Images et textes sur 'Art public'

 

Festival d’hiver à Harbin

Jeudi 7 janvier 2010

On dit que le bonheur est fait de petites choses et que les moments heureux sont présents à chaque petit instant. Il suffit de savoir les accueillir pour que le bonheur prenne son envol. On dit aussi que la routine est un repère pour que les êtres puissent recentrer sur leurs valeurs dans le brouhaha de la vie.

On dit que peut-être, la vie n’est que poussière. Elle ne vaut pas grande chose. Si un grain de poussière est invisible seul, en accumulant par milliers, on les appelle saleté.

Vous saviez, notre monde souligne les exploits grandioses et les prouesses surprenantes. On mesure, quantifie et soupèse tout ce qui est extraordinaire. Le reste, ce ne sont que des faits divers.

Par hasard, est-ce le « Panem et circenses », du pain et les jeux du cirque? :-| Bon! Assez de blabla… plaçons aux image!

À Harbin, le 26e Festival de sculptures sur glace et de neige est débuté. Des créations grandioses. De la démesure en neige et en glace, le temps d’un festival.

sculptures de neige et sur glaceImage : AP Photo/Ng Han Guan

palais de glace à HarbinImage : STR/AFP/Getty Images

Festival de sculptures HarbinImage : REUTERS/Aly Song

Harbin le 26e festival d'hiverImage : REUTERS/Aly Song


Statue de Mao Zedong

Mercredi 6 janvier 2010

En parlant du gigantisme, saviez-vous que l’ancien leader politique chinois Mao Zedong est né un 26 décembre?

Le 26 décembre dernier, on a inauguré un immense buste de Mao à sa ville natale, Shaoshan. La statue mesure 32 mètres (105 pieds) de haut, 83 par 41 mètres de taille.  En guise de comparaison, la hauteur de la tête de Washington sur le Mont Rushmore mesure environ 60 pieds.

Un jeune Mao avec des cheveux sur le front… c’est presque étrange, non?

Sculpture Mao

Sculpture géante du jeune Mao

Manhattan, la Big Apple

Jeudi 10 décembre 2009

Voilà arrivés à New York, montage terminé et il nous reste qu’à croiser les doigts afin que les ventes soient au rendez-vous, pour nous et pour les autres. Nous l’avons constaté à Toronto que cette solidarité entre les exposants, elle est omniprésente même si la plupart se rencontraient pour la première fois de leur vie.

En parlant de Manhattan, la Big Apple, voici la « Pomme de New York » de Claude Lalanne, exposé au plein centre du célèbre Park Avenue de New York cet automne. Une exposition rendue possible grâce au New York City Parks Public Art Program.

New York Manhattan, la Big AppleImage : Don Emmert/AFP/Getty Images

Changement…

Jeudi 5 novembre 2009

La vie est une succession de changements temporellement rapprochés. Le mot « changement » est à l’image de ces mots usuels, apparemment évidents, mais au sens combien différent dépendamment de la personne qui le prononce.

Aujourd’hui, encore un peu de politique à la saveur artistique. Un petit retour sur cette déclaration du bon maire de Montréal, incarnation du changement politique municipale… peut-être, le temps d’un discours et probablement de quelques réunions de suivi à l’image des interminables séances d’approbation du logo du Grand Montréal.

Saviez-vous qu’hier c’est le premier anniversaire de l’élection à la tête des États-Unis de Barack Obama? Lui aussi, il a promis du changement. Malgré sa volonté et son talent politique, les résultats du fameux « Change We Can » tardent à se manifester de façon sans équivoque pour faire taire ses adversaires dénigreurs. Bien que son étoile a légèrement pâli depuis, cet homme politique continue d’incarner le changement, même si l’on ne partage pas ses convictions. Pour ceux qui connaissent notre bon vieux faux naïf maire Gérard Tremblay et Barack Obama, fermez vos yeux deux secondes et faites entendre dans votre cerveau le mot « changement » prononcé par les deux.

Et alors?

Voici maintenant la saveur artistique de ce post : « I want change » de Banksy. La subtilité et l’ironie de Banksy vont toujours de pair. Banksy fait partie de ces quelques artistes graffiteurs qui ont contribué au changement de mentalité du grand public face aux graffitis. Mais il y a aussi ces barbouilleurs de murs aux quatre coins du monde qui font de l’art du graffiti comme des politiciens qui font de la politique un terrain du changement miné par leur propre incompétence.

changement

Politique culturelle chinoise…

Vendredi 2 octobre 2009

Il y a ces journées comme aujourd’hui où nous avons une multitude de sujets en tête, sauf assez de temps pour les écrire tous. Nous aurions aimé parler de Roman Polanski et de sa célébrité, de cette photo de Brooke Shield, enfant, nue, de l’importance des titres dans l’oeuvre d’un artiste, du suicide, de l’art chinois… eh oui, encore! Nous voulions aussi écrire quelques lignes à propos des impacts de l’évolution technologique sur la vie des portraitistes de Mao.

Saviez-vous que cet immense portrait de Mao à la Place Tienanmen est peint par des humains? Si si! Comme dans le bon vieux temps. Bref, il faudrait avoir plusieurs heures devant nous pour ficeler des petits billets autour de ces images que nous avons en tête. Encore ce soir, nous filons juste pour un billet de flirt.

C’est quoi encore cette chanson française? Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi, pour un flirt avec toi… pour un petit tour, un petit jour…

Bon, en ce lendemain du 60e anniversaire de la Chine communiste, un passage du Petit Livre rouge de Mao sur l’art et la culture pour clore le billet.

La politique « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » vise à stimuler le développement de l’art et le progrès de la science, ainsi que l’épanouissement de la culture socialiste dans notre pays. Dans les arts, formes différentes et styles différents peuvent se développer librement, et dans les sciences, les écoles différentes s’affronter librement. Il serait, à notre avis, préjudiciable au développement de l’art et de la science de recourir aux mesures administratives pour imposer tel style ou telle école et interdire tel autre style ou telle autre école. Le vrai et le faux en art et en science est une question qui doit être résolue par la libre discussion dans les milieux artistiques et scientifiques, par la pratique de l’art et de la science et non par des méthodes simplistes.

Ainsi écrivait le Grand Timonier Mao le 27 février 1957 dans « De la juste solution des contradictions au sein du peuple » C’est écrit presque dix ans avant que le début de la révolution culturelle chinoise durant laquelle ce slogan « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » s’est transformé en bouleversement social, politique et culturel.

Avez-vous remarqué que le style de discours de Mao ressemble beaucoup à un texte biblique, formulation très simple, de la répétition. Une sorte de message contorsionniste en cascade qui s’adresse à la masse populaire.

Politique culturelle chinoise

Tenez, encore un peu de Mao pour accompagner ce monument chinois. « Oeuvres choisies de Mao Tsétoung, III », 1944 : Une armée sans culture est une armée ignorante, et une armée ignorante ne peut vaincre l’ennemi.

Obama sur le mont Rushmore

Samedi 11 juillet 2009

Obama sur le mont RushmoreImage : Kate Davison-Greenpeace/Reuters

Greenpeace a déployé une bannière à côté du visage d’Abraham Lincoln sur le mont Rushmore. On peut voir un portrait d’Obama inachevé et un message : « l’Amérique vénère les leaders, pas les politiciens! Arrêtez le changement climatique!» 

Greenpeace, habitué à ce type d’intervention spectaculaire livre un message qui semble s’adresser à un public cible. Mais, à qui s’adresse-t-il? S’adresse-t-il à Obama? Puisque l’on parle au nom de l’Amérique; s’adresse-t-il aux dirigeants du G8? Car l’action intervient au moment où Obama et ses homologues participaient au sommet du G8 en Italie il y a deux jours; à moins que le message destine aux Américains, ou simplement, à nous les citoyens du monde afin de nous inciter à ne pas honorer des politiciens de Kodak et de discours? Bref, même si le message semble être simple, sommaire et direct, il laisse quand même à l’interprétation.

Dans un autre ordre d’idée, saviez-vous qui est l’artiste sculpteur du célèbre monument sur le mont Rushmore?

Gutzon Borglum. L’artiste et 400 ouvriers ont travaillé durant 14 ans, soit du 4 octobre 1927 au 31 octobre 1941. Les quatre visages hauts de 18 mètres avaient pour but de commémorer les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les travaux ont pris fin à l’épuisement du budget voté par le Congrès. Les quatre visages sculptés sur le mont Rushmore ont coûté presque un million de dollars.

Ô l’argent, indissociable « ami »  de l’Art! Un sujet à élaborer, mais pas aujourd’hui, faute de temps. ;-)

Effaceur de graffiti

Lundi 1 juin 2009

Sachant que vous pourriez faire des affaires d’or à effacer des graffitis à Montréal, vous voulez peut-être travailler pour la Ville de Montréal comme effaceur de graffits. Voilà, de quoi a-t-il l’air un effaceur de graffitis… londonien.  :D

Une oeuvre du célèbre graffeur Banksy. Un graffiti ne gâche pas toujours les murs des bâtiments.

Effaceur de graffitis

Montréal et ses graffitis

Dimanche 31 mai 2009

Il semblerait qu’à Montréal, on dépense cette année 6,1 M$ de fonds publics pour éliminer les graffitis sur les murs des immeubles de Montréal. La Ville de Montréal a publié récemment quelques chiffres qui peuvent intéresser à certains, dont nous-mêmes. :-)

Eh bien! avec 6,1 M$, on peut acheter 13 autobus, semble-t-il.

Le coût pour effacer un mètre carré de graffitis est de 6 $. La Ville doit débourser, en moyenne, 170 $ pour effacer les graffitis laissés par un artiste… graffeur. Si ce dernier se fait pincer, il risque jusqu’à 1000 $ de sanction pécuniaire.

On oublie souvent que laisser sa trace est un désir, disons, profondément enfoui du genre humain. Ce qui est considéré comme socialement inacceptable, la société réprimande, punit et efface. Les dessins laissés sur les parois des grottes d’Altamira et de Lascaux sont tous déclarés de nos jours, patrimoines de l’humanité. Cependant, nous ne savons pas s’ils étaient acceptables à leur époque.

Voilà, un phénomène observable de l’évolution de l’art : des limites de l’acceptable, nous les faisons, nous les défaisons et, nous en inventerons, pourvu que ceux-ci justifient un semblable sens, mais là, encore.

Bonne semaine!

Graffitis

Une mauvaise journée de Superman

Lundi 25 mai 2009

Une mauvaise journée arrive à tout le monde… une sculpture de l’artiste allemand Marcus Wittmers installée devant la Galerie d’art d’Andreas Wendt, à Berlin.

« Même un héros a de mauvaise journée! »

Mauvaise journée
Image : Arnd Wiegmann/Reuters

Sculpture d’un soulier géant

Samedi 31 janvier 2009

Rappelez-vous du lancer de « Souliers Bush »?  Cette histoire a eu une suite artistique… ;-)

Sculpture d’un soulier géant

Une sculpture d’un soulier géant inspirée par le jet de souliers ayant pour cible George W. Bush à l’occasion d’une conférence de presse donnée par l’ex-président américain, a été dévoilée jeudi dernier dans la ville natale de Saddam Hussein, à Takrit.

L’artiste, Laith al-Amari, a créé la statue en cuivre et en fibre de verre, pour rendre hommage à la fierté du peuple irakien et au courage de Mountadhar al-Zeidi, le journaliste irakien qui a lancé ses deux chaussures à W.

Mais, cette oeuvre publique n’a pas plu aux autorités irakiennes. Censurée, détrônée de son socle quelques heures plus tard, la controverse fut brève, fin d’une petite histoire de l’art public irakien!

Art public irakien censuré

Image de Nouvel An

Jeudi 1 janvier 2009

Quand on est artiste, on possède nécessairement un chevalet ;-) mais on fait aussi du neuf avec du vieux, une image de Nouvel An!

Image de Nouvel An

Le cadran numérique de l’ordinateur change de chiffres. Nous sommes à l’instant même dans l’année 2009. À l’occasion de ce merveilleux moment qui consiste à dire bye bye mon Cowboy à l’année écoulée et chiqua chico chiqua boum à la nouvelle année, nous nous réjouissons.

Alléluia! Voilà pour la minute de festivité. Sortez maintenant pour stimuler l’économie comme cet enfant-là!

À vous, nos meilleurs voeux de Nouvel An! Que la paix soit dans votre coeur. À ceux qui ont faim, évidemment, artistes de votre état, SVP! Faites un effort! Dites-vous qu’il s’agit de votre contribution pour contrer le réchauffement climatique planétaire, un devoir à tous!

Bon, maintenant aux intéressés, l’image de la colombe est de Banksy. Notre deuxième tentative en deux ans avec le symbole de la paix.

Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Vous les trouvez plus faciles? Bon… vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst, artiste contemporain le plus riche au monde et, sans doute aussi le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal! Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel? Ô Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaissage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea – Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes qui iront. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

——————–
Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.