Images et textes sur 'Art animalier'

 

Hannibal Lecter

Mercredi 1 février 2012

Hannibal Lecter

Dans le Silence des agneaux, Hannibal Lecter disait qu’il faudrait relire Marc-Aurèle et se demander à chaque instant « comment sont les choses, quelle est en fait leur vraie nature ? »

Marc-Aurèle a écrit dans les Pensées pour moi-même, un recueil de maximes inspirées par les principes du stoïcisme : « Fais chacun de tes actes comme si c’était le dernier de ta vie. »

Il y a parfois dans la vie une telle proximité entre le bien et le mal qu’il suffit se placer sous un angle différent pour porter un regard nouveau sur le monde dans lequel nous vivons.

C’est trop chouette cette photo de chiot manipulée. On voit presque Hannibal Lecter dans les yeux du chiot. Nous ne pouvons pas rester de marbre.

Bonne semaine!

Art du papier découpé

Mardi 31 janvier 2012

C’est un peu difficile de classer l’art de Calvin Nicholls. Car c’est bien plus que de l’art du découpage de papier ou du papier découpé.

L’art de l’artiste canadien Nicholls est à couper le souffle en fusionnant le haut-relief, le gaufrage et le collage pour arriver à une oeuvre de finesse poétique et de réalisme saisissant.

art du papier découpé

Art du découpage de papier canadien

Chien de garde

Dimanche 29 janvier 2012

Chien hargneux a toujours l’oreille déchirée, Jean de La Fontaine…

Qu’ai-je fait pour me voir ainsi
Mutilé par mon propre maître ?
Le bel état où me voici !
Devant les autres Chiens oserai-je paraître ?
O rois des animaux, ou plutôt leurs tyrans,
Qui vous ferait choses pareilles ?
Ainsi criait Mouflar, jeune dogue; et les gens
Peu touchés de ses cris douloureux et perçants,
Venaient de lui couper sans pitié les oreilles.
Mouflar y croyait perdre; il vit avec le temps
Qu’il y gagnait beaucoup; car étant de nature
A piller ses pareils, mainte mésaventure
L’aurait fait retourner chez lui
Avec cette partie en cent lieux altérée :
Chien hargneux a toujours l’oreille déchirée.
Le moins qu’on peut laisser de prise aux dents d’autrui
C’est le mieux. Quand on n’a qu’un endroit à défendre,
On le munit de peur d’esclandre :
Témoin maître Mouflar armé d’un gorgerin,
Du reste ayant d’oreille autant que sur ma main;
Un Loup n’eût su par où le prendre.

chien de garde

Dragon féroce

Mardi 10 janvier 2012

Si les Américains ont Dieu, les Chinois ont leur Dragon. C’est curieux, nous aurions parié que les Chinois choisissent Confucius pour les représenter. Après tout, c’est un sage instruit qui inscrit des bonnes paroles sur de petits bouts de papier avant de les insérer dans des Fortune cookies

Il parait que les Chinois s’identifient comme des descendants du Dragon et ils n’aiment pas ce dragon.

Postes Chine a émis un timbre à effigie de l’animal mythique pour célébrer leur Nouvel An. Ça n’a pas plu aux internautes chinois. Ils le trouvent trop agressif, trop féroce. Ils ont chialé. Pauvres internautes chinois! On veut être un peuple fier, bon et gentil. Décidément, ils finiront un jour comme des Américains : le Mal est ailleurs.

Dragon féroce

Grand palais en ruines

Lundi 3 octobre 2011

Grand palaisImage : Adek Berry/AFP/Getty Images

Pendant plusieurs jours, nous cherchons dans notre souvenir l’arrière plan de cette photo… où l’avons-nous vu la dernière fois, les ruines de cet édifice?

Pour accompagner cette image de moutons, poussière et enfant berger sur fond de ruines du Palais Darul Aman, à Kaboul, encore un peu de Laozi.

Peut-être trop hermétique, un peu de paraboles, assurément et surtout, poétique…

Je suis seul. Immobile. Je parais démuni de tout, je parais ignorant, je parais abandonné, sans but, sans logis.

La multitude s’affaire à accroitre ses biens.

Moi seul ne possède rien.

L’homme de la foule a des idées sur tout. Moi seul hésite.

L’homme de la foule est actif, efficace.

Seul, je reste immobile. Je regarde sans voir.

Mes pensées, égarées, m’échappent pour danser, dans les nuages et le vent, parmi les vagues de l’océan.

La multitude des hommes d’affaire, réalise, construit. Je demeure absent, délaissé, inutile.

Et pourtant, mes haillons cachent la plus grande des richesses.

Seul, je diffère des autres.

Je suis l’enfant de la Voie.

Voilà, l’autre scène de Kaboul… ça fait à peine quelques mois. Déjà, la mémoire égare ses souvenirs. Une chance, le blog conserve, témoigne.

Buffle d’or

Vendredi 16 septembre 2011

Dans ce laisser-aller à la paresse, la curiosité du jour s’enchaine aux insolites d’hier pour déloger peut-être un peu ce sentiment de vide qui s’enlise dans de l’inutilité. Mon Dieu, c’est affolant comme dans un mauvais songe d’une fin d’été, vous appelez le génie à votre secours, mais c’est l’ordinaire qui se présente.

Hélas! (soupir) Après ces chats qui s’imposent leur présence dodue; le clinquant d’un buffle d’une tonne d’or 24 carats éblouit les yeux des plus fervents connaisseurs d’art. Ô Richesse opulente. Il fallut enfermer dans un cylindre en plexiglas, sans issus, cette suprême décadence en or pur que cette Chine postcommuniste déballe sans retenue.

Ce buffle d’or se trouve dans Huaxi, surnommé le village des millionnaires. Il est cité comme une réussite du «socialisme scientifique». Nous allons mettre un homme là-dessus pour comprendre l’implication du «scientifique» dans le «socialisme».

Une drôle idée…

buffle d'or chinois

Ombre et lumière, voyage dans le désert

Vendredi 2 septembre 2011

Êtes-vous observateur?

À moins que vous soyez un nomade du désert, familier à ces scènes quotidiennes, ou encore, si vous étiez devant cette photo, format géant. Ça prend quelques minutes pour que l’oeil décèle le positionnement des chameaux. Car il ne faut pas utiliser le cerveau en premier mais l’oeil comme pour apprendre à dessiner: observer d’abord, ensuite, comprendre.

Voilà pour cette photo de National Geographic… Entre le ciel et la terre, une prise de vue plongée au soleil couchant… ou levant, de l’ombre et de la lumière sur la façade d’une dune dans le désert, des silhouettes de chameau à plat, sombres, nettes et mouvantes. Nos yeux de citadins ne peuvent que s’écarquiller devant le spectacle de cette merveille de la nature.

Ombre et lumière

Drôle de tête de chien

Samedi 20 août 2011

drôle de chien?Secouer la tête peut donner un drôle et insolite d’air… ou de tête.

Photographier un animal qui se secoue, c’est capter du coup un moment de pur bonheur canin. Avez-vous regardé votre chien qui se secoue? Si l’on peut secouer la vie de temps à autre, se pourrait-il que l’on soit plus proche du bonheur?

Notre oeil peut percevoir le bien-être des autres, mais il est incapable de voir un chien qui se secoue avec de telle précision sans l’aide de la technologie nouvelle. L’art est peut-être juste une manifestation de quelque chose observable. La raison pour laquelle certains ne cherchent que le salut artistique dans de domaines de la technologie. Car Dieu, art, bonheur, justice… ces concepts humains de l’absolu ont peut-être été tous remplacés par la technologie sans que les hurluberlus de ce bas monde se soient rendus compte. Mon Dieu, nous avons froid dans le dos quand nous y pensons…

Dommage, pas de caméra pour capter les frissons de l’âme d’artiste.

Bon, elle s’appelle Carli Davidson, la photographie de ces deux photos, elle est américaine. Si vous vouliez toute la vérité, elle est sur Facebook. ;-)

l'art du chien qui se secoue

Tourisme et renouveau

Mardi 9 août 2011

Bon, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons vous parler du voyeurisme. Peut-être, demain. Car demain c’est un autre jour. Donc, un autre billet. Aujourd’hui, de la peinture. Ça fait trop longtemps que nous n’avons pas divagué sur la peinture.

Une scène de vie, un dimanche après midi au bord de l’eau… Deux choses en un… tableau aujourd’hui.

C'est fini, le toursime!Seurat, Un dimanche après-midi à l’Ile de la Grande Jatte, 1886

D’abord, le tourisme. À l’autre époque, il n’y avait pas de tourisme comme nous le connaissons aujourd’hui. Il y avait des voyages d’étude, des excusions sur des terres inexplorées et sauvages, des conquêtes au nom de l’empire… et il y avait aussi des après-midis du dimanche, moment d’oisiveté en reconnaissance de ce don du très tout puissant. On n’allait pas ailleurs pour dépenser de l’argent, on rentre dans son argent à quelques lieux de chez soi. On encourageait l’économie locale ou quoi.

Mais l’industrialisation a tout changé. La productivité, la richesse à plus grande échelle, l’épuisement physique et les vacances. On va ailleurs et on a inventé le tourisme. ;-)

Ensuite, les artistes, Ô les pires de notre espèce! Ils sont parmi les premiers qui se lancent dans la recherche du renouveau. Tenez, George Seurat, l’auteur de ce tableau, contestait les expériences optiques trop subjectives de ses prédécesseurs, les impressionnistes. Il commençait à étudier la perception des couleurs, des ouvrages des chimistes et la théorie sur le contraste simultané des couleurs. C’est tout simplement du je-me-moi et je suis plus que les autres.

Depuis l’industrialisation, tout se gâte… notre monde est de plus en plus compliqué. On invente de plus en plus de spécialités pour nous vendre des nouveautés et prendre notre argent chèrement gagné. ;-) À qui la faute? Les artistes, les premiers à vouloir du renouveau.

Voyez-vous ce que Seurat a fait de plus? Rien, à part des points. Regardez son tableau le plus célèbre ci-haut: Contemplons la nature au bord d’une marre d’eau près de chez soi, la montagne au loin si vous êtes chanceux comme dans son tableau et,  le fidèle compagnon, si vous avez un.

Voilà tout. Rien de plus. Mais on l’appelle le divisionnisme, le pointillisme ou le néo-impressionnisme.

Moutons bleus

Dimanche 10 juillet 2011

Moutons bleus
Image : EPA / Herbert Knosowski

Ils sont deux artistes, Bonk Rainer et Berta Maria Reetz. Au total, une centaine de moutons blues, faits de résine polyester, broutent l’air des villes européennes. Ils sont arrivés sur la Place du Château, Schlossplatz, à Berlin. Les boutons blues font partie d’un projet de tolérance.

Depuis 2010, bien de villes les invitent à venir faire un tour chez eux. On les accueille avec engouement. Le troupeau de moutons bleus passe le temps d’une journée au pied d’institutions ou de bâtiments prestigieux pour promouvoir la tolérance, la paix et le «vivre ensemble». N’est-ce pas une belle carte de visite, joliment illustrée, de se faire connaitre auprès des touristes? Plusieurs achètent, pardon, adoptent l’un de ces moutons résistant aux intempéries de l’artiste pour une modique somme de 130 euros, à la fin d’une journée d’exposition.

Souveniez-vous des flamants roses en plastique dans les jardins? Le message fait toute la différence quand un artiste connait le «besoin» de notre époque.

Bonne semaine!

Peinture chinoise classique

Vendredi 20 mai 2011

peinture chinoise classiqueDe la peinture chinoise classique aujourd’hui… « réformée ».

Définitivement, depuis quelques billets, ces histoires de tout nu donnent une perception débridée de ce blog… Ne vous inquiétez pas! Le sérieux sera de retour sous peu, dès que le cerveau d’artiste se régularise.

Vous dites, mais c’est quoi cet animal poilu?

Un écureuil, semble-t-il.

Vraiment, il faudrait que cet artiste chinois pratique encore un peu son art animalier. Ne trouvez-vous pas son réalisme un peu faible?

Il y a une régularité certaine dans la tradition. À la longue, la tradition peut rebuter plus d’un. Arrivent alors des réformateurs, certains d’entre eux, des hybrides qui cherchent des artifices pour susciter la curiosité comme dans cette peinture chinoise classique à la femme nue.

Exposition d’un chien

Samedi 12 mars 2011

Comme nous parlons du chien, allons-y pour une histoire de chien aujourd’hui.

En 2007, Guillermo Vargas, alias « Habacuc » a exposé dans une galerie au Nicaragua un chien errant affamé. L’histoire a été mal reportée ou intentionnellement mal citée pour susciter une vive réaction. La réaction des internautes fut vive. Semble-t-il, Habacuc l’aurait attaché devant une inscription constituée de centaines de croquettes pour chien :  Eres Lo Que Lees (Vous êtes ce que vous lisez). Quand même, ne le trouvez-vous intéressant comme titre? La distorsion donne un sens plus profond que le sens de ces mots si commun.  On racontait que l’artiste avait interdit à quiconque de nourrir le pauvre chien ou de faire boire l’animal. Le chien serait mort de faim.

Et vlan! Tout le monde en parlait de cette histoire de chien en 2008. On a monté aux barricades.

Chien et une inscription faite de croquettes

chien vivant dans une exposition

Le temps efface. En fait, c’est notre mémoire qui fait de largage sans notre accord.

En 2008, nous avons écrit un petit billet sur la souris comme à la petite école, écrire un texte pour faire cohabiter des idées à partir d’un thème. Au petit matin de ce 11 décembre 2008, probablement par manque de temps ou par insomnie, nous avons publié deux images de souris qui ont suscité plusieurs réactions depuis. Si nous nous souvenons encore de ce billet, c’est grâce à des commentaires que l’on nous laissent. Les billets de blog prennent leur sens lorsqu’ils permettent à ceux qui les ont écrits d’évoluer. La relation entre je, nous et eux interagissent sans cesse au cours de notre existence par la force des événements externes. Ce blog nous apporte son effet déclencheur et nous a permis en quelque sorte d’être plus sensibles de notre environnement vital.

Le billet d’aujourd’hui est l’aboutissement d’un apport de trois personnes que nous n’avons jamais rencontrées, qui nous ont laissés de commentaires sur ce billet de souris. LO nous avons apporté le nom de l’artiste : Guillermo Vergas; ANONYME nous a permis de retourner sur le billet de la souris dernièrement, quoique notre réponse était quelque peu provocateur… à son écart; et LAURA nous a fait réaliser qu’une réponse à un commentaire a parfois plus de valeur que le billet lui-même.

Voilà, ainsi un autre billet, un autre jour.