Textes et images - janvier 2011

 

Garçon egyptien

Lundi 31 janvier 2011

Pas tout le monde a eu une enfance… et avoir eu des blocs de Lego.

Garçon égyptien au regard inquiet, vendeur de petits pains, derrière un barrage de policiers qui se préparaient à affronter les manifestants anti-Moubarack au Centre-Ville de Caire, le 25 janvier.

Garcon égyptien
Phtoto : REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Réparation de mur

Dimanche 30 janvier 2011

réparation de mur avec des blocs de LégoIl nous manque un peu de temps aujourd’hui. Un petit billet de paresseux du dimanche juste pour donner un dernier élan à la thématique « mur et brique » : l’art de la réparation de mur… en polychromie.

Semble-t-il que c’est l’artiste Jan Vormann qui a eu cette idée originale pour en faire une œuvre en réparant des murs avec des blocs de Lego un peu comme des petits qui s’amusent à construire châteaux, grattes-ciel, barrages… Ça fait quoi en vous en voyant ce mur réparé? Un sentiment nostalgique, un souvenir heureux, un moment d’égarement ?

C’est dimanche après tout. ;-)

Bon, nous espérons que ça peut vous faire sourire. Y a-t-il réellement de matière pour en faire une œuvre de fond? Mais l’idée est, du moins, d’intérêt dans sa forme esthétique et comme véhicule de par sa capacité de propagation. Le phénomène est repris par plusieurs, un peu partout dans le monde. Nous avons vu l’idée reprise par quelqu’un à New York, appliquée sur un coin du muret qui ceinture le Central Park.

Au fur et à mesure que nous alignons les mots de ce billet, nous dirions que ces murs réparés avec de Legos montrent une certaine filiation avec l’art éphémère, tous les deux s’inscrivent dans  la continuité de Land Art.

mur lego

Coco de Pâques

Samedi 29 janvier 2011

Lapin chinois… et coco de Pâques américain, une connexion directe. ;-)

Une oeuvre de Jeff Koons. Koons est l’un des artistes contemporains richissimes dont la fortune est à l’image de l’étincelant éclat de son oeuvre polychrome.

Mon Dieu! Pardonnez nous de nos pensées matérialistes! Pourquoi parlons-nous de l’argent alors que l’art de Koons n’est pourtant pas si vide de sens?

L’art, doit-il nous inviter à rêver un monde sublime et nous fait oublier un bref instant la monotonie répétitive de la vie?

Coco de Pâques

Année du Lapin

Vendredi 28 janvier 2011

Année du Lapin

Publier un petit quelque chose en fonction des circonstances, c’est l’objectif que nous avons fixé depuis le début de ce blog. C’était difficile au début. Avec le temps, nous nous sommes améliorés un peu, mais encore. L’écriture demeure notre talon d’Achille inavoué. Il y a aussi ces jours où le cerveau d’artiste n’arrive tout simplement pas à triturer quelques idées sans avoir ce sentiment du réchauffé.

Voilà un billet d’image aujourd’hui pour souligner l’arrivée prochaine du Nouvel An chinois, une peinture chinoise de facture classique, le lapin.

Le seul commentaire qui nous passe à l’esprit en ce moment est cette zone vide de cette aquarelle. Ce vide semble déséquilibrer sa composition. À ce que nous nous rappelons de la lecture du « Vide et plein » de Français Cheng, la profondeur telle que nous connaissions en peinture occidentale occupe une place moins centrale dans un tableau chinois. La notion de la profondeur est obtenue par la disposition des éléments picturaux : étalage, superposition, vue aérienne, contre-plongée, etc. L’équilibre des éléments formant le vide et le plein est plus qu’essentiel.

Dans un tableau chinois ancien, il y aurait un texte calligraphié qui occupe le vide pictural, partie supérieure gauche, de cette peinture de lapin pour faire contre poids à la zone occupée par le lapin, les fleurs, l’herbe et les graminées. Le texte aurait joué le rôle du plein en composition et préserver ainsi l’esprit du vide de la représentation picturale.

Vous nous suiviez? Deux niveaux de lecture, l’un, la représentation graphique; l’autre, la composition qui mixe le texte et l’image. Le vide de l’un devient le plein de l’autre. Le Yin et le Yang.

Peut-être, notre compréhension du vide et plein est trop théorique…voila la doute de l’artiste, le danger d’un billet de blog sans filet.

Mais bon, en tout cas, Bonne année aux Chinois!

Pour le Nouvel An chinois… nous sommes un peu d’avance. Nous le savons. Mais nous vous parlerons de l’Amour en février. ;-)

Mur de brique

Jeudi 27 janvier 2011

Une chose que nous avons remarquée chez Obama mardi soir : il a changé.

Ce n’est plus le rêve qui deviendra réalité; ce n’est plus l’espoir d’un monde meilleur; ce n’est plus du changement pour les Américains. Il a livré un discours de « reality check » … de mise à l’épreuve des faits. C’est Changeons avant qu’il ne soit trop tard.

Dans l’un de ses nombreux exemples, il a évoqué les « nation builders » – comment les Sud-Coréens appellent leurs éducateurs. Il a peut-être entendu cette expression lors de sa visite à Séoul en 2009.  Un fait demeure, Obama a accordé une large place à l’éducation des Américains dans son 2e discours de l’État de l’Union et comparé la première économie du monde aux autres nations comme un parent qui s’adresse à ses enfants : regardez les autres, ils ont tous quelque chose mieux que nous, c’est à nous de faire les efforts et les sacrifices pour bâtir notre futur. Ça sonne un peu comme dans le « Gagner notre Ciel »  mais de façon moderne et progressiste : « Win the futur » …conquérir l’avenir.

Vont-ils le suivre, les Américains? Peut-être. Il n’en demeure pas moins que les Américains ont besoin d’un « ennemi » pour se surpasser. Après les Anglais, les sécessionnistes, les nazies, les Japonnais, les Soviétiques, les communistes, les terroriste et l’axe du Mal, c’est peut-être pour la première fois ou une rare fois, un président leur dit de cesser même la chicane bipartisane et de ne pas perdre la course contre leur propres inaction. Mais l’évocation de l’instant Spoutnik pour illustrer la course des États-unis de l’Amérique pour la conquête de l’espace en dit long.

Bon voilà tout pour aujourd’hui. Pour accompagner cette petite pensée : « Life Is An Open Book » ou le mur de brique de Brad Spencer.

Mur de brique

Obama, where the bloody hell are you?

Mercredi 26 janvier 2011

Si cobama 2010e n’était pas joli de dire « Where the hell are you? ». Imaginons maintenant si l’on ajoute le mot « bloody ». Pourtant, c’était le slogan d’une pub du Tourisme Australien en 2006. Ç’a provoqué une immense controverse dans le monde anglophone. C’était en 2006.

Pourquoi ce slogan aujourd’hui?

Ce « Where the bloody hell are you? » a refait surface l’an passé quand Obama a retardé à plus d’une reprise son voyage à l’Australie à cause du vote sur la Réforme Santé au  Congrès et de la marrée noire dans le Golfe du Mexique. Une compagnie de brique  australienne avait construit un mur pour souligner le voyage présidentiel d’Obama chez eux en janvier. Plusieurs mois plus tard, avec une touche d’humour, on a ajouté ce « Where the bloody hell are ya? » au sommet de l’immense mur de brique à l’effigie d’Obama pour dire combien ils étaient impatients de son rrivée.

Obama - L'art en briqueLe second discours sur l’État de l’Union d’Obama et nos billets des derniers jours nous ont fait penser à ce grand portrait d’Obama.

Un jour, lui demanderaient-ils quand même les Américains : mais où êtes-vous Monsieur Président durant ton règne?

En passant, son discours d’hier soir est un discours de l’homme d’état qui parle au nom du peuple et non un discours d’un politicien qui s’adresse à ses concitoyens. Mais comme une oeuvre d’art, la qualité ne garantie pas sa postérité.

BMW Z4

Mardi 25 janvier 2011

Un BMW, est-ce une oeuvre d’art? Certains diraient que le BMW Z4 de l’artiste chinois Dai Geng en est une, son BMW en brique.

Cette voiture de brique… en fait, cette représentation du modèle BMW Z4 Sport en brique pèse plusieurs tonnes, donc assez bizarre qu’on l’appelle encore voiture. Au mieux, ça pourrait être une voiture décorative, non?

L’art, faut-il être singulier?

BMW Z4

voiture de brique insolite

Salomé

Lundi 24 janvier 2011

SaloméN’est-ce pas sublime comme concept pour illustrer cet opéra d’un acte de Strauss?

… pour avoir capté sur pellicule le regard figé et fixe de cette Salomé dont le visage est taché de sang et les iris qui se contractent par une source de lumière saisissante.

On dirait que c’est le visage de Salomé au moment fatal du prophète Jochanaan (Jean Baptiste) où la mort se percute sur ce visage d’adolescente sauvageonne.

L’art, c’est l’expression artistique qui capte ces moments d’émotion palpable.

Dernière précision : Nicola Beller Carbone, soprano, dans le rôle de Salomé et Yannick Nézet-Séguin à la direction… mars prochain, à Montréal.

Jeunes lectrices

Dimanche 23 janvier 2011

L’Église de l’époque a condamné le roman épistolaire de Goethe, les Souffrances du jeune Werther. Voici peut-être l’un des motifs de la condamnation, illustré par Wilhelm Amberg : la Lecture du Werther de Goethe. Une peinture de genre, du romantisme germanique.

Mais, bon sang! Regardez ça! Ces demoiselles, jeune lectrices s’adonnent à la lecture de Werther dans un sous-bois maléfique.  :)

L’art, rendre visible l’expérience humaine.

jeunes lectrices

Masque

Samedi 22 janvier 2011

masqueMasque d’opéra, surface de transition entre l’expression faciale et le sujet.

Nous avons parlé à quelques reprises des masques qui font les affiches de l’Opéra de Montréal. Nous pouvons voir qu’avec les années, on dépouille davantage le traditionnel maquillage théâtral et faire place à une synthèse visuelle du sujet de la pièce que l’on met à l’affiche. Cette année, Werther, mythique personnage né de la plume de Goethe, le début symbolique du mouvement Romantisme. Pour la première fois, on parle ouvertement dans un roman du suicide. Werther, être sensible, impuissant de se faire face à l’échec de sa vie et vivre avec ses souffrances comme des héros de la mythologie grecque. La vie de Werther se solde par un suicide au lieu d’une mort grandiose dans le cas des tragédies grecques.

Hier soir, les trains sur la ligne Verte du Métro de Montréal sont arrêtés à l’heure du souper, probablement, un premier suicide sur les rails souterrains de la ville en 2011. On n’annonce pas ces choses dans le message destiné aux usagers. Mais l’ambulance était là. Le service d’autobus « spécial » a pris la relève pour évacuer les usagers qui ont hâte à retourner chez eux pour commencer leur weekend, le premier weekend de grand froid de l’année. Cette histoire de fin de vie ne raconte rien. Il y a seulement des peut-être, le grand froid mordant de ce weekend, la déprime hivernale, la misère humaine…

L’art, il magnifie.

Paul Cézanne et son 172e anniversaire

Mercredi 19 janvier 2011

Google fête Cézanne

Saviez-vous que Google fête les 172e anniversaire de Paul Cézanne aujourd’hui en décorant sa page d’accueil aux couleurs du Maître du mont Sainte-Victoire ?

Nous l’avons su il y a quelques instants passés en consultant les statistiques de notre site, l’une des oeuvres vendue aux enchères en 2003, le Portrait de Paul Cézanne, a été consultée plusieurs milliers de fois par des internautes, probablement, tous des amateurs d’art.

Bonne fête à Cézanne!

Projet d’artiste à New York

Lundi 17 janvier 2011

Par Mélibée

Bonjour à vous tous amis artistes…

Que votre médium soit la peinture à l’huile, à l’acrylique, l’encaustique. Que vous soyez sculpteur, dessinateur-illustrateur, photographe ou que ce soit les textiles qui vous branchent… Si vous avez envie d’exposer à New York, que vous êtes un artiste indépendant qui gère sa propre carrière… Je vous donne les coordonnées du directeur qui s’occupe du show… Il s’agit de Reed McMillan, n’hésitez pas à communiquer avec lui… un homme bien sympathique, en anglais bien sûre… ;) Il reste quelques places pour le show Artist Project…  C’est du 17 au 20 mars 2011. L’adresse du show : Pier 92, 55th Streets and Westside Highway.

Voici ses coordonnées par courriel : rmcmillan@mmart.com ou par téléphone au : 646.778.3237. Ainsi que le site web du show ou vous pourrez avoir des informations supplémentaire : www.theartistprojectny.com.

Pier 92, New York, The Artist Project
Photo : Tous droits réservés – Andy961