Bateau qui coule

««« Article précédent
Article suivant »»»

 

Le bateau du gouvernement minoritaire de Stephan Harper à Ottawa est en train de couler. Eh oui! Le bateau qui coule et coulera définitivement… sous peu. Car le Capitaine s’est tiré une balle dans le pied et une deuxième balle dans l’autre. Vous comprenez qu’il soit à genoux depuis quelques jours, de plus, les deux décharges ont fait un gros trou dans la coque du bateau d’allégeance conservatrice.

Nous venons de fermer la télé en nous disant qu’il faudrait bien faire un post ce soir. C’est déjà mercredi et le dernier billet remonte au dimanche dernier. Si vous ne savez pas, nos politiciens fédéraux viennent d’ajouter une crise politique pancanadienne à la crise financière américaine qui s’est transformée lentement mais sûrement en crise économique mondiale. Le bateau prend l’eau. Comme contribuables de ce beau pays, c’est définitivement une situation peu souhaitable. Mais cette scène politique habituellement sans intérêt se transforme tout à coup en arène de bataille épique… et passionnante, elle ne laisse personne indifférent.

Mais, une question de priorité, ce post! Nous avons donc éteint cet appareil qui, selon Postman, si mauvais pour les enfants, afin d’écrire ce billet qui tarde à prendre forme.

Tenez, peut-être, pour faire suite à ce commentaire du lecteur SMK, l’un des exemples donnés par Postman est à propos des émissions de télévision éducatives et de ces mots d’au revoir qu’un certain présentateur vulgarisateur prononce à la fin de son émission comme un simple bonjour : « Demain, nous allons faire un survol à propos de l’inceste. » Postman souligne que les parents qui ont écouté cette émission avec leurs enfants ont laissé les siens se font donner des réponses à des questions qui, sans la télé, n’auraient pas été formulées par eux-mêmes.

Nous voilà de retour après cette pause Postman. ;-)

C’est palpitant cette crise politique canadienne qui pourrait devenir un tournant historique de ce pays. Depuis deux jours, des commentateurs, des experts, des analystes, des politiciens, des spin doctors de toutes les allégeances défilent à la télé en nous exposant les mille et un scénarios, tous très intéressants. Rassurez-vous, pas de partisanerie ici ce soir. Mais non! Que des propos objectifs! :-) En passant, l’objectivité absolue, c’est comme le Père Noël pour les enfants qui y croient encore.

Bateau qui coule

L’idée de ces deux images est une reprise de thèmes sur les chefs-d’oeuvre revisités que nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’élaborer davantage. Elles représentent bien la situation politique à Ottawa, d’un côté, le bateau qui coule à cause d’une série d’erreurs stratégiques d’un parti de droite, dirigé par un Stéphan Harper, fin stratège trop confiant; de l’autre côté, un radeau, fort audacieusement ficelé par les trois partis de l’Opposition de la Chambre des communes sous le gouvernail du chef libéral Stéphane Dion dont la carrière politique est un mort annoncé. Sur ce même radeau, malgré eux, trois sous-fifres aspirants-chefs du parti libéral qui jouent aux plus fins: je-ne-me-mouille-pas-en-attendant. Une désolation!

Si vous avez écouté le discours à la nation du Premier ministre Harper, qui a presque réussi son hara-kiri politique, vous constatez sans doute qu’il est prêt à déclencher à nouveau des élections comme ultime manoeuvre pour regagner le coeur électoral.

De l’autre côté, un chef de coalition, mais un chef renié par son propre parti, Stéphane Dion, politicien mal-aimé, père de la loi sur la clarté, en terminant sa présentation préenregistrée avec une sincérité propre à lui, qu’il travaillerait jour et nuit si on lui confie la responsabilité de former un gouvernement pour les quelques mois de carrière politique qui lui reste.

En terminant, saviez-vous qui est Talleyrand?

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand. Au cours de sa carrière, lui, il a toujours été un homme d’influence, diplomate ou conseiller. Réputé pour son esprit et son intelligence, menant une vie entre l’Ancien Régime et le XIXe siècle. Admiré ou détesté par ses contemporains, traité de « diable boiteux » par les uns ou comme un homme des Lumières, soucieux d’harmonie et de raison, par les autres.

Pourquoi Talleyrand? Car les derniers mots prononcés par Stéphane Dion et les propos tenus par les commentateurs à son égard nous font penser à cette anecdote selon laquelle, Louis-Philippe 1er, étant venu voir Talleyrand sur son lit de mort, Talleyrand lui aurait dit : « Sire, je souffre comme un damné. » « Déjà! » aurait murmuré le roi des Français.

Sur ce, nous vous disons: Dans deux jours, si Dieu le veut,  il y aurait un autre post! ;-) (Si Dieu le veut, célèbre mot de fin d’une émission de télé, prononcé par un Français qui est devenu un Québécois célèbre)

Laisser un commentaire

Autres articles :