Flaque d’eau
Lundi 4 juin 2012Donner une dimension imaginaire à une flaque d’eau, par Issac Cordal.


Donner une dimension imaginaire à une flaque d’eau, par Issac Cordal.


« Tout le bonheur des hommes est dans l’imagination. » Marquis de Sade
L’imagination est à la fois la capacité innée et le processus d’inventer un champ personnel, partiel ou complet, à travers l’esprit à partir d’éléments dérivés de perceptions sensorielles de l’existence commune. Elle sert également à ceux qui ont un besoin de se créer un monde à eux afin de s’y réfugier ou tout simplement, pour ne plus être seul ou se désennuyer.

C’est pour bientôt l’arrivée du 2012. Célébrons!
Une pom-pom girl… 2012, par Sandrine Estrade Boulet. Si vous préfériez, une meneuse de claque ou une cheerleader.

Charlie Brown, es-tu tombé sur la tête !?
Depuis quelques années, on assiste à la création du mythe Banksy sur le net. Quand on découvre un graffiti intelligemment apposé sur un coin de mur de la ville, la rumeur de la visite de Banksy circule. On dirait que toute une équipe de faiseurs d’image s’affaire à rôder la machine à sous à la gloire de Banksy comme Warhol a fait de Jean-Michel Basquiat. Avec l’art graffiti de Banksy, tout le monde est dans la brume, sauf l’éblouissement des graffitis subtils qu’on lui attribue la paternité continue à faire scintiller l’aura de Banksy.
Dans un autre registre, en ce 2012, la justice française nous apprend que leur ancien président Jacques Chirac est condamné à 2 ans de prison pour avoir triché; Wikileaks nous révèle que l’armée égyptienne qui a remplacé le vieux dictateur Moubarack a été financée par les États-Unis à 1,3 milliard par an; pendant que Poutine se plaint du financement obscur de la compagne électorale de son opposition politique, les Russes sont en train de lui montrer la porte de sortie après que les résultats frauduleux des élections législatives sont portés au grand jour; de la contraste en Chine, certains s’empressent à gagner leur vie dédaignent même à porter secours à une fillette harpée par deux camions, d’autres s’amusent à apprivoiser la liberté à se dénuder sur le net pour soutenir leur artiste dissident Ai Weiwei; pendant le rêve de la renaissance de l’Amérique d’Obama agonise sur la table de négociation au Congrès, c’est un secret polichinelle que la réélection d’Obama ne se ferait sans l’argent du Wall Street, de la poche du soit disant 1% pendant que le 99% de l’Occident descend dans la rue pour réclamer une société plus juste…
Saviez-vous qu’il ne faudrait pas tomber sur la tête afin de bien garder tout notre esprit pour observer le spectacle grandiosement de ce monde qui nous surprend toujours ?
Mon Dieu, déjà le 28 décembre. Nous avons gagné trois minutes de clarté depuis Noël. Une minute au lever du soleil et deux au coucher. L’espoir se trouve dans le présent!
Do you flip, Charlie Brown ?

Ces œuvres que l’on néglige, voire même considérées criminelles en contrevenant de réglementation routière, brillent et témoignent l’éclat du génie des artistes trop souvent sans nom, de l’art urbain ou encore, du Street Art.
Aujourd’hui, toujours au bon milieu de la route, une prise électrique géante. Il est peut-être l’heure d’allumer une lampe.
Les jours s’allongent, déjà.
En terminant, un commentaire critique… la qualité de la peinture jaune utilisée par cet artiste est discutable.
Une chance que le relais web est sur une base volontaire.

Vous connaissiez sans doute l’histoire de rois mages qui remarquèrent l’apparition d’une étoile nouvelle avant Noël. Ils suivirent l’étoile et ils se retrouvèrent près de la mer Morte. Puis, ils le perdirent de vue. Vous connaissiez la suite, n’est-ce pas?
En passant, on dirait que les rois mages sont de vraies cruches. C’est quoi l’idée d’aller voir Hérode, un roi placé sur le trône par les Romains, pour lui demander s’il savait de la naissance de « roi des Juifs » ?
C’est carrément un cadeau de grec qu’ils apportèrent à Bethléem. On devrait bannir les trois rois mages de la fête de Noël. Pensez-y, on ferait une pétition sur Facebook et on leur donnerait chacun un bonnet d’âne.
Voici une représentation moderne de trois rois mages à la recherche de l’enfant divin… au bord de la mer Morte. Regardez, ils ont l’air complètement perdus!

Est-ce un artiste qui peint, ou encore, un passant qui a une envie pressante en train de donner du lui-même? Ça nous fait penser à cette photo just do-it.
Une peinture murale vue à Katmandou, au Népal par le photographe de l’agence Reuters, Navesh Chitrakar.
Ce dont vous voyez sur la photo, il s’agit du résultat d’un projet organisé dans le cadre d’un mouvement artistique entamé sur le réseau social Facebook – Artudio Népal. Le groupe d’artistes veut créer des graffitis à l’expression propre et positive dans le but de favoriser la beauté plutôt qu’à adonner à des slogans indésirables ou des pamphlets politiques qui tapissent souvent les murs de la ville Katmandou.

Aujourd’hui, encore quelques lignes sur l’Art de Johnson, qualifié de l’art Copier-coller… En fait, on colle plusieurs étiquettes peu flatteuses à son sujet : de l’art plagiat, de l’art robotisé ou « is not art ».
La vie de Seward Johnson fait partie des gens riches et célèbres dès sa naissance. Il est le petit fils de Robert Wood Johnson I, cofondateur de la multinationale Johnson & Johnson. Sa mère Ruth Dill est la soeur de l’actrice Diana Dill qui est mariée à Kirk Douglas. Micheal Douglas et Seward Johanson sont donc des cousins.
De nos jours, traiter l’art de Seward Johnson de « is not art » fait partie davantage de la méchanceté élitiste du 19e siècle que du critique constructif. L’art a changé. L’art de S. Johson est sans prétention. Il est de la lignée d’Art Pop réaliste américaine, de la même catégorie que Daniel Edwards (billet d’hier), mais en mieux. Seward Johson emprunte des images clichées à dosage populiste qui ne peuvent que plaire à la masse. Entre l’incitative au voyeurisme collectif du Forever Marilyn en polychrome et le corps du géant partiellement enterré de son oeuvre de jeunesse, le Réveil, il y a eu un changement radical dans la démarche artistique de Seward Johnson. Que s’est-il passé dans la vie de Seward Johnson depuis le Réveil? Seul l’artiste lui-même le sait. Dans Forever Marilyn, on veut tout montrer pour plaire, dans le Réveil, c’est l’absence qui donne corps à l’oeuvre. Cela laisse penser que l’esprit n’est plus vendeur à nos jours. Car c’est définitivement plus prisé le faire voir.
Après avoir passé près de 30 ans dans la banlieue de Washington D.C. au Haines Point, le Réveil de Seward Johnson a été déménagé à Washington le 28 février 2008, au comté Prince George.



Image : UPI Photo/Kevin Dietsch
De l’art public pour assouvir l’inhibition des humains?
Vous diriez peut-être: Oh la… Mais, sachez que la modernité met constamment les valeurs humaines en défi.
Sommes-nous devant une oeuvre qui va au-delà de l’image? Jette-t-elle une lumière drue et crue sur le dessous d’une affaire de moeurs? Qui fait découvrir une réalité indécente et qui fait vivre une expérience sortie du fantasme collectif et… archétypal? Ou simplement, c’est du voyons ensemble la petite culotte du sexe-symbole de la modernité, après tout, c’est de l’art public, ça fait partie de l’acceptable. C’est publique!
Depuis quelques semaines, cette sculpture haute de 26 pieds, représentant Marilyn Monroe dans sa célèbre pose qui fait émoustiller plus d’une génération de cette humanité toujours surprenante, est exposée sur le Magnificent Mile de Chicago.
Marilyn format géant – Forever Marilyn/Marilyn pour toujours, se tient au coeur de Chicago, beau temps mauvais temps, et ce, jusqu’au printemps prochain.
Que puissions-nous ajouter?
Seward Johnson est un artiste sérieux. Il n’est pas né de la dernière pluie. Johnson fait de la sculpture réaliste format géant depuis plusieurs décennies. Il a notamment mis en 3D des images célèbres : le Baiser de l’Hôtel de Ville de Robert Doisneau, l’Amérique gothique de Grant Wood, l’Olympia et le Déjeuner sur l’herbe de Manet, la Chambre de Van Ghog, la Danse de Matisse, etc.


Selon Yves Klein, la beauté d’une oeuvre d’art telle que l’on perçoit existe à l’état invisible dans l’univers. La tâche de l’artiste consiste à la révéler à ses semblables sous forme de création artistique en matérialisant les forces cosmiques. Ainsi la beauté devient perceptible à nous. Si vous trouviez qu’il y a une saveur Nouvel Age dans cette théorie. Il se pourrait que vous aviez raison. Yves Klein est mort au début des années 1960. Il est du mouvement Nouveau réalisme.
L’être humain en a périodiquement soif de nouveauté, non?
Aujourd’hui, nous ne parlons pas de l’art de Klein mais de l’architecture de l’air de l’artiste britannique Alan Parkinson. Un concept artistique au sommet d’une gigantesque organisation récréative. D’immenses chapiteaux gonflables interconnectés et multicolores intitulés Mirazozo, dans lesquels on marche, observe, se détente, imagine, se recueillit. Mirazozo, gonflé et coupé du monde d’extérieur, laissant ainsi la lumière pénètre par ses minces parois translucides, créant un monde d’ombres et de lumières le temps d’une expérience sensorielle humaine, seule ou en groupe.
Si nous avons commencé en mentionnant la théorie artistique de Klein, laissez-nous en terminant ce petit billet en vous disant que l’architecture des lieux de culte a toujours été une schématisation de la quête de Dieu. L’espace des chapelles, églises et cathédrales, découpé et délimité par de colonnes, arches, parois, murs, vitraux entretient d’innombrables chemins invisibles au goût de chaque époque. Il n’a d’autre but que de permettre à l’esprit humain de mieux accéder à un état purifié, pour un ultime salut.
Voilà, de l’architecture de l’air.



Trouvé! Il s’appelle oakoak. L’auteur de ce Spiderman et de la glissade de Calvin et Hobbes. Voilà, le site de l’auteur de ce Spiderman.

Il parait que la vie est une glissade et l’art du bonheur se trouve dans le contrôle de la vitesse de glissade. L’euphorie est le summum du bonheur où l’on s’élance dans le vide… et l’on plane.
Note: Nous cherchons le nom de l’auteur de cette oeuvre d’art urbain, sans résultat.
