Images et textes sur 'Art public'

 

Imagination

Jeudi 2 février 2012

« Tout le bonheur des hommes est dans l’imagination. » Marquis de Sade

L’imagination est à la fois la capacité innée et le processus d’inventer un champ personnel, partiel ou complet, à travers l’esprit à partir d’éléments dérivés de perceptions sensorielles de l’existence commune. Elle sert également à ceux qui ont un besoin de se créer un monde à eux afin de s’y réfugier ou tout simplement, pour ne plus être seul ou se désennuyer.

Imagination

Figure politique

Jeudi 8 septembre 2011

Moubarak défiguréLes figures politiques de notre monde polarisent bien souvent l’opinion publique.

Les politiciens se prêtent bien à la plaisanterie quand ils ne répondent plus aux attentes populaires ou ils se sont rendus au côté obscur. Les maitres en Yogo d’hier, le «cavaliere» Silvio et le président iranien Ahmadinejad en sont des exemples vivants.

Lorsqu’un monument regroupe plusieurs figures politiques, même si le motif derrière une telle création est historique. Eh bien, il peut survenir de fâcheuse conséquence comme ce monument égyptien en hommage de leurs quatre présidents, et ce, indépendamment de leurs contributions à l’histoire. Depuis le Printemps arabe, Moubarak a perdu sa face, Nasser s’est fait noircir la figure, mais El-Sadate et Naguib sont sain et sauf.

Que faut-il tirer comme leçon? Il ne faudrait pas se dépêcher de rendre hommage à un politicien avant qu’il ait marché dix mille lieues. Même si l’on dit qu’une marche de mille lieues commence toujours par un premier pas. Il vaut mieux donner la place de prédilection aux morts méritants qu’aux hommes qui sont portés au sommet social par de vagues d’une foule.

Bon, il se fait tard. Nous terminons ceci avec cette observation sur le sort de cette copie égyptienne du mont Rushmore, une question demeure. Il est compréhensif qu’un Moubarack a perdu sa face même si la classe politique de l’Occident l’a traité en prodige pendant 30 ans. Mais que ce Nasser, l’une des principales figures politiques arabes de l’histoire moderne, a le visage gribouillé de noir, c’est plus difficile à comprendre.

Mon Dieu, est-ce la faute d’une foule qui a donné l’espoir à notre monde? C’est terrifiant une foule.

Figure politique egyptienneImage: AP Photo/Amr Nabil

Seward Johnson: original ou plagiat?

Vendredi 12 août 2011

Art Seward JohnsonAujourd’hui, encore quelques lignes sur l’Art de Johnson, qualifié de l’art Copier-coller… En fait, on colle plusieurs étiquettes peu flatteuses à son sujet : de l’art plagiat, de l’art robotisé ou « is not art ».

La vie de Seward Johnson fait partie des gens riches et célèbres dès sa naissance. Il est le petit fils de Robert Wood Johnson I, cofondateur de la multinationale Johnson & Johnson. Sa mère Ruth Dill est la soeur de l’actrice Diana Dill qui est mariée à Kirk Douglas. Micheal Douglas et Seward Johanson sont donc des cousins.

De nos jours, traiter l’art de Seward Johnson de « is not art » fait partie davantage de la méchanceté élitiste du 19e siècle que du critique constructif. L’art a changé. L’art de S. Johson est sans prétention. Il est de la lignée d’Art Pop réaliste américaine, de la même catégorie que Daniel Edwards (billet d’hier), mais en mieux. Seward Johson emprunte des images clichées à dosage populiste qui ne peuvent que plaire à la masse. Entre l’incitative au voyeurisme collectif du Forever Marilyn en polychrome et le corps du géant partiellement enterré de son oeuvre de jeunesse, le Réveil, il y a eu un changement radical dans la démarche artistique de Seward Johnson. Que s’est-il passé dans la vie de Seward Johnson depuis le Réveil? Seul l’artiste lui-même le sait. Dans Forever Marilyn, on veut tout montrer pour plaire, dans le Réveil, c’est l’absence qui donne corps à l’oeuvre. Cela laisse penser que l’esprit n’est plus vendeur à nos jours. Car c’est définitivement plus prisé le faire voir.

Après avoir passé près de 30 ans dans la banlieue de Washington D.C. au Haines Point, le Réveil de Seward Johnson a été déménagé à Washington le 28 février 2008, au comté Prince George.

Art de Seward Johnson

Déménagement de la sculpture de Seward Johnson

Main du Réveil de S. Johnson

Réveil du géant de Seward JohnsonImage : UPI Photo/Kevin Dietsch

Marilyn, de l’art public à Chicago

Mercredi 10 août 2011

Marilyn Monroe - Chicago Mag MileDe l’art public pour assouvir l’inhibition des humains?

Vous diriez peut-être:  Oh la…  Mais, sachez que la modernité met constamment les valeurs humaines en défi.

Sommes-nous devant une oeuvre qui va au-delà de l’image?  Jette-t-elle une lumière drue et crue sur le dessous d’une affaire de moeurs? Qui fait découvrir une réalité indécente et qui fait vivre une expérience sortie du fantasme collectif et… archétypal? Ou simplement, c’est du voyons ensemble la petite culotte du sexe-symbole de la modernité, après tout, c’est de l’art public, ça fait partie de l’acceptable. C’est publique!

Depuis quelques semaines, cette sculpture haute de 26 pieds, représentant Marilyn Monroe dans sa célèbre pose qui fait émoustiller plus d’une génération de cette humanité toujours surprenante, est exposée sur le Magnificent Mile de Chicago.

Marilyn format géant – Forever Marilyn/Marilyn pour toujours, se tient au coeur de Chicago, beau temps mauvais temps, et ce, jusqu’au printemps prochain.

Que puissions-nous ajouter?

Seward Johnson est un artiste sérieux. Il n’est pas né de la dernière pluie. Johnson fait de la sculpture réaliste format géant depuis plusieurs décennies. Il a notamment mis en 3D des images célèbres : le Baiser de l’Hôtel de Ville de Robert Doisneau, l’Amérique gothique de Grant Wood, l’Olympia et le Déjeuner sur l’herbe de Manet, la Chambre de Van Ghog, la Danse de Matisse, etc.

Art public - Marilyn

Voyeurisme - Art public

Tour de Livres

Jeudi 12 mai 2011

Tour de Babel faite de 30,000 livres Le spiral est une forme à la signification ambiguë. De spiral infernal à la continuité de l’évolution, l’éternelle ligne courbe et le cercle à jamais devenir, est d’une ambivalence certaine.

Voilà, une nouvelle fois, la forme est associée au mysticisme biblique. Une tour de Babel fait d’échafaudage de construction haut de 25 mètres et habillé Place San Martinde 30,000 livres de toutes les langues.

Pour que cela soit plus humble et modeste, on devrait dire que cette tour est faite de 30,000 livres dans les langues les plus connues… non? De sorte, on fait preuve d’avoir compris la leçon morale de Tour de Babel. Mais bon, ainsi est fait le monde de certains artistes contemporains, il y a moi et les autres…

L’installation est une initiative de l’artiste argentine Marta Minujin. « L’idée est d’unir toutes les langues à travers le livre», explique l’artiste. « Je n’ai jamais compris pourquoi on devait parler des langues différentes [...] D’où l’idée de rassembler les pays», explique cette artiste devenue depuis les années 1960 une figure de l’Instituto Di Tella de Buenos Aires. L’oeuvre est visible sur la place centrale de Nuenos Aires. Elle y demeure jusqu’à la fin mai. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas, UNESCO a déclaré Buenos Aires la Capitale mondiale du livre 2011.

Que l’élan du spirale nous incite à coller quelques billets… les jours passent et le vide se creuse.

Buenos Aires - Capitale mondiale du Livre 2011

Autoportrait d’un artiste chinois

Mardi 5 octobre 2010

Représentation du soiCe soir nous vous parlons de moi, de nous et d’eux en art.

« Ouf! » ;-) C’est ce dont nous sommes dits dans la tête en ce moment. Certains soirs après une longue pause de billets, c’est particulièrement difficile comme là. Le moteur semble tourner dans le vide. La tête en coton, les mots se poussent en criant « Fuyons! Fuyons! Y a rien par icitte! » et les idées comme des moustiques par les temps qui courent, rares ou simplement : Eurk! Capoute, il fait ben trop frette!

Déjà octobre.

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

Que pouvions-nous dire sur lui tout en restant simple, bref et sans fioriture?

Les performances artistiques de Zhang étaient fort mal perçues et reçues à ses débuts en Chine. Il avait donc la police à ses trousses. Il était presque eurk capoute! Si on trouvait Lady Gaga excentrique et scandaleuse avec sa robe de chair, imaginons maintenant un jeune se dit artiste en faisant des simagrées, se montrait nu en Autoportrait d'artiste chinoispublic dans l’empire du Milieu. Paf! Il s’est fait éjecter de chez « eux» , et se trouve parmi « nous»  en Amérique.

Zhang Huan racontait que du coup, on s’intéressait à lui et de ses manifestations; on commanditait ses performances dans les rues de New York. Et son « moi»  se transformait, se questionnait et se montrait avec exubérance et subtilité. Ses performances l’avait alors mis sur le diapason artistique new yorkais. Et pouf! De nouveau, il est accepté chez lui ou son « moi parmi nous»  mais chez eux.

Auparavant, l’art de se représenter exprimait parfois une douleur de vivre au moyen de la peinture sur toile, nous sommes arrivés au temps que certains artistes sont allés à utiliser leur corps comme support et matière pour représenter un similaire de souffrance de vivre. Il reste maintenant à décoder ces mots sur son corps pour percer la barrière de la langue et de culture pour comprendre si ce questionnement de soi est-il tout aussi véridique que l’oreille coupée de Van Gogh ou cette colonne brisée de Frida.

Voilà tout, pour le moment.

Zack dort déjà paisiblement. Nous nous sommes dits mais pourquoi nous donner du mal. Le sommeil fait ses toc toc dans la tête… ben coudonc, déjà personne.

Défilé des Géants

Mercredi 30 juin 2010

Il y avait ce défilé  la semaine passée lors de la Fête nationale du Québec que l’on appelle le défilé des Géants.

Cette année le cortège des Grands, tous de plusieurs mètres de haut, est formé de 24 personnages, hommes politiques, figures historiques et légendaires, personnages de fiction, hockeyeur, chanteurs et compositeurs. Parmi ces 24 personnages, six nouveaux ajouts cette année : Jean-Pierre Ferland, Louis Cyr, Irma Levasseur, Sieur St-Laurent et Laure Gaudreault.

Si nous étions enfants, nous demanderions certainement pourquoi on voit le ciel et un paysage entre les jambes de quelques uns des géants. Une curieuse représentation pour illustrer une page de l’histoire du Québec. Nous nous demandons si c’était nous qui n’avons plus cette belle innocence. Néanmoins, nous sommes encore curieux! Nous étions donc allés voir sur le site web de la Fête nationale du Québec pour en apprendre un peu plus. Surprise! Saviez-vous que toutes ces effigies sont propriétés des organismes d’intérêts divers? Nous qui avons cru que ces Grands, c’était tout bonnement pour illustrer notre histoire, au plus, pour faire un rappel de l’histoire du Québec au public trop jeune ou assez vieux ayant fait leur école buissonnière, bien appliqué.

Le pouvoir religieux utilise jadis l’art pour représenter les Saints sur les murs des églises pour endoctriner les païens convertis. On a séparé la religion du Pouvoir, c’est maintenant les intérêts particuliers qui ont pris la place laissée vacante par la religion.

On dit que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…

Défilé des Géants

Banksy à Toronto

Mercredi 12 mai 2010

Il parait que le célèbre graffiteur britannique Banksy est de passage à Toronto, clandestinement. Trois images rappellent le style de Banksy, mais est-ce bien celles de Banksy, ou encore, des oeuvres d’un artiste plaisantin torontois ?

Banksy à Toronto

Banksy, Les curieux, à toronto

Banksy, à Port Lands, Toronto

Street art

Samedi 8 mai 2010

De l’art urbain ?

Pas du tout. Il s’agit d’une expérience inédite en Strasbourg pour les trois prochaines années. Les Strasbourgeois vont tester une centaine de voitures hybrides dont le moteur électrique est rechargeable sur une prise de courant ordinaire.

Ne trouvez-vous pas que l’art s’infiltre dans tous les sphères de la vie courant?  Ce logo ne vous fait pas penser au Street art au pochoir ?

street art
Image : Reuters / Vincent Kessler

La honte en image

Mercredi 21 avril 2010

Retour du fils prodigue, Rembrandt

La honte est une mixture d’émotions, à la fois simple et complexe. Elle emboite plusieurs dimensions de la vie humaine. La honte est à fois personnelle et sociale; elle est corporelle et spirituelle; elle est comportementale et cognitive. Bref, nous ne vous apprenons pas grande chose. Car le dictionnaire vous fournit une définition du mot « honte » plus que suffisant si vous n’aviez pas déjà décortiqué ce que c’est la honte.

Par contre, nous pouvons peut-être vous apporter un regard nouveau de sa représentation. Jadis, l’image de la honte est éducative. Elle était impersonnelle. Elle était anecdotique. La honte n’avait pas de nom comme dans le « Retour du fils prodigue », sauf si vous remontiez jusqu’à l’origine de l’histoire biblique du Fils prodigue. La honte savamment illustrée par Rembrandt avait le visage détourné.

Dans cette pub de Nike pour exploiter les problèmes extraconjugaux de Tiger Woods, la honte est montrée par un Tiger face à vous, visage lessivé, regard évasif et perdu, sans mot, malaise, inconfort… tout une mixture pour illustrer un état mental de Tiger Woods. La pub de Nike exploite allégrement l’inhibition et le voyeurisme.

Voilà! Du coup, la honte a un nom, un visage et une vraie histoire.

Est-ce la honte, sans honte?

Au large de Cancun…

Mardi 13 avril 2010

l'homme au corail de CancunAu large de Cancún, un artiste travaille sous l’eau…

Jason de Caires Taylor, artiste britannique,  travaille sous l’eau sur une sculpture intitulée « L’homme en feu» . Si l’acte de créer de cet artiste est inhabituel, son oeuvre est de facture conventionnelle, du moulage avec quelques artifices. On peut dire que c’est de la création artistique contemporaine qui s’aventure dans un espace moins accessible pour mieux se faire valoir. Le résultat demeure donc insolite et, peut-être récréatif pour des plongeurs touristes. À défaut d’un propos artistique soutenu et renouvelé, on se contente d’inhabituel pour susciter l’intérêt du public.

Une chose est incertaine, mais nous souhaitons que cet artiste utilise des matériaux écologiques et durables pour signifier du moins sa préoccupation environnementaliste. Un enjeu alarmant et surtout sexy aux yeux de notre époque.

Voilà, pour l’homme en feu… sous l’eau.

De l'art à Cancun au Mexique

Falla Obama

Lundi 22 mars 2010

Falla Obama

En ce jour du vote de la Réforme du système de la Santé au Congrès, une falla à l’effigie des Obama. Un Barack Obama en Superman, dans son élan de super héros, enlaçant sa femme Michelle.

Que Saint Joseph bénisse Obama et le projet de sa présidence : d’offrir une couverture d’assurance Santé publique aux 32 millions d’Américains.

Saviez-vous ce qu’est une « Falla » ?

Une « Falla » est une grande sculpture érigée dans les quartiers de Valence du 12 au 19 mars chaque année. Jusqu’à la fin du 19e, les Fallas de Valence étaient une affaire artisanale des habitants de chaque quartier. Depuis, les fallas sont réalisées par des artistes. Comme tout bon projet artistique, ;-) les travaux de réalisation de fallas sont budgetés. L’acceptation d’une falla se passe par de rigoureux processus de proposition, de sélection de thèmes, d’ébauche, etc.

Bref, une affaire sérieuse de gros sous.

Le mot « falla » dérive du mot « falle » qui est d’origine du mot latin fáculas qui veut dire torches. Selon la tradition, les fallas sont mises en feu le dernier jour des festivités, soit la veille du solstice de printemps, jour de Saint Joseph. Brûler les fallas pour chasser l’hiver et les mauvais esprits. Une sorte de défoulement collectif à l’image des carnavals. De nos jours, plusieurs fallas sont épargnées et se retrouvent au Musée Fallero.