Céramique de Michelle Lauzé
Vendredi 9 octobre 2009
Oeuvres en céramique de Michelle Lauzé. D’autres images de cette artiste québécoise disponibles à l’adresse www.michellelauze.com
Oeuvres en céramique de Michelle Lauzé. D’autres images de cette artiste québécoise disponibles à l’adresse www.michellelauze.com
Quoi écrire… depuis quelques jours, nous hasardons comme vous pouvez le constater. En ce moment-ci, il règne un silence apaisant de fin de soirée, l’envie d’écrire n’y est pas. Quelques idées qui datent occupent notre esprit, mais il n’y a rien qui nous allume pour en faire un billet.
Pas d’étincelle, pas de feu lent. Nous cherchons.
Nous sommes partis à faire quelques manœuvres à l’atelier. Voilà. À nouveau de retour devant l’ordi pour faire quoi de valable. C’est la nécessité de la vie d’artiste qui impose le rythme par le temps qui court. Sans cette nécessité d’artiste, même étant propriétaires de ce blog, nous n’aurions rien fait ce soir. Finalement, ce est pas si mauvais d’être artistes même si nous vivons pauvres et mangeons maigre.
Avant-hier, nous avons fait une découverte par le biais d’un commentaire, de cette lectrice qui se nomme Marie. Bon, peut-être, c’est juste une passante qui arrive par hasard sur notre blog comme ces personnes qui se croisent dans la rue, au métro, dans le parc… Ça vous dit quoi, n’est-ce pas? De temps à autre, un regard, un signe de tête, peut-être, un bonjour ou un sourire à peine voilé entre deux passants. Un bref moment de rencontre, de vie. On s’éloigne le temps de passer l’un à côté de l’autre. La vie est ponctuée de ces brefs moments et, à chacun de ces moments, il y a un, deux ou plusieurs visages silencieux. Un à un, ils disparaissent aussi tôt. Ils s’effacent de notre mémoire temporelle.
Pauline Gagnon, peintre québécoise, une artiste collectionneuse de visages. Des visages pleins de mots silencieux qui témoignent des brefs moments de vie, mais figés pour longtemps. En voici quelques portraits de Pauline Gagnon que nous choisissons pour partager avec vous ce moment présent éphémère, grâce à cette Marie, à son commentaire.

Images : Pauline Gagnon/Galerie Jamault
Semble-t-il que nous sommes accros aux antidépresseurs.
Vous comprenez que le « nous » en question désigne les Québécois et non le petit nous. Eh oui, plus de 11 millions d’ordonnances ont été prescrites à travers la belle Province, notre Québec, l’an passé. C’est un million d’ordonnances de plus par an depuis 2005. Inquiétant, n’est-ce pas?
Ça vous arrive-t-il de vous méfier à ces articles identiques ou presque identiques, publiés dans presque tous les journaux? On cite le docteur un tel, le ministre de la Santé, les statistiques à l’appui et en terminant l’article avec « Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine comme l’Effexor et le Calexa sont les antidépresseurs les plus prescrits avec 7,8 millions d’ordonnances en 2008. »
Vous êtes-vous demandé parfois que l’article que vous lisez ne soit qu’un simple texte info-pub?
Bon, hier soir, après notre post, nous avons pris deux comprimés de bonne humeur pour apaiser notre angoisse d’artiste… pas drôle n’est-ce pas la vie d’artiste?
Un peu de légèreté ce soir : l’art de vivre en couple – mille et un secrets pour préserver la flamme dans un couple, en prose d’amour… juste pour les âmes tendues.
…l’homme qui n’en est pas à ses premières armes s’attachera peu à peu et sagement. En vieux soldat des camps de l’amour, il endurera bien des choses que le conscrit ne supporterait pas. Ce n’est pas lui qui, dans un accès de rage jalouse, ira enfoncer une porte ou y mettre le feu; ce n’est pas lui qui arrachera les joues de sa maîtresse à coup d’ongles ni qui déchirera sa tunique; et pour une boucle de vos cheveux que vous aurez laissé prendre il ne vous fera pas une scène. De tels excès sont dignes d’adolescents dont la jeunesse brûle de passion. Lui, au contraire, il saura supporter d’une âme égale les plus cruelles blessures; il ne brûle que d’un feu lent, comme fait la paille humide ou le bois vert. Son amour à lui est plus sûr, tandis que celui de l’adolescent, s’il dure moins longtemps, donne des flammes beaucoup plus hautes. Les fruits qui passent vite, il faut se dépêcher de les cueillir.
Voilà!
Par Mélibée
Bonjour à vous tous, amis artistes… Si je vous dis : MMPI. Ça ne vous dit probablement rien… Alors si je vous dis : Merchandise Mart Properties Inc. Bon… ça non plus je parie… Alors si je vous dis : One Of a Kind… Hum… Peut-être certains diront… Ouais, ça me dit quelques choses…
En fait, c’est un Salon, une foire diront certains… mais de l’art… des métiers d’arts, d’artiste et d’artisan… Ça fait 30 ans que le Salon existe à Toronto Canada, 8 ans à Chigago USA, 2 ans à Vancouver Canada et un tout nouveau va faire son apparition dans nul autre que la belle ville de New York… USA. Hé oui, le New York City… Plus de 400 artistes, artisans et designers de partout en Amérique du Nord vont vibrer au rythme de la Big Apple pendant 4 jours, un événement unique en son genre.
Le critère premier du Salon, mise à part la qualité, l’originalité… chaque pièce doit être faite à la main une par une… De plus les artistes seront présents sur place pendant l’événement… Hé, hé, un bonus quoi… à la fois pour l’artiste qui quittera l’espace d’un moment l’atelier et le consommateur qui pourra poser toutes les questions qu’il veut… Il y a des salons au printemps et pendant la période des fêtes… Alors artiste… Allez rencontrer vos clients…
En parlant de la photographie contemporaine, les vins de terroir sont menacés! Super Tunick s’associe à Greenpeace France hier.
« Ce que vous faites est à mi-chemin entre une oeuvre d’art et une mobilisation citoyenne, c’est vous qui écrivez l’Histoire», a lancé Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, aux 713 hommes et femmes qui ont accepté de se mettre à nus aux abords du vignoble de Fuissé (Saône-et-Loire), dans le Mâconnais.
La nudité et l’action de la mobilisation vont de pair ou presque de nos jours, si l’on veut que le monde nous regarde à la télé. Une recette gagnante comme disaient certains. Se faire photographier nu par Spencer Tunick s’avère plutôt pour plusieurs une valeur ajoutée à leur souvenir, bien loin d’une prise de conscience sociale comme d’autres veulent bien nous faire croire. Cependant, la prise de conscience est une action tellement peu spectaculaire si l’on ne se met pas tout nu… eh bien, ça n’intéresse personne sauf à soi-même.
Allez! Bon dimanche à tous, pas trop de vin! La modération a bien meilleur goût mais elle ne convient pas à tout le monde.
Images: Jeff Pachoud/AFP/Getty Images (2, 3) François Mori/AP Photo (1)
Il y a ces journées comme aujourd’hui où nous avons une multitude de sujets en tête, sauf assez de temps pour les écrire tous. Nous aurions aimé parler de Roman Polanski et de sa célébrité, de cette photo de Brooke Shield, enfant, nue, de l’importance des titres dans l’oeuvre d’un artiste, du suicide, de l’art chinois… eh oui, encore! Nous voulions aussi écrire quelques lignes à propos des impacts de l’évolution technologique sur la vie des portraitistes de Mao.
Saviez-vous que cet immense portrait de Mao à la Place Tienanmen est peint par des humains? Si si! Comme dans le bon vieux temps. Bref, il faudrait avoir plusieurs heures devant nous pour ficeler des petits billets autour de ces images que nous avons en tête. Encore ce soir, nous filons juste pour un billet de flirt.
C’est quoi encore cette chanson française? Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi, pour un flirt avec toi… pour un petit tour, un petit jour…
Bon, en ce lendemain du 60e anniversaire de la Chine communiste, un passage du Petit Livre rouge de Mao sur l’art et la culture pour clore le billet.
La politique « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » vise à stimuler le développement de l’art et le progrès de la science, ainsi que l’épanouissement de la culture socialiste dans notre pays. Dans les arts, formes différentes et styles différents peuvent se développer librement, et dans les sciences, les écoles différentes s’affronter librement. Il serait, à notre avis, préjudiciable au développement de l’art et de la science de recourir aux mesures administratives pour imposer tel style ou telle école et interdire tel autre style ou telle autre école. Le vrai et le faux en art et en science est une question qui doit être résolue par la libre discussion dans les milieux artistiques et scientifiques, par la pratique de l’art et de la science et non par des méthodes simplistes.
Ainsi écrivait le Grand Timonier Mao le 27 février 1957 dans « De la juste solution des contradictions au sein du peuple » C’est écrit presque dix ans avant que le début de la révolution culturelle chinoise durant laquelle ce slogan « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent » s’est transformé en bouleversement social, politique et culturel.
Avez-vous remarqué que le style de discours de Mao ressemble beaucoup à un texte biblique, formulation très simple, de la répétition. Une sorte de message contorsionniste en cascade qui s’adresse à la masse populaire.
Tenez, encore un peu de Mao pour accompagner ce monument chinois. « Oeuvres choisies de Mao Tsétoung, III », 1944 : Une armée sans culture est une armée ignorante, et une armée ignorante ne peut vaincre l’ennemi.
De l’art chinois pour le 60e aujourd’hui.
Un ami nous a fait penser à cet anniversaire ce matin. Au fait, existe-t-il vraiment un art portant une identité nationale? À bien y penser, nous n’avons point de réponse. Nous avons alors ouvert le dictionnaire pour le plaisir : caractère de deux choses exactement identiques, de même nature.
Bon, pas plus avancé pour cette question d’identité, si simple et si compliqué à la fois. Car il faudrait identifier un caractère permanent et stable de cette multitude qu’est la culture chinoise si nous voulons appeler cette image de l’art chinois…
Tenez, une idée. Soyons simples pour terminer ce billet ce soir. Mon Dieu, déjà octobre… Chapitre 60 du Livre de la Voie et de la Vertu : pour gouverner un grand royaume, on doit imiter celui qui fait cuire un petit poisson.
Vous dites mais pourquoi? Si l’on fait cuire de petits poissons en les retournant continuellement et les agitant sans cesse, ou trop brutalement. Et bien, ils se désagrégeront, et finiront en miettes.
60 ans, c’est peu dans l’histoire d’un empire de 5000 ans.