Images et textes sur 'Art contemporain'

 

Amour italien

Dimanche 6 février 2011

Amour italien, AMOR

L'Amour

Après le Rendez-vous français tout feutré de Fragonard dans une végétation luxuriante du 18e siècle, aujourd’hui, deux versions italiennes de l’Amour pour vous souhaiter un bon début de semaine ou une fin de journée paisible de ce dimanche tranquille du 6 février, un amour charnel des ténèbres aux ailes de condor et un amour en langue étrangère selon un Américain.

D’abord, amour en italien, le fameux LOVE d’Indiana, version italienne, Amor, sans « e » pour conserver son équilibre cartésien. L’oeuvre préserve ainsi sa forme originale, composée de quatre lettres. Ce qui n’est tout aussi pas possible en français, sans rompre l’équilibre du quartette de lettres.

À ce que nous savions, Indiana n’a pas produit un pendant de son LOVE en français. Surexploiter un concept artistique est une bien mauvaise habitude humaine. Ça rend l’oeuvre vulgaire et l’âme de l’artiste mercantile et ce, même si l’amour est éternel.

La seconde version de l’Amour italien, le chérubin controversé qui a scandalisé toute une époque, peint par un peintre qui a de fréquentations non recommandées aux yeux des élites de son époque, Le Caravage.

Car le sexe du chérubin est trop apparent… et l’âge de cet bel enfant trop mur pour être encore un chérubin, semble-t-il. :-|

Coco de Pâques

Samedi 29 janvier 2011

Lapin chinois… et coco de Pâques américain, une connexion directe. ;-)

Une oeuvre de Jeff Koons. Koons est l’un des artistes contemporains richissimes dont la fortune est à l’image de l’étincelant éclat de son oeuvre polychrome.

Mon Dieu! Pardonnez nous de nos pensées matérialistes! Pourquoi parlons-nous de l’argent alors que l’art de Koons n’est pourtant pas si vide de sens?

L’art, doit-il nous inviter à rêver un monde sublime et nous fait oublier un bref instant la monotonie répétitive de la vie?

Coco de Pâques

Terry Richardson et les autres

Dimanche 9 janvier 2011

Tom Ford et Terry Richardson

Une vision artistique, dans sa forme intrinsèque, n’est pas différente d’une vision politique de société. Elle concerne le présent, une réalité dans laquelle on est pleinement engagé et l’espérance d’un futur, inconnu et incontournable, auquel on se dirige. La vision, c’est donc de conduire le connu dans un monde futur avec confiance et espérance. La différence entre ces deux types de visions, selon nous, se trouve dans l’approche de leur concrétisation.

En politique, l’approche moderne d’instaurer une vision de société nouvelle, sans effusion de sang, ni bouleversement comme se faisait jadis au moyen d’une révolution, trouve son écho dans la préservation de la paix sociale de sa masse critique et procéder à un transfert de droits et des acquis des franges marginales de sa population, avec ou sans heurte. Par exemple, le droit à l’avortement; l’homosexualité dans les armées; le travail, la réinsertion dans la collectivité des assistés sociaux, etc.

En art, tout s’exalte dans la singularité. L’excentricité marginale dite artistique est plus qu’autrement perçue comme étant une provocation et suscite l’indignation, mais c’est aussi l’approche le plus efficace de se faire entendre et de laisser sa marque.

Si l’art de gouverner est de préserver la paix sociale dont jouisse la masse. L’art de faire de l’art qui semble le plus efficace, c’est de repousser les limites de l’acceptable. Car la nouveauté attise la curiosité, trait de caractère de notre nature humaine.

L’oeuvre de la photographe Terry Richardson projette une image de lui d’un manipulateur pervers et obsédé sexuel ou un libertin de moeurs narcissique et affirmé. C’est un choix délibéré et conscient de l’artiste pour se tailler une place et faire un nom dans le monde de la photographie. L’artiste se doit définir une image de soi à travers de son oeuvre. Terry Richardson en est pleinement conscient, il l’affirme et endosse son comportement provocateur en public. Dans le fond, que cherche-t-il réellement à travers ses photographies?

Ce soir, nous vous en monterons des photos de lui accompagné d’autres célébrités. En passant, la photo avec Obama, ci-dessous, est toujours à la page d’accueil du site de l’artiste. Il nous vient à l’esprit ce questionnement : En 2007, Obama le candidat à la présidence, a-t-il vu venir ce coup fumant de Richardson?  En fait, les stratèges démocrates en charge de la compagne d’Obama ont-ils prévu cet aboutissement quand ils ont organisé la séance photo?

Terry Richardson et Obama

Terry et les jumelles Mary Kate et Ashley Olson

Terry Richardson et Kate Moss

Blake Lively, Terry Richardson et Leighton Meester

Jared Leto et Terry Richardson

Kanye West et Terry Richardson

Terry Richardson et Kim Kardashian

Squelette géant suspendu

Dimanche 31 octobre 2010

Squelette géant

Bon, un dernier petit quelque chose en cette fin de mois d’octobre 2010, toujours dans la même thématique d’épouvantail… de la Vie. Si! Un squelette géant suspendu de l’artiste français d’origine algérienne, Adel Abdessemed. L’oeuvre s’intitule Habibi ou simplement, «Mon chéri», pour souligner, semble-t-il, la vanité de la vie éphémère.

Ne le trouvez-vous pas un peu facile comme discours d’artiste, non?!

Pour être plus juste, nous dirions, comme l’énoncé artistique… car pour en faire un discours, il faudrait d’abord qu’il ait un peu de longueurs, avant même d’avoir de la substance.

Il y a donc dans l’intention artistique de ce squelette géant suspendu d’Abdessemed un lieu commun pictural d’une époque lointaine: vanitas vanitatum, omnia vanitas – vanité des vanités, et tout est vanité.

La vie humaine est peut-être fragile, mais elle n’est point éphémère si on la compare à celle d’un insecte. Quant au remède pour contrer la vanité, jadis l’appel à la vertu, à la spiritualité et à la méditation sur la brévité des instants passagers de la vie humaine, sur l’inutilité des plaisirs, charnel ou matériel, ou encore, de la mort qui guette, c’était le salut dans le pénitent. De nos jours, que ce soit un crâne en diamants ou un squelette géant, la vanité de la vie éphémère, elle se trouve si souvent dans l’acte de création artistique que dans le véritable sens artistique de l’oeuvre.

Ouin… ça sonne comme une montée de lait ça ce billet… ;-)

Autre aspect de ce squelette géant qui semble soulever de questionnement est l’année de sa création (2004) et sa peut-être source d’inspiration… Ci-contre, Shapeshifter ou «Transmutation» de l’artiste canadien Brian Jungen. Un squelette de baleine géant, un montage de chaises plastiques de jardin. L’année de création de cette oeuvre de spiritualité, de symbolisme et d’ingéniosité : 2000.

Voilà.

Bonne semaine à ceux qui nous aiment!

Festin Halloween

Samedi 30 octobre 2010

Festin... de l'art contemporain, photographie conceptuelle.

Festin HalloweenUn festin à l’image de cette fête folklorique durant laquelle on se raconte des peurs. Une oeuvre d’Ione Rucquoi.

De quoi parle-t-elle l’oeuvre d’Ione Rucquoi?  … du monde de l’innocence perdue et de l’éveil sexuel. Une mise en relief des aspects de l’inconscient et les instincts primitifs de la nature humaine et des bêtes.

Elle s’inspire du concept psychologique de Jung au sujet de l’Ombre, le côté le plus sombre de la psyché. Elle décrit son art comme étant une exploration du fondement de l’existence humaine.

Voilà! Bon weekend Holloween! Que la Fête pour préserver l’innocence commence!

Jumelles siamoises

Jeudi 28 octobre 2010

Jumelles siamoisesEn parlant de la photographie manipulée, voici des jumelles siamoises… titre de l’oeuvre : Fake Too Fake, par Giovanni Bortolani.

Sampietrini

Dimanche 10 octobre 2010

En cette fin de semaine de Action de grâce… rien.

Rien dans la tête, le vide total. Peut-être, trop fatigué pour écrire. Pour une raison que nous ignorons, l’esprit de l’artiste s’est rendu à Rome.

Voilà, du sampietrini.

Une oeuvre d’art par l’artiste italien Graziano Russo. Saviez-vous de ce que c’est du Sampietrini? En fait, c’est une sorte de trottoir en pavés unis. Des blocs  noirs, placés les uns à côté des autres. Semble-t-il, il a été inventé sous Pape Sixtus V, pour paver les rues de Rome.

Sampietrini, Graziano Russo

Autoportrait d’un artiste chinois

Mardi 5 octobre 2010

Représentation du soiCe soir nous vous parlons de moi, de nous et d’eux en art.

« Ouf! » ;-) C’est ce dont nous sommes dits dans la tête en ce moment. Certains soirs après une longue pause de billets, c’est particulièrement difficile comme là. Le moteur semble tourner dans le vide. La tête en coton, les mots se poussent en criant « Fuyons! Fuyons! Y a rien par icitte! » et les idées comme des moustiques par les temps qui courent, rares ou simplement : Eurk! Capoute, il fait ben trop frette!

Déjà octobre.

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

Que pouvions-nous dire sur lui tout en restant simple, bref et sans fioriture?

Les performances artistiques de Zhang étaient fort mal perçues et reçues à ses débuts en Chine. Il avait donc la police à ses trousses. Il était presque eurk capoute! Si on trouvait Lady Gaga excentrique et scandaleuse avec sa robe de chair, imaginons maintenant un jeune se dit artiste en faisant des simagrées, se montrait nu en Autoportrait d'artiste chinoispublic dans l’empire du Milieu. Paf! Il s’est fait éjecter de chez « eux» , et se trouve parmi « nous»  en Amérique.

Zhang Huan racontait que du coup, on s’intéressait à lui et de ses manifestations; on commanditait ses performances dans les rues de New York. Et son « moi»  se transformait, se questionnait et se montrait avec exubérance et subtilité. Ses performances l’avait alors mis sur le diapason artistique new yorkais. Et pouf! De nouveau, il est accepté chez lui ou son « moi parmi nous»  mais chez eux.

Auparavant, l’art de se représenter exprimait parfois une douleur de vivre au moyen de la peinture sur toile, nous sommes arrivés au temps que certains artistes sont allés à utiliser leur corps comme support et matière pour représenter un similaire de souffrance de vivre. Il reste maintenant à décoder ces mots sur son corps pour percer la barrière de la langue et de culture pour comprendre si ce questionnement de soi est-il tout aussi véridique que l’oreille coupée de Van Gogh ou cette colonne brisée de Frida.

Voilà tout, pour le moment.

Zack dort déjà paisiblement. Nous nous sommes dits mais pourquoi nous donner du mal. Le sommeil fait ses toc toc dans la tête… ben coudonc, déjà personne.

Performance à New York

Jeudi 30 septembre 2010

Performance à New YorkNotre petite escapade à New York… ça sonne bohème en commençant ainsi, mais en fait, pas d’escapade où nous nous trimbalons nos rêves comme de jeunes artistes qui font leur voyage initiatique à La Mecque de la frénésie culturelle. Que de longues routes parcourues qui fatiguent nos vieux corps d’artiste.

Nous disions…

Ah! Petite escapade à New York…

Les deux jours à New York, pour être exact, c’est les deux jours de route entre Montréal et New York font resurgir de nos souvenirs cette image de l’artiste d’origine chinoise, jadis performeur, de la lignée artistique de Marina Abramovic, l’Homme fort héroïque en steak. Semble-t-il, il s’est converti en bouddhiste depuis et faire des sculptures gigantesques. Cette image-ci montrant sa performance en 2002 est la seule photo valable que nous avons trouvée. Sa performance intitulée : My New York. Elle a eu lieu peu de temps après son arrivée à New York.

Si vous demandiez la signification de cette oeuvre. Eh bien, nous ne la connaissons pas.

Décevant, n’est-ce pas?!

En fait, le sens marquant d’une performance artistique se trouve souvent dans le geste du moment. Par contre, de ce que nous avons vu des photos de ses performances. Eh bien, il est très sérieux et appliqué. La raison pour laquelle nous avons écrit qu’il est de la lignée d’Abramovic. Sinon, nous aurions dit simplement qu’il s’agit d’un pitre qui fait des mimiques au nom de l’art.

Tatou, GPS et eau-forte…

Mardi 28 septembre 2010

C’est bien rigolo quand on regarde la photographie de cet artiste chinois qui se fait tatouer une carte de la Chine dans son dos. En passant, nous allons faire un petit tour chez Oncle Sam pour affaire demain. Ne vous inquiétez pas! Nous sommes munis de GPS pour le chemin. :)

Blague à part, c’est du sérieux cette affaire de tatou dans le dos que nous vous avons parlée hier. Le projet Longue Marche auquel participaient les quelque 250 artistes a été suspendu quelque temps après son début, en 2002. Nous ignorons la raison et nous avons cherché sans avoir trouvé d’explication sur le net hier. Qin Ga, cet jeune artiste chinois sans visage au dos tatoué a décidé de reprendre le bâton du pèlerinage en 2005, lui-même, accompagné de photographe et tatoueur pour aller au bout du parcours et immortaliser sa performance. Voici une suite de photos sélectionnées.

Jeune artiste chinois

Saviez-vous quoi? En ce moment précis, en regardant ces images, nous pensons à l’eau-forte de Rembrandt. N’ayez craint! Nous ne fumons pas d’herbes illicites! Nous expliquons.

À l’époque de Rembrandt, on utilisait surtout le cuivre­ pour l’eau-forte. Comme vous le savez maintenant même si vous ne le saviez pas, pour obtenir des images d’excellente qualité, Rembrandt, lui, il faisait évoluer son image au fur à mesure, et faire tirer plusieurs copies à chaque étape.

Cet jeune artiste chinois a appliqué tout simplement ;-) la notion d’état en gravure de Rembrandt, chaque image est autonome. Voici Les trois croix de Rembrandt, état 2, état 3 et état 4.

Bon, voilà et A+!

Carte de la Chine

Samedi 25 septembre 2010

Ce soir, le dos d’un artiste chinois qui s’est fait tatouer la carte de la Chine. Il se faisait tatouer ensuite le nom de la ville qu’il avait traversée durant le projet artistique.

Vous diriez peut-être : euh, y a juste de jeunes fous… et artistes qui font ce genre de chose! ;-)

Carte de la Chine

Entre 2002 et 2005, il y a eu un projet artistique s’intitulant La longue marche, une initiative inspirée du parcours mythique accompli en 1934 et 1936 par Mao et ses troupes. Quelque 250 artistes, chinois et internationaux, se sont lancés sur les routes de la Chine à l’instar des révolutionnaires en déroute. Pour ceux qui sont moins familiers à l’histoire chinoise contemporaine, il s’agit d’une période où les communistes chinois battus en déroute par les nationalistes, cherchant une sortie à l’encerclement de leur rival, battaient en retrait pour préserver le noyau de leurs armées pour aller rejoindre les autres forces de la résistance communiste au nord de la Chine.

Selon l’organisateur de l’événement de cette longue marche artistique, l’initiative artistique avait pour but de chercher à établir une nouvelle conscience de l’art en relation avec l’histoire, la culture et la mémoire. De l’inspiration à la réalité, les artistes cherchaient de retrouver dans la longue marche à leur, la manière romantique de transformer un échec en succès, de prendre la route en quête de l’utopie, de construire une société démocratique alternative à travers l’engagement avec les masses.

Ouf! Ça, n’est-il pas très très similaire au pèlerinage entre Le Puy-en-Velay et Figeac sur le chemin de st-Jacques de Compostelle, non?

L’artiste chinois Qin Ga est donc allé à se faire tatouer dans le dos l’itinéraire de ce voyage. A chaque étape, un tatoueur rajoutait un point et le nom de la ville sur la carte de la Chine qu’il porte en permanence à l’encre indélébile dans sa peau.

Garçon à la grenouille

Dimanche 11 juillet 2010

Garçon à la grenouille de Charles RayLe Garçon à la grenouille comme dans le Garçon à la pipe dont plusieurs connaissent sans doute. Le Garçon de Picasso fait partie des oeuvres picturales les plus dispendieuses, mais ce nouveau Garçon, à la grenouille, est encore peu connu.  Il date de 2009, réalisé par le sculpteur contemporain Charles Ray pour la Fondation François Pinault. Il est en polyuréthane acrylique et acier inoxydable, commandée par François Pinault à l’artiste américain.

Grand format, réalisme, … et de la cruauté d’un jeune garçon insouciant qui joue avec la vie d’une grenouille.

Et vous,  que voyiez-vous?

L’oeuvre est placée à la pointe de la douane, la Punta della dogana, à l’entrée du grand canal devant le bâtiment aménagé par la Fondation Pinault.