Textes et images - juillet 2009

 

Obama sur le mont Rushmore

Samedi 11 juillet 2009

Obama sur le mont RushmoreImage : Kate Davison-Greenpeace/Reuters

Greenpeace a déployé une bannière à côté du visage d’Abraham Lincoln sur le mont Rushmore. On peut voir un portrait d’Obama inachevé et un message : « l’Amérique vénère les leaders, pas les politiciens! Arrêtez le changement climatique!» 

Greenpeace, habitué à ce type d’intervention spectaculaire livre un message qui semble s’adresser à un public cible. Mais, à qui s’adresse-t-il? S’adresse-t-il à Obama? Puisque l’on parle au nom de l’Amérique; s’adresse-t-il aux dirigeants du G8? Car l’action intervient au moment où Obama et ses homologues participaient au sommet du G8 en Italie il y a deux jours; à moins que le message destine aux Américains, ou simplement, à nous les citoyens du monde afin de nous inciter à ne pas honorer des politiciens de Kodak et de discours? Bref, même si le message semble être simple, sommaire et direct, il laisse quand même à l’interprétation.

Dans un autre ordre d’idée, saviez-vous qui est l’artiste sculpteur du célèbre monument sur le mont Rushmore?

Gutzon Borglum. L’artiste et 400 ouvriers ont travaillé durant 14 ans, soit du 4 octobre 1927 au 31 octobre 1941. Les quatre visages hauts de 18 mètres avaient pour but de commémorer les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les travaux ont pris fin à l’épuisement du budget voté par le Congrès. Les quatre visages sculptés sur le mont Rushmore ont coûté presque un million de dollars.

Ô l’argent, indissociable « ami »  de l’Art! Un sujet à élaborer, mais pas aujourd’hui, faute de temps. ;-)

125 céramistes, 1001 Pots

Vendredi 10 juillet 2009

Par Mélibée

Que diriez-vous de passer une journée à Val-David cet été? Entourer par du fait main… bien de chez nous… Un endroit où l’on peut toucher pas juste regarder… et acheter des œuvres de petite série ou des pièces uniques… de céramique.

L’événement 1001 Pots, créé par le potier Kinya Ishikawa il y a plus de 20 ans, occupe à nouveau son magnifique site champêtre à Val-David pendant 5 semaines, cette fois-ci, soit du 10 juillet au 16 août. Cette exposition de céramique est la plus importante au Canada. Elle présente le travail de 125 artistes talentueux, plus de 35 000 superbes pièces. Certains en profitent même pour faire leur emplette de Noël… trouver la perle rare… L’événement accueille près de 80 000 visiteurs, tous séduits année après année par le talent et le feu sacré de son fondateur et de ses artisans.

Trouver les 125 ceramistes de 1001 pots

Une destination à ne pas manquer cette été! Pour une contribution de 2 $ à l’entrée, les visiteurs recevront un bouton en porcelaine qui leur permet… de revenir aussi souvent qu’ils le désirent durant les 5 semaines et un catalogue illustré répertoriant tous les exposants de 1001 Pots de cette année.

ABDALLAH, Carmen – ADAM, Sophie-Ève – AUGER, Chantal – AURIOL, Catherine – BAGNALL, Chris – BARROWMAN, Patricia – BEAUCAGE, Marcel – BENOIT, Marie-Andrée – BENOIT, Jacques – BÉRARD, Réjean – BISSON BISCORNET, Jean – BLAIS, Maude – BLAIS, Nancy – BLANCHET, Stéphanie – BOGATI, Paul – BOUSQUET, Louise – BRIND’AMOUR, Jacinthe – BURNHAM, Dawn – CAMIRAND, David – CAPLAN, Sheila – CARMEL, Lise – CARRIÈRE, Marie-France – CHELKOWSKA, Kasia – CIUP, Eric – CLARIZIO, Camilla – COUSINEAU, Alain – DAIGLE, Benoît – DELORME, Manon – DELORME, Héliane – DESJEAN, Marie-JoséeDJOUDJA, Nour-Eddine – DUBÉ, Valérie – DUBEAU, Lysane – DUDZIAK, Jindrich – DUGUAY, Julie – DUVAL, Jacinthe – FERENCZY-REICHMANN, Eva – FLEURY, Lyse – FONTAINE, Carole – GARCEAU, Anne-Marie – GAUTHIER, Gilbert – GAUTHIER, Elisabeth – GINGRAS, Daniel – GODDARD, Don – GRENON, Rachel – HAMEL, Élizabeth – HAMILTON, Peter – HARVEY, MichelHAZAMA-IVERSON, Yukari – HÉBERT, Claudel – HOULE, Sébastien – HUCK, Matthieu – HUTCHINSON, Robin – ISHIKAWA, Kinya – JONES, BruceJULIEN, LouiseKEEFE, Janet – LABISSONNIÈRE, François – LABRECQUE, Cindy – LACROIX, AndréLAUZÉ, Michelle – LAVOIE, Julie – LAZAROFF, Terrance – LESSARD, Emmanuelle – LÉTÉ, Marie-Christine – LÉVEILLÉ, Stéphanie – LI, Lisa Wai-YantLUCIER, AmélieMACDONALD, Terrie – MADER, Brenda – MAGNY, Patrick – MAISON EMMANUEL – MARCHAND-DUCHESNEAU, ÉloïseMARIER, Diane – MARTEL, Véronique – MAURICE, Ariane – MICHAUD, Elaine – MOMPLAISIR, Edith – MOSE, Carol – NELSON, Marika – OUELLET, Christine – OUELLETTE, Kathy – PAGEAU, Mélanie – PAQUIN, Christiane – PELLETIER, Pauline – PICHÉ, Johanne – POTHIER, Ronald – PROVENCHER, Jeanne D’Arc – RATTÉ, Alexandra – REEVES, Catherine – RIVEST-SAVIGNAC, Evelyne – ROBERGE, Marie-Andrée – ROBERT, Dominique – ROBERT, Serge – RODDAN, Maggie – ROEST-CHAPMAN, Truus – ROY, Caroline – ROY, Christian – SAMON, Marie-Ange – SAVARD, Marko – SIMONEAU, Guy – SOMMERER, UrsulaST-DENIS, Jocelyne – ST-HILAIRE, Marie – STEINHÄUSER, Jessica – SZASZ, Rose – THERRIEN, Annie-Marlène – TREMBLAY, Annie-Cécile – TURBIDE, Julie – TURCOTTE, FranceTURGEON, Marie-Joël – VASSEUR, Isabelle – VELITCHKOV, Konstantin – VULCANESCU, Monica – WATSON, Sheila – WEAVER, SusanWEILBRENNER/LEBEAU, Johanne/Jean-ClaudeWILSON, Deirdre.

Pour en savoir plus, visitez le site Internet www.1001pots.com.

Être dans la Lune

Jeudi 9 juillet 2009

Vous est-il arrivé ces jours où vous étiez là physiquement, mais mentalement ailleurs? Bien souvent, on appelle ça « être dans la lune » ou simplement, être distrait ou perdu dans ses pensées.

Connaissez-vous le nom de cette peinture? Savez-vous qui est son auteur?

Être dans la Lune

Nous aurions dû le connaître. Mais nous n’en sommes conscients que depuis ce midi de l’existence de cette série de tableaux tardifs dans la vie de Warhol, le Papa du Pop. Cliché, n’est-ce pas? … Le Pape du Pop.

L’oeuvre se trouve au MoMa, à quelques pas du célèbre No 31 de Pollock. Pourtant, il y a quelques heures passées, nous pensions avoir fait une découverte en voyant ce tableau qui brille…d’or. Il est donc improbable que nous n’ayons pas vu ce tableau de la série « Rorschach » de Warhol. La série date du milieu des années 1980.

La seule explication plausible de ce vide : toutes ces fois quand nous avons passé par là, nous étions carrément dans la lune. À moins qu’après plusieurs heures d’émersion d’oeuvres que nous admirions, que nous scrutions, que nous voulions voir et revoir, nous ne voyions simplement plus rien quand nous passions à côté de ce tableau qui brille.

Test de Rorschach, Jacques Hurtubise

Mercredi 8 juillet 2009

C. G. Jung et le mandala nous amènent aujourd’hui au test de Rorschach.

L’exercice est presque une évidence. Ce qui est évident, c’est l’image mentale qu’évoquent les taches d’encre de Rorschach :  la symétrie,  la dimension abstraite des encres de Rorschach, l’effet papillon, au sens propre et figuré. Ce sont tous des sujets des derniers jours. Quant à ce «presque», c’est le nom Rorschach. Ça faisait quand même plusieurs années que nous n’avons pas entendu parler de lui. Pas facile à le trouver…

Loin de l’ouïe, loin de l’esprit, disait-il le dicton?! :-|

Comme il existe une littérature populaire assez consistante et abondante sur le test de Rorschach, il vous suffit rechercher les mots «test Rorschach» sur le net, Google s’en chargera à vous présenter les sites les plus pertinents.

En résumé, le test de Rorschach est un test psychologique de personnalité. On analyse les interprétations de dix planches d’images abstraites par une personne pour évaluer son émotivité, ses fonctions intellectuelles et ses capacités d’intégration. Hermann Rorschach a développé les 10 planches de taches d’encre et a donné son nom au test. Mais il ne les a pas utilisés dans sa pratique clinique, semble-t-il. Si vous ne les aviez jamais vus, observez-les bien, que voyez-vous?

Test de Rorschach

L’intérêt que nous avons à tricoter ce billet réside dans la présentation de cet artiste québécois dont l’une des caractéristiques dominantes de son oeuvre nous rappelle des encres de Rorschach, bien que l’on mentionne largement l’influence de l’automatisme de Borduas et de la représentation zoomorphique dans sa peinture : Jacques Hurtubise, peintre québécois, Prix Paul-Émile-Borduas (2000).

En ce qui concerne du Prix Borduas et de sa signification, s’il y a un parallèle comparatif à établir, nous dirions qu’une certaine similitude existe entre le Prix Borduas du Québec, le Prix Turner (Turner Prize) et le Prix Marcel-Duchamp.

Jacques Heturbise, Peau d'Ange, 1992
Image : © Jacques Hurtubise, Peau d’Ange, 1992

Créer un Mandala

Mardi 7 juillet 2009

Aujourd’hui, un autre événement fortuit.

Nous avons reçu ce soir un courriel de nos amis néo-brunswickois dans lequel contient une série de photos qui illustrent la création d’un mandala. Après la présentations de «Tranquillité» d’Hirst, le billet de ce soir en est presque la suite thématique de son prédécesseur.

Un mandala, est-ce de l’art? Nous réfléchissons.

Mandala

Le mot mandala signifie «Cercle sacré» ou «Cercle magique». Semble-t-il, il représente le monde idéal. Sa forme géométrique a un centre et une périphérie. Le premier symbolise la concentration et la seconde, elle se réfère à l’organisation. Chaque mandala a comme contenu un Mantra, soit l’âme du mandala.

Un mandala repose sur trois principes d’organisation : le point central, le rayonnement de ce point et la frontière extérieure circulaire. En passant, nous avons l’air très savants, méfiez-vous ;-) nous l’avons appris à l’instant même en flânant sur le net.

Nous apprenons que C. G. Jung considère le mandala comme archétype, le reflet du Soi. Par sa double symétrie formant de carrés et de cercles, le mandala reproduit notre psychisme, contient et organise les énergies archétypales de l’inconscient, mais d’une manière assimilable par la conscience, qui fait référence à la participation au coloriage du schéma pré-tracé du mandala.

Selon le petit texte du courriel, au 7e jour, les moines qui ont créé le mandala jettent leur magnifique travail dans l’eau du fleuve pour démontrer qu’on ne doit pas s’attacher aux choses terrestres. Nous avons l’impression que cette explication accorde une trop grande importance au symbolisme de la finalité en omettant l’essentiel du processus qui, à notre humble avis, est éminemment plus important que la destruction du schéma coloré.

Créer un mandala

Coloriage d'un mandala

Faire un grand mandala

Effet papillon

Lundi 6 juillet 2009

Aujourd’hui, de l’effet papillon! Un battement d’ailes d’un papillon engendre un désordre… et l’ordre émerge du chaos.

Une des deux propositions du météorologue Edward Lorenz à propos de cette théorie du chaos s’avère davantage à un questionnement que la conclusion d’une théorie. Lorenz expliquait que « si un seul battement d’ailes d’un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d’une tornade, alors, il en va ainsi de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d’autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d’innombrables créatures plus puissantes. » 

Nous nous demandons si ces événements violents qui ensanglantent plusieurs coins du monde depuis quelque temps et voilà aujourd’hui ces émeutes sur un territoire chinois faisant de nombreux morts, sont de simples battements d’ailes de papillons dont les effets demeurent minime et sans incidence importante dans l’immense humanité; ou bien, ce soit le contraire qui se passe, et un changement en profondeur se prépare. Si cela était le cas, la technologie et le net contribuent de beaucoup à donner une dimension émotionnelle, intensifiée et accélérée, à ces battements d’ailes de papillons.

Bon, il se fait tard et le cerveau de l’artiste ne semble pas réfléchir adéquatement. Allons conclure avec un peu d’art, une œuvre récente d’Hirst, intitulée Tranquillité. Elle est faite d’ailes de papillons. Voilà une solution facile pour casser l’effet papillon!

Effet Papillon
Image : Aaron Tam/Reuters

Têtes de mort

Dimanche 5 juillet 2009

En ce dimanche soir estival, une brise douce et un air frais. Tout est calme et paisible. Nous savourons doucement ce silence de fin de soirée en pensant à ce billet à poster avant d’aller au lit.  Une autre semaine de travail débutera dans quelques heures.  Mais il suffit d’allumer l’ordinateur et cliquer sur Twitter pour constater de nouveau que le monde vit frénétiquement des jours mouvementés depuis maintenant plusieurs semaines.

Il y a eu ces mouvements de foule en Iran pour contester les résultats de l’élection présidentielle, l’horreur du vidéo de la jeune Neda tuée par balle par des milices. Presque en direct. Puis, on annonce le décès de Jackson. Du coup, on ne parle que du Roi de la Pop. Sans oublier ces deux accidents d’avion, des centaines de victimes et une survivante miraculeuse. Là, c’est au Honduras, on annonce deux morts parmi les manifestants qui soutiennent le retour du président déchu Manuel Zelaya, mais son avion est interdit d’atterrissage… Voilà, le charme est rompu.

Nous avons cette impression que nous ne parlons pas beaucoup de l’art ces derniers jours. Une oeuvre d’art contemporain pour accompagner ce billet : l’ombre de deux têtes de mort.

Une photo/installation de deux artistes anglais, Tim Noble et Sue Webster. Ils font partie de la Génération post-YBA (Young British Artists), comme leurs prédécesseurs les YBA, ils sont des protégés du célèbre Saatchi Gallery, la pouponnière de l’art contemporain anglais.

Il est un peu difficile de qualifier le travail de ce couple d’artistes. Il y a un amalgame de sculpture, d’installation et de photographie. Nous le qualifierions de l’art éphémère. Dans un monde où l’on parle de plus en plus de la récupération des matières recyclables, on y trouve dans leurs oeuvres, charme, intelligence et actualité. Si le concept est vieux comme le monde, son ingéniosité est pleine d’innovation.

Voilà pour ce zigzag de maux supportables pour certains, intolérables pour d’autres, et pour cet amalgame d’actualités traitant des droits inaliénables… la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Il n’en demeure pas moins que dans les marges de la vie, on y trouve des peuples qui cherchent, des victimes et des morts.

Duex têtes de mort

Déclaration de l’Indépendance

Samedi 4 juillet 2009

4 juillet, déclaration de l'Indépendance

Aujourd’hui, une photo du drapeau des États-Unis pour souligner la fête nationale de nos voisins du Sud. Mais aussi une relecture et nous avons retenu un passage de la Déclaration de l’Indépendance du 4 juillet 1776.

Semble-t-il que c’est Jefferson qui a rédigé la première version du texte. Son ébauche a été fort influencé par l’Acte de La Haye du 1581 et la « Grande loi de l’Unité » de la Ligue des Iroquois. À ce sujet, Jefferson a tenu des propos élogieux à l’écart des indiens : « Je suis convaincu que les sociétés indiennes qui vivent sans gouvernement jouissent globalement d’un degré de bonheur bien supérieur à ceux qui vivent sous les régimes européens. »

Toujours étonnant de constater que des hommes d’État d’autrefois parlaient de la recherche du bonheur de leur peuple en abordant la gouvernance, alors qu’aujourd’hui, des politiciens nous promettent des baisses d’impôts, des investissements pour entretenir les infrastructures, d’aides aux entreprises à la création d’emplois…

Tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur.

La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l’expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu’à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit et de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future.

Jeune fille Pakistanaise

Vendredi 3 juillet 2009

Parfois, juste quelques mots pour informer les intéressés, c’est déjà trop. Car cela gâche les mille mots silencieux de l’image.

Jeune fille PakistanaisePhoto : Mian Khursheed/Reuters

Une jeune Pakistanaise sur son chemin du retour au camp de Mardan, à quelque centaine de kilomètres au nord d’Islamabad. Là-bas, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU distribue des rations de pain. La guerre menée par l’armée pakistanaise contre les talibans débute par un lourd prix humanitaire : plus de 800,000 civils de la région touchée ont été déplacés.

Hong Kong, une grande marche

Jeudi 2 juillet 2009

Hier, il y a eu une grande marche à Hong Kong pour le droit de voter. Rassurez-vous, nous n’allons pas transformer notre blogue en tribune politique pour la démocratie dans le monde! Car nous avons déjà une vocation pour ce blogue.

D’ailleurs, ce billet se clora sur l’art! ;-)

Hong Kong, une grande marche
Photo : AFP/Getty Images

C’est cette photo qui a retenu notre intérêt aujourd’hui. Notamment à cause de ces idéogrammes. C’est fascinant, mais toujours incompréhensif quand on ne connaît pas cette langue. Nous avons appelé notre ami Chang tout à l’heure pour comprendre le sens des caractères sur ces banderoles. Parfois, c’est bien de méditer sur les trois façons de croire de saint Augustin : croire sans être en mesure de comprendre; comprendre puis croire et croire d’abord, comprendre après.

Vous convenez avec nous qu’à nos jours, c’est facile de croire sans comprendre avec des images sur lesquelles il y a du chinois et un texte de presse qui nous relate que la manifestation est pour la démocratie. Hé oui! La démocratie… qui ne croit pas en démocratie? Qui dirait à nos jours : à bas la démocratie!? Nous, nous croyons toujours en démocratie, mais nous ne comprenons pas toujours la démocratie. Parfois, nous nous disons que c’est peut-être à cause nous sommes des artistes.

Quoi? Le Docteur nous a dit que l’autodérision est bonne pour le coeur. :-|

Comme avec l’art, tout le monde est sensible quand l’on parle de l’art, mais de quel art parle-t-on? Est-ce de l’art ça? Êtes-vous fous?! Vous appelez ça de l’art? C’est une sorte de commentaire qui nous est maintenant très familière. Quand on n’est vraiment pas d’accord avec nous au sujet d’une oeuvre d’art, on nous dit aussi : abruti!  Vous allez en enfer!

Y a des gens comme ça! Très émotifs.

Nous avons donc appelé Chang : Dis Chang, ça signifie quoi ces trucs de caractères chinois?

Ah! En passant, petite présentation : Ami Chang est un artiste, immigrant. Mais faites attention! Notre Chang s’écrit sans T.  Pas comme le nom de l’ami à Tintin! L’Autre, il s’appelle Tchang!

Chang nous a parlé. Chang nous a expliqué. Chang est très gentil et parfois, il dit aussi des gros mots. Chang a aussi Internet haute vitesse chez lui. Il nous a envoyé ces photos-ci, prises lors de la même manifestation pour la démocratie.

Ouin! Sacré Chang!

HONG KONG, Marche du 1er juillet HONG KONG, drapeau chinois
Photo (gauche) : ED Jones/AFP/Getty Images
Photo (droite) : Bobby Yip/Reuters

Vous voulez savoir ce que Chang nous a expliqué au téléphone tout à l’heure à propos des slogans sur les banderoles? Gouverne sans fautes; réduis l’écart entre riches et pauvres; améliore les conditions de vie; redonne la politique au peuple.

Bon, il faudrait vraiment rester ami avec notre ami Chang et en avoir des amis artistes qui parlent espagnol, arabe, hébreu… Voulez-vous êtres nos amis?

De l’art brut, une femme

Mercredi 1 juillet 2009

Une exposition à la Halle Saint-Pierre à Paris rend hommage à un artiste hors-norme. Il est d’abord berger, puis commerçant, et finalement artiste. Un art que l’on qualifie de l’art brut.

Anselme Boix-Vives devient peintre à l’âge de 63 ans. Il a peint follement, acharnement, intensivement durant sept ans sans s’arrêter. On dénombre plus de deux mille peintures, dessins, gouaches après sa mort. Boix-Vives, peintre autodidacte, né en 1899, décédé en 1969.

Un art qui laisserait plusieurs pantois… Voyez-vous, il n’y a pas juste l’art contemporain qui étonne.

art-brut-femme