Images et textes sur 'Art contemporain'

 

Voiture d’art environnemental

Mardi 26 janvier 2010

Chaque époque produit des artistes à l’image de son temps. Seul un petit nombre entre eux devient des témoins de l’esthétisme et des aspirations de leurs contemporains par une production artistique soutenue et transcendante.

Cette voiture d’art… euh, environnemental, agglutinée d’objets plastiques fondus, faisant peut-être référence à la surconsommation de la vie moderne, à l’urgence d’actions concrètes par rapport au réchauffement climatique, ou encore, à l’appel d’une conscientisation… mais de quoi et de qui?  Vue à la Biennale de l’art contemporain de Tokorozawa, au Japon.

Deviendrait-elle un auto artistique, une oeuvre représentative de notre époque? Nous en doutons un tout petit peu. :-|

Voiture d'art environnementalImage : Creative Commons, par mocrowalrus

Véhicule d’idées

Lundi 25 janvier 2010

Merci à Pirchirinarmor pour ses instructifs et divertissants textes sur Faust!

Ce fut agréable cette pause inattendue durant laquelle nous avons eu quand même le plaisir de trouver les quelques images pour accompagner leur publication.

Bon, ce soir, un retour sur le thème d’automobile en reprenant le clavier. Encore de la voiture! ;-)

Devant une œuvre, autre que d’apprécier son côté décoratif, il est essentiel pour une œuvre de qualité d’être véhicule d’idées en permettant une lecture autre que la contemplation. Ainsi, l’œuvre d’art s’échappe de l’emprise du beau… de faire la belle – pour éviter la confusion avec le Beau de Kant. Rappelez-vous sans doute de nos deux précédents billets sur le thème voiture? L’une des deux voitures, malgré qu’elle soit sur un piédestal du sanctuaire culturel que représente un musée, elle n’a ni valeur, ni signification qu’une simple voiture suspendue même si l’on se tortille quelques neurones pour lui trouver un sens; l’autre, bien qu’elle soit identifiée comme étant un objet de consommation, son enveloppe luxuriante et rutilante attire de regards admiratifs.

Chute d'autos - Cai Gue-Qiang

Devant ces véhicules suspendus, pour des connaisseurs d’autos, on arrive facilement à identifier la marque et le modèle des autos utilisés par l’artiste contemporain chinois Cai Guo-Qiang. Lors de son passage au Guggenheim, la disposition de cette oeuvre est bien différente de ce que les Québécois qui l’ont vu au Centre d’exposition de Shawinigan. L’espace muséal du célèbre musée new-yorkais conditionne son accrochage. Le vrai point de mire de cette oeuvre, tel que pensé par l’artiste, n’est ni dans la chute des voitures, ni dans la représentation de l’automobile, mais bien l’explosion. Ses véhicules ne sont qu’un vecteur d’idée, bons pour leur dimension archétypale qui permet à une connexion à la réalité du public de son époque.

L’artiste peut, pour créer, partir d’une préoccupation personnelle, mais s’il ne trouve pas de véhicule à son idée pour accéder à la réalité de la perception de son public. Son œuvre verra peut-être le jour, mais elle mourra à brève échéance au même titre d’un objet de consommation. Une fois usé, bon pour la ferraille.

Voiture accrochée

Lundi 18 janvier 2010

Vous le saviez évidemment : un vivace vit arraché sur une falaise est une plante alpine; une voiture accrochée au mur d’un musée est une oeuvre d’art.

Un musée est un lieu qui donne aux objets qui s’y trouvent une valeur. Contrairement à la falaise qui permet aux plantes de se développer et acquérir une caractéristique ne rend que les plantes inaccessibles… ou presque. Par contre, dans un musée, on accroche, mais on décroche assurément.

Vue au Mac/Val, le musée d’art contemporain de Créteil, une voiture suspendue.

une voiture accrochée

Décoration Halloween géante

Samedi 31 octobre 2009

Décoration Halloween

La vie d’artiste est un parcours ponctué d’obstacles et d’imprévus. Un seul post en une semaine. Cela donne l’impression qu’Artistes se coulent douce entre rêve impossible et rêveries fantasmagoriques en négligeant leur blogue.

Pas du tout! ;-)

Nous sommes simplement accaparés par les dures besognes de la vie. L’arrivée du petit Zack et la morte de l’ordi ont vraiment cassé le fil des billets l’autre soir. Elles ont rompu en quelque sorte notre rythme d’écrire des billets à chaque jour. Bon, un petit billet de circonstance aujourd’hui avant que le mois se termine, pour reprendre notre habitude de divaguer parmi des images.

Ce billet est grâce au lien laissé par Renart l’autre jour, la tête de mort en pilules nous a fait penser que c’est déjà Halloween! Donc, de la décoration Halloween en image, un gigantesque crâne de mort fait d’accessoire de cuisine, par l’artiste Subodh Gupta. Vous souvenez-vous de lui? Cette oeuvre fait partie de la collection privée de François Pinault.

Bon, voilà tout pour ce post fast food!

Tenez, une deuxième image, de la décoration Halloween pour des moins fortunés… c’est pas tout le monde qui fait partie des 100 plus grandes fortunes de notre vaste monde. À bientôt!

Enfant devant un crâne de mort

Pilule magique

Lundi 26 octobre 2009

S’il existe une pilule d’art qui peut vous donner les habiletés d’artiste, la prenez-vous?

S’il existe une pilule magique pour nous donner des habiletés en technologie bureautique, et bien, nous en prendrons assurément une. Notre ordinateur a rendu âme jeudi dernier, après plusieurs années de royaux services dont deux ans pour ce blogue. Disons que la mise en marche d’un nouvel ordi n’est pas de tout repos pour nous des  artistes. Une tâche pénible… les mots de passe oubliés, les configurations trop compliquées, les logiciels qui n’existent plus, les copies de sécurité trop anciennes, pas d’accès à notre grenier d’images enterré dans le ventre numérique de l’ordi défaillant. C’est l’enfer!

En attendant la mise à niveau complète de notre outil de travail, une photographie d’une mosaïque de pilules d’Andy Diaz Hope pour ce court post après plusieurs jours d’absence. Bon, quelques mots à propos de cet art de pilules d’Hope.

Pilule Art

Sans le progrès technologique en imprimerie numérique, si un artiste désirant être un Hope serait condamné à consacrer beaucoup de son temps à développer son habileté de peintre de miniatures s’il voulait produire une oeuvre similaire, avec réalisme. Avec la technologie, l’artiste peut subtiliser le temps d’apprendre à fabriquer ce type d’image et le temps d’élaboration d’image pour le développement de son concept. En alternant et substituant quelques fragments de son image mosaïque en capsules, Hope introduit du coup la notion de casse-tête dans son oeuvre.

Voilà, de l’art de pilules. Un art mosaïque combiné au casse-tête d’allure numérique.

Entre fantasme et réalité

Mercredi 21 octobre 2009

Ce soir, une histoire entre fantasme et réalité… Pas d’inquiétude! C’est juste un titre accrocheur. Pas de sexe, pas d’image osée, pas besoin de faire éloigner vos enfants! ;-)

Voilà, une personne de fort de taille, si si, c’est du vrai! Il a un nom et il existe. Ce n’est pas une effigie en cire. Un mur, bien sûr et du duct tape gris, le scotch tape de construction, vous vous en souvenez? Un artiste a transformé tout ça en installation artistique. Du concret, du vrai, de la réalité! Il s’est passé en 1999. Voici une photo qui témoigne.

Entre fantasme et réalité

Et le fantasme?

La légende raconte qu’un jour, un célèbre artiste contemporain mécontent. Cependant, nous ignorons la raison de son mécontentement. Semblerait-il que cette vedette, cet autre enfant terrible de la scène artistique contemporaine, mécontent, a scotché son galeriste sur un mur de sa galerie en lui disant de vendre lui-même.

Risible mais mythique comme histoire, n’est-ce pas?

Si l’on y réfléchissait deux secondes ou une seconde et demie, on s’en douterait de la véracité du récit. Mais bon, on préfère peut-être des histoires à coucher dehors. La réalité, si vous permettez, c’est un coup de Marketing pour faire parler de soi, tant pour l’artiste que pour le galeriste. Le hic… le point délicat est de le dire comme nous faisons là, c’est-à-dire, crever la bulle. Plus de fantasme, juste de la réalité… subjective. Vous le saviez, ceux qui osent franchir les limites franchissent à la fois une étape nouvelle que l’on appelle souvent phénomène de l’évolution. Cette oeuvre est un cas parmi tant d’autres.

L’oeuvre intitulée « A Perfect Day ». Le galeriste s’appelle Massimo De Carlo, sa galerie milanaise existe toujours. L’artiste, si vous ne le connaissiez pas, il s’appelle Cattelan, Maurizio Cattelan.

La conclusion? Cattelan préfère de loin des efflgies en cire qui peuvent lui raporter des millions. Cela ne lui empêche pas à faire des oeuvres controversées. Coller une personne sur un mur a une duré limitée, après une telle performance artistique, il ne peut que vendre des photographies. Financièrement, c’est beaucoup moins attrayant.

Enfants chinois

Dimanche 18 octobre 2009

Enfants chinois

Bon, nous faisons un retour à cette exposition d’art qui a eu lieu à Xian en Chine pour ce moment de vie capté sur le vif.

Il nous manque toutefois un peu de renseignements pour commenter cette oeuvre appuyée contre le mur: absence de titre, pas de nom de l’artiste, aucun détail concernant les matériaux utilisés. Bref, nous ne savons pas non plus si l’oeuvre est considérée comme étant une installation ou encore une sculpture. En fait, nous avons retenu cette image pour ce petit garçon chinois qui observe cette oeuvre et non par intérêt marqué pour cette dite oeuvre d’art contemporain chinois.

Car si elle est considérée comme une installation. Eh bien, c’est raté! Cette espèce de podium drapé qui sert de présentoir supprime toute notion d’installation, et ce, malgré la taille des bébés. Si les deux bébés, probablement fabriqués selon la précédée de sculpture en cire, sont considérés comme une sculpture à la manière de Ron Mueck. Ben, là encore, c’est raté. Car l’on n’innove ni par le style, ni dans la mise en scène.

Par contre, l’aviez-vous remarqué l’expression faciale de ce petit garçon chinois qui observe? C’est génial. Ce moment de vie de ce jeune chinois, ce mélange de sourire interrogatif, surpris et manifestement intéressé donne, du coup, un sens certain à cette oeuvre qui, à notre humble avis, demeure bien ordinaire.

À moins que ce soit la fatigue qui altère notre jugement. Si c’était le cas, nous remédierions à cette situation un peu plus tard.

Vous visitez Xian?

Jeudi 15 octobre 2009

Ce soir, de l’art tomber sur la tête pour vous dire que l’extravagance de l’art contemporain est tout aussi présente en Chine que chez nous!

Cette oeuvre a été présentée au festival international d’art contemporain de Xian, dans la province Shaanxi. Semble-t-il, c’est le plus grand événement d’art contemporain de Xian. On y expose 100 peintures, 60 sculptures, 10 installations, etc.  Êtes-vous impressionné? Nous, pas vraiment… soyez rassuré, nous ne dénigrons pas. Il y a beaucoup de « Copier/Coller » en art contemporain. Connaissiez-vous la fonction « Copier/Coller » ?

Tenez, un autre qui est aussi tombé sur la tête pour vous amuser encore un peu.

Tomber sur la têtePhoto : China Photos/Getty Images

Mouches et créativité

Mardi 13 octobre 2009

Pour bien soutenir le billet de ce soir, des images de mouches.

En passant, que ceux qui éprouvent du dégoût de corps morts s’abstiennent! Il y a quand même un brin d’air macabre malgré la créativité ludique débordante de ces scènes de mouches mortes. Merci à Jo pour les images hilarantes!

Mouche et créativité Mouches mortes
Mouches acrobats Compétition de mouches sprinters
Mouches mâles Mouche en équitation Images: Magnus Muhr

Dès que l’on aborde un sujet traitant de prés ou de loin la mort, la sensibilité de certains est à fleur de peau. Voulez-vous un exemple? Tenez, plusieurs n’apprécient guère la morte d’une souris. Mais bon. C’est comme ça la vie. Nous y habituons lentement. Par contre, un échange avec un lecteur nous a ravis aujourd’hui. Il nous a reconduit sur le processus artistique d’Hirst. Bref, tout s’équilibre dans le grand cycle de la vie.

Revenons sur ces images de mouches mortes, selon vous, est-ce de l’art? Il y a manifestement de la créativité, mais est-ce suffisant de les considérer comme étant des oeuvres d’art? Si c’est signé Hirst, et bien, elles seraient assurément considérées comme de l’art. Sinon, on pourrait les considérer de l’art insolite. Pourquoi?

Une partie de la réponse se trouve dans la définition d’un produit. Une oeuvre faite de mouches mortes signée Damien Hirst est un produit artistique et culturel qui répond à la définition du cycle de vie d’un produit. Il s’agit d’une règle définie de notre société moderne. Elle régularise le fonctionnement de la productivité, fondement de l’économie. Quant à ces images de mouches, elles ne sont que l’embryon d’une idée créative.

Une autre partie de réponse réside dans cette variation sur un terme de mouches, qui illustre par son vocabulaire visuel la limite de cette belle créativité macabre mais délirante. Malgré l’illustration de lieux communs, cette créativité ne génère guère de sens autre que la représentation humanoïde des mouches. Néanmoins, ces images de mouches mortes font sourire. Elles nous procurent un moment de détente bénéfique pour parler de l’art. En espérant que ce soit tout autant pour vous!

Pardonnez-moi, Seigneur

Lundi 12 octobre 2009

En ce jour de l’Action de Grâce de l’An 2009, une oeuvre contemporaine pour amorcer une peut-être méditation : Pardonnez-moi, Seigneur, parce que j’ai péché. Un titre évocateur, une oeuvre de Damien Hirst, 2006.

De quoi constitue-t-elle cette oeuvre contemporaine qui fait partie du patrimoine artistique et culturel de notre humanité? Des mouches et de la résine.

Si! Des mouches, insectes volants possédant une paire d’ailes, un corps hideux cylindrique en boule, avec une tête d’une très grande liberté de mouvement; et de la résine, matière gommée et laquée. Le triptype Forgive Me Father for I Have Sinned ou si vous préfériez Pardonnez-moi, Seigneur, car j’ai péché d’Hirst est un simple agrégat goudronné de mouches. Les scintillements et l’aspérité periphérique perceptibles des trois tableaux noirs sont des malheureuses créatures figées et fixées pour une éternité… appréhensible.

C’est tout simple à faire, mais il fallait bien d’y penser.  Conceptualiser sa pensée créatrice et doter son oeuvre une dimension du sacré et une figure religieuse pervertie, Hirst est passé maître. Pardonnez-moi, Seigneur est d’une ambiguïté certaine entre le corps périssable préservé et la résurrection incertaine, artistiquement matérialisée.

Puisque le Web ne permet pas encore aux intéressés de bien voir ce triptype d’Hirst, nous osons d’illustrer le comment. Bon début de semaine!

Pardonnez-moi! Seigneur

Portaits de Pauline Gagnon

Jeudi 8 octobre 2009

Quoi écrire… depuis quelques jours, nous hasardons comme vous pouvez le constater. En ce moment-ci, il règne un silence apaisant de fin de soirée, l’envie d’écrire n’y est pas. Quelques idées qui datent occupent notre esprit, mais il n’y a rien qui nous allume pour en faire un billet.

Pas d’étincelle, pas de feu lent. Nous cherchons.

Nous sommes partis à faire quelques manœuvres à l’atelier. Voilà. À nouveau de retour devant l’ordi pour faire quoi de valable. C’est la nécessité de la vie d’artiste qui impose le rythme par le temps qui court. Sans cette nécessité d’artiste, même étant propriétaires de ce blog, nous n’aurions rien fait ce soir. Finalement, ce est pas si mauvais d’être artistes même si nous vivons pauvres et mangeons maigre.

Avant-hier, nous avons fait une découverte par le biais d’un commentaire, de cette lectrice qui se nomme Marie. Bon, peut-être, c’est juste une passante qui arrive par hasard sur notre blog comme ces personnes qui se croisent dans la rue, au métro, dans le parc… Ça vous dit quoi, n’est-ce pas? De temps à autre, un regard, un signe de tête, peut-être, un bonjour ou un sourire à peine voilé entre deux passants. Un bref moment de rencontre, de vie. On s’éloigne le temps de passer l’un à côté de l’autre. La vie est ponctuée de ces brefs moments et, à chacun de ces moments, il y a un, deux ou plusieurs visages silencieux. Un à un, ils disparaissent aussi tôt. Ils s’effacent de notre mémoire temporelle.

Pauline Gagnon, peintre québécoise, une artiste collectionneuse de visages. Des visages pleins de mots silencieux qui témoignent des brefs moments de vie, mais figés pour longtemps. En voici quelques portraits de Pauline Gagnon que nous choisissons pour partager avec vous ce moment présent éphémère, grâce à cette Marie, à son commentaire.

Visage silencieux Portrait de femme, par Gagnon Portrait par Pauline Gagnon Face silencieuse, Pauline Gagnon, peintre québécoise
Images : Pauline Gagnon/Galerie Jamault

Art Kate Moss

Dimanche 9 août 2009

Art Kate Moss

Kate Moss en Marilyn Monroe, pastichée par Banksy. Une approche utilisée jadis par le célèbre graffiteur pour faire parler de lui.

On pourrait qualifier de Kate Moss la muse pour plusieurs artistes britanniques : Lucian Freud, Marc Quinn, Banksy, sans compter les nombreux photographes qui ont cliché l’indétrônable Kate Moss sur pellicule au cours des vingt dernières années. À 35 ans, toujours aussi populaire, elle a été recrutée par Simon Cowell, le créateur de « X Factor », pour devenir jurée dans une nouvelle émission.

La photographie d’hier dont nous ignorons le nom de son auteur nous a fait penser que nous avons aussi cherché longuement l’auteur de ce portrait de Kate Moss en 2008… ça fait presque un an que la crise financière dure.