Images et textes sur 'Art du nu'

 

Trois femmes

Jeudi 8 mars 2012

Trois femmes pour ce jour de la femme : une femme primitive, une femme libérée, une femme téméraire et un point en commun. Elles sont à poil.

Ça vous arrive de vous questionner en face des images et se demander qui est l’artiste ou l’auteur? Nous, souvent pour ne pas dire toujours. Tenez, les images d’aujourd’hui, elles ne soulèvent pas des questionnements en vous?

Pourquoi le ou la photographe filme une femme à poil porte sur ses épaules un loup ou chien loup? Pourquoi Hokusai fait porter à la femme du pêcheur un fantasme sexuel voluptueux qui frise de la relation lesbienne? Et que dire de cette femme nue au bras bien protégé, mais saisie par la frayeur de l’attaque du chien, qui est cet artiste qui met en pellicule cette scène d’intensité où le sujet est en détresse?

Ainsi de suite.

femme loup

femme pieuvre

femme attaquée par un chien

Patrice L’Écuyer nu

Mercredi 23 novembre 2011

Patrice L'Écuyer

En parlant du nu, particulièrement de l’artiste vedette masculin nu comme un ver, il est difficile à ne pas parler de cette photo de notre animateur préféré à la télé Patrice L’Écuyer. Cette compagne de pub a beaucoup été critiquée. On voit des artistes vedettes québécois qui se déshabillent pour une cause de bienfaisance, mais leur nudité fait objet de questionnements : est-ce vraiment nécessaire de se mettre à poil ? À qui profite la nudité ?

Deux choses qui nous achalent. Un, le slogan : sommes-nous vraiment tout pareils en dessous ? Deux, si nous étions pareils, pourquoi n’a-t-on pas déshabillé des inconnus, ou encore, de nous présenter aussi quelque monsieur et madame tout-le-monde nu ?

Bon, à part de chialer, une chose sérieuse à souligner. Il parait que le Père Noël est arrivé à Montréal. Est-il arrivé dans votre coin de pays ?

Nu

Samedi 29 octobre 2011

Jadis, le nu était développé de manière « artistiquement » pour que la curiosité humaine de voir le corps nu ne soit pas perçue comme étant du voyeurisme vulgaire et malsain. Les Beaux-Arts ou la bonne manière de faire du nu réglementaient le nu afin qu’il réponde aux normes de la beauté et aux conventions sociales de l’acceptable.

Le nu est omniprésent dans notre environnement visuel de nos jours. On ne parle plus de la noblesse artistique du nu. Le nu est traité avec de considérations actualisées de la vie moderne. Le corps nu demeure un attrait humain, mais le nu est mis en évidence sous de perspectives telles que la conscience sociale, les causes communes, le bien-être, etc.

Deux images aujourd’hui : Rebecca, de la photographe américaine Elena Dorfman. Voyeurisme et vigilance à travers la caméra depuis 1870, une exposition se déroule du 27 octobre au 08 janvier 2012, à Madrid, et des nus flottants de Spencer Tunick, photo prise le 17 septembre 2011 près de Ein Gedi, Israël. L’oeuvre est présentée dans le cadre du choix public des Sept Nouvelles Merveilles de la Nature. Le vote se termine en novembre, le 11.11.11.

Nu, Rebecca, photographe Elena Dorfman

Nus, Mer morte, Spencer Tunick

Baptême au Jourdain?

Lundi 19 septembre 2011

Baptême au Jourdain?Image : EPA / Jim Hollander

Pendant un bref moment, en présence de cette photo, nous avons cru qu’il s’agit d’un baptême au Jourdain, version moderne, des Born-again Christians comme appelés les Américains…

Bah non! C’est un Happening tout le monde tout nu à la Tunick dans une ancienne ville au bord de la rive occidentale de la mer Morte, à la limite du désert de Judée en Israël.

Un groupe d’hommes nus écoutent des directives de l’artiste américain, hors champ. Quelques modèles volontaires immergent dans la mer Morte en regardant en direction de la Jordanie comme le reste du groupe. Pendant ce temps, des femmes prennent leur douche pour enlever le goût du sel de leur corps. Quelque 1000 personnes se dénudent à la plage minérale, au nord d’Ein Gedi la fin de semaine passée pour participer au projet Sea Naked, qui a pour objectif de sensibiliser le sort de la mer Morte dont le niveau d’eau est à l’abaisse drastiquement depuis quelques années.

Tunick, vous le connaissiez probablement, est un artiste américain qui crée des photos de mise en situation artistique montrant un public volontaire qui accepte de se dénuder dans de lieux publics. Son travail met en relation l’humain et son environnement. Mais sa formule commence à être usée : de la préoccupation environnementale, du monde nu en masse et un nom de projet évocateur comme un titre de tableau.

Holly, de la légèreté

Mardi 28 juin 2011

Puisque ça fait deux billets que nous parlons plus et moins de la légèreté et du portrait. Bon, abordons un peu de ce qui se passe à la National Portrait Gallery. À la mi-juin, la vénérable institution a annoncé le gagnant du BP Portrait Award 2011. Bien que c’est un artiste dénommé Wim Heldens qui a gagné le premier prix, nous ne parlerons pas aujourd’hui de son tableau intitulé Distracted.

Bah, pourquoi? Son sujet ne nous intéresse pas…

Soit, sa démarche est intéressante. Car il a gagné le concours en présentant un portrait d’un étudiant de 25 ans, Jeroen, que l’artiste a peint dix-sept fois, aux différents stades de sa vie. Semble-t-il, Heldens a peint le premier portrait de Jeroen quand ce dernier avait 7 ans. L’artiste déclare qu’il est « fasciné par le fait de peindre Jeroen à tous les âges de sa vie durant sa croissance. Il est maintenant un jeune homme intelligent et sensible. »

Bon, assez d’éloges à la lenteur, du cycle de la vie, etc. Aillé! Ça ne va pas?! On nous chante la vertu de la vitesse, de la compétitivité, de repousser l’âge de retraite à 67-70 ans… Et qu’est-ce que l’on nous flanque dans la face ? « C’est une œuvre remarquable dans l’évolution actuelle du genre du portrait », déclare-t-elle, la directrice de la National Portrait Gallery.

Bon, finis la montée de lait! ;-)

Le second prix a été remis à Louis Smith pour son tableau Holly. Bien que le fond de son histoire est un peu vieillot… Il s’agit de l’allégorie de Prométhée revisitée, en femme. Prométhée condamné par Zeus à être enchaîné sur le Caucase pour avoir donné le feu aux mortels; un aigle venait chaque jour lui manger le foie, qui renaissait pendant la nuit. C’est Hercule qui a libéré Prométhée de son supplice, après avoir tué l’aigle d’un coup de flèche. Vous connaissez l’histoire ?

Et nous? Que pensons-nous du tableau ?

C’est cette lumière qui nous séduit. C’est une lumière d’un ciel sur le point de pleuvoir des chaudières et la légèreté de la dénommée dame Holly. Regardez! Ça, c’est de la légèreté. Elle s’en fout royalement, à moitié nue et lasse qui semble de dire : Envoye, ma foi, viens manger ce foie.

Voyez-vous la mousse sur les roches ? L’artiste doit bien connaître ce type d’environnement où il pleuvait beaucoup, comme à Montréal ces derniers temps.

Holly, de la légèretéImage : Holly, © Louis Smith.

Paysage chinois

Dimanche 22 mai 2011

Paysage chinoisAujourd’hui, des créations artistiques mélangeant la quintessence de l’art chinois classique que représente le paysage au tabou des mœurs confucianistes, la nudité du corps dévoilée.

Voyez-vous, la honte d’être nu n’est pas juste biblique et occidentale. La similitude des cultures est parfois si inattendue qu’il suffît d’une curiosité comme celle-ci pour faire voir la proximité de leurs principes moraux.

Voilà l’oeuvre de l’artiste chinois, Huang Yan, qui mélange le scandaleux à la curiosité sur fond de la tradition Couple chinois numillénaire : du paysage chinois sur corps nu.

Autres que son côté insolite et son aspect débridé au sens de la tradition morale orientale, nous cherchons encore l’intérêt profond de cette oeuvre. Car ces paysages corporels nous semblent davantage à des « chinoiseries »  du temps de cabinet de curiosités. Il y a des jours comme aujourd’hui, nous avons l’impression que ce monde dans lequel nous vivons nous échappe, sans cesse.

La doute nous hante de nouveau.

Tatou apocalyptique

Samedi 21 mai 2011

Comme la fin du monde telle qu’annoncée n’est pas arrivée ce soir. Allons-y pour un autre billet. Le Seigneur aime sûrement les gens qui font d’efforts dans la vie. Ne l’avait-il pas dit: « Celui qui, dans son constant effort, n’épargne pas sa peine; celui-là, nous pouvons le sauver. »

tatoo apocalystiqueL’arrivée du Jugement dernier, prévue aujourd’hui, a été annoncée par Harold Camping, ingénieur civil à la retraite, qui a bâti un empire médiatique chrétien. Il publicise ses prédictions de fin du monde depuis nombreuses années. Bon, soit son informateur est charlatan, soit son modèle de calcul est défaillant. Peut-être, son empire s’écroulerait sous peu.

Au cas où vous nous demanderiez le choix d’image d’aujourd’hui. Et bien, ça fait l’apocalypse ce corps tatoué. Cette image fait suite aussi à celle d’hier dans laquelle on camoufle le sexe, et aujourd’hui, on le cache… sous l’étoile de l’amour.

Bon. Quoi d’autre à ajouter à ce billet… Finalement, se pourrait-il que nous souhaitions aussi l’arrivée de cette fin du monde?

Rien à faire pour toujours. Nous passerions d’une nuage à l’autre, là en haut à rien faire.

Mon Dieu, l’éternité doit être longue à rien faire, non?!

Ah!

Nous avons lu récemment qu’un chercheur britannique a mis au point un modèle mathématique permettant de prédire l’allure d’un tatouage sur une longue durée. Ian Earnes, de l’University College London, a étudié la dispersion de l’encre sous la peau.

Dès l’instant où l’encre est injectée sous la peau, les globules blancs affluent pour évacuer les pigments, perçus comme étant des déchets par le système immunitaire. Une partie de cette encre est donc éliminée à travers le système lymphatique, tandis que le reste est capturé dans les cellules sous la surface de la peau. Au fur et à mesure du vieillissement, les particules d’encre vont se diffuser sous la peau alors que les cellules se divisent ou meurent. Par le fait même, le tatouage devient flou avec le temps.

Selon l’étude publiée, semble-t-il que les grands tatouages se comportent mieux sur la durée que les plus petits. Voilà, de l’apocalypse au tatou. Un tatou apocalyptique, c’est une question de temps.

Peinture chinoise classique

Vendredi 20 mai 2011

peinture chinoise classiqueDe la peinture chinoise classique aujourd’hui… « réformée ».

Définitivement, depuis quelques billets, ces histoires de tout nu donnent une perception débridée de ce blog… Ne vous inquiétez pas! Le sérieux sera de retour sous peu, dès que le cerveau d’artiste se régularise.

Vous dites, mais c’est quoi cet animal poilu?

Un écureuil, semble-t-il.

Vraiment, il faudrait que cet artiste chinois pratique encore un peu son art animalier. Ne trouvez-vous pas son réalisme un peu faible?

Il y a une régularité certaine dans la tradition. À la longue, la tradition peut rebuter plus d’un. Arrivent alors des réformateurs, certains d’entre eux, des hybrides qui cherchent des artifices pour susciter la curiosité comme dans cette peinture chinoise classique à la femme nue.

Photo de mariage nu

Jeudi 19 mai 2011

photo de mariage nuEn parlant des tout nus, une photo de mariage nu…

Ça a l’air que c’est à la mode de se marier nu et de faire faire des photos de mariage tout nu. Quand tant de monde, jeune ou vieux, accepte d’être le modèle nu pour Spencer Tunick. C’est donc pas si surprenant à bien y penser, non? Sans l’art, le mariage est une monotonie incolore… :)

Mode passagère ou phénomène sociologique?

Pour une proposition de mariage nu plus salissante, il y a toujours la peinture corporelle pour ceux qui répondraient : oui, je le veux!

Tralala… ça cache un peu. Ce sont quand même trois braves couples! Mais Seigneur, il y a une qui a une montée de gêne. Allez, courage!

un mariage tout nu

Les yeux de vieux

Dimanche 15 mai 2011

Yeux de vieux et le vert

En vieillissant, on voit les choses invisibles à nos yeux quand on était plus jeune. Se pourrait-il que ce soit à cause de la lenteur? On dirait aussi qu’on ne se gêne plus et on prend le temps pour dire les choses, ou à rien dire.

Des choses géniales deviennent banales et parfois l’insignifiance prend le devant en murmurant : taisez-vous.

Tenez, le printemps, la période de l’année durant laquelle on ne découvre pas d’un fil et en intervalle de quelques jours, on peut tout enlever quand le mois de mai se pointe le nez.

Le vert luxuriant qui ne cesse nous étonner. Peut-être, le vert, c’est plus doux pour les yeux de vieux. À moins que le contraste complémentaire vert-rouge ait trouvé son juste milieu, le vert pour son effet rétinien, en douceur et la passion rouge trouve son refuge mental. Les vieux voient quand ils regardent dedans.

Pin up 2011

Samedi 1 janvier 2011

Bon, voilà! À peine repris nos esprits, on nous traite de sensationnaliste avec cette jeune et jolie Pin up girl à-bras-ouvert 2011. Pas facile de tenir un blog d’art, non?! :)

Allons! C’est de bon cœur! Respirons par le nez. Tenez, un billet entre hier et aujourd’hui au cas où la beauté classique calmerait les esprits agités après le réveillon du jour de l’an et restaurerait la sérénité après l’éclat de ces mille et un feux d’artifice de Nouvel An, le pétillant des bulles de Champagne et l’ivresse de la joie des festivités.

De Bouguereau, le roi de la peinture pompier, le Guêpier… si joliment nommé franchement, mais où est-il ce guêpier?!  Bon, avouons que c’est joliment peint. Comme nous sommes toujours généreux… en images, voici une autre image du calendrier Vogue 2011 pour vous amuser, encore un peu. Après tout, c’est le premier jour de cette année pleine de promesses.

La modernité rend les images plus directes… frontales. Cependant, rien ne change avec les années, tout est déjà dans la substance. Seule l’acceptation de la manifestation de cette substance diffère au fil du temps.

Le GuêpierPin-up 2011 Vogue

Le corps d’une femme artiste

Mardi 21 septembre 2010

La première fois quand nous avons vu l’oeuvre de Jenny Saville, nous étions subjugués par la qualité de son travail. C’était en 2007, nous ne savions pas qui était Jenny Saville, nous ne connaissions pas son oeuvre autre que ce tableau vendu aux enchères pour $179,559, Étude de chair, simplement. Nous étions médusés pendant de longs moments devant cette étude de Saville. Si nous possédions cette somme d’argent, nous l’aurions acheté sans hésitation.

Trois ans plus tard, si nous ne pouvions utiliser qu’un mot pour qualifier son oeuvre, ce serait le mot « abandon ». Un abandon de son corps au profit de sa peinture; un abandon de censure pour une mise en accent de son corps, qui est loin des critères de la beauté idéale du corps de femme que l’on monte au public au grand jour; un abandon d’artifices visuels pour embellir; un abandon du soi, une chair qui déborde.

Dans les autoportraits de Kahol, il y a cette douleur qu’elle cherchait à illustrer, ce dedans à ouvrir et à extirper. Chez Saville, elle semble chercher à faire « transpirer » son être par la chair.

Autoportrait d'une femme artiste