Images et textes sur 'Art oriental'

 

Lanterne chinoise

Lundi 12 avril 2010

Voilà. Une lanterne chinoise géante, une oeuvre d’Ai Wei Wei.

Eh oui! Nous avons prévu le coup. ;-)

Comme vous êtes des êtres curieux et vous brûlez d’impatience de savoir qui est Ai Wei Wei en lisant notre dernier billet. Nous nous sommes dits: Voilà, une image en vaut mille mots. Mais, pour l’installation vidéo de cet artiste chinois qui remplacera la Petite Sirène au port de Copenhengue durant le périple chinois de celle-ci, ce sera pour une autre fois.

Lanterne chinoise

Préparation pour le Nouvel An

Lundi 28 décembre 2009

Des enfants chinois qui se préparent pour l’arrivée du 2010, l’année du Tigre.

Année  du Tigre

Nouvel An chinois 2010

Dans l’apprentissage, il y a l’appropriation des connaissances.

Il y a deux aspects intéressants dans le comportement de prendre à son compte une chose qui n’est pas à soi : «voler» comme dans le plagiat et, «s’approprier». Dans l’action de s’approprier une connaissance, il peut y avoir successivement l’immersion, l’absorption, la compréhension, la réinterprétation, l’appropriation et la revendication. La schématisation du masque africain dans le cubisme de Picasso en est un exemple.

L’action de s’approprier un symbolisme culturel, le transformer en revendication de paternité artistique au sein de la même population est beaucoup plus difficile, surtout dans une société à la culture millénaire. Car la codification est si ancrée parmi cette population, il en est quasi impossible de bien réussir une transgression de sens en modifiant la forme.  Par contre, cela devrait une manifestation de l’exotisme culturel si elle était exposée ailleurs.

Ceux qui ont vécu dans un vieux pays ont probablement déjà entendu quand vient le temps d’un changement, certains ont tendance à demander : mais dites, c’est pour quoi ce changement?

Enfants chinois

Dimanche 18 octobre 2009

Enfants chinois

Bon, nous faisons un retour à cette exposition d’art qui a eu lieu à Xian en Chine pour ce moment de vie capté sur le vif.

Il nous manque toutefois un peu de renseignements pour commenter cette oeuvre appuyée contre le mur: absence de titre, pas de nom de l’artiste, aucun détail concernant les matériaux utilisés. Bref, nous ne savons pas non plus si l’oeuvre est considérée comme étant une installation ou encore une sculpture. En fait, nous avons retenu cette image pour ce petit garçon chinois qui observe cette oeuvre et non par intérêt marqué pour cette dite oeuvre d’art contemporain chinois.

Car si elle est considérée comme une installation. Eh bien, c’est raté! Cette espèce de podium drapé qui sert de présentoir supprime toute notion d’installation, et ce, malgré la taille des bébés. Si les deux bébés, probablement fabriqués selon la précédée de sculpture en cire, sont considérés comme une sculpture à la manière de Ron Mueck. Ben, là encore, c’est raté. Car l’on n’innove ni par le style, ni dans la mise en scène.

Par contre, l’aviez-vous remarqué l’expression faciale de ce petit garçon chinois qui observe? C’est génial. Ce moment de vie de ce jeune chinois, ce mélange de sourire interrogatif, surpris et manifestement intéressé donne, du coup, un sens certain à cette oeuvre qui, à notre humble avis, demeure bien ordinaire.

À moins que ce soit la fatigue qui altère notre jugement. Si c’était le cas, nous remédierions à cette situation un peu plus tard.

Art chinois

Jeudi 1 octobre 2009

Art Chinois

De l’art chinois pour le 60e aujourd’hui.

Un ami nous a fait penser à cet anniversaire ce matin. Au fait, existe-t-il vraiment un art portant une identité nationale? À bien y penser, nous n’avons point de réponse. Nous avons alors ouvert le dictionnaire pour le plaisir : caractère de deux choses exactement identiques, de même nature.

Bon, pas plus avancé pour cette question d’identité, si simple et si compliqué à la fois. Car il faudrait identifier un caractère permanent et stable de cette multitude qu’est la culture chinoise si nous voulons appeler cette image de l’art chinois…

Tenez, une idée. Soyons simples pour terminer ce billet ce soir.  Mon Dieu, déjà octobre… Chapitre 60 du Livre de la Voie et de la Vertu : pour gouverner un grand royaume, on doit imiter celui qui fait cuire un petit poisson.

Vous dites mais pourquoi? Si l’on fait cuire de petits poissons en les retournant continuellement et les agitant sans cesse, ou trop brutalement. Et bien, ils se désagrégeront, et finiront en miettes.

60 ans, c’est peu dans l’histoire d’un empire de 5000 ans.

Cavalier ou cavalière?

Lundi 27 juillet 2009

Ami Cheng étant en vacances, nous perdons momentanément notre référence chinoise. Ô notre petit Guide rouge bien cher!

Ce soir, au lieu d’un enrichissement culturel, nous nous contentons d’un bref regard d’artiste, subjectif, éphémère et sans retenu, sur ces deux œuvres chinoises.

Cavalier

Cavalière

L’une, antique, par le peintre Han Gan (720-780), grand spécialiste des chevaux. Merci Wikipédia! L’histoire de l’art chinois n’a plus de secret avec Wiki. L’autre, de l’artiste contemporaine, Guan Zeju, spécialiste des nus bien en chair…  Ô Internet, les arts n’ont plus de frontières! :D

Mon Dieu, mais quel gâchis!

Voilà une peinture égal à un chef-d’œuvre d’Ingrès, se fait arnaquer son cavalier barbu au nom de l’art, de la sensualité sexy pour ne pas dire sexuée, ou peut-être, de la modernité artistique…

On a rompu l’équilibre entre le vide et le plein en substituant ce peut-être dompteur de chevaux, ce cowboy chinois antique de toute subtilité par une femme nue – une masse de couleurs et de chair qui fait courbée l’échine du cheval blanc; au nom d’une habileté au réalisme, on a cassé l’harmonie de cette composition de sobriété alors que ces lignes contours légèrement ombragés de couleurs étaient, sensualité et rigueur.

Voilà! Un cavalier cavalièrement détrôné.

Rencontre entre l’Orient et l’Occident

Mercredi 22 juillet 2009

Aujourd’hui, une rencontre entre l’Orient et l’Occident.

D’abord, connaissiez-vous l’histoire de Léda et le cygne? Un résumé pour ceux qui ne la connaissaient pas. Léda fut aimée par le dieu des dieux, le grand Zeus lui-même, qui se métamorphose en cygne pour la séduire. Ce fut un coup de foudre et un amour passionné dans lequel le désir divin rencontre la grâce! « Je te veux! Je ne te veux pas! »

Évidemment, cette histoire fait rêver de grands artistes, poussant ainsi les êtres à l’imagination fertile et féconde à exagérer et à repousser les limites de l’acceptable de leur époque. Da Vanci, Véronèse, Tintoret, Boucher et autres ont tous matérialisé à leur manière le fantasme que le commun des mortels n’ose point à extérioriser avec tant d’aisance.

Voici la version la moins osée, faite par François Boucher.

Léda et le cygne, par François Boucher

Le petit billet d’hier nous a conduits à faire quelques recherches plus poussées. Nous avons appris que la peinture que Guan a empruntée comme toile de fond est vieille de plus de mille ans. Son auteur est un peintre chinois célèbre qui s’appelle Zhou Fang (618-907). Dans la transcription graphique faite par Guan, la grue à tête rouge a été déplacée.

Voici l’inévitable question: la grue à calotte rouge portait-elle un symbolisme dans cette peinture chinoise ancienne?

Femmes aux fleurs, Zhou Fang

Malgré l’éloignement des deux cultures, existe-t-il une certaine similitude entre le cygne de Léda et la grue de ces femmes chinoises aux fleurs? Heureusement que Guan n’est pas un Français, sinon, nous aurions pu croire que cette grue est un clin d’oeil de l’artiste, en flanquant à la droite de son tableau cette femme à moitié nue, fort bien modelée.

Voyez-vous, celui qui regarde un tableau peut voir plus que le tableau en contient.

Peinture chinoise

Jeudi 4 juin 2009

Ouf! Déjà et enfin vendredi… après un beau dodo, une longue semaine éprouvante.

Bon, fini cette banale intro d’un bref instant de notre humanité éphémère!  :roll: Nous vous présentons une peinture représentant la vie citadine des Chinois d’une époque lointaine, un bref instant de leur humanité éphémère immortalisée. Dommage! Le site du musée ne permet pas une vue agrandie du tableau. Car plusieurs auraient passé de plus longs moments à parcourir, de regards, ces lieux mystérieux, et peut-être même trouver un ou deux artistes orientaux.

Peinture chinoise

Reçu le lien du site web d’une amie qui nous disait de prendre notre temps. Et bien, à notre tour, nous vous disons : prenez votre temps, après tout, c’est vendredi demain! Vous contrôlez la vitesse de défilement du tableau virtuel avec votre souris, un peu difficile à notre goût. C’est peut-être dû à l’âge vénérable de notre souris… Lorsque vous verrez apparaître des cadres blancs, n’oubliez pas de cliquer à l’intérieur des carrés blancs et allumez votre son, si vous étiez curieux.

C’est une peinture très célèbre en Chine. La version originale a été peinte vers 1085-1145, elle se trouve à Beijing. Elle mesure 5 mètres 28 de large et 24,8 cm en hauteur. On dénombre 814 personnages au total. Le tableau a été repeint – une réadaptation de l’image, au cours de la dernière dynastie chinoise. Cette version plus récente, elle se trouve à Taipei.

Le tableau est considéré comme un des grands trésors de Chine. Il existe plusieurs versions du tableau, reproduites, imitées et pastichées, au fil des siècles. Pour mieux apprécier cette peinture chinoise, il faudrait aborder un peu l’histoire chinoise, l’esprit de l’art chinois classique, l’intention de l’artiste, celui de la version originale. Un peu compliqué… tout ça. :-|