Images et textes sur 'Caricature'

 

Mutation génétique du virus de la grippe porcine

Mardi 12 mai 2009

Aurions-nous quoi à rajouter avec une telle image qui… en vaut plusieurs milliers mots?  :lol:

Mutation génétique du virus de la grippe porcine

Bon, blague à part. Nous avons commis un détournement de sens en intitulant cette image « mutation génétique du virus de la grippe porcine. » Comme nous avons peu de temps, nous avons succombé à la facilité, de nouveau. Mea culpa pour cet autre sujet d’amusement, une clownerie.

Ô Pascal! Divin penseur, nous vous avons entendu! Le divertissement « nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela, nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir. Mais le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à la mort. »

Bon… de quoi parlons-nous… Ah!

Vous connaissiez surement l’illustration originale dans laquelle un singe se transforme en homme moderne. L’image est tellement bien acceptée comme schéma du processus évolutif de notre espèce, on dirait qu’elle fait partie de nos mœurs et coutumes depuis toujours. Comme vous le saviez sans doute, il s’agit d’une fausse perception, un mythe moderne de considérer que l’évolution de l’espèce humaine s’est déroulée de façon linéaire, comme la transformation de chenille au papion, ou encore, comme la guérison d’une grippe. Pouf! Un singe se métamorphose en humain. :roll:

N’empêche que la première fois quand nous avons vu cette image-ci qui se finit en cochon, nous avons ce sentiment que l’on a commis un sacrilège, ne la trouvez-vous pas? Fraîchement, de penser que notre espèce se transformera éventuellement en un gros bouffeur de McDonald qui se fait saigné dans le dos par une brute, puis en gros cochon.

Ouf! Ils exagèrent toujours ces artistes!

Victime de la grippe mexicaine

Vendredi 1 mai 2009

Victime de l’influenza mexicaine

Sur l’autel du sacrifice, quoi de mieux que du sang d’un innocent pour laver tous les péchés du monde porcin? Ô l’impureté! ;-)

Désolé! On doit fusiller Porcinet.

Car Porcinet semble être le candidat tout désigné : hésitant, bégayant, timide et peureux jusqu’à avoir des tremblements corporels. Bref, idéal à être désigné comme victime de la grippe mexicaine et porter le blâme de cette souche de virus d’influenza: grippe porcine, grippe mexicaine, grippe nord-américaine… L’heure est au choix! Comment bien choisir le nom de cette nouvelle pandémie afin d’éviter une accusation à tort d’une malheureuse origine… et surtout pour éviter les conséquences économiques. Quoi de mieux que Porcinet qui est du pays imaginaire?!

On a finalement décidé: la grippe A (H1N1).

Bon, maintenant un peu de sérieux, et un peu d’art pour ne pas déshonorer l’esprit artistique de ce blog. L’idée d’utiliser cette caricature vient du tableau de Manet – l’Exécution de l’empereur mexicain Maximilien. L’événement est considéré comme le dernier épisode de la guerre du Mexique.

Exécution de l’Empereur mexicain Maximilien

Maximilien de Habsbourg-Lorraine est exécuté en compagnie de ses deux fidèles: le général Tomás Mejía et l’ancien président et général d’infanterie Miguel Miramón. En 1864, Maximilien, frère de l’empereur d’Autriche, s’est installé sur le trône du Mexique sous la protection de l’empereur Napoléon III et de l’armée française. Mais Napoléon a retiré ses fantassins moins de trois ans plus tard, alors que Maximilien refuse de partir en même temps, affirmant qu’« un Habsbourg ne désertera point le poste que la Providence lui a confié. »

En réalité, Maximilien voulait conserver son pouvoir sur le pays avec l’intention de rivaliser la montée des États-Unis sur le continent. Mais il n’était pas de taille à maîtriser les événements sur son propre territoire. Le 19 juin 1867, il est arrêté, jugé, condamné et exécuté par Juárez, représentant des forces du précédent gouvernement mexicain. La nouvelle de son exécution parvient à Paris 11 jours plus tard, la presse parisienne s’empare alors de l’événement sensationnel et fait de Maximilien une victime, plus tard, héros et martyr de la résistance libérale.

Voilà, ne trouvez-vous pas que Porcinet serait excellent pour porter le titre du saint martyr de la grippe A – H1N1? ;-)

Bon, sachez que l’image est une merveilleuse menteuse sans vergogne quand l’artiste manipule, avec opportunisme et habileté.

Caricature controversée

Samedi 21 février 2009

Une caricature signée Sean Delonas, caricaturiste connu pour ses dessins caricaturaux provocateurs, publié dans l’édition de mercredi du New York Post a provoqué un tollé de protestations aux États-Unis.

La caricature controversée représente un policier qui vient d’abattre un singe, faisant référence à un chimpanzé abattu lundi par la police dans le Connecticut après avoir grièvement blessé une femme au visage. Dans le phylactère de la caricature, nous pouvons lire l’affirmation du second policier : « Ils vont devoir trouver quelqu’un d’autre pour rédiger le prochain plan de relance. »

Dans un premier temps, le rédacteur en chef du Post défend la caricature de Delonas, « ce dessin est une parodie d’un événement de l’actualité. »

Aujourd’hui, dans un éditorial, le New York Post s’excuse d’avoir publié cette caricature faisant allusion au plan de relance qui aurait été rédigé par un singe. « Mais cela a été interprété autrement – comme une représentation du président Obama, comme une expression légèrement voilée de racisme […] Nous nous excusons auprès de ceux qui ont été offensés par l’image. »

Un manque de discernement, une tentative pour élargir les limites de l’acceptable ou simplement de la paresse intellectuelle d’un caricaturiste qui aime la facilité ? Entre l’affirmation du policier et le singe abattu, il y a un si grand vide d’idée. Hélas, gênant! Malgré l’expression voilée au stéréotype de l’Afro-Américain vu comme un singe, protester contre une caricature d’une telle pauvreté, c’est viser à côté du cible.

Si vous vouliez avoir une meilleure idée des caricatures de Delonas, par ici.

Caricature controversée

Cadeau de St-Valentin

Mercredi 4 février 2009

C’est bientôt la St-Valentin, saviez-vous ça? Dans dix dodos…

C’est évident, non?! Après la fête du Super Bowl et des superbes pub à coup de millions. C’est le temps de l’Amour. Pour cette année, n’attendez pas à la dernière minute pour dénicher une boîte de vulgaire chocolat ou acheter quelques roses vendues à la sortie du bureau, le soir du 14, après le boulot.

Non, non, non! Pour lui témoigner votre amour profond, pensez dès aujourd’hui au cadeau St-Valentin digne et original à offrir à votre partenaire de vie. Dites-vous que le hasard n’a jamais satisfait les espoirs d’une femme qui rêve… euh, ou un homme qui s’imagine.

Sans oubliez de réfléchir tout de suite aux doux paroles que vous alliez réciter le soir du 14! Si tu m’ouvres ton cœur, je te serrerai dans mes bras… genre.

Bon Sang! Mais nous sommes incroyable…ment inventifs et poétiques ce soir! :roll: Obama nous inspire toujours.

Cadeau de St-Valentin

Lune de miel d’Obama

Lundi 19 janvier 2009

Combien de temps durera-t-elle, à votre avis, la lune de miel d’Obama avec l’Amérique?

Lune de miel d’Obama

Voilà, Obama est arrivé à Washington samedi soir. Il imite une fois de plus son illustre idole, Abraham Lincoln, faisant le trajet mythique et symbolique Philadelphie-Washington en train.

Samedi soir, les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont aussi cessé. :-|

Aujourd’hui, c’est le jour de la réjouissance à Washington. Un concert We are one souligne le début des festivités de l’investiture d’Obama. Les espoirs qu’incarne Obama se répandent.

Cet après-midi, le Hamas a même «imposé» un calendrier de retrait à Israël pour retirer ses troupes. Tenez-vous bien, en «une semaine». Rien de plus! Ça donne cette impression qu’ils ont sacré une taloche à Israël qui a osé terroriser les Palestiniens. L’État hébreu retire progressivement et docilement de la bande de Gaza son armée. Si si! Nous avons vu un char d’assaut israélien en marche à la télé. Nous ignorons toutefois la direction que prend le char en question. Mais, ça devrait être vrai, c’est annoncé à la télé, faut bien y croire, non?! :roll:

Obama a si bien dit ce soir à la fin du concert que la vraie force de caractère d’une nation n’émerge pas en des temps de confort et d’aise, mais bien lors des moments difficiles. Nous avons sentiment que la première crise que l’Adminitration Obama aura à affronter n’est pas la crise économique. Car l’homme et son équipe savent si bien gérer les attentes, c’est donc déjà la moitié d’une réussite! La contraste avec son prédécesseur est saisissante : du talent, de l’intelligence, du charisme et de l’habileté.  Il a tout.

La lune de miel d’Obama avec l’Amérique durera sûrement plus longtemps que représente cette caricature.

Une légende illustrée

Samedi 17 janvier 2009

Bon, quoi écrire en ce samedi matin hivernal? En fait, ce n’est pas un manque de sujets, mais bien quoi choisir.

Semble-t-il que quelques-unes de nos oies canadiennes se prennent pour des terroristes. Ils ont orchestré une attaque contre un avion civil. Quelle chance pour les passagers de l’airbus de la compagnie US Airways que leur pilote soit un homme de talent et expérimenté. Un atterrissage réussi sur l’Hudson. Un sauvetage de 155 vies deviendrait, peut-être, un jour une légende.

Semble-t-il aussi que les bombardements sur Gaza continuent. Cela démontre une chose : tout est minutieusement planifié dans le but de terroriser les civils palestiniens durant ce vide que crée la passation de pouvoirs présidentiels aux États-Unis. Les failles profitent toujours aux gens bien ou mal intentionnés. Attendons-nous que l’on se félicite dans les prochains jours pour la mise en place du processus de paix. Une chose est sûre, les bombardements israéliens cesseront sous peu.

Bon, un peu de légèreté pour finir ce billet. Vous saviez fort probablement qu’une légende est avant tout un récit fantastique au dénouement merveilleux ayant au centre de l’histoire un personnage au pouvoir magique.  Qu’en demandons-nous de plus avec cette caricature au lendemain du discours d’adieu de Bush et à quelques jours du discours de l’investiture d’Obama? Une légende illustrée – Obama sauvant l’Amérique.

Légende illustrée

Tout est là! Les ingrédients de base d’une légende : la personnification d’un lieu, une représentation du Mal – une bête vivant et un personnage bientôt légendaire, sinon déjà. Ce dessin ne serait probablement pas apprécié par tous. La ressemblance des personnages n’est pas toujours fidèle. Il vaut mieux l’apprécier comme une calligraphie, avec cette élégance du vocabulaire visuel de l’artiste Bagley et son style libre et spontané.

Défi politique d’Obama

Jeudi 15 janvier 2009

Aujourd’hui, un dessin tout simple, un dessin d’idées, un dessin de représentation. Un dessin illustrant la difficulté incommensurable du défi politique qu’attend Obama.

Ici, le « 20 janvier » représente un tournant qui sépare le moment d’avant… et l’après de ce jour historique. Un défi d’abord surhumain devient ensuite surnaturel. Si l’artiste éditorialiste laisse toute la liberté à la perception de celui qui regarde la caricature pour trouver le mot d’interprétation du défi politique d’Obama, on peut cependant dire qu’il s’est assuré une mise en scène symbolique et sans équivoque.

Voilà! Un dessin démontre une fois de plus qu’en caricature, tout est possible pourvu que l’artiste trouve le concept visuel pour illustrer son idée éditoriale.

Défi politique d’Obama

Dieu Obama

Vendredi 9 janvier 2009

Une image vaut mille mot… directement de l’Île des Pâques, nous vous présentons une idole d’Or. Euh, pardon! Un Dieu Obama! :-)

Dieu Obama

Ô Dieu Obama, que tu sauves la planète du réchauffement climatique; que tu rebâtisses l’économie; que tu redonnes la confiance aux consommateurs; que tu fermes la prison de Guantanamo; que tu fasses lever l’embargo contre Cuba; que tu aides à trouver le chemin de la paix entre les Palestiniens et les Israéliens… aussi un peu d’aide aux Africains afin que les Somaliens ne deviennent pas tous des pirates, par dépit.

Nous te saluons, Dieu Obama pleine de pouvoirs, toi qui es pour nous espoir, confiance, espérance. Le Seigneur est sans doute avec toi! Tu es béni comme une Rockstar parmi tous les êtres de la Terre, prie pour nous pauvres artistes méconnus, maintenant et à l’heure de notre retraite. Amen!

Sérieusement, ne trouvez-vous pas qu’il existe une certaine similitude entre la ferveur de l’adoration divine et la participation à l’Obamania? Y a-t-il une si grande distance entre l’espoir d’un avenir meilleur et l’espoir du salut de l’âme? Il suffit un peu d’incitative… tout devient possible. Une image, en voilà une prière Obama.

Si la confiance est un sentiment fragile, le vent d’espoir est un feu de broussailles qui ne suffit qu’une étincelle.

Présidents américains – une sensation pénible ressentie

Mardi 23 décembre 2008

En parlant de Reagan et de Clinton, ils ont eu chacun leur décennie. Bientôt, ce sera au Président Obama de faire sa marque. Le jour de l’assermentation du 44e président américain élu s’approche à grands pas. En attendant, voici deux caricatures pour vous amuser.

Deux images illustrent l’appréciation que des candidats présidentiels éprouvent pour leur président sortant. Deux regards caricaturaux témoignent une similitude, frappante. Peu importent la grandeur d’âme, la capacité de gouverner et les habilités d’émouvoir d’un président américain. Lorsqu’il est à la fin de son dernier mandat, il est toujours un peu gênant aux yeux du candidat prétendant de son parti.

Président américain - Clinton

Présidents américains - une sensation pénible ressentie

Pour Al Gore, devenu depuis sa mésaventure de la course présidentielle de 2000, une vedette écolo des Oscars et éminent récipiendaire du prix Nobel de la paix, son désir de se dissocier de l’Administration Clinton était tout aussi fort que John McCain, sénateur républicain, qui tentait désespérément à s’éloigner de George W Bush.

Pourtant, Clinton et Bush fils, deux présidents américains aux antipodes; Gore et McCain, deux candidats malheureux, deux hommes de deux époques et de deux générations. Mais un même combat pour tenter de gagner la faveur de son électorat et une même attitude face à son prédécesseur : « Loin de moi, Monsieur le Président! »

N’avez-vous pas cette impression qu’à la fin de deux mandats consécutifs comme président américain, peu importe le réel mérite du président sortant, il est une persona non grata pour son aspirant-successeur, républicain ou démocrate. Barak Obama subira-t-il le même sort? Le Sort aurait peut-être encore une fois raison, car la nature humaine est ainsi faite.

Voilà pour cette autre petite incursion dans l’art de la caricature : l’art d’illustrer un malaise, à notre avis, la grande qualité de ces deux caricatures. Entre le président et son prétendant, cette sensation pénible ressentie par les candidats est mise en évidence, sans perte de subtilité.

Trouver chaussure à son pied – les souliers Bush

Mercredi 17 décembre 2008

George Bush a-t-il trouvé chaussure à son pied ?

Les images du jet de chaussures par un journaliste irakien, en direction du président Bush, font le tour du monde depuis quelques jours. Nous n’avons vraiment rien à rajouter à propos de l’art de l’esquive des chaussures de George W Bush. Même si peu de gens l’estiment aujourd’hui, W possède quand même un sens humoristique bien aiguisé : « Si vous voulez savoir, ce sont des chaussures de taille 10. »

Outre que le lancé symbolique des chaussures, élément impur que les musulmans ôtent lorsqu’ils entrent dans une mosquée, le journaliste a aussi traité George Bush de chien, semble-t-il, une insulte suprême dans le monde arabe.

Trouver chaussure à son pied - Les souliers Bush

Dans un autre ordre d’idées, peu de gens ne connaissent pas l’expression « trouver chaussure à son pied ». Cette expression signifie que l’on trouve ce dont on a besoin, son sens était autrefois différent. L’expression signifiait que l’on trouvait son âme soeur.  Elle désignait métaphoriquement les deux sexes en signifiant le contenu et le contenant.

Des petites choses qui montent une divergence marquante entre la culture occidentale et celle des musulmans : chaussure et chien.

En occident, le chien est désigné symboliquement l’ami fidèle de l’homme, et la chaussure dans cette expression courante de la chaussure à son pied un idéal réunissant le pied, membre corporel et sa chaussure, élément vestimentaire.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, la caricature est de Serge Chapleau, grand caricaturiste québécois, connu pour son dessin élégant d’un rigueur classique et son sens humoristique d’un cynisme certain.

Coalition

Vendredi 5 décembre 2008

coalition

Nous faisons un retour sur cette histoire de coalition Libéral-NPD-Bloc à Ottawa. Nous voulions voir si une caricature du jour traitant cette crise politique mérite un regard, et à vous le faire partager. Nous avons fait un survol des caricatures de différents quotidiens du Canada : Toronto Star, Ottawa Citizen, Calgary Herald, Vancouver Sun, Montreal Gazette, LaPresse et LeDevoir.

Au Québec, une majorité de caricatures se moque de la qualité du vidéo de l’autre soir du chef libéral. Par ricochet, on met en relief une fois de plus la déficience de son leadership et de sa capacité de diriger. Il nous semble qu’un homme parvenu à la tête d’un parti politique majeur ne peut pas être un simple loser comme l’on veut nous faire croire. On dirait qu’il y a une sorte d’acharnement mesquin que nous demandions s’il y avait sa raison d’être, ou simplement, y a-t-il égarement du sens profond d’humanité?

Même si l’on ne partage pas l’allégeance politique de Stéphane Dion, pourquoi ne pas souligner sa combativité et sa ténacité? Pourtant, ce sont de belles valeurs humaines, non? Pourtant, le contenu du message livré l’autre soir correspond bien à l’esprit de l’entente de la coalition. Pourquoi ne pas souligner cette idéologie de droite de son adversaire, d’avoir placé le pays dans une crise politique sans précédent par sa confiance démesurée et aveuglée?

Voici une deuxième caricature sur cette même coalition politique, on dirait presque que l’un a copié sur l’autre. C’est comme deux femmes vedettes vêtues d’une robe similaire se rencontrent dans une même fête.

Coalition politique

Une caricature et deux discours

Jeudi 6 novembre 2008

Une caricature et deux discours – Il est difficile pour des gens en dehors du Québec d’apprécier cette caricature à sa juste signification sans connaître le contexte de la malheureuse déclaration de l’ancien Premier ministre du Québec après la 2e défaite référendaire sur l’indépendance du Québec.

une caricature et deux discours

Pour ceux qui ont entendu les deux discours, celui de John McCain qui lui, reconnait sa défaite avec dignité mardi soir et celui de Jacques Parizeau au soir du 30 octobre 1995, avec beaucoup d’amertume après la défaite référendaire, vous remarquez sans doute la subtilité démagogue de l’artiste de la caricature de réduire un McCain au silence et de placer seulement ces mots regrettables de Parizeau : « encore l’argent et le vote ethnique! »

La caricature est un art que l’on peut qualifier, à juste titre, une image vaut mille mots, mais pas n’importe quels mille mots. Il y a bien souvent plusieurs mille mots si le caricaturiste est de talent. Parfois, il faut juste sourire et louanger l’habileté de l’artiste de faire du collage avec plusieurs réalités différentes à l’aide d’un dessin pour illustrer un contexte tout nouveau qui nous fait sourire, rire ou réfléchir.

Pour rester bref, nous vous citons ci-dessous le début des deux discours de défaite, celui du candidat républicain John McCain qui reconnait sa défaite et mentionnant qu’il a téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine devant ses partisans rassemblés à Phoenix.

Mes chers amis,

Nous en sommes venus au bout d’un long voyage. Le peuple américain s’est exprimé. Il s’est exprimé clairement. Il y a quelque instants, j’ai eu l’honneur d’appeler le sénateur Obama pour le féliciter. (Des huées parmi la foule, McCain leur fait signe de se calmer et dit : «je vous en prie.») Pour le féliciter pour son élection au poste le plus haut du pays que nous aimons tous les deux.

Dans une compétition aussi longue et difficile que cette campagne, son seul succès m’impose le respect, pour sa compétence et sa persévérance. Mais qu’il ait réussi en suscitant l’espoir chez des millions d’Américains qui croyaient faussement qu’ils n’avaient aucune influence, est une chose que j’admire profondément et pour laquelle je le félicite.

[...] Cet échec c’est le mien, pas le vôtre. [...]

Également, le début du discours de Parizeau au Palais des Congrès de Montréal, en 1995.

Mes amis,

C’est raté, mais pas de beaucoup. Puis c’est réussi, c’est réussi sur un plan. Si vous voulez, on va cesser de parler des francophones du Québec voulez-vous? On va parler de nous à 60%. On a voté pour. On s’est bien battu, et nous, on a quand même réussi à indiquer clairement ce qu’on voulait. Puis on a raté par une petite marge, quelques dizaines de milliers de voix. Bon ben dans un cas comme ça qu’est-ce qu’on fait? On se crache dans les mains et on recommence.

J’aurais bien voulu que ça passe. J’aurais tellement voulu comme vous tous que ça passe. On était si proches du pays.  [...]

C’est quand même beau ce qui s’est passé, de voir dans les assemblées l’une après l’autre ces jeunes dont on disait que l’avenir de leur pays, ça n’a pas d’importance et qui venaient de plus en plus nombreux en disant : le pays on veut l’avoir et tant que les jeunes penseront ça, on l’aura le pays.

C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. [...]

Voilà, une caricature et deux discours.