Le Caire, Egypte
Lundi 29 mars 2010Hier, durant l’Heure pour la Terre, la mosquée al-Azhar, fondée en 970, l’une des plus anciennes mosquées du Caire est plongée dans la pénombre.

Image : AFP PHOTO/Khaled Desouki
Hier, durant l’Heure pour la Terre, la mosquée al-Azhar, fondée en 970, l’une des plus anciennes mosquées du Caire est plongée dans la pénombre.

Image : AFP PHOTO/Khaled Desouki
Nous voulions vous montrer des photos des villes où l’on a éteint leurs lumières hier pour souligner Une heure pour la Terre. Mais nous avons changé d’idée. Trop d’images nulles et nous ne voulions pas avoir l’air des critiqueux. Nous avons retenu cette image en pensant qu’elle vous plaira… il y a presque une ambiance de tableaux de La Tour.
Ne la trouvez-vous pas ?
Photo : Sajjad Hussain /AFP / Getty Images
Eh oui, c’est ce soir que le monde éteint la lumière pour éclairer la conscience humaine. Tout le monde emboite le pas. C’est hot, c’est in, c’est cool et sexy comme cause, qu’attendez-vous d’y contribuer à votre façon?
Vous n’avez point d’excuse, des suggestions publiées par WWF vous guideront.
Image : REUTERS/Bobby Yip
Mais si on pouvait aussi s’enrichir, créer des emplois, se coter en bourse pour éteindre la lumière, et bien, il y aurait des 60 minutes sans lumière tous les jours. Qu’en dites-vous d’un festival sans lumière?
…Euh, c’est un peu moins séduisant qu’un festival en Lumière.
Une autre façon de faire partie de l’histoire : être le plus petit homme ou le plus grand homme de son temps.
Le plus petit n’est plus de ce monde. Le plus grand refuse de se faire mesurer de nouveau, perdit ainsi sa « couronne » Guinness. Une triste histoire. Le Roi est mort! Vive le Roi!
Voici la photo de l’ex plus petit homme au monde accompagné par les mains de l’ex plus grand homme au monde.
Image : REUTERS/Osman Orsal
Le plus grand drapeau au monde est celui d’Israël.
Cette marque de la démesure est détenue par ce drapeau israélien de 44404 mètres carrés. Témoigne cette photo prise par Tara Todras-Whitill d’AP. Les Records Guinness l’ont homologué le 11 avril 2009. Cette photo nous rappelle d’une autre image, celle du drapeau de la Palestine : le mouvement du tissu soulevé par le vent montre une certaine similitude, mais les deux propos visuels sont bien différents.

L’un des dossiers qu’Obama a promis d’attaquer en arrivant au pouvoir est celui de limiter le pouvoir d’influence exercé sur l’agenda présidentiel par les quelque 16000 lobbyistes qui s’affairent non loin de la Maison Blanche. Obama a resserré les règles une semaine après son accession au pouvoir pour éviter des cas de conflit d’intérêt de son administration, en interdisant toute personne ayant agi comme lobbyiste au cours des 12 mois qui précédent son assermentation de travailler dans son équipe. L’effort est louable, mais trop peu pour avoir un effet tangible. Cette période d’inactivité imposé s’applique aussi à ses employés qui quittent son administration pour œuvrer comme lobbyistes 12 mois après leur cessation d’emploi à la Maison Blanche.
Toujours en parlant du pouvoir du lobbyisme à Washington, Benjamin Netanyahu a réaffirmé lundi à Washington, devant le lobby pro-israélien aux États-Unis, qu’Al Qods n’était pas une colonie, mais bien la capitale d’Israël. Il exclut du coup tout gel de nouvelle colonisation juive dans le secteur oriental de la Ville sainte, à majorité arabe et annexée par Israël en 1967. L’une des discordes pour ramener Israël et Palestine sur la table de négociation. Qu’a-t-elle répondu l’Administration Obama par la voix de sa secrétaire d’État, Hillary Clinton? La relation américano-israélienne est « solide comme du roc» . Ceci tout juste avant la rencontre entre Netanyahau et Obama.
Sachant que la diplomatie est une affaire d’interprétation et de tournure, croyez-vous à la probabilité d’une paix prochaine en Moyen-Orient?
Bon! En attendant que la paix soit avec les peuples du Moyen-Orient, contemplons l’image paisible de ce drapeau israélien.
La Santé, l’enjeu premier que cet homme a promis à son peuple pour parvenir au pouvoir suprême est presque acquis. Il lui reste maintenant comme illustré cette caricature vue dans l’édition d’hier du Globe and Mail, trois autres travaux majeurs de ce président qui est rentré dans l’histoire par la grande porte : le réchauffement climatique, la paix au Moyen-Orient et la crise financière.

On a tendance à voir la vie et les événements que l’on vit en épisodes d’épiphanie. C’est plus facile pour arriver à une compréhension claire, mais parfois non moindre superficielle. Faire de l’art en est une façon d’écumer la pensée artistique et visuelle d’un être en oeuvres exaltantes. Mais, il n’en demeure pas moins qu’il faut nourrir et meubler ces réalités souvent simplifiées et érigées en stèles. Une synthèse est bonne pour une conclusion éclairée, mauvaise pour soutenir l’imaginaire et épandre l’effluve de la pensée.
La Réforme de la Santé est rendue possible chez nos voisins du Sud par l’action heureuse d’une volonté politique et du désir populaire. Elle est matérialisée sous une leadership forte et déterminée, rarissime en politique. Cette réussite politique de cette réforme amorcée sous l’impulsion d’un leader n’est pas arrivée par hasard. Elle est murie par la crise du financement public, la ridicule situation de 32 millions de personnes sans soin de santé garantie et le désir d’une nation qui veut se redonner un sens profondeur au pays prétendant être le terre de la liberté et de l’égalité.
C’est bien cette caricature, ne la trouvez-vous pas? Nous l’apprécions beaucoup.
Dans un autre ordre d’idées, la Réforme de la Santé d’Obama est une affaire des Américains pour les Américains. Nous avons assisté au cours de la dernière année au cheminement de son difficile parcours. Il y a loin de la coupe aux lèvres, même si la bouteille de Champagne est au frigo.
Quant au réchauffement climatique, au processus de paix au Moyen-Orient et à l’encadrement du capitalisme moribond que le monde a connu au 20e siècle, ce n’est plus des enjeux américains, mais de notre espèce et nous constatons tous les jours que Dieu lui-même ne fait plus unanime. Quelle triste histoire!
Alors, avons-nous les conditions gagnantes ou le désir profondeur de créer ces conditions gagnantes pour nous apporter des remèdes miraculeux? Amen!
Anatole France a lancé un jour la célèbre boutade au sujet des livres prêtés qui ne sont pas retournés à leur propriétaire : « Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais. Les seuls livres que j’ai dans ma bibliothèque sont des livres qu’on m’a prêtés. »
Quel avare… d’esprit!
L’auteur Danny Laferrière lui, au contraire, a dit un jour qu’un livre prêté est un navire qui voyage.
Voici une idée noble d’un philanthrope : vendre des livres usagés pour financer sur une base mensuelle des OSBL québécois à l’aide de l’argent ramassé. Formidable, n’est-ce pas? Allez! Visitez son site bouquins usagés et contribuez à cette bonne cause selon vos moyens. Si la philanthropie vous enchante, lisez son blog!
Pour terminer, qu’est-ce qu’un OSBL? Organisme sans but lucratif.

Arcimboldo, Le libraire, vers 1566

En ce jour du vote de la Réforme du système de la Santé au Congrès, une falla à l’effigie des Obama. Un Barack Obama en Superman, dans son élan de super héros, enlaçant sa femme Michelle.
Que Saint Joseph bénisse Obama et le projet de sa présidence : d’offrir une couverture d’assurance Santé publique aux 32 millions d’Américains.
Saviez-vous ce qu’est une « Falla » ?
Une « Falla » est une grande sculpture érigée dans les quartiers de Valence du 12 au 19 mars chaque année. Jusqu’à la fin du 19e, les Fallas de Valence étaient une affaire artisanale des habitants de chaque quartier. Depuis, les fallas sont réalisées par des artistes. Comme tout bon projet artistique,
les travaux de réalisation de fallas sont budgetés. L’acceptation d’une falla se passe par de rigoureux processus de proposition, de sélection de thèmes, d’ébauche, etc.
Bref, une affaire sérieuse de gros sous.
Le mot « falla » dérive du mot « falle » qui est d’origine du mot latin fáculas qui veut dire torches. Selon la tradition, les fallas sont mises en feu le dernier jour des festivités, soit la veille du solstice de printemps, jour de Saint Joseph. Brûler les fallas pour chasser l’hiver et les mauvais esprits. Une sorte de défoulement collectif à l’image des carnavals. De nos jours, plusieurs fallas sont épargnées et se retrouvent au Musée Fallero.
L’absence a ses effets omnipotents qui effacent le temps. On peut se faire graduellement oublier en être vivant. L’absence brise des liens et rapproche des événements. Elle transforme des faits divers éparpillés dans le temps pour en faire un sujet d’intérêt qui aurait été, sinon, anodin. Peut-être même, exagéré. Semble-t-il, Tiger sera de retour. Faut pas lui en vouloir, ou encore, se brise le cœur pour ses frasques. Saint Augustin était un coureur de jupons éperdu avant ses Confessions.
Non?!
La vie est comme une œuvre d’art. Elle peut être insignifiante, ordinaire, bonne, excellente ou extraordinaire. Tout est dans le perfectible à condition que l’on sache comment y parvenir.
60% d’interprétation et 40% d’information. Le génie ne se trouve pas dans l’inné, il est parsemé de savoir-faire.
