Textes et images - novembre 2009

 

Changement…

Jeudi 5 novembre 2009

La vie est une succession de changements temporellement rapprochés. Le mot « changement » est à l’image de ces mots usuels, apparemment évidents, mais au sens combien différent dépendamment de la personne qui le prononce.

Aujourd’hui, encore un peu de politique à la saveur artistique. Un petit retour sur cette déclaration du bon maire de Montréal, incarnation du changement politique municipale… peut-être, le temps d’un discours et probablement de quelques réunions de suivi à l’image des interminables séances d’approbation du logo du Grand Montréal.

Saviez-vous qu’hier c’est le premier anniversaire de l’élection à la tête des États-Unis de Barack Obama? Lui aussi, il a promis du changement. Malgré sa volonté et son talent politique, les résultats du fameux « Change We Can » tardent à se manifester de façon sans équivoque pour faire taire ses adversaires dénigreurs. Bien que son étoile a légèrement pâli depuis, cet homme politique continue d’incarner le changement, même si l’on ne partage pas ses convictions. Pour ceux qui connaissent notre bon vieux faux naïf maire Gérard Tremblay et Barack Obama, fermez vos yeux deux secondes et faites entendre dans votre cerveau le mot « changement » prononcé par les deux.

Et alors?

Voici maintenant la saveur artistique de ce post : « I want change » de Banksy. La subtilité et l’ironie de Banksy vont toujours de pair. Banksy fait partie de ces quelques artistes graffiteurs qui ont contribué au changement de mentalité du grand public face aux graffitis. Mais il y a aussi ces barbouilleurs de murs aux quatre coins du monde qui font de l’art du graffiti comme des politiciens qui font de la politique un terrain du changement miné par leur propre incompétence.

changement

Grand Montréal

Mercredi 4 novembre 2009

Les Montréalais ont réélu Gérald Tremblay pour un troisième mandat à la mairie dimanche dernier, et ce, malgré les nombreux scandales qui éclaboussent l’administration Tremblay. Semble-t-il que le taux de participation était de 34%. Le parti du maire élu a obtenu 37% des votes. Notre bon maire de Montréal que certains qualifiaient de « faux naïf » a obtenu 37% du 34% de 1,1 million d’électeurs montréalais.

La démocratie a exprimé, elle a tranché en faveur d’un homme qui n’a manifestement pas les ressources pour mener à terme son mandat de quatre ans. Qu’avait-il déclaré Gérald Tremblay dans son discours de victoire?

« Je suis conscient que la confiance des citoyens a été mise à rude épreuve. Je suis conscient que les citoyens veulent du changement, et nous incarnons ce changement. »

Cet homme qui incarnera le changement à l’Hôtel de Ville de Montréal pour un 3e mandat de quatre ans est aussi le Premier Citoyen de Montréal qui n’a jamais vu de magouilleurs à l’oeuvre durant les dernières huit années de son administration, entachée.

Grand Montreal

Un parallèle entre l’art contemporain qui choque et la politique municipale : lorsque le peuple se désintéresse, des incompétents se manifestent et le bon peuple subira de son propre désintéressement. La morale de cette histoire? Intéressez-vous à l’art contemporain ;-) et à la politique municipale!

En terminant, vous vous demandez probablement : mais c’est quoi ce M emmitouflé de bas Arc-en-ciel de petite fille?

C’est le logo du Grand Montréal, dévoilé depuis plusieurs mois. il s’agit d’une des réalisations dirigées et orchestrées par l’Administration Tremblay. C’a coûté aux contribuables montréalais environ $450000 pour le design du logo Grand Montréal.  Cela signifie 450 jours de travail au taux de $1000 par jour pour arriver à ce symbole qui représente le dynamisme du Grand Montréal sur la scène internationale.

Bon voilà, pour ce post sur la politique municipale vue et illustrée par des artistes.