Archive pour la catégorie 'C'est quoi ça?'

 

Une femme géorgienne

Dimanche 10 août 2008

Notre dernier petit texte sur les trois artistes « défenseurs » des innocents a été écrit tout juste après celui sur Srebrenica. Comme nous étions insatisfaits du texte, le brouillon est resté là plusieurs jours. Encore aujourd’hui, nous demeurons insatisfaits. Nous aurions aimé ajouter un 4e artiste, contemporain, Anselm Kiefer.

L’œuvre de Kiefer est construite autour du sens de la matière, de la mémoire, de l’absence, du manque. Mais surtout, ne serait-ce pour déplaire aux inconditionnels de Kiefer, que d’évoquer une dimension moins visible, mais fondamentale dans l’oeuvre de Kiefer: lui-même, l’homme, l’artiste et… le grand créateur. Eh oui, tout artiste travaille pour son alter ego et celui-ci peut prendre parfois une dimension gigantesque.

Cependant, de mêler ces aspects du travail artistique de Kiefer au texte qui traite les œuvres de Rubens, Picasso et Motherwell nous semble apporter plus de confusion que clarté. Bien entendu, si nous n’allongions pas le texte.

Au premier jour du blog MY Arts, nous avons choisi comme orientation de rester simple et accessible avec nos petits textes, pour deux raisons: nous sommes particulièrement malhabiles en écriture et l’un des artistes parmi nous, celui au cerveau à la Homer Simpson déteste particulièrement les longs textes. Ne l’invitez pas à une séance de lecture à la recherche du temps perdu. Vous le tuerez au bout de vingt minutes et ce, même avec du thé et des madeleines. C’est assuré!

Au lendemain de la mise en ligne du texte sur le massacre des Innocents, notre monde connaît à nouveau la guerre. Nous sommes tombés sur cette photographie de Gelb Garanich de Reuters. Une Géorgienne blessée dans l’attaque des Russes sur Gori, en Ossétie du Sud. Pourtant, la veille, Poutine était à Beijing, de bonne humeur et il prodiguait de grandes accolades à ses pairs.

Sur cette image, que de désarroi d’une femme géorgienne, point de vernis humain, ni de moi-artiste surdimensionné.

On vient nous faire signe. Oui… d’accord! Semble-t-il que ce n’est pas tout le monde qui connaît Kiefer… même s’il est entré au Louvre.

Une femme géorgienne

Avortement

Mercredi 9 juillet 2008

Presque une semaine après le docteur Henry Morgentaler, qui défend et milite depuis des années 70 en faveur du droit des femmes à l’avortement, est honoré d’une médaille de l’Ordre du Canada. Les réactions sont encore nombreuses, elles fusent de tous les côtés. Le Dr Morgentaler s’est dit, la semaine passée, surpris de recevoir l’Ordre du Canada : « Je sais qu’à trois reprises, le comité qui décide de ces choses-là avait refusé de reconnaître ma contribution. Et finalement, c’est arrivé comme une surprise pour moi. Je suis très content qu’ils aient reconnu mes services aux femmes du Canada. »

Le communiqué diffusé par Rideau Hall explique que le Dr Morgentaler est honoré « pour avoir donné aux femmes diverses options concernant leurs soins de santé, pour sa détermination à influencer les politiques publiques canadiennes et son rôle de chef de file au sein d’organisations humanistes et civiles. » Dans cette belle formulation officielle, le mot « avortement » est ignoré du vocabulaire pour probablement accommoder les opposants à l’avortement et le très conservateur gouvernement minoritaire d’Ottawa.

L’Ordre du Canada est la plus haute récompense du régime canadien de distinctions honorifiques. Il couronne l’œuvre d’une vie, le dévouement exceptionnel d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation. Des Canadiennes et des Canadiens de tous les milieux de la société ont reçu l’Ordre du Canada. La nature de leurs réalisations est extrêmement variée, mais la façon dont ils ont changé nos vies et le visage de notre pays les unit. La devise de l’Ordre, DESIDERANTES MELIOREM PATRIAM, signifie « ils veulent une patrie meilleure ».

Les protestations contre la nomination de Morgentaler viennent du fait que cet homme est qualifié par certains comme un professionnel qui tue des bébés. On oublie que le fondement et la devise de l’Ordre du Canada est : ils veulent une patrie meilleure, ou simplement, un monde meilleur pour des femmes qui ont recours à l’avortement dans le cas d’Henry Morgentaler. De ce point de vue, toute la polémique autour de cette nomination n’est plus qu’un simple débat idéologique, loin de la contribution concrète du Dr. Morgentaler.

Un peu d’art pour conclure. Une œuvre controversée, en provenance de la Chine. Cependant, une vieille controverse qui date, ;-) sur fond d’avortement ou de fœtus avorté. Elle est conçue et cultivée dans des incubateurs de l’art d’avant-garde de Pékin des années 90, organisée et transportée sur la scène européenne de l’art contemporain par un ancien diplomate, mécène et peut-être, investisseur. Comme l’on dit, l’art est sans limites et sans frontières. Mais cet art contribue-t-il à l’exaltation des valeurs humaines autre que sa vertu provocatrice?

Avortement

Semaine Sainte

Jeudi 20 mars 2008

Voilà, déjà la semaine Sainte pour certains, pour d’autres, la semaine de Pâques. Le printemps est à nos portes.

Il est un peu facile à vous parler de la peinture, mais pas sûr que vous soyez intéressé par le sujet : carême, brebis, crucifixion, ténèbres, résurrection, évangiles, passion, ou bien, oeuf, lapin, chocolat, congé, repos… peut-être un peu plus.

Voilà deux images pour voir différemment.

Image pour une semaine de Pâques

Une image pour la semaine Sainte

La première est de Chardin, l’autre, par Rembrandt.

Tagué par Max

Jeudi 14 février 2008

Tagué, tout laisse croire qu’il s’agit d’un jeu de blogueurs ayant pour but de faire parler de « soi », ou simplement, pour faire la promotion de leur blog.

Nous avons été tagués par le blog à Max. En voyant le titre de son article, ce fut un choc! Nous nous souvenons ensuite d’un commentaire que nous avons laissé nous-même à l’auteur qui a tagué le blog à Max. Si vous êtes intéressé à lire le commentaire en question, cliquez ici.

Après quelques jours de cogitation, nous décidons de ne pas briser cet élan d’échange. Voici les règlements de la « Tague des blogueurs »:

  1. Mettre le lien du blog qui vous tague;
  2. Mettre les règlements du jeu de tague sur votre blog;
  3. Mentionner six choses - habitudes - tics sur vous-même;
  4. Taguer six personnes, en occurrence, leur blog à la fin de votre billet en mettant leurs liens;
  5. Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées.

Voici donc un peu de nous :

  1. Nous partageons ici une passion;
  2. Nous voulons un art à l’image du blogosphère. C’est-à-dire, non-élitiste;
  3. Nous travaillons pour un art accessible, dans sa forme et dans son sens;
  4. De temps à autre, nous essayons d’exalter ici une bribe d’histoire de l’art à notre manière;
  5. Nous tentons de faire évoluer notre conscience à travers nos articles;
  6. Nous souhaitons faire connaître notre art.

Pour faire honneur à notre blog, après tout, un blog d’art. ;-) Voici une image de l’Extase de sainte Thérèse, par Bernini. Un sommet de l’art baroque. Également, un extrait de l’écrit de Thérèse d’Avila. Si si, par sainte Thérèse elle-même!

(…) Il n’était point grand, mais petit et très beau; à son visage enflammé, on reconnaissait un de ces esprits d’une très haute hiérarchie, qui semblent n’être que flamme et amour. Il était apparemment de ceux qu’on nomme chérubins; (…) Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe en fer avait à l’extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon coeur, et l’enfonçait jusqu’aux entrailles; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait toute embrasée d’amour de Dieu.

La douleur de cette blessure était si vive, qu’elle m’arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l’heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d’y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l’âme et Dieu un commerce d’amour ineffablement suave. (…)

L’Extase de sainte Thérèse

Pour conclure, nous taguons par ordre alphabétique six acteurs de la blogosphère que nous apprécions:

Diane de Bozarts, un blog Simple Life artistique? Non, non, détrompez-vous, vous n’y trouverez pas les dernières fracasses d’une Jetsetteuse. Vous y trouveriez la quiétude d’une Mamie à plein temps et artiste professionnelle engagée de ses heures.

Dominic Arpin, patrouilleur du net, étoile du monde des blogueurs québécois.

L’Hystérique, allez-y, lisez ses chroniques, à petites doses. Si ça vous effraye, c’est normal. Les voix dans la tête sont des inspirations pour certains, effrayants et incompréhensibles pour d’autres.

MatooBlog, où le matooyage, matage et citage se mêlent aux autres « age » à travers les lectures du Matoo. Prenez le temps.

Nina de Zio Peppino, des mots et le rythme des mots.

Un Taxi la nuit, des mots nocturnes ou des Nocturnes en mots. Chauffeur, conduisez-nous à votre destination.

Oeuvre de Napoléon

Mercredi 5 décembre 2007

«Lorsque j’entrai au service, je m’ennuyais dans mes garnisons; je me mis à lire des romans, et cette lecture m’intéressa vivement. J’essayai d’en écrire quelques uns, cette occupation mit du vague dans mon imagination, elle se mêla aux connaissances positives que j’avais acquises, et souvent je m’amusais à rêver au combat de mon raisonnement. Je me jetais dans un monde idéal, et je cherchais en quoi il différait précisément du monde où je me trouvais.»

Bonaparte n’avait que 26 ans lorsqu’il a écrit Clisson et Eugénie, il y livre son autoportrait à un moment critique de son existence, alors qu’il se voyait contrarié dans ses ambitions militaires comme dans ses espoirs sentimentaux à l’égard de Désirée Clary, soeur de l’épouse de son frère.

La page manuscrite livrant les premiers paragraphes de cette oeuvre de Napoléon Bonaparte, Clisson et Eugénie, a été acquise par un collectionneur privé français pour un montant de $35 200, a annoncé la maison de vente Osenat, organisatrice de ces enchères à Fontainebleau.

Napoléon