est devenu le héros d’un mythe universel ? L’histoire de Faust n’aurait jamais dû quitter le domaine des faits divers…

Il n’en fut pourtant rien. Pourquoi ? Et bien parce que l’Eglise catholique s’est emparée de l’affaire !

Car la Renaissance est une grave période de crise métaphysique et religieuse, économique, politique et sociale. Une époque fascinante et formidable de géants. Et une époque de cauchemar pour l’Eglise catholique. Pensez : un obscur astronome polonais du nom de Copernic affirme que son observation des mouvements des corps célestes dans le ciel permet d’affirmer que la terre fait partie d’un système de planètes tournant autour du soleil. Qu’elle est une sphère flottant dans le firmament alors que tout le monde sait qu’elle est plate !!! Pire, un maudit navigateur génois appelé Christophe Colomb, persuadé que cela est vrai et possédé par le démon, découvre un nouveau monde oublié par Dieu dans sa dictée de la Bible. Un autre navigateur non moins impie, le portugais Magellan, démontre définitivement que la terre est ronde en en faisant le tour. L’allemand Luther, le français Calvin, le Suisse Zwingli et toute une série de prédicateurs anglais s’élèvent contre les abus de l’Eglise, sa richesse, son hypocrisie et le trafic des indulgences et prêchent, dans leurs barbares langues de sauvages qui sont une injure à la noble langue latine, la révolte contre l’autorité sacrée de la sainte Eglise, apostolique et romaine ! L’Angleterre est schismatique à cause de la lubricité de son roi, l’Allemagne et la France sont à feu et à sang, les médecins déterrent les cadavres pour les disséquer et un satané français nommé Ambroise Paré va jusqu’à décrire dans un long ouvrage et par le détail les observations faites dans les cadavres humains !!!

Trop, c’est trop ! La science attaque et bafoue l’autorité des docteurs de l’Eglise, versés non pas en astronomie ni en médecine, mais dans la connaissance supérieure des saintes écritures. Le philosophe Giordano Bruno va même jusqu’à les traiter de canassons encapuchonnés, de bourriques et d’ânes coiffés de mitres ! Enfin celui-là au moins, on s’en est occupé. Il a compris…

La coupe est pleine. Et l’Eglise réagit. A travers le concile de Trente et la création de la compagnie de Jésus bien sûr. Mais elle fait aussi feu de tout bois. Et lorsqu’un obscur zélateur du catholicisme tombe par hasard sur la rubrique nécrologique badoise et y retrouve le nom de Faust, il lui vient une idée de génie : voilà l’occasion rêvée de jeter le discrédit sur les savants et les scientifiques. Tous des impies possédés par le démon !!! La preuve !!!

La méthode ? L’amalgame : Faust est classé parmi les vrais savants et universitaires, ce qu’il n’a jamais été. Le but est de créer l’image du savant fou ayant maille à partir avec le démon. En 1587 parait un écrit anonyme Historia von Johann Fausten… un texte de propagande catholique contre les scientifiques…

Mais toute cette embrouille va déraper de façon inattendue…

(À suivre demain, Partie 4)

Democritus, le geographe
Diego Velazquez, Democritus/Le Géographe, 1628-29

Le vrai Faust : un obscur charlatan

Jeudi 21 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Le Dr. Faust a bel et bien existé. De cela les historiens sont sûrs. Ils sont en revanche moins assurés sur les étapes de sa vie.

Il s’appellerait Johannes Faust et serait né vers 1480, on ne sait où. Il aurait étudié les sciences et la philosophie et peut-être enseigné un certain temps à Cracovie (Pologne) ou à Erfurt (Thuringe). Sans doute s’adonnait-il à l’occultisme et à l’alchimie, très à la mode à cette époque pleine de contradictions. Et peut-être que ses mœurs étaient dissolues. Assurément, il n’a cessé de mal se faire voir, par exemple de Luther et de Melanchthon, et s’est fait renvoyer de toutes les universités pour mauvaise réputation. Il semble alors avoir mené une vie d’aventures et cherché à vendre à qui voulait bien le croire des prestations… surnaturelles. D’où sa réputation sulfureuse de nécromancien (homme versé en magie noire).

Car il n’est certes pas une célébrité à l’instar des universitaires et des savants de son temps. Mais plutôt un obscur charlatan. Un aventurier et un imposteur doublé d’un vil escroc. Si on veut se faire une idée du vrai Faust, il faut imaginer ces faux docteurs (et vrais charlatans) qui vendaient à prix d’or, à la grande époque de la conquête de l’ouest, des élixirs miraculeux et des panacées universelles à qui voulait bien gober leurs bobards. En attendant de devoir quitter les villes où ils avaient sévi, couverts de goudron et de plumes.

Quant à Faust, sa réputation parvient finalement aux oreilles du comte de Staufen, une petite ville de Bade. Ce seigneur a des soucis en cette époque troublée par les guerres et l’insécurité, d’inflation et de crise économique. Les caisses de l’État sont vides, il faut les remplir, par tous les moyens. Au comte aussi crédule que désespéré, Faust promet monts et merveilles : il connaît le secret de l’or, il en fabriquera à partir de vils métaux ! Quelle merveille que l’équilibre budgétaire, et combien d’États ne rêveraient pas, de nos jours encore, de rencontrer leur Dr. Faust ?

Le comte le croit, lui fournit gite, laboratoire et subsistance. Au grand dam de ses sujets, qui regardent d’un œil suspicieux cet étrange personnage à la barbe impressionnante, vêtu d’un habit aussi noir que l’âme qu’on lui prête. Un nécromancien, qui s’entretient toutes les nuits en privé avec le démon !

Un beau jour de l’an 1538 à 1541 (car il y a incertitude sur la date), un bruit assourdissant vient troubler la quiétude de habitants de Staufen, déjà au bord de la crise de nerfs : le faux savant a fait un mélange hasardeux de substances, et son laboratoire vient d’exploser. Un accident qui lui coûte la vie, puisqu’on découvre dans les décombres le cadavre du docteur « atrocement mutilé » et « la tête à l’envers ».

De là à en conclure que le démon a fini par venir réclamer son dû, il n’y eut qu’un pas vite franchi… D’autres affirment qu’il aurait été arrêté pour sorcellerie, jugé et brulé vif sur une place publique de la ville de Staufen.

(3e partie, demain)

Vrai Faust, un obscur charlatan
Félicien Rops, la Tentation de Saint-Antoine, 1878

Une belle histoire fantastique…

Mercredi 20 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

C’est le soir. Une petite pièce sombre sous les combles. Des murs en crépis percés seulement d’une petite ouverture bouchée par des culs de bouteille en verre épais, laissant à peine passer la faible lueur d’une lune blafarde. Puis, on ne voit plus au centre de l’image que le visage ridé d’un vieillard à la barbe grise impressionnante, faiblement éclairé par la flamme chancelante d’une bougie. Ses yeux bleus sont vitreux, ses paupières gonflées et alourdies par les ans. Dans la pénombre, on aperçoit des grimoires, des livres et des parchemins répandus dans toute la pièce.

Au soir de sa vie, ce vieillard à l’article de la mort fait le bilan de sa vie. Or ce bilan le remplit d’amertume et de regrets. Il est, certes, un professeur renommé et respecté de l’université de céans. Et toujours il a respecté les règles qu’imposent aux hommes respectables les mœurs et les usages des bonnes gens, et les commandements de la religion. Mais le fait d’avoir consacré ainsi sa vie aux études dans le strict respect de toutes les convenances lui a fait oublier de vivre. Il n’a connu ni les jouissances de la vie, ni les avantages de la fortune, ni même les douceurs de l’amour.

Et il le regrette. Mais que faire, puisque tout est fini ? C’est là que naît brusquement en son âme, lorsqu’au paroxysme du désespoir il décide d’en finir une fois pour toute, une violente révolte contre le destin. Il veut repartir à zéro, tout recommencer, tout faire différemment. « Et pour cela, » hurle-t-il, « je suis même prêt à signer un pacte avec le diable ».

Le malin entend tout. Et nul n’invoque impunément son nom. Devant les yeux écarquillés du vieillard surgit un beau jeune homme richement vêtu d’un habit écarlate. Un jeune homme qui lui déclare s’appeler Méphistophélès. Qu’il est de Lucifer l’humble ministre plénipotentiaire et qu’il peut exaucer tous les vœux justement exaucés : avoir une seconde chance et vivre une seconde vie. Une vie où le vieillard fera ce qui lui plaira grâce à la présence cachée, à ses côtés, de Méphistophélès en tant que son serviteur délégué par Satan… et garant du contrat à conclure en échange de ces bénéfices. L’objet du contrat ? Trois fois rien : la vente, par son contractant signant de son sang, de son âme au diable à l’échéance de 24 ans.

Et voilà le signataire convaincu embarqué dans une folle aventure. Dans cette Allemagne de la Renaissance, en l’an 1540 de notre seigneur. Dans les bas-fonds de la cave d’Auerbach à Leipzig, toute assourdie des beuglements des étudiants ivres, au milieu des ribaudes de la ville. Sur le mont Blocksberg, la nuit même de Walpurgis où toutes les sorcières de l’Empire viennent danser le Sabbat et s’accoupler bestialement avec Satan en personne. Puis il surgit, dans ce chaos, le visage de Gretchen (Marguerite). Une jeune fille pure dont il devient fou amoureux, mais qu’il déshonore par son amour pourtant vrai, puisqu’il ne peut plus – en maudit qu’il est – connaître d’amour sincère. Cette tragédie coûte finalement la vie à l’un et à l’autre, qu’ils aillent en enfer ou au paradis, selon les versions.

Ce « héros », vous l’avez reconnu sans peine : c’est le fameux Dr. Faust, héros d’un des plus grands mythes de la littérature universelle. Une belle histoire qui interpelle chacun sur le sens de la vie, sur la question des choix qu’on y fait, sur la morale, le destin, l’amour, la mort… L’Allemagne nazie et l’apocalypse nucléaire ont été réputées « hantées par le visage de Faust ».

Mais au fait Faust et son histoire ? C’est une invention où une réalité ?

Et bien un peu des deux. Et cette question est certes bien embrouillée.

(Suite, demain)

une belle histoire
Luis Ricardo Falero, la Vision de Faust, 1878

Fait à la main, One of a Kind

Lundi 5 octobre 2009

Par Mélibée

Bonjour à vous tous, amis artistes…  Si je vous dis : MMPI.  Ça ne vous dit probablement rien…  Alors si je vous dis : Merchandise Mart Properties Inc.  Bon…  ça non plus je parie…  Alors si je vous dis : One Of a Kind…  Hum…  Peut-être certains diront…  Ouais, ça me dit quelques choses…

En fait, c’est un Salon, une foire diront certains…  mais de l’art…  des métiers d’arts, d’artiste et d’artisan…  Ça fait 30 ans que le Salon existe à Toronto Canada, 8 ans à Chigago USA, 2 ans à Vancouver Canada et un tout nouveau va faire son apparition dans nul autre que la belle ville de New York…  USA. Hé oui, le New York City…  Plus de 400 artistes, artisans et designers de partout en Amérique du Nord vont vibrer au rythme de la Big Apple pendant 4 jours, un événement unique en son genre.

Le critère premier du Salon, mise à part la qualité, l’originalité…  chaque pièce doit être faite à la main une par une…  De plus les artistes seront présents sur place pendant l’événement…  Hé, hé, un bonus quoi…  à la fois pour l’artiste qui quittera l’espace d’un moment l’atelier et le consommateur qui pourra poser  toutes les questions qu’il veut…  Il y a des salons au printemps et pendant la période des fêtes…   Alors artiste… Allez rencontrer vos clients…

Fait à la mainPhoto : Junko Kimura/Getty Images
(Decotti par Tomy, 2009)

Central Park à vélo…

Vendredi 18 septembre 2009

Par Mélibée

Le meilleur moyen de visiter les 250 et quelques acres de Central Park reste le vélo… moyen de transport ô combien facilitant le déplacement dans ce grand poumon vert du Big Apple qu’est le parc…

En vous rendant à la station Columbus Circle la 59e Street… Vous arriverez au coin sud du parc… et sur le coin, il y a les locateurs officiels de vélo, facilement identifiables… et puis, il y a l’underground de la location de vélo du Central Park…  il y a toujours un underground de quelque chose à New York… un type super sympa, un Turkmène russe… qui parle 4 ou 5 langues… et hop un coup de cell… Le vélo arrive… j’avais demandé avec un petit panier à l’avant… bon… Faut bien mettre la foutue bouteille d’eau quelque part… Ha oui, le prix… et bien, comme n’importe quoi à NY… Ça se négocie. Finalement, il me laisse pour 20$… 3 heures… Faut laisser une pièce d’identité…  mais bon… C’était la première fois que je me promenais au Central Park à vélo…

Et puis? Oui, ça vaut le coût…  la distance parcourue en trois heures de vélo…  Imaginez à pied… Full mourrue que j’aurais été…

Allez, laissons les mots et voici des images justes pour le plaisir des yeux…

Central Park : Cascade Central Park - "Je suis là, tu ne tomberas pas."
Central Park - Rocaille, passage Central Park - Canard solitaire
Central Park - Lac artificiel Central Park New York
Central Park - Des tortues aquatiques Central Park - Des moineaux

Manhattan… une île

Jeudi 17 septembre 2009

Par Mélibée
Manhattan

On oublie quelquefois que Manhattan n’est qu’un district du fameux New York City – Big Apple que nous connaissions.

Tout ce qui rentre au Manhattan… euh… sur l’île de New York doit y être apporté, pas de fermes ici sur ce petit bout de terre, que de la construction… des buildings d’une hauteur à donner le tournis ou le torticolis à force d’allonger le cou… et un métro crado… quoique climatisé. Depuis que je viens sur cette île…  il y a… hum… de nombreuses années. Ouais, je sais… le dire de même, ça fait de moi une vieille. Enfin…  c’est la première fois que l’air clim fonctionne. Ouais Monsieur!

Les stations de Métro de Manhattan, eux, toujours aussi crado… chers Parisiens, vous trouvez que ça craint le vôtre… à certaines stations. Ici, rien de rien à voir… je vous jure… mais bon service exceptionnel sauf durant les heures de pointe, bien évidement. La foule, je ne vous dis pas… Mais il fait moins chaud quand on rentre dans les wagons. Attention à ceux qui auraient tendance à avoir des petites vapeurs… on dirait que le chauffage est à fond la caisse en plein été…  sans oublier de faire attention entre les lignes express et locales avant d’embarquer… c’est indiqué sur les wagons…

Sous le pont ManhattanÀ ce qui parait… le métro de Moscou est une pure merveille… Luxueux à souhait…  en contradiction totale avec l’époque communiste… Que des matériaux nobles… vous savez le marbre, du granite… des fresques… Il devait servir d’abris anti-bombes au cas où… vous vous souviendriez de ce truc d’histo- riens… la Guerre frigorifiée se…

Mais pourquoi donc je vous parle de lieu souterrain alors que je voulais vous parler d’eau,  d’espace… du ciel…  immense et bleu… Bon, effet de contraste je présume…  enfin…  je vous mets des images…  l’endroit où l’on voit le pont…  je dois taire le lieu…  No trespassing…. qu’ils disent…  bon enfin… vous savez les t’artistes…  on grimpe sur un bloc de béton puis un autre et hop sous la clôture… enfin…  voilà…

Demain…  un dernier post Back to Home, le Central Park.

Île de Manhattan

Mariage sur le Brooklyn Bridge…

Mardi 15 septembre 2009

Par Mélibée

Voilà enfin le célèbre pont de New York tant attendu, en photo… avec quelques nuages à l’horizon…  L’avantage des nuages dans une photo, ça permet de créer un champ de profondeur… quelques flottements… ce qui permet une différenciation… sauf quand il y en a beaucoup…

Par contre, la belle affaire…  une aubaine…  pris sur le vif un moment d’intimité entre deux individus qui ont uni leur vie…  J’ai été surprise, je ne m’y attendais pas du tout…  simplicité et originalité.  Ça doit être une coutume locale.  Je n’ai jamais vue de mariage sur le pont Jacques-Cartier,  Champlain ou Victoria à Montréal…  juste entendu parler de suicides ou des pères de famille grimpés sur la structure pour revendiquer des droits parentaux…

Ciel nuageux de Brooklyn

Sur le pont Brooklyn

Wedding on the Brooklyn Bridge

Images de New York

Lundi 14 septembre 2009

Par Mélibée

Image NY - ceux qui reposent en paix Image de New York - Ceux qui exposent dans les profondeurs
Image New York - Ceux qui montent, descendent et travaillent Image New York - Ceux qui brillent et ceux qui courent en rond
Image de New York - Ceux qui trônent et ceux qui les font briller Image de New York - Ceux qui sont riches, vivent aussi sous un ciel gris

Voilà, ce sont les dernières images de New York… pour cette fois-ci.

Je quitte le Manhattan pour Montréal. Retour au boulot… Faut bien bosser un peu… Hep… c’est la vie.  Il ne peut pas y avoir que de l’oisiveté, hélas!

Bon, je vous mets un patchwork d’images de la ville. Je reviendrai en décembre pour le boulot…  une semaine seulement et je n’aurais pas le temps d’aller faire des clics clics à Central Park qui sera de toute beauté l’hiver avec ses arbres tout enrubannés de lumière blanche illuminée. Tandis que Time Square aura un air de fête…  probablement due à cause des fêtards eux-mêmes.

J’espère que vous auriez quelques agréments à regarder les images. De mon côté, c’est uniquement dans le but de partager un bon sentiment pour une ville que j’aime beaucoup… New York a ce côté unique où l’on sent un rythme… cosmopolite. D’un coin de rue à un autre, la langue change… Tandis qu’il y a toujours un Good Morning à 5 h du matin, de la bouche d’un américain typique…

- Qu’est-ce que je foutais sur Broadway à 5 heures du mat…

Hé bien, … les Scandinaves, … les Scandinaves. Bon allez,  je vous embrasse et je vous dis à la prochaine.

Prendre le Métro de New York

Dimanche 13 septembre 2009

Par Mélibée

Brooklyn bridge… je m’y suis rendue et il mouillassait.

Avec tous les nuages… et quand je dis nuages… autant dire un ciel tout gris, complètement bouché. Aucun champ de profondeur. Ouais, vraiment pas terrible pour des photos tout ça. Je retournerai à City Hall Brooklyn bridge demain… il annonce beau et je prendrai des clics, clics…  Je prends l’avion pour Montréal lundi. Alors, il faut ce qu’il faut…

Tiens en attendant la vue incommensurable du pont, je vous mets enfin des photos du métro de New York, vue panoramique… Ouais ce matin, et bien, plus de downtown, juste du uptown…  alors, faut monter à la 110 Street dans Harlem, puis traversées de l’autre côté pour pouvoir descendre au downtown. Car des ouvriers s’affairaient à de légères réparations comme vous pourrez voir…  alors j’en profite pour vous montrer deux stations…  Penn Station et Broadway 96 Street.

Prendre le Métro à New york, Broadway 96 Street

Ouais, faut pas s’inquiéter de l’apparence un peu crado du métro de New York. C’est comme ça…  vous savez…  il roule beaucoup le métro de New York.

NYC Métro Penn Station

Enfin, j’ai plutôt traversé… jusqu’à Lexington pour descendre par la ligne verte, direction City Hall pour le Brooklyn Bridge. Et tout ça, pour rien de rien… car il mouillassait quand je suis arrivée…

Bon, c’est pas grave… Demain est une autre journée.  Hep…

9/11… World Trade Center

Samedi 12 septembre 2009

Par Mélibée

world-trade-center-9-11 Commémoration 911 New York 2009

Ouais, je sais…  je voulais vous montrer des photos du Brooklyn Bridge. Mais bon… un ouragan fait rage et  il y a de la flotte partout. Mes pieds détrempés, bas ou chaussettes au choix…  toute mouillée la bonne femme…  Alors, voilà.  Je suis rentrée plus tôt… histoire de me mouiller encore un peu plus en prenant une douche bien chaude.

J’ai éternué dans le métro et, soudainement, j’ai eu de l’espace autour de moi.  Faut croire que la grippe H1N1 terrorise les gens.  Enfin, « Sorry… » J’étais, mais polie j’ai été…  dans le creux du bras toutes les vilaines bactéries-microbes ont abouti.  Alors oui, voilà…  j’ai réalisé ce matin que nous étions le 11 septembre…  journée de commémoration…  Déjà 8 ans…  Plein d’images à la télé sur le déroulement de la journée. Le timing était bon.  J’y ai été…  une manifestation m’attendait.  On veut une nouvelle investigation sur le 9/11…  des questions, des contradictions…  On veut des réponses sur les résultats de l’enquête…

Des gens pleurent leurs disparus.

- Vous faisiez quoi vous le 11 septembre 2001? Moi, je sirotais un café. J’étais en retard dans le déroulement de ma journée…

Puis le téléphone a sonné : « Allume la télé. »  Quoi je dis…  « Allume la télé. » Quelle poste je réponds… Peu importe qu’il dit…  Puis les images sont apparues… Surréalistes.  Le crash du premier appareil…  en reprise, en boucle.  Puis en direct… le deuxième.  Ça ne pouvait plus être un accident…  un égarement…  intentionnel… les gens sautaient pour échapper aux flammes.  C’est le propre de la guerre de faire mal.

Allez…  Je vous souhaite une belle journée.

World Trade Center, 2009