Images et textes sur 'Art et technologie'

 

Art ASCII - Que Dieu bénisse le talent!

Dimanche 2 novembre 2008

Ah déjà novembre, un autre mois de bonheur! :-) Pour ce premier billet du mois, de l’art ASCII.

L’art ASCII est une pratique à saveur artistique qui a commencé avec l’arrivée des ordinateurs mainframe d’IBM. De sa plus simple expression comme les émoticônes que tout le monde a probablement utilisés au moins une fois dans un courriel comme celui-ci :-), à la reproduction de photos en 3D comme celui-là.

Portrait en art ASCII

L’art ASCII consiste à réaliser un dessin à l’aide des caractères contenus dans le code ASCII - American Standard Code for Information Interchange. À une époque lointaine de notre civilisation, ;-) des informaticiens-artistes ont essayé de démontrer l’immense possibilité graphique d’une imprimante IBM en inventant cet art de transfert d’images. On peut sûrement appeler cela, un effet de la technologie.

L’art ASCII d’aujourd’hui n’a plus la même signification que celui qui est pratiqué dans les années 70.  De nos jours, on peut réaliser de l’art ASCII à l’ancien, avec un simple éditeur de texte. Mais, il existe maintenant de nombreux logiciels très sophistiques qui peuvent convertir une image en oeuvre d’art ASCII en quelques secondes comme ce portrait sur fond noir. Si l’on pratique de l’art ASCII sans recours à un logiciel, cela demande évidemment, du temps et de talent.  Cette fois-ci, un autre effet de la technologie : le mythe du talent en a pris pour son rhume.

À une époque encore plus lointaine, toujours de cette même civilisation qu’est la nôtre, le talent est considéré comme étant un don du Ciel ou la grâce des dieux. Mais le talent artistique est-il vraiment une potion magique dont seuls les dieux gardent sa recette?

Nous pensons que peut-être ce ne serait pas le cas. Le talent est avant tout, aptitude, savoir-faire et habileté. Cependant, l’éclosion du talent demande une prédisposition de mesures incitatives, une circonstance déclencheur et des conditions favorables qui le maintiennent dans un état de manifestation optimale. On dirait que le talent est presque un produit matriciel.

Mes sieurs et dames, voyez-vous, c’est peut-être plus magique de dire que le talent est inné et divin. Que Dieu bénisse le talent! Tant que de rêver, rêvons ensemble à deux jours du présidentiel des États-Unis, mes frères et soeurs! ;-)

  • Que les Américains pauvres aient un système de Santé public avant que nous démolissions le nôtre;
  • Que l’industrie d’automobile américaine amorce le tournant vert et les architectes repensent l’urbanisme étalé;
  • Que des incitatifs fiscaux soient mis en place pour changer la mentalité américaine sur la surconsommation et que le monde l’imite;
  • Que l’embargo sur Cuba soit levé;
  • Que des négociations de paix entre la Palestine et Israël soient;
  • Que les Marins américains ne sacrent pas leurs camps dans 16 mois sans que l’on panse les plaies des Irakiens (« Sacrer son camp! » une expression québécoise, une similitude à « Casse-toi! Pauvre con! ») ;
  • Avec le temps, ce n’est pas tout s’en va, mais bien tout devient bon. Que l’on négocie avec les talibans, après tout, Kadafi est devenu un allié. Pourquoi pas copain copain tout de suite?
  • Qu’il n’y ait pas une Amérique blanche, une Amérique noire, une Amérique hispanique ou asiatique. Quand on demande la grâce de Dieu, ne soyez pas égoïstes, que Dieu bénisse les artistes…  :oops: Pardon! Que Dieu bénisse nos amis blogueurs… Doh! Vraiment désolé! Que Dieu bénisse notre monde!

On dirait que ce billet est aux couleurs pastels. Bon sang! Nous sommes galvanisés! Change We Need!

Portrait de Steve Jobs

Mardi 21 octobre 2008

Portrait de Steve Jobs, un art Apple dans tous les sens.

Ce portrait du cofondateur d’Appel, Steve Jobs, est entièrement fait d’images de produits d’Apple. La technique employée pour créer ce portrait de Jobs est une dérivée de l’art ASCII. Pour les mordus en informatique, ils se souviennent probablement de ces images 3D faites de caractères ASCII. On appelle ces images, à tort ou à raison, de l’art technologique ou numérique.

Portrait de Steve Jobs

Steve Jobs, un nom légendaire que nous avons attendu si souvent parler depuis la naissance ou la renaissance des produits d’Apple. Au début du mois, on a même annoncé la fausse mort de Steve Jobs*** sur le site www.ireport.com. Cela a déclenché un début de panique chez Apple le matin même du canular. Même si le site des reporters volontaires a retiré la fausse primeur quelques heures plus tard.

Ce n’est pas la première fois que le cofondateur d’Apple, qui a souffert d’un cancer pancréatique, est donné pour mort dans les nouvelles : en août dernier, Bloomberg avait publié par erreur la nécrologie de Steve Jobs. Depuis le canular sur ireport.com, la SEC - Securities and Exchange Commission, ou la Commission de surveillance de la Bourse américaine, a ouvert une enquête pour déterminer s’il y avait eu véritable tentative de manipuler les cours boursiers.

Un Steve Jobs mort, semble-t-il, en vaut plus cher qu’un Steve Jobs vivant pour certains. On dirait qu’un vrai sort d’artiste s’acharne sur Steve Jobs… Bonne santé et longue vie Monsieur Jobs!

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*** Tôt dans la matinée du 3 octobre, un dénommé Johntw, a posté un billet annonçant que Steve Jobs, le cofondateur d’Apple avait été « transporté aux urgences suite à une sérieuse attaque cardiaque : une source proche m’indique que des infirmiers ont été appelés en urgence quand Steve Jobs s’est plaint de douleurs à l’abdomen et de problèmes respiratoires. »

Apple a évidemment démenti quelques instants plus tard le faux scoop, mais l’action d’Apple au NASDAQ, a quand même subi une chute brutale et d’atteindre son plus bas niveau depuis plus d’un an.

Artistes en formation

Dimanche 19 octobre 2008

Avis aux artistes en formation continue, connaissez-vous la Société des arts technologiques ou la SAT? Fondée en 1996, la SAT est un centre de recherche et création, de production, de formation et de diffusion voué au développement et à la conservation de la culture numérique. Elle est située sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal. L’adresse de son site web est le www.sat.qc.ca

Depuis son début, la Société des arts technologiques propose à la population montréalaise des ateliers pratiques et théoriques animés par des chercheurs et artistes. Les ateliers sont axés sur la réalisation et la diffusion de projets artistiques. Parmi les formations à venir cet automne, on retrouve entre autres les cours :

  • Introduction à la production audio, un cours permettra de se familiariser aux principes et technologies utilisés dans le domaine de l’audio et de la musique;
  • VJ : mixage vidéo et performance, une formation permettra de se familiariser aux techniques et outils du DJ-ing;
  • Blender, modélisation et animation 3D ou encore, l’art volumétrique intéressera les artistes qui intègrent la technologie à leurs créations;
  • D’autres cours intéressants qui susciteront l’intérêt des artistes, jeunes ou vieux, désirant se perfectionner en matière de l’art technologique.

Artistes en formation

Art de la simplicité: Apple et Google

Samedi 11 octobre 2008

Savez-vous qu’Apple et Google sont les deux entreprises qui génèrent un taux de satisfaction le plus élevé chez les utilisateurs de leurs produits? On peut affirmer qu’Apple et Google maitrisent l’art de la simplicité sans être simpliste ou simple d’esprit. Il s’agit du résultat d’une enquête American Customer Index, publiée par l’Université du Michigan.

Pour la 5e année consécutive, Apple a dominé les autres fabricants d’ordinateur. Vous savez sans doute que l’ordinateur est un outil qui intéresse aussi quelques artistes de type eArt, si si, ça existe de l’art technologique.  Apple est la seule société à avoir enregistré un gain cette année, avec une note de 85, soit 10 points de plus que son plus proche compétiteur.

L’autre entreprise qui procure du bonheur à ses utilisateurs par son savoir-faire est évidemment Google, dans la catégorie des portails et des moteurs de recherche, qui sort avec les grands honneurs de l’étude ACSI.

Pourquoi cette mention à saveur technologique sur ce blog que nous parlons de l’art? Simplement pour dire que c’est toujours plus facile à faire dérouter les plus fervents amateurs d’art par une oeuvre artistique d’une complexité indescriptible, voulue ou involontaire. Cependant les plus grands maîtres de tous les temps sont plus souvent des artistes qui ont su émouvoir ses semblables par de l’expression artistique humainement simple.

Voilà, une image qui en vaut mille mots!

Art de la simplicité: Apple et Google

iPhone artistique, en édition limitée

Mardi 23 septembre 2008

Il semble que les produits d’Apple sont à la mode… maintenant. Voici un iPhone artistique en édition limitée.

Vous conviendrez avec nous que ces produits de consommation fabriqués à grande échelle finiront démodés un jour. Ils sont souvent dispendieux et un peu compliqués. Quoique, à ce qui paraît…  les produits avec un « i » devant sont bien simples à utiliser: iPod, iPhone, iArt…

Nous artistes ne sommes pas toujours habiles avec la technologie. Cependant, nous sommes ingénieux avec nos mains d’artistes! Et nous sommes même capables d’innovation. Connaissez-vous la raison pour laquelle nous artistes, nous existons?

Nous existons pour vous offrir un peu d’humanité, plus modeste, plus petit, plus pauvre, plus dans tout ce qu’il y a de moins. Nous essayons de créer de la valeur avec moins, peu ou presque rien. Nous aimons la singularité. En art, l’unicité est importante. Pourquoi avoir deux copies pareilles si la perfection est atteinte avec une seule? La valeur est bien plus grande avec la copie unique. ;-)

Si nous sommes capables de créer plusieurs copies identiques. Dans ce cas-ci, nous les numérotons 1 sur X, 2 sur X, 3 sur X, ainsi de suite.  X est le nombre total de copies. Nous l’appelons une « édition limitée » quand nous sommes capables de mécaniser notre production artistique comme dans l’estampe ou la céramique. Une édition illimitée, c’est un signe de qualité… moindre.  Dans l’ancien temps, il y avait des mangeurs de patates, vous les avez sûrement vus dans des tableaux de Van Gogh? Des patates, ce n’est pas cher et tout le monde pouvait en manger, même pour les pauvres. Les riches, eux, ils mangeaient de petits gâteaux! C’est plus dispendieux, c’est plus rare manger des petits gâteaux. Mais, vous savez aussi que la rareté peut faire perdre la tête.

Hop dans le panier.  :?

Ici, un iPhone en céramique, en édition limitée, par un artisan sans nom de la Norvège. Même pour cette photo de pub, au lieu de faire comme dans la pub d’iPhane, une main d’homme tenant avec assurance son iPhone. Le céramiste a préféré une main d’enfant pour tenir ce iPhone artistique, signe de croissance, d’espoir et de pureté.

iPhone artistique, en édition limitée

E-art

Mardi 25 septembre 2007

Afin de souligner les dix ans d’action de la Fondation Daniel Langlois (FDL), le Musée des beaux-arts de Montréal présente un cortège d’œuvres d’artistes canadiens soutenus par la Fondation. Toutes ces œuvres accentuent le rôle des technologies numériques dans la transformation de l’oeuvre d’art ainsi que l’intérêt des artistes pour les phénomènes liés au langage, à l’encodage et à la traduction d’un système d’une réalité vers une autre.

Tout ça vous semble un peu abstrait, n’est-ce pas? Il existe en effet une distance de compréhension qui sépare certains types d’art dits contemporains du grand public, et ce pour de multiples raisons. Mais, sachez que l’accès au Musée est gratuit cet automne, alors, faites un essai et vous verrez …

E-Art, dix ans d'action de FDL
Implant Matrix, Philip Beesley, 2006

Du 20 septembre au 9 décembre 2007, l’exposition E-Art présente notamment les oeuvres de Philip Beesley (Canada), Jim Campbell (États-Unis), Luc Courchesne (Canada), Jessica Field (Canada), Lynn Hershman (États-Unis), Eduardo Kac (Brésil/États-Unis), Georges Legrady (Canada/États-Unis), Rafaël Lozano-Hemmer (Mexique/Canada) et David Rokeby (Canada).

Collection en péril

Mardi 18 septembre 2007

L’Office national du film du Canada risque de perdre une grande partie de sa collection vieillissante. Parce qu’il ne dispose pas de la technologie nécessaire pour la numériser. Il semblerait que plusieurs films de la collection de plus de 13 000 œuvres sont menacés parce que le catalogue de l’organisme est largement non numérisé et se détériorer au fil du temps. En avril 2005, L’ONF avait prévenu le Comité permanent du patrimoine canadien que sa collection « était en péril ».

Si la duplication des films en version numérique réduit le risque de perdre les œuvres cinématographiques, les pellicules originales du film s’exposent à un risque certain lorsqu’elles doivent être manipulées durant le processus de numérisation, sans compter qu’un film numérisé et archivé risque toujours d’être égaré et oublié sur un disque qui aboutira éventuellement au dépotoir informatique.

Le réel péril pour une œuvre n’est-il pas lorsqu’elle cesse de vivre dans la mémoire du public?

Collection en peril