Images et textes sur 'Art public'

 

Défilé des Géants

Mercredi 30 juin 2010

Il y avait ce défilé  la semaine passée lors de la Fête nationale du Québec que l’on appelle le défilé des Géants.

Cette année le cortège des Grands, tous de plusieurs mètres de haut, est formé de 24 personnages, hommes politiques, figures historiques et légendaires, personnages de fiction, hockeyeur, chanteurs et compositeurs. Parmi ces 24 personnages, six nouveaux ajouts cette année : Jean-Pierre Ferland, Louis Cyr, Irma Levasseur, Sieur St-Laurent et Laure Gaudreault.

Si nous étions enfants, nous demanderions certainement pourquoi on voit le ciel et un paysage entre les jambes de quelques uns des géants. Une curieuse représentation pour illustrer une page de l’histoire du Québec. Nous nous demandons si c’était nous qui n’avons plus cette belle innocence. Néanmoins, nous sommes encore curieux! Nous étions donc allés voir sur le site web de la Fête nationale du Québec pour en apprendre un peu plus. Surprise! Saviez-vous que toutes ces effigies sont propriétés des organismes d’intérêts divers? Nous qui avons cru que ces Grands, c’était tout bonnement pour illustrer notre histoire, au plus, pour faire un rappel de l’histoire du Québec au public trop jeune ou assez vieux ayant fait leur école buissonnière, bien appliqué.

Le pouvoir religieux utilise jadis l’art pour représenter les Saints sur les murs des églises pour endoctriner les païens convertis. On a séparé la religion du Pouvoir, c’est maintenant les intérêts particuliers qui ont pris la place laissée vacante par la religion.

On dit que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…

Défilé des Géants

Banksy à Toronto

Mercredi 12 mai 2010

Il parait que le célèbre graffiteur britannique Banksy est de passage à Toronto, clandestinement. Trois images rappellent le style de Banksy, mais est-ce bien celles de Banksy, ou encore, des oeuvres d’un artiste plaisantin torontois ?

Banksy à Toronto

Banksy, Les curieux, à toronto

Banksy, à Port Lands, Toronto

Street art

Samedi 8 mai 2010

De l’art urbain ?

Pas du tout. Il s’agit d’une expérience inédite en Strasbourg pour les trois prochaines années. Les Strasbourgeois vont tester une centaine de voitures hybrides dont le moteur électrique est rechargeable sur une prise de courant ordinaire.

Ne trouvez-vous pas que l’art s’infiltre dans tous les sphères de la vie courant?  Ce logo ne vous fait pas penser au Street art au pochoir ?

street art
Image : Reuters / Vincent Kessler

La honte en image

Mercredi 21 avril 2010

Retour du fils prodigue, Rembrandt

La honte est une mixture d’émotions, à la fois simple et complexe. Elle emboite plusieurs dimensions de la vie humaine. La honte est à fois personnelle et sociale; elle est corporelle et spirituelle; elle est comportementale et cognitive. Bref, nous ne vous apprenons pas grande chose. Car le dictionnaire vous fournit une définition du mot « honte » plus que suffisant si vous n’aviez pas déjà décortiqué ce que c’est la honte.

Par contre, nous pouvons peut-être vous apporter un regard nouveau de sa représentation. Jadis, l’image de la honte est éducative. Elle était impersonnelle. Elle était anecdotique. La honte n’avait pas de nom comme dans le « Retour du fils prodigue », sauf si vous remontiez jusqu’à l’origine de l’histoire biblique du Fils prodigue. La honte savamment illustrée par Rembrandt avait le visage détourné.

Dans cette pub de Nike pour exploiter les problèmes extraconjugaux de Tiger Woods, la honte est montrée par un Tiger face à vous, visage lessivé, regard évasif et perdu, sans mot, malaise, inconfort… tout une mixture pour illustrer un état mental de Tiger Woods. La pub de Nike exploite allégrement l’inhibition et le voyeurisme.

Voilà! Du coup, la honte a un nom, un visage et une vraie histoire.

Est-ce la honte, sans honte?

Au large de Cancun…

Mardi 13 avril 2010

l'homme au corail de CancunAu large de Cancún, un artiste travaille sous l’eau…

Jason de Caires Taylor, artiste britannique,  travaille sous l’eau sur une sculpture intitulée « L’homme en feu» . Si l’acte de créer de cet artiste est inhabituel, son oeuvre est de facture conventionnelle, du moulage avec quelques artifices. On peut dire que c’est de la création artistique contemporaine qui s’aventure dans un espace moins accessible pour mieux se faire valoir. Le résultat demeure donc insolite et, peut-être récréatif pour des plongeurs touristes. À défaut d’un propos artistique soutenu et renouvelé, on se contente d’inhabituel pour susciter l’intérêt du public.

Une chose est incertaine, mais nous souhaitons que cet artiste utilise des matériaux écologiques et durables pour signifier du moins sa préoccupation environnementaliste. Un enjeu alarmant et surtout sexy aux yeux de notre époque.

Voilà, pour l’homme en feu… sous l’eau.

De l'art à Cancun au Mexique

Falla Obama

Lundi 22 mars 2010

Falla Obama

En ce jour du vote de la Réforme du système de la Santé au Congrès, une falla à l’effigie des Obama. Un Barack Obama en Superman, dans son élan de super héros, enlaçant sa femme Michelle.

Que Saint Joseph bénisse Obama et le projet de sa présidence : d’offrir une couverture d’assurance Santé publique aux 32 millions d’Américains.

Saviez-vous ce qu’est une « Falla » ?

Une « Falla » est une grande sculpture érigée dans les quartiers de Valence du 12 au 19 mars chaque année. Jusqu’à la fin du 19e, les Fallas de Valence étaient une affaire artisanale des habitants de chaque quartier. Depuis, les fallas sont réalisées par des artistes. Comme tout bon projet artistique, ;-) les travaux de réalisation de fallas sont budgetés. L’acceptation d’une falla se passe par de rigoureux processus de proposition, de sélection de thèmes, d’ébauche, etc.

Bref, une affaire sérieuse de gros sous.

Le mot « falla » dérive du mot « falle » qui est d’origine du mot latin fáculas qui veut dire torches. Selon la tradition, les fallas sont mises en feu le dernier jour des festivités, soit la veille du solstice de printemps, jour de Saint Joseph. Brûler les fallas pour chasser l’hiver et les mauvais esprits. Une sorte de défoulement collectif à l’image des carnavals. De nos jours, plusieurs fallas sont épargnées et se retrouvent au Musée Fallero.

Festival d’hiver à Harbin

Jeudi 7 janvier 2010

On dit que le bonheur est fait de petites choses et que les moments heureux sont présents à chaque petit instant. Il suffit de savoir les accueillir pour que le bonheur prenne son envol. On dit aussi que la routine est un repère pour que les êtres puissent recentrer sur leurs valeurs dans le brouhaha de la vie.

On dit que peut-être, la vie n’est que poussière. Elle ne vaut pas grande chose. Si un grain de poussière est invisible seul, en accumulant par milliers, on les appelle saleté.

Vous saviez, notre monde souligne les exploits grandioses et les prouesses surprenantes. On mesure, quantifie et soupèse tout ce qui est extraordinaire. Le reste, ce ne sont que des faits divers.

Par hasard, est-ce le « Panem et circenses », du pain et les jeux du cirque? :-| Bon! Assez de blabla… plaçons aux image!

À Harbin, le 26e Festival de sculptures sur glace et de neige est débuté. Des créations grandioses. De la démesure en neige et en glace, le temps d’un festival.

sculptures de neige et sur glaceImage : AP Photo/Ng Han Guan

palais de glace à HarbinImage : STR/AFP/Getty Images

Festival de sculptures HarbinImage : REUTERS/Aly Song

Harbin le 26e festival d'hiverImage : REUTERS/Aly Song


Statue de Mao Zedong

Mercredi 6 janvier 2010

En parlant du gigantisme, saviez-vous que l’ancien leader politique chinois Mao Zedong est né un 26 décembre?

Le 26 décembre dernier, on a inauguré un immense buste de Mao à sa ville natale, Shaoshan. La statue mesure 32 mètres (105 pieds) de haut, 83 par 41 mètres de taille.  En guise de comparaison, la hauteur de la tête de Washington sur le Mont Rushmore mesure environ 60 pieds.

Un jeune Mao avec des cheveux sur le front… c’est presque étrange, non?

Sculpture Mao

Sculpture géante du jeune Mao

Manhattan, la Big Apple

Jeudi 10 décembre 2009

Voilà arrivés à New York, montage terminé et il nous reste qu’à croiser les doigts afin que les ventes soient au rendez-vous, pour nous et pour les autres. Nous l’avons constaté à Toronto que cette solidarité entre les exposants, elle est omniprésente même si la plupart se rencontraient pour la première fois de leur vie.

En parlant de Manhattan, la Big Apple, voici la « Pomme de New York » de Claude Lalanne, exposé au plein centre du célèbre Park Avenue de New York cet automne. Une exposition rendue possible grâce au New York City Parks Public Art Program.

New York Manhattan, la Big AppleImage : Don Emmert/AFP/Getty Images

Changement…

Jeudi 5 novembre 2009

La vie est une succession de changements temporellement rapprochés. Le mot « changement » est à l’image de ces mots usuels, apparemment évidents, mais au sens combien différent dépendamment de la personne qui le prononce.

Aujourd’hui, encore un peu de politique à la saveur artistique. Un petit retour sur cette déclaration du bon maire de Montréal, incarnation du changement politique municipale… peut-être, le temps d’un discours et probablement de quelques réunions de suivi à l’image des interminables séances d’approbation du logo du Grand Montréal.

Saviez-vous qu’hier c’est le premier anniversaire de l’élection à la tête des États-Unis de Barack Obama? Lui aussi, il a promis du changement. Malgré sa volonté et son talent politique, les résultats du fameux « Change We Can » tardent à se manifester de façon sans équivoque pour faire taire ses adversaires dénigreurs. Bien que son étoile a légèrement pâli depuis, cet homme politique continue d’incarner le changement, même si l’on ne partage pas ses convictions. Pour ceux qui connaissent notre bon vieux faux naïf maire Gérard Tremblay et Barack Obama, fermez vos yeux deux secondes et faites entendre dans votre cerveau le mot « changement » prononcé par les deux.

Et alors?

Voici maintenant la saveur artistique de ce post : « I want change » de Banksy. La subtilité et l’ironie de Banksy vont toujours de pair. Banksy fait partie de ces quelques artistes graffiteurs qui ont contribué au changement de mentalité du grand public face aux graffitis. Mais il y a aussi ces barbouilleurs de murs aux quatre coins du monde qui font de l’art du graffiti comme des politiciens qui font de la politique un terrain du changement miné par leur propre incompétence.

changement

Politique culturelle chinoise…

Vendredi 2 octobre 2009

Il y a ces journées comme aujourd’hui où nous avons une multitude de sujets en tête, sauf assez de temps pour les écrire tous. Nous aurions aimé parler de Roman Polanski et de sa célébrité, de cette photo de Brooke Shield, enfant, nue, de l’importance des titres dans l’oeuvre d’un artiste, du suicide, de l’art chinois… eh oui, encore! Nous voulions aussi écrire quelques lignes à propos des impacts de l’évolution technologique sur la vie des portraitistes de Mao.

Saviez-vous que cet immense portrait de Mao à la Place Tienanmen est peint par des humains? Si si! Comme dans le bon vieux temps. Bref, il faudrait avoir plusieurs heures devant nous pour ficeler des petits billets autour de ces images que nous avons en tête. Encore ce soir, nous filons juste pour un billet de flirt.

C’est quoi encore cette chanson française? Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi, pour un flirt avec toi… pour un petit tour, un petit jour…

Bon, en ce lendemain du 60e anniversaire de la Chine communiste, un passage du Petit Livre rouge de Mao sur l’art et la culture pour clore le billet.

La politique « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » vise à stimuler le développement de l’art et le progrès de la science, ainsi que l’épanouissement de la culture socialiste dans notre pays. Dans les arts, formes différentes et styles différents peuvent se développer librement, et dans les sciences, les écoles différentes s’affronter librement. Il serait, à notre avis, préjudiciable au développement de l’art et de la science de recourir aux mesures administratives pour imposer tel style ou telle école et interdire tel autre style ou telle autre école. Le vrai et le faux en art et en science est une question qui doit être résolue par la libre discussion dans les milieux artistiques et scientifiques, par la pratique de l’art et de la science et non par des méthodes simplistes.

Ainsi écrivait le Grand Timonier Mao le 27 février 1957 dans « De la juste solution des contradictions au sein du peuple » C’est écrit presque dix ans avant que le début de la révolution culturelle chinoise durant laquelle ce slogan « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » s’est transformé en bouleversement social, politique et culturel.

Avez-vous remarqué que le style de discours de Mao ressemble beaucoup à un texte biblique, formulation très simple, de la répétition. Une sorte de message contorsionniste en cascade qui s’adresse à la masse populaire.

Politique culturelle chinoise

Tenez, encore un peu de Mao pour accompagner ce monument chinois. « Oeuvres choisies de Mao Tsétoung, III », 1944 : Une armée sans culture est une armée ignorante, et une armée ignorante ne peut vaincre l’ennemi.

Obama sur le mont Rushmore

Samedi 11 juillet 2009

Obama sur le mont RushmoreImage : Kate Davison-Greenpeace/Reuters

Greenpeace a déployé une bannière à côté du visage d’Abraham Lincoln sur le mont Rushmore. On peut voir un portrait d’Obama inachevé et un message : « l’Amérique vénère les leaders, pas les politiciens! Arrêtez le changement climatique!» 

Greenpeace, habitué à ce type d’intervention spectaculaire livre un message qui semble s’adresser à un public cible. Mais, à qui s’adresse-t-il? S’adresse-t-il à Obama? Puisque l’on parle au nom de l’Amérique; s’adresse-t-il aux dirigeants du G8? Car l’action intervient au moment où Obama et ses homologues participaient au sommet du G8 en Italie il y a deux jours; à moins que le message destine aux Américains, ou simplement, à nous les citoyens du monde afin de nous inciter à ne pas honorer des politiciens de Kodak et de discours? Bref, même si le message semble être simple, sommaire et direct, il laisse quand même à l’interprétation.

Dans un autre ordre d’idée, saviez-vous qui est l’artiste sculpteur du célèbre monument sur le mont Rushmore?

Gutzon Borglum. L’artiste et 400 ouvriers ont travaillé durant 14 ans, soit du 4 octobre 1927 au 31 octobre 1941. Les quatre visages hauts de 18 mètres avaient pour but de commémorer les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les travaux ont pris fin à l’épuisement du budget voté par le Congrès. Les quatre visages sculptés sur le mont Rushmore ont coûté presque un million de dollars.

Ô l’argent, indissociable « ami »  de l’Art! Un sujet à élaborer, mais pas aujourd’hui, faute de temps. ;-)