Images et textes sur 'Art contemporain'

 

Prix Turner - une rétrospective de 23 ans

Dimanche 7 octobre 2007

Tate Britain de Londres présente jusqu’au 6 janvier 2008 une rétrospective des lauréats du prix Turner.

Prix Turner - Drunk with God
Drunk with God, Gilbert and George - Tate Britain

Créé en 1984 avec l’objectif de devenir pour l’art contemporain britannique ce que le prix Booker est à la littérature. Le prix Turner a marqué au fil de ses 23 années d’existence par de nombreuses controverses. Le jury du prix Turner a contribué à faire émerger la génération des jeunes artistes britanniques des années 1990 en sélectionnant Damian Hirst, Tracey Emin et Chris Ofili comme lauréats.

Le prix de 40.000 livres récompense des artistes de moins de 50 ans nés ou vivant en Grande-Bretagne. Il a souvent privilégié des artistes aux oeuvres controversées. En 1986, une œuvre du couple d’artistes homosexuels Gilbert and George, Drunk with God. En 1995, Damian Hirst avec son Mother and Child Divided, une vache et un veau coupés en deux dans la longueur, conservés dans le formol et exposés sous verre. En 1998, deux toiles de Chris Ofili, d’origine nigériane et qui vit à Trinidad. L’auteur avait déclenché un scandale pour avoir incorporé des excréments d’éléphant dans ses oeuvres.

Prince Harry

Vendredi 5 octobre 2007

Une sculpture représentant le cadavre du prince Harry d’Angleterre, revêtu d’un uniforme de l’armée britannique, suscite bien des remous au pays de Sa Majesté la Reine, selon le quotidien londonien The Sun.

La sculpture montre le jeune prince âgé de 23 ans en soldat couché sur le dos. La tête du prince repose sur la Bible et son corps est étendu devant l’Union Jack - une scène saisissante qui choque la famille royale et l’opinion publique. Le prince tient dans sa main un médaillon à l’effigie de sa mère, la princesse Diana, le tout sous le regard d’un vautour. On se demande que symbolise le vautour, notre époque, l’art sensationniste, le public ou l’artiste?

L’artiste américain Daniel Edwards n’est pas à sa première tentative de choquer.

Harry

E-art

Mardi 25 septembre 2007

Afin de souligner les dix ans d’action de la Fondation Daniel Langlois (FDL), le Musée des beaux-arts de Montréal présente un cortège d’œuvres d’artistes canadiens soutenus par la Fondation. Toutes ces œuvres accentuent le rôle des technologies numériques dans la transformation de l’oeuvre d’art ainsi que l’intérêt des artistes pour les phénomènes liés au langage, à l’encodage et à la traduction d’un système d’une réalité vers une autre.

Tout ça vous semble un peu abstrait, n’est-ce pas? Il existe en effet une distance de compréhension qui sépare certains types d’art dits contemporains du grand public, et ce pour de multiples raisons. Mais, sachez que l’accès au Musée est gratuit cet automne, alors, faites un essai et vous verrez …

E-Art, dix ans d'action de FDL
Implant Matrix, Philip Beesley, 2006

Du 20 septembre au 9 décembre 2007, l’exposition E-Art présente notamment les oeuvres de Philip Beesley (Canada), Jim Campbell (États-Unis), Luc Courchesne (Canada), Jessica Field (Canada), Lynn Hershman (États-Unis), Eduardo Kac (Brésil/États-Unis), Georges Legrady (Canada/États-Unis), Rafaël Lozano-Hemmer (Mexique/Canada) et David Rokeby (Canada).

Marc Quinn

Dimanche 16 septembre 2007

Les fondations privées sont devenues un véritable mécénat du 21e siècle.

Un nouveau lieu d’art contemporain ouvrira ses portes sur la scène culturelle montréalaise : la fondation DHC/ART, dirigée par Phoebe Greenberg, a pour mission le soutien et la présentation de l’art contemporain. L’espace de diffusion est au 451, rue St-Jean, sortie Métro Square-Victoria. L’exposition inaugurale aura comme tête d’affiche le Britannique Marc Quinn, qui est devenu célèbre lors de sa participation à l’expo Sensation en 1997. Les visiteurs pourront y apprécier plus de 40 œuvres de Quinn, à partir du 5 octobre jusqu’au 6 janvier.

Oeuvre controversée de Quinn

Certaines œuvres de Marc Quinn sont des pièces éblouissantes et controversées: les têtes de sang, moulées à partir de la tête de l’artiste et remplies de son propre sang congelé ou, encore, les portraits de ses fils nourrissons, construits à partir des placentas et de cordons ombilicaux frigorifiés des deux enfants.