Encore du Van Gogh…
Dimanche 29 août 2010

La vie de blogueur nous amène son lot d’imprévus qui nous force parfois à réorganiser le fil de la publication des billets. Nous nous sommes dit : pourquoi pas en utiliser pour entamer le sujet d’aujourd’hui qui, sinon, aurait été débuté autrement.
Le Van Gogh volé aurait pu nous permis de faire un retour sur la notion du schéma dans un tableau. Ou encore, à vous parler des mauvaises raisons auxquelles certains aiment l’oeuvre de Van Gagh. C’est sans doute plus facile d’écrire sur le « schéma », plus glissant en émotions pour la seconde option.
Évidemment, ce n’est pas très délicat d’affirmer qu’il y a de « mauvaises raisons » d’aimer l’oeuvre encensée depuis un siècle par des historiens et critiques d’art. Ça sonne prétentieux et donner la perception que nous nous avancions, avec témérité presque hargneuse, sur un sujet qui peut nous faire paumer. C’est peut-être notre passion pour la peinture ou peut-être simplement, nous sommes vieux. Semble-t-il, plus bougonneux. Eh oui! Aimer un Van Gogh pour ses couleurs « ensoleillées » ou ses touches « impressionnistes », ça sonne pour nous comme aimer l’art pour faire agencer le ton dominant d’un tableau aux couleurs du divan. Cela se traduit à j’ai un divan que j’aime, j’ai fini la peinture de mon salon et je cherche un tableau pour combler le mur vide.
Ne trouvez-vous pas cette intro un peu longue…?
Si nous avons commencé aujourd’hui en disposant les trois Van Gogh, côte à côte, nous voulions vous parler du fond noir dans les autoportraits. Comme nous somme trop engagés dans du Van Gogh, nous le constatons. Nous n’avons d’autre choix qu’à vous parler du fond noir dans un autoportraits une autre fois…
Il existe, principalement, deux types de noirceur dans les arrière-plans de tableaux : l’un par nécessité intérieur; l’autre par choix délibéré, pour des effets techniques.
Dans le Van Gogh volé au Caire, s’il s’agit là, d’un fond noir pour ses effets de contraste. Une assimilation de connaissances techniques en peinture. Le fond du « Tournesol, no 2 » (au centre) ou du « 5 Tournesols » (à droite), qu’il soit bleu poudré avec une voile verdâtre acide ou qu’il soit bleu dense baignant dans la noirceur, est beaucoup plus Van Gogh que l’arrière plan noir du tableau volé. Car l’un, le bleu poudré avec une voile verdâtre acide, a été peint sous l’influence de son arrivée au sud de la France, et l’autre, sous l’emprise de ses angoisses psychiques qui se rapproche de beaucoup aux « Champs de blé aux cordeaux» .
Voilà tout pour ce prolongement de l’interlude Van Gogh. Nous reviendrons sur le thème Autoportrait pour le prochain billet.
Ah! Nous faillions oublier… une bonne raison d’aimer l’art : soyez critique et méfiez-vous de l’art que tout le monde en parle. Si votre voisin vous parle des actions d’une compagnie un matin quand vous étiez allé chercher votre journal, il est temps de rééquilibrer votre portefeuille d’actions ou réévaluer le ratio que représentent les actions de cette compagne en question. Il faudrait aimer un Van Gogh pour ses problèmes techniques arrangés ou abandonnés, ses doutes perpétuelles qui lui faisaient salir ses couleurs, la frénésie de son intensité dans ses touches… pas à cause qu’un journaliste assigné à la chronique dite culturelle qui vous annonce durant son topo de 2 minutes lors du bulletin des nouvelles à l’heure du souper qu’un Van Gogh de 50 millions a été volé, ou encore, parce que l’impressionnisme était à la mode.
En effet, l’impressionnisme l’était, il y a 15-20 ans passés. Mais le marché de la reproduction doit renouveler ses produits.




Nous espérons qu’il n’a y personne qui conteste cette affirmation.
dessinateur? Nah. Vous pouvez le constater par vous-même avec ces trois autoportraits de ce grand dessinateur.
Peut-être. Mais nous retenons surtout le schéma : la tête, très simplifiée, mais en conservant tout son réalisme; le corps par de lignes-contour discontinues; un trait pour suggérer probablement la fouette du cavalier. Saviez-vous que Toulouse-Lautrec est un passionné des chevaux? Une autre fois, nous vous parlerons du dessin animalier dans l’art occidental.
Bon, revenons sur le sujet d’aujourd’hui, nous nous sommes dits, mais pourquoi pas un pêle-mêle d’autoportraits pour le plaisir d’en faire une un répertoire d’autoportraits. Disons, les portraits d’eux-autres les célèbres artistes, par eux-même.
premier qui critique la société dans laquelle il vivait, ou encore, sa réaction à l’art stérile que pratiquait ses contemporains? Est-ce peut-être même le doute de son propre avenir artistique incertain? Bref, la suite de sa production artistique de ce jeune Courbet nous révèle bien son état d’esprit à l’époque de cet autoportrait intitulé « L’Homme désespéré ».
à l’image de n’importe quelle starlettes de nos jours qui s’étalent dans les revues de potinage. Seule différence, Dali a du talent. Il peut peindre son « soi-même » en train de râper une main pour en faire du rouge, couleur de cette écharpe, cliché de cet ornement d’artiste.
sans voile. Il serait spéculatif d’écrire que le geste de Van Gogh se couper un oreille est due à l’emprise de ce Gauguin messianique sur Van Gogh. Si la logique demeure apparente que Van Gogh ait dédié l’un de ses autoportraits à Gauguin, l’infortune de cette rencontre dite artistique et créative de l’artiste hollandais qui a terminé sa vie tristement quelques heures avant le 29 juillet 1890 peut être un sujet d’intérêts à explorer. Il y a derrière des oeuvres acclamées, de joie et de désolation.










Accueil du site MY Arts







