Images et textes sur 'Caricature'

 

Une légende illustrée

Samedi 17 janvier 2009

Bon, quoi écrire en ce samedi matin hivernal? En fait, ce n’est pas un manque de sujets, mais bien quoi choisir.

Semble-t-il que quelques-unes de nos oies canadiennes se prennent pour des terroristes. Ils ont orchestré une attaque contre un avion civil. Quelle chance pour les passagers de l’airbus de la compagnie US Airways que leur pilote soit un homme de talent et expérimenté. Un atterrissage réussi sur l’Hudson. Un sauvetage de 155 vies deviendrait, peut-être, un jour une légende.

Semble-t-il aussi que les bombardements sur Gaza continuent. Cela démontre une chose : tout est minutieusement planifié dans le but de terroriser les civils palestiniens durant ce vide que crée la passation de pouvoirs présidentiels aux États-Unis. Les failles profitent toujours aux gens bien ou mal intentionnés. Attendons-nous que l’on se félicite dans les prochains jours pour la mise en place du processus de paix. Une chose est sûre, les bombardements israéliens cesseront sous peu.

Bon, un peu de légèreté pour finir ce billet. Vous saviez fort probablement qu’une légende est avant tout un récit fantastique au dénouement merveilleux ayant au centre de l’histoire un personnage au pouvoir magique.  Qu’en demandons-nous de plus avec cette caricature au lendemain du discours d’adieu de Bush et à quelques jours du discours de l’investiture d’Obama? Une légende illustrée – Obama sauvant l’Amérique.

Légende illustrée

Tout est là! Les ingrédients de base d’une légende : la personnification d’un lieu, une représentation du Mal – une bête vivant et un personnage bientôt légendaire, sinon déjà. Ce dessin ne serait probablement pas apprécié par tous. La ressemblance des personnages n’est pas toujours fidèle. Il vaut mieux l’apprécier comme une calligraphie, avec cette élégance du vocabulaire visuel de l’artiste Bagley et son style libre et spontané.

Défi politique d’Obama

Jeudi 15 janvier 2009

Aujourd’hui, un dessin tout simple, un dessin d’idées, un dessin de représentation. Un dessin illustrant la difficulté incommensurable du défi politique qu’attend Obama.

Ici, le « 20 janvier » représente un tournant qui sépare le moment d’avant… et l’après de ce jour historique. Un défi d’abord surhumain devient ensuite surnaturel. Si l’artiste éditorialiste laisse toute la liberté à la perception de celui qui regarde la caricature pour trouver le mot d’interprétation du défi politique d’Obama, on peut cependant dire qu’il s’est assuré une mise en scène symbolique et sans équivoque.

Voilà! Un dessin démontre une fois de plus qu’en caricature, tout est possible pourvu que l’artiste trouve le concept visuel pour illustrer son idée éditoriale.

Défi politique d’Obama

Dieu Obama

Vendredi 9 janvier 2009

Une image vaut mille mot… directement de l’Île des Pâques, nous vous présentons une idole d’Or. Euh, pardon! Un Dieu Obama! :-)

Dieu Obama

Ô Dieu Obama, que tu sauves la planète du réchauffement climatique; que tu rebâtisses l’économie; que tu redonnes la confiance aux consommateurs; que tu fermes la prison de Guantanamo; que tu fasses lever l’embargo contre Cuba; que tu aides à trouver le chemin de la paix entre les Palestiniens et les Israéliens… aussi un peu d’aide aux Africains afin que les Somaliens ne deviennent pas tous des pirates, par dépit.

Nous te saluons, Dieu Obama pleine de pouvoirs, toi qui es pour nous espoir, confiance, espérance. Le Seigneur est sans doute avec toi! Tu es béni comme une Rockstar parmi tous les êtres de la Terre, prie pour nous pauvres artistes méconnus, maintenant et à l’heure de notre retraite. Amen!

Sérieusement, ne trouvez-vous pas qu’il existe une certaine similitude entre la ferveur de l’adoration divine et la participation à l’Obamania? Y a-t-il une si grande distance entre l’espoir d’un avenir meilleur et l’espoir du salut de l’âme? Il suffit un peu d’incitative… tout devient possible. Une image, en voilà une prière Obama.

Si la confiance est un sentiment fragile, le vent d’espoir est un feu de broussailles qui ne suffit qu’une étincelle.

Présidents américains – une sensation pénible ressentie

Mardi 23 décembre 2008

En parlant de Reagan et de Clinton, ils ont eu chacun leur décennie. Bientôt, ce sera au Président Obama de faire sa marque. Le jour de l’assermentation du 44e président américain élu s’approche à grands pas. En attendant, voici deux caricatures pour vous amuser.

Deux images illustrent l’appréciation que des candidats présidentiels éprouvent pour leur président sortant. Deux regards caricaturaux témoignent une similitude, frappante. Peu importent la grandeur d’âme, la capacité de gouverner et les habilités d’émouvoir d’un président américain. Lorsqu’il est à la fin de son dernier mandat, il est toujours un peu gênant aux yeux du candidat prétendant de son parti.

Président américain - Clinton

Présidents américains - une sensation pénible ressentie

Pour Al Gore, devenu depuis sa mésaventure de la course présidentielle de 2000, une vedette écolo des Oscars et éminent récipiendaire du prix Nobel de la paix, son désir de se dissocier de l’Administration Clinton était tout aussi fort que John McCain, sénateur républicain, qui tentait désespérément à s’éloigner de George W Bush.

Pourtant, Clinton et Bush fils, deux présidents américains aux antipodes; Gore et McCain, deux candidats malheureux, deux hommes de deux époques et de deux générations. Mais un même combat pour tenter de gagner la faveur de son électorat et une même attitude face à son prédécesseur : « Loin de moi, Monsieur le Président! »

N’avez-vous pas cette impression qu’à la fin de deux mandats consécutifs comme président américain, peu importe le réel mérite du président sortant, il est une persona non grata pour son aspirant-successeur, républicain ou démocrate. Barak Obama subira-t-il le même sort? Le Sort aurait peut-être encore une fois raison, car la nature humaine est ainsi faite.

Voilà pour cette autre petite incursion dans l’art de la caricature : l’art d’illustrer un malaise, à notre avis, la grande qualité de ces deux caricatures. Entre le président et son prétendant, cette sensation pénible ressentie par les candidats est mise en évidence, sans perte de subtilité.

Trouver chaussure à son pied – les souliers Bush

Mercredi 17 décembre 2008

George Bush a-t-il trouvé chaussure à son pied ?

Les images du jet de chaussures par un journaliste irakien, en direction du président Bush, font le tour du monde depuis quelques jours. Nous n’avons vraiment rien à rajouter à propos de l’art de l’esquive des chaussures de George W Bush. Même si peu de gens l’estiment aujourd’hui, W possède quand même un sens humoristique bien aiguisé : « Si vous voulez savoir, ce sont des chaussures de taille 10. »

Outre que le lancé symbolique des chaussures, élément impur que les musulmans ôtent lorsqu’ils entrent dans une mosquée, le journaliste a aussi traité George Bush de chien, semble-t-il, une insulte suprême dans le monde arabe.

Trouver chaussure à son pied - Les souliers Bush

Dans un autre ordre d’idées, peu de gens ne connaissent pas l’expression « trouver chaussure à son pied ». Cette expression signifie que l’on trouve ce dont on a besoin, son sens était autrefois différent. L’expression signifiait que l’on trouvait son âme soeur.  Elle désignait métaphoriquement les deux sexes en signifiant le contenu et le contenant.

Des petites choses qui montent une divergence marquante entre la culture occidentale et celle des musulmans : chaussure et chien.

En occident, le chien est désigné symboliquement l’ami fidèle de l’homme, et la chaussure dans cette expression courante de la chaussure à son pied un idéal réunissant le pied, membre corporel et sa chaussure, élément vestimentaire.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, la caricature est de Serge Chapleau, grand caricaturiste québécois, connu pour son dessin élégant d’un rigueur classique et son sens humoristique d’un cynisme certain.

Coalition

Vendredi 5 décembre 2008

coalition

Nous faisons un retour sur cette histoire de coalition Libéral-NPD-Bloc à Ottawa. Nous voulions voir si une caricature du jour traitant cette crise politique mérite un regard, et à vous le faire partager. Nous avons fait un survol des caricatures de différents quotidiens du Canada : Toronto Star, Ottawa Citizen, Calgary Herald, Vancouver Sun, Montreal Gazette, LaPresse et LeDevoir.

Au Québec, une majorité de caricatures se moque de la qualité du vidéo de l’autre soir du chef libéral. Par ricochet, on met en relief une fois de plus la déficience de son leadership et de sa capacité de diriger. Il nous semble qu’un homme parvenu à la tête d’un parti politique majeur ne peut pas être un simple loser comme l’on veut nous faire croire. On dirait qu’il y a une sorte d’acharnement mesquin que nous demandions s’il y avait sa raison d’être, ou simplement, y a-t-il égarement du sens profond d’humanité?

Même si l’on ne partage pas l’allégeance politique de Stéphane Dion, pourquoi ne pas souligner sa combativité et sa ténacité? Pourtant, ce sont de belles valeurs humaines, non? Pourtant, le contenu du message livré l’autre soir correspond bien à l’esprit de l’entente de la coalition. Pourquoi ne pas souligner cette idéologie de droite de son adversaire, d’avoir placé le pays dans une crise politique sans précédent par sa confiance démesurée et aveuglée?

Voici une deuxième caricature sur cette même coalition politique, on dirait presque que l’un a copié sur l’autre. C’est comme deux femmes vedettes vêtues d’une robe similaire se rencontrent dans une même fête.

Coalition politique

Une caricature et deux discours

Jeudi 6 novembre 2008

Une caricature et deux discours – Il est difficile pour des gens en dehors du Québec d’apprécier cette caricature à sa juste signification sans connaître le contexte de la malheureuse déclaration de l’ancien Premier ministre du Québec après la 2e défaite référendaire sur l’indépendance du Québec.

une caricature et deux discours

Pour ceux qui ont entendu les deux discours, celui de John McCain qui lui, reconnait sa défaite avec dignité mardi soir et celui de Jacques Parizeau au soir du 30 octobre 1995, avec beaucoup d’amertume après la défaite référendaire, vous remarquez sans doute la subtilité démagogue de l’artiste de la caricature de réduire un McCain au silence et de placer seulement ces mots regrettables de Parizeau : « encore l’argent et le vote ethnique! »

La caricature est un art que l’on peut qualifier, à juste titre, une image vaut mille mots, mais pas n’importe quels mille mots. Il y a bien souvent plusieurs mille mots si le caricaturiste est de talent. Parfois, il faut juste sourire et louanger l’habileté de l’artiste de faire du collage avec plusieurs réalités différentes à l’aide d’un dessin pour illustrer un contexte tout nouveau qui nous fait sourire, rire ou réfléchir.

Pour rester bref, nous vous citons ci-dessous le début des deux discours de défaite, celui du candidat républicain John McCain qui reconnait sa défaite et mentionnant qu’il a téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine devant ses partisans rassemblés à Phoenix.

Mes chers amis,

Nous en sommes venus au bout d’un long voyage. Le peuple américain s’est exprimé. Il s’est exprimé clairement. Il y a quelque instants, j’ai eu l’honneur d’appeler le sénateur Obama pour le féliciter. (Des huées parmi la foule, McCain leur fait signe de se calmer et dit : «je vous en prie.») Pour le féliciter pour son élection au poste le plus haut du pays que nous aimons tous les deux.

Dans une compétition aussi longue et difficile que cette campagne, son seul succès m’impose le respect, pour sa compétence et sa persévérance. Mais qu’il ait réussi en suscitant l’espoir chez des millions d’Américains qui croyaient faussement qu’ils n’avaient aucune influence, est une chose que j’admire profondément et pour laquelle je le félicite.

[...] Cet échec c’est le mien, pas le vôtre. [...]

Également, le début du discours de Parizeau au Palais des Congrès de Montréal, en 1995.

Mes amis,

C’est raté, mais pas de beaucoup. Puis c’est réussi, c’est réussi sur un plan. Si vous voulez, on va cesser de parler des francophones du Québec voulez-vous? On va parler de nous à 60%. On a voté pour. On s’est bien battu, et nous, on a quand même réussi à indiquer clairement ce qu’on voulait. Puis on a raté par une petite marge, quelques dizaines de milliers de voix. Bon ben dans un cas comme ça qu’est-ce qu’on fait? On se crache dans les mains et on recommence.

J’aurais bien voulu que ça passe. J’aurais tellement voulu comme vous tous que ça passe. On était si proches du pays.  [...]

C’est quand même beau ce qui s’est passé, de voir dans les assemblées l’une après l’autre ces jeunes dont on disait que l’avenir de leur pays, ça n’a pas d’importance et qui venaient de plus en plus nombreux en disant : le pays on veut l’avoir et tant que les jeunes penseront ça, on l’aura le pays.

C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. [...]

Voilà, une caricature et deux discours.

Crise financière : une solution à petite échelle

Jeudi 2 octobre 2008

C’est probablement l’une des questions que les gens ordinaires se posent : « Est-ce que la crise financière va affecter notre niveau de vie? » Voyez-vous, même des gens riches sont aussi sensibles à l’économie précaire des États-Unis.

Sous la plume et le regard ciselé de l’artiste caricaturiste du quotidien Le Soleil, André-Philippe Côté, cette élite faste et richissime, dont plusieurs ont contribué à la crise financière a l’air plutôt du monde tout simple… et grâce au plan de sauvetage de 700 milliards de dollars de l’Administration Bush, ils pourraient probablement réembaucher le jardinier licencié. C’est mieux ainsi, le jardin, c’est bon pour l’environnement, non? ;-)

Crise financière: une solution à petite échelle…

Dans un tout autre ordre d’idée, le très célèbre caricaturiste québécois a orné ce dessin de plusieurs oeuvres célèbres: le Jazz Icarus de Matisse; le Portrait de Margaret Stonborough-Wittgenstein de Klimt, si si, c’est bel et bien la soeur de l’un des plus grands philosphes du 20e siècle, Wittgenstein;  le Personnage inversé de Miro; un Nu assis de Modigliani; le célèbre Marilyn de Warhal; Jeune Fille devant miroir de Picasso.

Malheureusement, après deux jours de cogitation, nous n’avons aucune idée de l’oeuvre placée au-dessus du portrait de Marilyn. Nous en sommes forts déçus… Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui connaissez l’auteur de ce portrait?

Made in China

Mercredi 13 août 2008

Made in China, trois simples petits mots, alignés dans cet ordre, on peut les faire dire beaucoup et encore plus. C’est presque comme les trois couleurs de base du cercle chromatique. On peut obtenir du brun caca, tout aussi bien que des couleurs éclatantes.

Si l’on répète ce Made in China, en musique, on peut en faire des variations ornementales. Mais là, ça prend du génie. À bien y penser, c’est bien plus facile de mélanger des couleurs que faire de la musique… Loin de nous l’idée de déclarer la supériorité de la musique sur les arts visuels. Mais, soyons lucides! Un morceau de Bach coûte immensément moins cher qu’un chef d’œuvre de Maître Ancien. Si l’on cherche absolument un classement, grâce à son accessibilité, la musique surclasse bien d’autres arts coûteux.

Made in China

Made in China, cette caricature de Carlson du Milwaukee Journal Sentinel a capté notre intérêt il y a maintenant plusieurs mois. Nous l’aimons pour deux raisons. D’abord, ce regard satirique de Carlson sur cette campagne de boycottage. Aujourd’hui, nous sommes au début de la 2e semaine des Jeux Made in China. À la cérémonie d’ouverture, W y était, Poutine aussi, sans oublier ce sympathique Sarko.

« Mais, Berlusconi n’y était pas! »

Une voix dissidente s’élève. Pas facile! Il y a toujours quelques « dissidents » dans le cerveau d’artiste. Un jour, nous parviendrons à les mater tous, et pour de bon! Nous parlerons alors à unisson, sans nous faire importuner!

Berlusconi n’y était pas pour une bonne raison: il fait chaud et humide à Beijing. Lui, il ne tolère pas la chaleur, encore moins l’humidité. Il l’avait dit. Ça, c’est plus honnête qu’un W Bush. Celui-là, il patouillait la vertu à Beijing en vivant sur du temps présidentiel emprunté, bientôt honorifique. Il ne se gêne pas à faire la leçon aux Chinois… Pardon, aux dirigeants communistes chinois! C’est important la nuance. Pour certain, il vaut mieux pilonner un pays en leur apportant de la démocratie en échange du pétrole que de laisser 1,6 milliard de Chinois décident leur vie. Leur laissent gérer leurs propres droit, liberté et gouvernance. Si la majorité de ce milliard d’humains décide de vivre sous ce régime, elle n’est pas pour autant innocente et inconsciente qu’un autre peuple qui a élu W Bush deux fois en sachant qu’un dénommé Al Gore aurait aimé être leur président.

« Et le Tibet?! »

« W a triché. Le peuple des États-Unis a été trompé! »

Ô Seigneur! Faites quelque chose, un miracle! Nous ne pouvons plus supporter ces voix d’infidèles!

Nous aimons cette caricature aussi pour l’utilisation de tous ces Made in China dans le dessin. Car la bidimensionnalité est une facette fondamentale de l’évolution de la peinture au 20e siècle.

Dans ce même 20e siècle, nos grands-parents ont connu des produits Made in Germany, nos parents ont connus des produits Made in Japan, Made in Taiwan, Made in Hong Kong, Made in Corea, Made in Thailande et d’autres Made in quelque part. Mais le Made in China est parmi nous pour un long moment.

Aujourd’hui, le Made in China approvisionne les Wal-Mart de ce monde pour alimenter la demande de notre consommation effrénée. Le Made in China culturel est déjà à notre porte, semble-t-il, nous aimons cet exotisme. Des artistes chinois contemporains, de fabrication occidentale, sont sur le point de prendre la relève des artistes de l’Après-Guerre chez Sotheby’s et chez Christie’s. Quelques réalisateurs chinois gagnent des Prix, ici et là, Berlin, Cannes, L.A. Demain, les leaders politiques de droite déchireront leur chemise pour défendre la production artistique locale avec autant de véhémences qu’ils font aujourd’hui pour la perte d’emplois manufacturiers. Demain, des banques Made in China ouvriront leurs succursales ailleurs qu’en Chine.

Aujourd’hui, une nouvelle qui annonce la naissance du China Commercial Aircraft à Shanghai avec un capital de départ de 2,7G$ à la nième page des journaux. Demain, quand les avions de ce CCA compétitionneront ceux de fabrication Bombardier, par exemple, assurez-vous, nos journaux et nos journalistes nous colporteront des manchettes à tout casser. En attendant, ils nous parlent de la vérité cachée de cette petite Chinoise qui chantait l’hymne national comme s’ils ont découvert personnellement ce « secret », en oubliant nous mentionner que cette nouvelle est sortie à la télé chinoise.

Anodin, n’est-ce pas? La China Commercial Aircraft devrait être en mesure de construire des avions de plus de 150 places dans quelques années. Car les Chinois veulent réduire leur dépendance envers les leaders mondiaux du secteur de l’aviation, Boeing et Airbus.

Voilà pour l’Économie 101 sur le Made in China : après le développement des secteurs primaire et secondaire, le tertiaire. Sur ce, nous allons vaquer à nos occupations d’artiste dans notre prochain texte. Le savoir-être est une veilleuse que chacun porte sur sa conscience et la vertu, une voile diaphane que l’on jette sur soi pour embellir ses valeurs morales… peut-être, on ne les a même pas.

Caricature d’Obama

Mardi 15 juillet 2008

Selon un récent sondage… euh, national! ;-) 17% d’Américains pensent que Barack Obama est un musulman. Récemment, l’entourage d’Obama refuse à deux musulmanes de faire figure d’arrière-plan dans une séance photo avec le candidat démocrate, néanmoins présidentiel. Hier, L’hebdomadaire américain The New Yorker publie une caricature représentant Barack Obama en musulman, et son épouse Michelle Obama en militante islamiste. Disons qu’il y a peu de place à l’interprétation avec cette caricature d’Obama.

Caricature Obama

Ils ont peur aux États-Unis, et ils aiment avoir peur. Ils ont élu W deux fois. Malgré ce candidat parfait pour le changement. Ils ont peur, encore.

Publié en couverture, ce dessin intitulé « Les politiques de la peur », sur lequel on a réuni un amalgame de symboles. Tout d’abord, M. Obama lui-même en Mr. President, sa douce moitié et bien-aimée en First Lady, et le dorénavant célèbre « poing contre poing » du 3 juin 2008 du futur couple présidentiel. Ensuite, le Bureau ovale, le jilbab, la coupe de cheveux afro, le pantalon de treillis, les bottines de combat, le fusil Kalachnikov, le portrait d’Oussama ben Laden et le drapeau américain qui brûle.

Bon, pouvons-nous ajouter quoi de plus à cela? Peut-être que la caricature est un art quand la satire, la réflexion et un bon dessin sont au rendez-vous. Quoi de plus? Peut-être, si ça vous tente, un passage du livre de la Voie et de la Vertu pour terminer.

C’est pourquoi la sagesse nous enseigne que la voie étincelante paraît sombre.
La voie qui progresse semble reculer.
La voie juste semble pleine d’embûches.
La vertu parfaite semble vide de sens.
La blancheur éclatante paraît terne.
La vertu généreuse semble inutile.
La vertu la plus ferme semble fragile.
La vérité bien ancrée a l’air de vaciller.
Un très grand carré nous empêche de voir les points extrêmes.
Le trop grand vase est impossible à modeler.
La musique céleste est au-delà des sons.
Une image très grande ne peut-être cernée.
Le Tao est caché.
Il n’a pas de nom.
Il est et il n’est pas.
Mais c’est lui qui maintient le monde.
Il en est le sens.