Images et textes sur 'Art qui choque'

 

Scandale

Jeudi 17 novembre 2011

Ce baiser-ci, il a fait scandale contrairement aux autres baisers passionnément affichés.

La religion occupe une place importante dans nos vies. Car la religion change de sens en fonction de la personne et du point de vue que l’on prend. Elle change de sens dépendamment de la manière de vivre et des questions que l’on se pose. Tantôt elle se trouve sous l’habite du enseignement, tantôt elle est un culte de symbole de toute la collectivité. Parfois, elle est le chemin de la spiritualité et souvent, elle dicte le comportement de la masse. Elle est parfois philosophique, parfois dogmatique.

Il suffit évoquer la religion hors de son axe familier, elle est assurément le foyer ardent du scandale. Le Vatican a réagi vivement à propos de ce baiser entre le Pape et l’Imam de la mosquée Al-Azhar. La réaction du monde arabe sera-t-elle retardée ou finalement, l’Islam que plusieurs craignent se révèle plus progressiste que le catholicisme ?

Voilà pour ce baiser scandaleux et provocant. :)

Benetton l’a retiré. Quoique l’effet escompté serait amplement atteint.

Scandale d'un faux baiser

Artiste performeure chinoise

Samedi 27 août 2011

hairongtiantian, artiste chinoise bloggerHai Rong Tian Tian est une artiste performeure chinoise qui utilise le corps nu, en occurrence, le sien comme fil conducteur de son art. L’artiste détenait aussi un blog fort osé pour communiquer avec son public, surtout masculin. Mais son blog est disparu depuis. Le principal champ de bataille artistique de Hai Rong Tian Tian est de dénoncer le sort réservé aux femmes, semble-t-il.

Ici, elle pose nue dans une cage en fer grillagée à l’occasion d’une exposition au 798 Art Zone, à Pékin. Sa performance consiste de s’assoir dans la cage pendant 10 jours, de 9 à 5, munie d’une caméra et un carnet de notes.

Bon, pour la substance de son art, ça demeure encore un peu nébuleux. Nous allons patrouiller le web pour suivre son évolution afin de mieux vous divertir. ;-) Mine de rien, le temps passe. C’est la 5e année de ce blog qui commence… il faudrait bien continuer à nourrir cet espace bon temps mauvais temps.

Voilà, passez un très bon weekend! L’ouragan Irene s’en vient…  le président américain Barack Obama a décrété l’état d’urgence pour l’État de New York. On s’enferme au chaud et en sécurité. L’inauguration du monument de Martin Luther King a été repoussée à l’automne.

Artiste performeure chinoise, Hai Rong Tian Tian

Doigt d’honneur, un art réinventé

Mercredi 29 juin 2011

Maurizio CattelanaUn doigt d’honneur, intitulé L.O.V.E. de Maurizio Cattelan.

Mais, ne soyez pas offusqué par ce geste. Tous les doigts hormis le majeur, droit et affirmé, pointant le ciel, sont coupés à leur base. 11 mètres de haut, réalisé en marbre comme dans la plus pure tradition de la sculpture classique.

En ce jour mouvementé en Grèce, berceaux de l’art classique, tourmenté par cette austérité financière si chère à ce monde, voilà un salut bien portant au monde de la rigueur financière, en oubliant l’essence même du genre humain et ce, au profit d’une vision trimestrielle - modelez votre monde sur une base de trois mois à la fois et présentez vos résultats aux actionnaires.

Ainsi, les gardiens financiers de notre monde, FMI, agences de crédit, banques centrales, dessinent la tangence du cycle de la Vie.

Doigt d'honneurImage : REUTERS/Stefano Rellandini

Exposition d’un chien

Samedi 12 mars 2011

Comme nous parlons du chien, allons-y pour une histoire de chien aujourd’hui.

En 2007, Guillermo Vargas, alias « Habacuc » a exposé dans une galerie au Nicaragua un chien errant affamé. L’histoire a été mal reportée ou intentionnellement mal citée pour susciter une vive réaction. La réaction des internautes fut vive. Semble-t-il, Habacuc l’aurait attaché devant une inscription constituée de centaines de croquettes pour chien :  Eres Lo Que Lees (Vous êtes ce que vous lisez). Quand même, ne le trouvez-vous intéressant comme titre? La distorsion donne un sens plus profond que le sens de ces mots si commun.  On racontait que l’artiste avait interdit à quiconque de nourrir le pauvre chien ou de faire boire l’animal. Le chien serait mort de faim.

Et vlan! Tout le monde en parlait de cette histoire de chien en 2008. On a monté aux barricades.

Chien et une inscription faite de croquettes

chien vivant dans une exposition

Le temps efface. En fait, c’est notre mémoire qui fait de largage sans notre accord.

En 2008, nous avons écrit un petit billet sur la souris comme à la petite école, écrire un texte pour faire cohabiter des idées à partir d’un thème. Au petit matin de ce 11 décembre 2008, probablement par manque de temps ou par insomnie, nous avons publié deux images de souris qui ont suscité plusieurs réactions depuis. Si nous nous souvenons encore de ce billet, c’est grâce à des commentaires que l’on nous laissent. Les billets de blog prennent leur sens lorsqu’ils permettent à ceux qui les ont écrits d’évoluer. La relation entre je, nous et eux interagissent sans cesse au cours de notre existence par la force des événements externes. Ce blog nous apporte son effet déclencheur et nous a permis en quelque sorte d’être plus sensibles de notre environnement vital.

Le billet d’aujourd’hui est l’aboutissement d’un apport de trois personnes que nous n’avons jamais rencontrées, qui nous ont laissés de commentaires sur ce billet de souris. LO nous avons apporté le nom de l’artiste : Guillermo Vergas; ANONYME nous a permis de retourner sur le billet de la souris dernièrement, quoique notre réponse était quelque peu provocateur… à son écart; et LAURA nous a fait réaliser qu’une réponse à un commentaire a parfois plus de valeur que le billet lui-même.

Voilà, ainsi un autre billet, un autre jour.

Terry Richardson et les autres

Dimanche 9 janvier 2011

Tom Ford et Terry Richardson

Une vision artistique, dans sa forme intrinsèque, n’est pas différente d’une vision politique de société. Elle concerne le présent, une réalité dans laquelle on est pleinement engagé et l’espérance d’un futur, inconnu et incontournable, auquel on se dirige. La vision, c’est donc de conduire le connu dans un monde futur avec confiance et espérance. La différence entre ces deux types de visions, selon nous, se trouve dans l’approche de leur concrétisation.

En politique, l’approche moderne d’instaurer une vision de société nouvelle, sans effusion de sang, ni bouleversement comme se faisait jadis au moyen d’une révolution, trouve son écho dans la préservation de la paix sociale de sa masse critique et procéder à un transfert de droits et des acquis des franges marginales de sa population, avec ou sans heurte. Par exemple, le droit à l’avortement; l’homosexualité dans les armées; le travail, la réinsertion dans la collectivité des assistés sociaux, etc.

En art, tout s’exalte dans la singularité. L’excentricité marginale dite artistique est plus qu’autrement perçue comme étant une provocation et suscite l’indignation, mais c’est aussi l’approche le plus efficace de se faire entendre et de laisser sa marque.

Si l’art de gouverner est de préserver la paix sociale dont jouisse la masse. L’art de faire de l’art qui semble le plus efficace, c’est de repousser les limites de l’acceptable. Car la nouveauté attise la curiosité, trait de caractère de notre nature humaine.

L’oeuvre de la photographe Terry Richardson projette une image de lui d’un manipulateur pervers et obsédé sexuel ou un libertin de moeurs narcissique et affirmé. C’est un choix délibéré et conscient de l’artiste pour se tailler une place et faire un nom dans le monde de la photographie. L’artiste se doit définir une image de soi à travers de son oeuvre. Terry Richardson en est pleinement conscient, il l’affirme et endosse son comportement provocateur en public. Dans le fond, que cherche-t-il réellement à travers ses photographies?

Ce soir, nous vous en monterons des photos de lui accompagné d’autres célébrités. En passant, la photo avec Obama, ci-dessous, est toujours à la page d’accueil du site de l’artiste. Il nous vient à l’esprit ce questionnement : En 2007, Obama le candidat à la présidence, a-t-il vu venir ce coup fumant de Richardson?  En fait, les stratèges démocrates en charge de la compagne d’Obama ont-ils prévu cet aboutissement quand ils ont organisé la séance photo?

Terry Richardson et Obama

Terry et les jumelles Mary Kate et Ashley Olson

Terry Richardson et Kate Moss

Blake Lively, Terry Richardson et Leighton Meester

Jared Leto et Terry Richardson

Kanye West et Terry Richardson

Terry Richardson et Kim Kardashian

Autoportrait d’un artiste chinois

Mardi 5 octobre 2010

Représentation du soiCe soir nous vous parlons de moi, de nous et d’eux en art.

« Ouf! » ;-) C’est ce dont nous sommes dits dans la tête en ce moment. Certains soirs après une longue pause de billets, c’est particulièrement difficile comme là. Le moteur semble tourner dans le vide. La tête en coton, les mots se poussent en criant « Fuyons! Fuyons! Y a rien par icitte! » et les idées comme des moustiques par les temps qui courent, rares ou simplement : Eurk! Capoute, il fait ben trop frette!

Déjà octobre.

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

Que pouvions-nous dire sur lui tout en restant simple, bref et sans fioriture?

Les performances artistiques de Zhang étaient fort mal perçues et reçues à ses débuts en Chine. Il avait donc la police à ses trousses. Il était presque eurk capoute! Si on trouvait Lady Gaga excentrique et scandaleuse avec sa robe de chair, imaginons maintenant un jeune se dit artiste en faisant des simagrées, se montrait nu en Autoportrait d'artiste chinoispublic dans l’empire du Milieu. Paf! Il s’est fait éjecter de chez « eux» , et se trouve parmi « nous»  en Amérique.

Zhang Huan racontait que du coup, on s’intéressait à lui et de ses manifestations; on commanditait ses performances dans les rues de New York. Et son « moi»  se transformait, se questionnait et se montrait avec exubérance et subtilité. Ses performances l’avait alors mis sur le diapason artistique new yorkais. Et pouf! De nouveau, il est accepté chez lui ou son « moi parmi nous»  mais chez eux.

Auparavant, l’art de se représenter exprimait parfois une douleur de vivre au moyen de la peinture sur toile, nous sommes arrivés au temps que certains artistes sont allés à utiliser leur corps comme support et matière pour représenter un similaire de souffrance de vivre. Il reste maintenant à décoder ces mots sur son corps pour percer la barrière de la langue et de culture pour comprendre si ce questionnement de soi est-il tout aussi véridique que l’oreille coupée de Van Gogh ou cette colonne brisée de Frida.

Voilà tout, pour le moment.

Zack dort déjà paisiblement. Nous nous sommes dits mais pourquoi nous donner du mal. Le sommeil fait ses toc toc dans la tête… ben coudonc, déjà personne.

Lady Gaga à la viande

Jeudi 16 septembre 2010

Lady Gaga, Vogue Hommes JaponFin d’été 2010, l’artiste Pop de l’heure, Lady Gaga pose pour le magazine Vogue nippon pour hommes, presque nue, ornementée de quelques tranches de viande, fraichement dépecées et ce, sans doute photoshoppement rehaussées afin que la chair de la jeune dame soit tendrement délicate, et qu’elle réponde aux critères esthétiques de la région, et que les maigres tranches de viande qui couvrent celle-ci semblent de qualité supérieure et exquise, même si elles étaient mangées crue par un brave téméraire nippon, sa santé ne serait point en danger.

Bon, la deuxième image maintenant.

Toujours en 2010, dimanche dernier, Lady Gaga a été consacrée l’artiste de l’année et couvert d’honneurs aux MTV Video Awards, à Los Angeles. Sans doute pour une question d’auditoire de tout âge, elle s’est présentée cette fois-ci sous les feux de la rampe habillée d’une robe en viande, bien en chair. Si la chair semble de moins bonne qualité dimanche dernier, elle est plus vraie, plus coriace et plus sombre. Cependant, le scandale, il est de taille au pays de la Liberté.

Lady Gaga en robe de viandeLes défenseurs de la cause des animaux mal traités sont sur les dents… avec la Dame Gaga sous les dents. L’organisation internationale de défense des droits des animaux, PETA – People for the ethical treatment of animals, trouve que la jeune prodige dépasse les limites : « Peu importe que cela soit esthétiquement bien présenté. La viande crue représente la violence sanglante et la souffrance. »

Lady Gaga s’empresse de s’expliquer lendemain sur le port de la robe en viande, signé Franc Fernandez, mais elle s’est empêtrée dans des détours de sa pensée : « Je voulais dire que si nous ne prenons pas position pour nos convictions, si nous ne combattons pas pour nos droits, bientôt ils seront aussi réduits que cette viande sur nos os. »

Robe de chair, Jana SterbakPour terminer aujourd’hui, connaissez-vous l’artiste Jana Sterbak? Voici la troisième image.

C’était en 1987, un an après la naissance de Lady Gaga, Jana Sterbak a soulevé l’irrite du public canadien avec sa Robe de Chair, intitulée Vanitas, Robe de Chair pour Albinos Anorexique. Saviez-vous pourquoi le public canadien, pacifique et raisonnable, était hors d’eux-mêmes?

Parce qu’on trouvait le geste de notre Musée national d’Ottawa inconcevable de dépenser l’argent des contribuables canadiens pour subvenir une artiste et encourager la décadence du milieu des arts contemporains. Franchement! Une robe de viande. Ben voyons donc!

Et la morale de cette histoire? ;-)

Sans Photoshop, sans designer de renom, comment s’appelle-t-il encore celui-là? Ah! Franc Fernandez. Eh bien, c’est moche!

Grand Montréal

Mercredi 4 novembre 2009

Les Montréalais ont réélu Gérald Tremblay pour un troisième mandat à la mairie dimanche dernier, et ce, malgré les nombreux scandales qui éclaboussent l’administration Tremblay. Semble-t-il que le taux de participation était de 34%. Le parti du maire élu a obtenu 37% des votes. Notre bon maire de Montréal que certains qualifiaient de « faux naïf » a obtenu 37% du 34% de 1,1 million d’électeurs montréalais.

La démocratie a exprimé, elle a tranché en faveur d’un homme qui n’a manifestement pas les ressources pour mener à terme son mandat de quatre ans. Qu’avait-il déclaré Gérald Tremblay dans son discours de victoire?

« Je suis conscient que la confiance des citoyens a été mise à rude épreuve. Je suis conscient que les citoyens veulent du changement, et nous incarnons ce changement. »

Cet homme qui incarnera le changement à l’Hôtel de Ville de Montréal pour un 3e mandat de quatre ans est aussi le Premier Citoyen de Montréal qui n’a jamais vu de magouilleurs à l’oeuvre durant les dernières huit années de son administration, entachée.

Grand Montreal

Un parallèle entre l’art contemporain qui choque et la politique municipale : lorsque le peuple se désintéresse, des incompétents se manifestent et le bon peuple subira de son propre désintéressement. La morale de cette histoire? Intéressez-vous à l’art contemporain ;-) et à la politique municipale!

En terminant, vous vous demandez probablement : mais c’est quoi ce M emmitouflé de bas Arc-en-ciel de petite fille?

C’est le logo du Grand Montréal, dévoilé depuis plusieurs mois. il s’agit d’une des réalisations dirigées et orchestrées par l’Administration Tremblay. C’a coûté aux contribuables montréalais environ $450000 pour le design du logo Grand Montréal.  Cela signifie 450 jours de travail au taux de $1000 par jour pour arriver à ce symbole qui représente le dynamisme du Grand Montréal sur la scène internationale.

Bon voilà, pour ce post sur la politique municipale vue et illustrée par des artistes.

Matriarche des Balkans

Lundi 20 juillet 2009

Aujourd’hui, nous aurions pu changer de thème en vous placotant du 40e anniversaire du premier homme sur la Lune. Mais nous décidons de poursuivre ce fil d’idées sur les seins nus.  Si la sensualité peut vendre aux touristes des voyages en France, elle sera assurément bonne pour susciter l’intérêt général… non? ;-)

- Bon, d’accord. Nous exagérons un tantinet.

Elle s’appelle Marina Abramovic. Elle met son corps au service de son art depuis plus de 40 ans. L’obsessivité de cette passion viscérale pour la prestation artistique corporelle a fait d’elle sans aucune doute l’artiste par excellence de l’art performance. Elle est la Matriarche du Body Art.

Seins nus dans les Balkans
Image : Marina Abramovic ©

Marina Abramovic, Grand Prix de la Biennale de Venise en 1997, emploie abondamment la sexualité à travers des histoires de rites et de cultures païens balkaniques. Cette photographie est tirée de son oeuvre intitulée « Balkan Erotic Epic » dans laquelle l’artiste accompagnée d’acteurs costumés folkloriques interprètent des rites et légendes. L’artiste célèbre à travers ses performances la culture populaire des Balkans, le mythe du pouvoir de la sexualité et la tradition agricole païenne, d’une manière à la fois personnelle et archétypale.

À découvrir les nombreuses histoires racontées par l’artiste à propos de l’usage de l’érotisme et de la sexualité dans la vie quotidienne de couple, qui passe par la fertilité aux rites agricoles. Toujours au sujet de ses performances « Balkan Erotic Epic », dans une danse du Soleil, si si! Des villageoises couraient dans les champs, sous la pluie, levaient leurs jupes en montrant leur sexe pour effrayer les esprits de la pluie; des hommes « fécondaient » la terre pour favoriser des récoltes; une mère protège son enfant contre les mauvais esprits en enduisant le visage de l’enfant avec… Bref, si vous vous considérez apte à voir cet art singulier, par ici et ce, sans avoir à vous procurer un compte d’utilisateur chez Dailymotion pour prouver que vous êtes une personne majeure et vaccinée.

Le contenu du vidéo est osé, nous préférions vous le prévenir.

Adam et Ève

Mardi 9 juin 2009

Adam et Ève, tout le monde sait de qui nous parlons. Vous dites peut-être même : Eh oui! :)

Ça sonne comme un sujet démodé, n’est-ce pas? Voici une représentation classique du couple originel. Adam et Ève par Rubens, fin du 16e. Le feuillage, une nécessité d’antan. Il y avait ce «Cachez ce sein que je ne saurais voir» à cette époque. Donc, encore moins les organes reproducteurs à la vue de tous!

Adam et Eve, par Rubens

On a réglé le problème. Voici la version Adam et Ève de l’artiste Alex Sandwell Kliszynski. :-|

Adam et Eve, par Alex Sandwell Kliszynski

Ne soyez pas troublé! Voyez-vous, si peu de différence, mais combien le choc visuel est frontal, sinon carrément brutal. Une oeuvre sans détour, sans discours intellectuel parlant de l’invention de nouveaux signes, formes ou vocabulaires visuels. Ça aussi, c’est du dépassé, de l’art au mille mots.

Le sens véritable de cette oeuvre est visible, mais il n’en demeure pas pour autant évident. Les Poupées humaines de Kliszynski sont une rupture de pudeur et d’interdit – une caractéristique dominante de l’art contemporain de ce début de siècle.

Petite histoire de sexe du vendredi soir…

Vendredi 22 mai 2009

Vous avez bien lu : une petite histoire de sexe du vendredi soir… une petite histoire d’art satirique, une oeuvre d’art censurée. Une controverse créée de toutes pièces par les organisateurs de la Biennale de Venise pour faire mousser leur événement. S’il n’y a pas de controverse, ce serait ordinaire. Notre monde veut de l’extraordinaire. Mais, si vous demandiez la question aux organisateurs : « Dites, pourquoi tant de comédie? » On vous répondrait probablement « ménon, ménon, ce n’est pas de tout de la censure… Car ces oeuvres constituent une atteinte à la pudeur. » Pendant ce temps, les partisans de l’artiste censuré montent aux barricades en criant : « libérer Venise! »

Au centre, un artiste, Jacques Charlier. Pour certains, un grand artiste; pour d’autres, ils diraient discrètement « ouf! Au suivant. » Mesdames et Messieurs, ce n’est qu’une toute petite histoire de sexes d’artistes pour vous divertir. Pire! Nous y succombons. Ô Vanitas vanitatum, et omnia vanitas – vanité des vanités, et tout est vanité. :mrgreen:

Jacques Charlier a été sélectionné par la Communauté française de Belgique pour participer à la 53e biennale de Venise. On désirait faire exposer ses « 100 sexes d’artistes », sous forme d’affiches dans l’espace public de Venise. Les dessins composés depuis 1973 représentent 100 attributs de procréation des artistes qui ont marqué l’art du XXe siècle depuis Marcel Duchamp. Une idée intéressante. Un double véhicule pour diffuser la création artistique : le sexe et des artistes connus, à la fois un humble hommage aux illustres et une expression artistique singulière et débridée de l’artiste.

Que demandez-vous de plus?

Voilà, vous pouvez tout voir sur ce site à partir du 3 juin, mais nous ignorons combien de temps le site demeura en ligne. Toutefois, nous avons déniché l’un de ces 100 sexes d’artistes de Charlier pour vous! Ô Seigneur! Pardonnez-nous de cette décadence. Semble-t-il, l’artiste exposera tout de même ses œuvres, sur un bateau amarré près des Giardinis de la Biennale.

Petite histoire de sexes d’artistes
Image : Jacques Charlier

Vous saviez sans doute, à l’autre époque, il y avait à Paris, le Salon officiel pour ceux que l’on honore, et à côté, le Salon des scandaleux, des rejets, des losers, qui ont quand même noirci plusieurs pages du grand livre d’histoire de l’art. Rappelez-vous de ce que Michelange a dit à propos de la nudité contenue dans son Jugement dernier?

« Allez dire au pape que c’est un problème mineur et qu’il est facile de la rendre convenable; qu’il fasse du monde un endroit convenable et la peinture suivra le même chemin. »

Dieu, buzz et sérendipité

Vendredi 8 mai 2009

Aujourd’hui, une image, deux blogs et trois mots, sous forme d’anecdote.

Eh oui! C’est exact.. ;-) Dieu, buzz et sérendipité.

Allons! Soyons sérieux. Commençons par le commencement. L’oeuvre est de l’artiste Peter Fryer – le Crucifié assis, ou encore, le Fils de Dieu crucifié, assis sur une chaise électrique. Un buzz qui date du lundi de Pâques. C’est encore tout récent.

Dieu

Chaque fois nous traitons une image controversée ayant Dieu comme sujet, il y a toujours un afflux de réactions de ces croyants qui se fâchent aisément. À un tel point que leur colère neutralise même leur capacité de distinction. Depuis, nous avons fermé tous ces commentaires. Souvent, on nous a pris pour l’artiste de l’oeuvre maudite, ou le maudit artiste de l’oeuvre controversée, même si nous mettions en évidence le nom de l’artiste en question. (Soupir…) Pour cette raison, ce Christ en condamné à la chaise électrique est resté dans notre panier à images à traiter jusqu’au début de la semaine.

Après la publication de cette lettre « à la recherche de Paul Lajoie », nous voulions écrire sur ce Jésus électrifié, juste après « Appels entrants illimités ». D’une circonstance fortuite, nous sommes tombés sur un autre buzz, le « dessin à colorier 11 septembre », qui nous a bien fait rire. C’était dans la nuit du mardi. Nous avons alors relégué l’histoire de boîte vocale de Dieu et ce Christ sur chaise électrique à plus tard. Nous voilà aujourd’hui, 4 jours plus tard.

Au début de la semaine, dans une conversation engagée avec un ami sur l’évolution du Web et de l’arrivée du Twitter, ami en question, érudit réfléchi, nous a parlé du mot sérendipité en évoquant ces découvertes inattendues de nouveaux vocabulaires en consultant un dictionnaire et le surf web en utilisant un moteur de recherche, par lequel, on passe d’un site à un autre.

Plus tard dans la journée, en feuilletant un dictionnaire, nous réalisions que le mot sérendipité est un néologisme n’ayant pas encore son logis parmi ses semblables. Déroutés, nous délaissions le dictionnaire pour Google où l’on trouve tout. Les clics nous ont conduits à cet article « Mais que fait mon cerveau? » Devinez, le sujet de son article? Si vous êtes intéressé, à ne pas manquer. Vous y trouveriez plusieurs références très intéressantes.

Sans ce post sur le dessin 11 septembre à colorier, il n’y aurait pas eu ce post sur la « prière aux victimes du 11 septembre ». Ce billet sur le Christ en chaise électrique aurait donc été bien différent s’il avait été écrit en début de la semaine. Il n’y aurait pas ce commentaire qui nous a conduits sur ce blog ayant pour mission le christianisme, fort surprenant, qui vous donne de plus amples informations sur cette oeuvre controversée, et évidemment, ce billet ne sera pas terminé comme là, avec ce large extrait que nous venons tout juste finir de lire aujourd’hui.

Voilà, de la sérendipité.

Mon père me donnait personnellement des cours d’instruction religieuse en vue de la confirmation, ce qui m’ennuyait au-delà de toute mesure. Un jour que je feuilletais le catéchisme pour trouver autre chose que les fadaises coutumières, d’ailleurs incompréhensibles et inintéressantes, sur le « Seigneur Jésus », je tombai sur le paragraphe concernant la trinité de Dieu. Voilà qui suscita mon intérêt : une unité qui est en même temps une « trinité »! C’était un problème dont la contradiction interne me captivait. J’attendais avec impatience l’instant où nous abordions cette question. Quand nous y fûmes, mon père dit : « Nous en arrivons maintenant à la Trinité; mais nous allons passer là-dessus, car, à vrai dire, je n’y comprends rien. »  D’une part, j’admirai la sincérité de mon père, mais d’autre part je fus fortement déçu et je pensai : « Nous y voilà! Ils n’en savent rien et n’y réfléchissent pas. » […]

Malgré l’ennui que j’éprouvais, je faisais tous mes efforts pour me contraindre à croire sans comprendre – attitude qui me semblait correspondre à celle de mon père – et je me préparai à la communion en laquelle j’avais mis mon dernier espoir. Il ne s’agissait que d’une communion commémorative, une sorte de fête à la mémoire du « Seigneur Jésus » […] « Prenez et mangez, ceci est mon corps » , désignant le pain de la communion que nous devions manger comme étant son corps qui pourtant à l’origine était chair; nous devions aussi boire le vin qui à l’origine était sang. […]

Soudain, ce fut mon tour. Je mangeai le pain; il était fade, comme je m’y attendais. Le vin, dont je ne pris qu’une toute petite gorgée, était léger et aigrelet; évidemment, ce n’était pas du meilleur. Puis ce fut la prière finale et tous sortirent, ni accablés, ni réjouis, mais avec des visages qui disaient : « ouf, c’est fait! »

[…] Ce n’est que peu à peu, au cours des jours suivants, que l’idée émergea en moi: rien ne s’est passé! J’avais cependant atteint l’apogée de l’initiation religieuse où je pensais trouver du nouveau – sans savoir quoi – mais rien n’était arrivé! Je savais que Dieu aurait pu se manifester à moi de manière inouïe, créer des choses de feu et de lumière supraterrestres; mais cette célébration solennelle, pour moi du moins, n’avait contenu aucune trace de Dieu : il y était question de Lui, mais ce n’était que des mots. Chez les autres non plus, je n’avais perçu ni désespoir déchirant, ni saisissement bouleversant, non plus que cette grâce débordante qui, pour moi, constituait l’essence de Dieu. […] Pourquoi devrait-on s’unifier à Lui? On l’appelle « Fils de Dieu »? C’était donc, semble-t-il, un demi-dieu comme les héros grecs? Comment un homme ordinaire peut-il s’unifier à Lui? […] Par contre, il était parfaitement clair que Jésus, l’homme, avait affaire à Dieu. Il était désespéré à Gethsémani et sur la croix, après avoir enseigné que l’amour et la bonté de Dieu étaient ceux d’un bon père. Mais ensuite, il avait aussi vu combien Dieu était terrible. […] Et peu à peu, il devint clair en moi que cette communion avait été une déplorable expérience. Il s’en résultait que du vide; plus encore, c’était une perte. […]

Je fus saisi d’une pitié violente pour mon père. D’un seul coup, je compris le tragique de sa profession et de sa vie. Il luttait contre une mort dont il ne pouvait admettre l’existence. Un abîme s’était ouvert entre lui et moi, et je ne voyais aucune possibilité de jeter un pont sur cette faille sans fond. […]

Dans la plupart des buzz artistiques, il y a fort peu d’art, sinon, pas du tout. Il y a souvent dans ces oeuvres d’art controversées, d’expressions mal articulées et sans profondeur, parfois, de gesticulations d’une pâle imitation ou quelques simagrées absentes de sens. Demain, peut-être après-demain, nous vous parlerons d’un petit crucifié controversé, semble-t-il, de Michel-Ange… du moins, comme point de départ.