Textes et images - janvier 2009

 

Photo de vacances d’Obama

Mercredi 7 janvier 2009

Saviez-vous qu’avant sa rentrée officielle à Washington, Obama a pris deux semaines de vacances avec sa famille? En voici, deux photos pour voir différemment : sans politique, sans voyeurisme.

Une première photo de vacances d’Obama en Honolulu et une seconde photo d’une statue d’Apollon, dieu grec de la lumière et de la jeunesse éternelle à l’image du soleil qui ne vieillit pas; dieu de l’harmonie et de l’oracle, de la Médecine, guérisseur et purificateur; dieu de la musique, de la danse, de la poésie, des arts et des sciences.

Photo de vacances d'Obama

Non! Loin de nous de penser qu’Obama soit un dieu. ;-) Mais, tout même! Obama a du talent. Il maitrise l’art du discours, suscite l’enthousiasme, donne de l’espoir à des foules. Il est l’homme de l’année 2008 élu par Time.  Il sera bientôt officiellement l’homme le plus puissant de la planète et il prépare activement pour mettre en place son plan d’action. Voyez-vous, de l’autre côté, Time Magazine n’a pas retenu le nom de Sarkozy malgré sa présence médiatique, son énergie et sa volonté de faire sa marque depuis deux ans. C’est comme ça, la vie! :roll:

À part de ça, regardez ces deux beaux corps sveltes, leur posture et ce léger déhanchement. Seigneur de tous les dieux! Appelons-lui dorénavant Monsieur le Président Barack «Apollon» Obama!

Drapeau de la Palestine

Lundi 5 janvier 2009

Aujourd’hui, voir le drapeau de la Palestine sous un autre angle, une photo prise lors d’une manifestation de soutien aux Palestiniens. Nous avons refait le cadrage de cette image pour laisser toute la place au drapeau palestinien.

Devant un conflit où des milliers de vies sont à nouveau prises dans l’engrenage infernal de la guerre, nous vous offrons cette image un peu impressionniste du drapeau palestinien, à la fois inondée de lumière et couverte d’ombrages. Une image pleine de sérénité, d’espoir et de quiétude.

Drapeau de la Palestine

Puisqu’on a déterré la hache de guerre, il ne reste qu’à espérer un minimum de perte de vie parmi les civils. Un conflit armé est souvent le symptôme visible d’un problème qui persiste, et le problème persiste depuis son début. Depuis que l’on a dépossédé la terre des Palestiniens pour réparer une autre injustice de l’Histoire de l’humanité. Quel malheur pour le peuple palestinien quand leur cause n’est pas un enjeu d’intérêt pour les plus puissants de notre monde.

Si les deux belligérants ont cru bon de provoquer cette guerre au dessein d’une redéfinition de rapport de forces. Il n’y a donc pas d’autre choix que d’attendre les premiers signes de son dénouement. Une guerre comporte son lot de risques imprévisibles qui pourraient s’envenimer davantage, mais aussi l’espoir d’une résolution. Pour que les vies fauchées ne soient pas vaines, il est nécessaire qu’il y ait une gestion de l’opinion publique pour gagner la guerre, et pour entamer par la suite la paix.

Sont-ils vraiment prêts pour cette guerre et la paix? Nous espérons que ce soit le cas, même si nous en doutons.

Pour ceux qui s’intéressent à la signification du drapeau palestinien,  l’une des interprétations symboliques du drapeau de la Palestine considère que le Rouge est le sang versé des martyrs; le Noir, l’exode des Palestiniens et l’arrivée des juifs; le Vert pour représenter la terre des Palestiniens, et le Blanc, la pureté du cœur du peuple palestinien.

Pour plus d’explications sur le drapeau de la Palestine, visitez ce site.

Femme fatale

Samedi 3 janvier 2009

Aujourd’hui, nous vous présentons des femmes fatales en images. Olé!

Toujours sous l’effet magique du chevalet. Notre œil d’artiste, aiguisé; notre esprit d’artiste, épuré; notre cœur d’artiste gagne en compassion, sans compter que notre cerveau d’artiste revigore. En ce début du nouvel an, nos sens sont en effusion. Nous sommes enfin prêts pour aborder ces histoires sulfureuses.

Mais, pas trop! Comme diraient des sages, la modération a bien meilleur goût. Donc, trois femmes fatales pour le moment. Elles sont de cette race de pompette voluptueuse, de princesse guerrière sensuelle ou encore de Pin-up girl mystique. En les fréquentant, des pauvres hommes de l’autre époque en perdaient leur tête.

De l’attraction charnelle et fatale! 8O

Femme fatale - Judith

La première femme fatale, Judith. Une jeune veuve d’une beauté exquise.

Pour défendre son pays, elle se faisait introduire, bien entendu, par ruse et charme auprès d’un général un peu tapon des Assyriens, Holopherne. À peine quelques jours de fréquentation, elle parvenait à trancher la tête d’Holopherne ivre mort après un banquet bien arrosé. Holopherne voulait juste faire chiqua chico chiqua boum avec cette femme qui le médusait. Mais quelle insouciance de la part d’un général qui ne savait pas comment se protéger! Pas d’eunuque, ni de garde pour faire dodo avec une femme vient du camp de l’ennemie.

Judith et Holopherne, un tableau peint par une femme artiste de la Renaissance, Artémisia Gentileschi. Cette scène violente, sanglante et cette Judith en femme forte sont bien loin du texte de l’Ancien Testament.

Femme fatale - Salomé

La deuxième femme fatale, Salomé. Une adolescente au corps de déesse émancipé, d’une beauté sans égale.

Elle dansait probablement comme une Britney Spears dans Baby One More Time devant son beau-père, un tétrarque de Galilée et de Pérée de l’Empire romain. Celui-ci, complètement subjugué par la danse, lui disait devant ses convives : « Ma chère enfant, demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Probablement, lui aussi, ivre et charmé par un corps pubère et émancipé de Salomé, il en rajoutait : « Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume.  »

Mais, qu’il est con?! Ou, quel rusé! … comme celui qui se lave les mains. :mrgreen:

La jeune Salomé se vantait probablement d’un air coquin auprès de sa mère du pouvoir de séduction de son corps Pin-up girl : « Maman, que demanderai-je? » La mère, une femme divorcée et remariée. Son mari déchu fut nul autre que le demi-frère du tétrarque.  Deviner quoi?  Selon les moeurs de cette époque, ce mariage adultère est inacceptable, sermonné et désapprouvé par Jean-Baptiste, the Superstar Precher de Galilée. Devinez la suite? Ce fut un prédicateur au cachot sous l’ordre du tétrarque.

La mère de Salomé qui voulait tuer Jean-Baptiste aurait dit à la jeune fille : « Demande-lui la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. »

Il existe d’innombrables tableaux sur ce sujet depuis que la peinture a été inventée. Vous saviez, lorsque vous mettez un artiste devant son chevalet, avec une telle histoire : une jeune beauté ravissante, la danse, le pouvoir, la religion, le complexe d’Œdipe et tout et tout. Ça stimule la créativité!  Nous avons choisi cette scène funeste peinte par Lovis Corinth.

Mais pourquoi Corinth, Artiste?

D’abord, c’est un très bon tableau. Ensuite, pour souligner cette attitude insolente et révoltante que les gens ont avec la vie des autres. Mais, aussi pour Lovis Corinth, l’un des artistes méconnus qui a noblement fait avancer la cause de la peinture figurative à la fin du 19e et au début du 20e : un propos pictural raffiné, cru et sans artifice.

Femme fatale

Finalement, la dernière femme fatale pour aujourd’hui, Dalila. Celle qui a coupé les longues tresses de Samson dédiées à Dieu.

Dalila rendait ainsi ce géant impuissant de sa force légendaire, alors qu’il dormait paisiblement près d’elle après une folle nuit d’amour. Paf! On lui crève un oeil et tant de atrocités sur ce beau de corps aussi tôt les mèches coupées. Il est réduit en prisonnier et esclave. Voilà pour cette triste histoire de quelques nuits torrides entre Samson et Dalila.

Nous avons choisi un tableau signé Rubens. Mais pourquoi Rubens, demandez-vous ;-) sans doute.

Parce que le tableau est d’une qualité douteuse, signé Rubens.  Si l’intensité, la composition et les couleurs de Rubens sont au rendez-vous, l’exécution est bâclée. Regardez le positionnement du bras de Samson, il donne cette impression qu’il y a une distance d’un pied entre ce bras et la jupe. Nous avons bien dit la jupe, par gentillesse. Car la cuisse de Dalila est carrément absente sous cette draperie, sans parler de ces mains de bucheron de Dalila et ces pieds, disloqués et difformes. Probablement à cause d’une promotion de quelques apprentis encore incompétents, à moins que ce soit le Maître obnubilé par le pognon, à en manquer de jugement?

Le capitalisme culturel, la spécialisation de la production et le principe de Peter ne sont pas des inventions du XXe.

Image de Nouvel An

Jeudi 1 janvier 2009

Quand on est artiste, on possède nécessairement un chevalet ;-) mais on fait aussi du neuf avec du vieux, une image de Nouvel An!

Image de Nouvel An

Le cadran numérique de l’ordinateur change de chiffres. Nous sommes à l’instant même dans l’année 2009. À l’occasion de ce merveilleux moment qui consiste à dire bye bye mon Cowboy à l’année écoulée et chiqua chico chiqua boum à la nouvelle année, nous nous réjouissons.

Alléluia! Voilà pour la minute de festivité. Sortez maintenant pour stimuler l’économie comme cet enfant-là!

À vous, nos meilleurs voeux de Nouvel An! Que la paix soit dans votre coeur. À ceux qui ont faim, évidemment, artistes de votre état, SVP! Faites un effort! Dites-vous qu’il s’agit de votre contribution pour contrer le réchauffement climatique planétaire, un devoir à tous!

Bon, maintenant aux intéressés, l’image de la colombe est de Banksy. Notre deuxième tentative en deux ans avec le symbole de la paix.