Art ASCII – Que Dieu bénisse le talent!
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Ah déjà novembre, un autre mois de bonheur!
Pour ce premier billet du mois, de l’art ASCII.
L’art ASCII est une pratique à saveur artistique qui a commencé avec l’arrivée des ordinateurs mainframe d’IBM. De sa plus simple expression comme les émoticônes que tout le monde a probablement utilisés au moins une fois dans un courriel comme celui-ci
, à la reproduction de photos en 3D comme celui-là.

L’art ASCII consiste à réaliser un dessin à l’aide des caractères contenus dans le code ASCII – American Standard Code for Information Interchange. À une époque lointaine de notre civilisation,
des informaticiens-artistes ont essayé de démontrer l’immense possibilité graphique d’une imprimante IBM en inventant cet art de transfert d’images. On peut sûrement appeler cela, un effet de la technologie.
L’art ASCII d’aujourd’hui n’a plus la même signification que celui qui est pratiqué dans les années 70. De nos jours, on peut réaliser de l’art ASCII à l’ancien, avec un simple éditeur de texte. Mais, il existe maintenant de nombreux logiciels très sophistiques qui peuvent convertir une image en oeuvre d’art ASCII en quelques secondes comme ce portrait sur fond noir. Si l’on pratique de l’art ASCII sans recours à un logiciel, cela demande évidemment, du temps et de talent. Cette fois-ci, un autre effet de la technologie : le mythe du talent en a pris pour son rhume.
À une époque encore plus lointaine, toujours de cette même civilisation qu’est la nôtre, le talent est considéré comme étant un don du Ciel ou la grâce des dieux. Mais le talent artistique est-il vraiment une potion magique dont seuls les dieux gardent sa recette?
Nous pensons que peut-être ce ne serait pas le cas. Le talent est avant tout, aptitude, savoir-faire et habileté. Cependant, l’éclosion du talent demande une prédisposition de mesures incitatives, une circonstance déclencheur et des conditions favorables qui le maintiennent dans un état de manifestation optimale. On dirait que le talent est presque un produit matriciel.
Mes sieurs et dames, voyez-vous, c’est peut-être plus magique de dire que le talent est inné et divin. Que Dieu bénisse le talent! Tant que de rêver, rêvons ensemble à deux jours du présidentiel des États-Unis, mes frères et soeurs!
- Que les Américains pauvres aient un système de Santé public avant que nous démolissions le nôtre;
- Que l’industrie d’automobile américaine amorce le tournant vert et les architectes repensent l’urbanisme étalé;
- Que des incitatifs fiscaux soient mis en place pour changer la mentalité américaine sur la surconsommation et que le monde l’imite;
- Que l’embargo sur Cuba soit levé;
- Que des négociations de paix entre la Palestine et Israël soient;
- Que les Marins américains ne sacrent pas leurs camps dans 16 mois sans que l’on panse les plaies des Irakiens (« Sacrer son camp! » une expression québécoise, une similitude à « Casse-toi! Pauvre con! ») ;
- Avec le temps, ce n’est pas tout s’en va, mais bien tout devient bon. Que l’on négocie avec les talibans, après tout, Kadafi est devenu un allié. Pourquoi pas copain copain tout de suite?
- Qu’il n’y ait pas une Amérique blanche, une Amérique noire, une Amérique hispanique ou asiatique. Quand on demande la grâce de Dieu, ne soyez pas égoïstes, que Dieu bénisse les artistes…
Pardon! Que Dieu bénisse nos amis blogueurs… Doh! Vraiment désolé! Que Dieu bénisse notre monde!
On dirait que ce billet est aux couleurs pastels. Bon sang! Nous sommes galvanisés! Change We Need!

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2 novembre 2008 à 15:40
Le talent est avant tout, aptitude, savoir-faire et habileté.
serais ce alors du talent et non du travail?
… ou alors le travail du talent et le talent du génie ?
A méditer
3 novembre 2008 à 23:52
Le mot « travail » réfère à la fois l’action et le résultat.
Il y a évidemment du travail dans le talent comme de respirer pour vivre. Si une personne pense à chacune de ses respirations, au bout de quelques instants, la respiration deviendra inévitablement difficile. Il y a cependant dans la vie ces moments où l’on sent, par une respiration, l’odeur de l’automne ou la fraicheur du printemps, un air de souvenir de son enfance ou encore, l’humidité glaciale d’hiver qui colle les narines au pays natal et nordique. Mécaniquement parlant, ces moments de vie sont à l’image des milliards d’autres respirations que la vie nous apporte. Mais, dans ces moments que nous venions de décrire, la vie est plus aisée, la mémoire est plus vive, la signification de la vie est plus vivifiante. La vie est plus belle. On peut comparer ces moments vivifiants dans une vie aux chefs-d’œuvre artistiques des génies de l’histoire.
Prenons le cas de Barack Obama, d’ailleurs, il est la trame de fond du texte sur l’art ASCII, qui n’a été qu’un prétexte. Nous avons précisément pensé à Obama en écrivant « Que Dieu bénisse le talent ». Dans le talent, il y a un temps pour travailler, un temps pour penser, un temps pour peaufiner, un temps pour faire jaillir le génie. Sur le chemin de la vie, le talent se manifeste sous différentes formes, à des moments opportuns.
Derrière une allocution fluide et d’allure familiale, stimulante et transcendante d’un Barack Obama, il y a la diction des mots qu’il prononce; il y a l’articulation des phrases communicatives contenues dans son discours; il y a la construction d’un discours rassembleur et positif; il y a l’enchainement des idées politiques; il y a là le message à faire véhiculer; il y a l’auditoire à conquérir, etc. Il y a là, évidemment, du travail. Le travail qui a forgé le talent. Il y a dans les discours qu’Obama prononce, la somme du travail et son aboutissement que l’on appelle le talent, dans lequel on peut déceler un peu le chemin de la vie du politicien en ascension et du travail accompli.
Le travail du génie peut, peut-être, être fractionné en unités plus ponctuelles sur une échelle de temps. Si chaque petite unité de travail n’est pas guidée par un plan; si chaque petit effort quotidien, bien souvent monotone, n’est pas conduit par un idéal à une échelle plus large; si le travail ne répond pas à un objectif qui s’inscrit dans un plan à long terme pour illustrer le génie. Le travail ne peut que s’évanouir comme les jours de la vie sur le long chemin de l’évolution. Conséquemment, du point de vue de la collectivité, le travail ne peut qu’être une facette de la vie quotidienne d’un individu qui, lui, un « numéro » avec d’émotions éphémères, dans une société en mutation continue.
Par contre, si le talent s’illustre, le génie émerveille le monde comme dans une respiration qui évoque en nous le bonheur de vivre. Nous ne parlerions probablement pas de l’action permettant l’absorption de l’oxygène et le rejet du gaz carbonique, mais bien la vie, le bonheur, le souvenir, l’odorat, etc. D’où vient notre affirmation que « Le talent est avant tout, aptitude, savoir-faire et habileté »
Le génie, c’est l’apothéose du talent.
Lo, votre question demande davantage d’élaboration… mais il est tard, il faudrait que nous écrivons quoi pour demain. C’est un travail infernal de publier tous les deux jours sans avoir un réel talent pour l’écriture. Nous avons donc du travail.
Mais, ce fut un plaisir d’essayer répondre à votre question. Peut-être, aurions-nous dû méditer ?
4 novembre 2008 à 3:37
haha, très agréable commentaire,
j’apprécie !