Images et textes sur 'Art contemporain'

 

Garçon à la grenouille

Dimanche 11 juillet 2010

Garçon à la grenouille de Charles RayLe Garçon à la grenouille comme dans le Garçon à la pipe dont plusieurs connaissent sans doute. Le Garçon de Picasso fait partie des oeuvres picturales les plus dispendieuses, mais ce nouveau Garçon, à la grenouille, est encore peu connu.  Il date de 2009, réalisé par le sculpteur contemporain Charles Ray pour la Fondation François Pinault. Il est en polyuréthane acrylique et acier inoxydable, commandée par François Pinault à l’artiste américain.

Grand format, réalisme, … et de la cruauté d’un jeune garçon insouciant qui joue avec la vie d’une grenouille.

Et vous,  que voyiez-vous?

L’oeuvre est placée à la pointe de la douane, la Punta della dogana, à l’entrée du grand canal devant le bâtiment aménagé par la Fondation Pinault.

Apesanteur

Samedi 10 juillet 2010

Un bébé en apesanteur… par Marc Quinn, l’un des célèbres YBA.  YBA pour Young British Artists.

Certaines oeuvres de Marc Quinn sont controversées, mais éblouissantes en raison de leur concept, de la méthode de réalisation et du propos artistique. Par exemples, ses autoportraits sous forme de têtes de sang moulées et remplies de son propre sang congelé, ainsi que les têtes de sang de ses fils faites de placentas et de cordons ombilicaux demeurent des oeuvres de qualité inégalée.

Mais, d’autres oeuvres comme ce bébé en apesanteur nous laissent carrément indifférents. Vous savez que l’art évolue, la méthode de réalisation d’oeuvres aussi. Bien exploiter la technologie et des nouveaux matériaux synthétiques peut faire de vous un Michelange du temps moderne sans trop de difficultés. Comment? Un financement suffisant à votre projet artistique et des artisans de talent, travailleurs de l’ombre, assistés par ordinateur et de machinerie ultrasophistique.

Évidemment, il faudrait avoir une idée… artistique au départ, de la capacité de prototyper son idée et finalement qu’il soit capable de s’exprimer, de structurer sa pensée et d’expliquer.

Bébé en apesanteur

Géant timide

Vendredi 9 juillet 2010

Un géant dénudé s’accroupit.

Est-il timide? A-t-il été puni? Ou encore, il réfléchit… à moins qu’il soit en train de méditer un geste de vengeance, mais contre qui son dessein destine-t-il? La tension de ses orteils trahit…

Lorsqu’on parcourt l’oeuvre de Ron Mueck, une chose nous semble certaine : l’art de Mueck ne fait pas dans la dentelle en ce qui concerne le sens de son oeuvre. La profondeur de son propos artistique émerge spontanément, sans prétention. Être simplement humain, c’est une qualité rare.

Mais de quoi l’artiste veut nous dit? Est-ce important de savoir « le » sens de l’oeuvre tel que pensé et conçu par l’artiste?

Géant timide

Monsieur François Pinault

Mardi 6 juillet 2010

Sans titre (Portrait de Monsieur François PinaultQu’est-ce que c’est ?

Eh bien, c’est une oeuvre d’art qui fait partie de la collection privée de François Pinault, 77e fortune mondiale en 2010 et propriétaire de la Maison d’encan Christie’s qui a réussi la transaction de 10 millions avec « Silver Liz » . Vous comprenez qu’il soit un grand passionné et collectionneur d’art, n’est-ce pas?

Mais aujourd’hui, nous vous parlons de ce portrait intitulé « Sans titre (Portrait de Monsieur François Pinault). Il est daté de 2003.  Voyez-vous, une autre approche pour renouveler le portrait. ;-)

Bon, plusieurs questions demeurent, dont :

- Est-ce que François Pinault s’est fait arnaqué?
- Piotr Uklanski, l’auteur et artiste de l’oeuvre est-il un opportuniste en jumelant un sans tire au « Portrait de Monsieur François Pinault »?
- Est-ce l’art?

Photo de vacances aux États-Unis ?

Mercredi 19 mai 2010

Photo de vacance aux États-Unis

Cette image de la petite fille vietnamienne accompagnée de Mickey et Ronald le Clown Macdonald n’est évidemment pas une photo de vacances au pays de l’Oncle Sam. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de cette petite Vietnamienne brûlée au napalm durant la guerre du Vietnam, il s’agit encore une fois d’une image du photojournalisme. Banksy l’a trafiqué avec ironie et dénonciation.

L’image d’origine de cette petite fille qui pleut et court est une scène déchirante et atroce à voir, fuyant le village de Trang-Bang, à quelque 65 km au Nord-Ouest de Saigon. La photo fait partie aujourd’hui de la Collection Prix Pulitzer : Kim Phuc – Vietnam Napalm. Elle a été prise par Nick Ut le 8 juin 1972.

Voici encore une suite de trois images : l’impact et l’explosion de la bombe au napalm et au phosphore blanc gelée; la jeune fille brulée court; les premiers soins. Des images en séquence offrent la possibilité au cerveau de conférer au temps de visionnement une représentation à la fois mentale et concrète, qui ne serait autrement qu’une perception arbitraire du temps dans le visionnement d’une seule image.

Bombe au napalm et au phosphore blanc

Jeune fille vietnamienne bruléePremiers soins apportés à la jeune fille bruléeVous nous suivez? … Ah! Un vieux démon nous a attrapé aujourd’hui. Ça doit être à cause de ce toux.

Ah oui. La notion du temps… Le temps est concret et réel quand vous écoutez une oeuvre musicale. Par exemple, une chanson dure 3 minutes et 32 secondes. Si vous l’écoutez du début à la fin, ça vous prend donc 3 minutes et 32 secondes de votre vie. Pas une seconde de moins. L’oeuvre musicale impose donc à l’ouïe une durée concrète et réelle. Vous pouvez cependant rêvasser durant votre écoute car l’oeuvre vous suggère des images, des pensées, etc. Vous pouvez imaginer le déroulement d’une vie heureuse : mariage, naissance d’enfant, fêtes, gains en argent, accomplissements, amour, etc. Durant les 3 minutes et 32 secondes de votre écoute, il y a  donc cette autre dimension du temps qui est relative.

Des images en séquence, elles imposent à la vue une exigence supplémentaire que de regarder une seule image. La vue humaine se fiche du temps devant une image mais se limite par la distance. La vue humaine est à l’image d’une la lentille d’un caméra. Click! Tout est là, instantané.

Bref! Nous divaguons…  Bonne semaine! Euh… Bonne fin de semaine!

Moulage

Jeudi 15 avril 2010

MoulageImage : REUTERS/Gerardo Garcia

Les temps changent. Le moulage du corps humain est passé de l’inacceptable à un moyen rapide pour obtenir une copie 3D du corps humain dans sa représentation la plus naturelle.

Nous avons parfois cette étrange impression que les normes de l’acceptable s’assouplissent. Elles se transforment graduellement, elles se métamorphosent et dérivent lentement au point où nous nous demandons si c’est bien encore une question de l’acceptabilité, ou bien c’est l’incapacité humaine de mettre en perspective la qualité intrinsèque d’une chose, et de l’apprécier à sa juste valeur.

La création artistique, bien qu’elle n’est qu’une petite dimension des activités humaines, elle subit et soumis au même mécanisme de mutation en matière de l’acceptabilité. La création artistique s’individualise, se multiplie et se disperse dans ce vaste monde au point où les sujets, même les plus singuliers trouvent manifestement leurs admirateurs. Ils parviennent à s’harmoniser à une panoplie d’intérêts personnels toujours un peu plus isolés, mais en croissance en termes de nombre. Par le fait, l’acceptable se définit souvent par l’acclamation.

Les travaux de moulage de Jason de Caires Taylor nous rappellent de cette histoire de moulage de Rodin. En 1877, Rodin, alors âgé de 37 ans, réalise sa première œuvre majeure : L’Âge d’airain. Une statue grandeur nature d’un jeune homme, en plâtre. Le réalisme de sa sculpture fait une telle impression parmi le public de son époque. On l’a alors accusé d’avoir fait un moulage sur un modèle vivant. Malgré le scandale (à bien y penser, le mot « scandale » est peut-être un peu fort…) le succès retentissant de cette oeuvre a permis à Rodin de mener une carrière florissante de 40 ans.

est-ce du moulage?

L’appréciation du réalisme en art est devenue avec le temps, une affaire ordinaire et sans importance. Par contre, la singularité d’une oeuvre prend du galon dans le monde des arts visuels tant dans son acceptation par le grand public que chez les initiés. On oublie trop souvent que la singularité en art, c’est comme des nouvelles saveurs de croustilles, sans limites. Une fois le goût des chips à saveur nature connu, la suite de l’histoire des croustilles n’est-elle pas qu’une histoire de « maquillage » de goût? De nos jours, autour d’un sac de chips, il y a des gens qui travaillent pour gagner leur vie; des stratèges en marketing pour faire mousser les ventes; des publicistes talentueux pour illustrer le produit au goût renouvelé; des chercheurs émérites de nouvelles saveurs; des consommateurs à la recherche de nouvelle sensation buccale; des dirigeants producteurs de croustilles en quête des performances financières, etc. Ainsi, l’histoire des croustilles se perpétue à l’image du moulage en art. Pouvons-nous de nouveau proclamer : l’art est mort… l’art est recyclé?

Est-ce notre monde qui est fait de paradoxes et de contradictions, ou encore, parce que nous ne sommes pas en mesure d’assimiler les infinies combinaisons de perspectives pour voir notre monde? Une chose est certaine, L’ombre et lumière en volume a poursuivi l’art de Rodin jusqu’à la Porte de l’Enfer. L’audace de De Caires n’a que plongé, pour le moment, ses moulages grandeur nature au fond de l’océan.

Au large de Cancun…

Mardi 13 avril 2010

l'homme au corail de CancunAu large de Cancún, un artiste travaille sous l’eau…

Jason de Caires Taylor, artiste britannique,  travaille sous l’eau sur une sculpture intitulée « L’homme en feu» . Si l’acte de créer de cet artiste est inhabituel, son oeuvre est de facture conventionnelle, du moulage avec quelques artifices. On peut dire que c’est de la création artistique contemporaine qui s’aventure dans un espace moins accessible pour mieux se faire valoir. Le résultat demeure donc insolite et, peut-être récréatif pour des plongeurs touristes. À défaut d’un propos artistique soutenu et renouvelé, on se contente d’inhabituel pour susciter l’intérêt du public.

Une chose est incertaine, mais nous souhaitons que cet artiste utilise des matériaux écologiques et durables pour signifier du moins sa préoccupation environnementaliste. Un enjeu alarmant et surtout sexy aux yeux de notre époque.

Voilà, pour l’homme en feu… sous l’eau.

De l'art à Cancun au Mexique

Lanterne chinoise

Lundi 12 avril 2010

Voilà. Une lanterne chinoise géante, une oeuvre d’Ai Wei Wei.

Eh oui! Nous avons prévu le coup. ;-)

Comme vous êtes des êtres curieux et vous brûlez d’impatience de savoir qui est Ai Wei Wei en lisant notre dernier billet. Nous nous sommes dits: Voilà, une image en vaut mille mots. Mais, pour l’installation vidéo de cet artiste chinois qui remplacera la Petite Sirène au port de Copenhengue durant le périple chinois de celle-ci, ce sera pour une autre fois.

Lanterne chinoise

Voiture d’art environnemental

Mardi 26 janvier 2010

Chaque époque produit des artistes à l’image de son temps. Seul un petit nombre entre eux devient des témoins de l’esthétisme et des aspirations de leurs contemporains par une production artistique soutenue et transcendante.

Cette voiture d’art… euh, environnemental, agglutinée d’objets plastiques fondus, faisant peut-être référence à la surconsommation de la vie moderne, à l’urgence d’actions concrètes par rapport au réchauffement climatique, ou encore, à l’appel d’une conscientisation… mais de quoi et de qui?  Vue à la Biennale de l’art contemporain de Tokorozawa, au Japon.

Deviendrait-elle un auto artistique, une oeuvre représentative de notre époque? Nous en doutons un tout petit peu. :-|

Voiture d'art environnementalImage : Creative Commons, par mocrowalrus

Véhicule d’idées

Lundi 25 janvier 2010

Merci à Pirchirinarmor pour ses instructifs et divertissants textes sur Faust!

Ce fut agréable cette pause inattendue durant laquelle nous avons eu quand même le plaisir de trouver les quelques images pour accompagner leur publication.

Bon, ce soir, un retour sur le thème d’automobile en reprenant le clavier. Encore de la voiture! ;-)

Devant une œuvre, autre que d’apprécier son côté décoratif, il est essentiel pour une œuvre de qualité d’être véhicule d’idées en permettant une lecture autre que la contemplation. Ainsi, l’œuvre d’art s’échappe de l’emprise du beau… de faire la belle – pour éviter la confusion avec le Beau de Kant. Rappelez-vous sans doute de nos deux précédents billets sur le thème voiture? L’une des deux voitures, malgré qu’elle soit sur un piédestal du sanctuaire culturel que représente un musée, elle n’a ni valeur, ni signification qu’une simple voiture suspendue même si l’on se tortille quelques neurones pour lui trouver un sens; l’autre, bien qu’elle soit identifiée comme étant un objet de consommation, son enveloppe luxuriante et rutilante attire de regards admiratifs.

Chute d'autos - Cai Gue-Qiang

Devant ces véhicules suspendus, pour des connaisseurs d’autos, on arrive facilement à identifier la marque et le modèle des autos utilisés par l’artiste contemporain chinois Cai Guo-Qiang. Lors de son passage au Guggenheim, la disposition de cette oeuvre est bien différente de ce que les Québécois qui l’ont vu au Centre d’exposition de Shawinigan. L’espace muséal du célèbre musée new-yorkais conditionne son accrochage. Le vrai point de mire de cette oeuvre, tel que pensé par l’artiste, n’est ni dans la chute des voitures, ni dans la représentation de l’automobile, mais bien l’explosion. Ses véhicules ne sont qu’un vecteur d’idée, bons pour leur dimension archétypale qui permet à une connexion à la réalité du public de son époque.

L’artiste peut, pour créer, partir d’une préoccupation personnelle, mais s’il ne trouve pas de véhicule à son idée pour accéder à la réalité de la perception de son public. Son œuvre verra peut-être le jour, mais elle mourra à brève échéance au même titre d’un objet de consommation. Une fois usé, bon pour la ferraille.

Voiture accrochée

Lundi 18 janvier 2010

Vous le saviez évidemment : un vivace vit arraché sur une falaise est une plante alpine; une voiture accrochée au mur d’un musée est une oeuvre d’art.

Un musée est un lieu qui donne aux objets qui s’y trouvent une valeur. Contrairement à la falaise qui permet aux plantes de se développer et acquérir une caractéristique ne rend que les plantes inaccessibles… ou presque. Par contre, dans un musée, on accroche, mais on décroche assurément.

Vue au Mac/Val, le musée d’art contemporain de Créteil, une voiture suspendue.

une voiture accrochée

Décoration Halloween géante

Samedi 31 octobre 2009

Décoration Halloween

La vie d’artiste est un parcours ponctué d’obstacles et d’imprévus. Un seul post en une semaine. Cela donne l’impression qu’Artistes se coulent douce entre rêve impossible et rêveries fantasmagoriques en négligeant leur blogue.

Pas du tout! ;-)

Nous sommes simplement accaparés par les dures besognes de la vie. L’arrivée du petit Zack et la morte de l’ordi ont vraiment cassé le fil des billets l’autre soir. Elles ont rompu en quelque sorte notre rythme d’écrire des billets à chaque jour. Bon, un petit billet de circonstance aujourd’hui avant que le mois se termine, pour reprendre notre habitude de divaguer parmi des images.

Ce billet est grâce au lien laissé par Renart l’autre jour, la tête de mort en pilules nous a fait penser que c’est déjà Halloween! Donc, de la décoration Halloween en image, un gigantesque crâne de mort fait d’accessoire de cuisine, par l’artiste Subodh Gupta. Vous souvenez-vous de lui? Cette oeuvre fait partie de la collection privée de François Pinault.

Bon, voilà tout pour ce post fast food!

Tenez, une deuxième image, de la décoration Halloween pour des moins fortunés… c’est pas tout le monde qui fait partie des 100 plus grandes fortunes de notre vaste monde. À bientôt!

Enfant devant un crâne de mort