Textes et images - novembre 2008

 

Jeux d’enfants

Dimanche 30 novembre 2008

Dans ce dernier post du mois, un peu d’enfance, encore.

Le titre « Jeux d’enfants » de ce soir vient de Pieter Bruegel l’Ancien, il s’agit de l’un de ses tableaux célèbres. Mais pourquoi Bruegel? Que pouvions-nous bien gribouiller de plus, puisqu’il existe peu d’écrits sur ce maître flamand primitif, un peu comme dans le cas de Georges de la Tour.

Jeux d’enfants

Tout à l’heure, nous avons eu cette folle idée d’écrire sur la «topographie», par amusement. Mais, de fil en aiguille, de «typo», «style», «forme», «font», «texte», «lecture», «alphabétisation», «éducation » à l’«enfance», les mots s’enchainent naturellement. Un jeu d’enfant! De là, surgissent de notre esprit vagabond et mal maîtrisé : Guetenberg et l’invention de l’imprimerie.

Eurêka… mais de courte durée!

Évidemment, nous ne voulons pas soulever une nuée de protestations qui déferlera à notre porte 8O en ce dimanche soir paisible de fin de novembre, pour le simple fait d’avoir eu cette pensée interrogative, si fugace, mais apparemment révisionniste sur le véritable inventeur de l’imprimerie : Gutenberg ou les Chinois.

Oups, trop compliqué. Donc, pas de sujet sur la typo aujourd’hui. ;-)

Mais, comme il faut préserver la fragile dimension artistique de ce blog. C’est-à-dire, dans la mesure du possible, rehausser la valeur de nos textes tous azimuts en les agrémentant de pensées lumineuses d’un érudit et de chefs-d’oeuvre picturaux ayant déjà affrontés le jugement du temps, afin de soutenir l’insoutenable légèreté de nos éphémères divagations. Voilà la raison première du tableau « Jeux d’enfants ». Bruegel démontre par son oeuvre picturale une acuité de son esprit critique sans égal à propos de ses contemporains.

Puisque nous étions sur la trace de Rousseau l’autre jour, après avoir saupoudré notre dernier billet Images d’enfants de quelques bribes de son discours sur les sciences et les arts, le lien se fait donc naturellement : Rousseau et Postman.

Mais, qui est celui-là?

Niel Postman, érudit, penseur, éducateur et écrivain américain de la 2e moitié du 20e siècle. C’est tout récent. Nous avons découvert ses écrits par action heureuse d’un ami savant. Rousseau et Postman portent tous les deux un intérêt profond à ses semblables et à la société dans laquelle ils ont vécu.

En 1982, Neil Postman soutient l’idée du déclin de l’innocence dans la culture américaine dans un livre intitulé « La disparition de l’enfance ». Il souligne le double discours de la société américaine à ce qui traite de l’enfance en parlant de l’influence de la télévision sur l’éducation et de ses effets néfastes sur les enfants américains dans la construction de leur perception : Nous adorons nos enfants. Pourtant, notre culture populaire représente une menace hostile et dommageable pour eux.

Postman trace une parallèle savoureuse entre la culture populaire américaine et celle du Moyen-Âge. Selon lui, la véritable «enfance» émerge de la civilisation occidentale avec le développement de l’imprimerie et l’alphabétisation de la masse. L’enfance est précisément cette période de la vie durant laquelle un enfant pour devenir adulte civilisé, a à comprendre progressivement le fonctionnement social complexe et codifié, par le biais de l’apprentissage des connaissances, de la raison, de la maîtrise de soi et de la honte. Du point de vue social, c’est l’alphabétisation et l’éducation. Tout cela débute par le développement de l’imprimerie.

Selon Postman, l’absence de l’alphabétisation, l’absence de l’idée de l’éducation, de l’absence de l’idée de la honte - ce sont les raisons pour lesquelles l’idée de l’enfance n’existait pas dans le monde médiéval. Il nous rappelle que dans la représentation picturale de fêtes de villages médiévaux, les hommes et les femmes boivent, mangent et partagent ouvertement la vie de luxure et de misère, en présence de leur progéniture. Voilà la 2e raison pour ce tableau de Bruegel l’Ancien, qui a vécu entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Ces fêtes de villageois décrites par Postman sont omniprésentes dans l’oeuvre de Bruegel.

Les Jeux d’enfants (détail)

Qu’y a-t-il de plus dans ce livre sur la fin de l’enfance de Postman? Bien plus que ces lignes mâchouillées fort malhabilement par nous. C’est tout un diagnostic sur l’évolution de la société américaine depuis 1950, avec l’arrivée de la télévision qui a été précédée par l’invention du télégraphe. Postman, c’est cette grande capacité rationnelle et savante à nous présenter une sorte d’ossature de l’évolution de notre civilisation moderne. À partir de cette ossature, il nous illustre sa composition de mille ornements, avec habileté et simplicité.

Bonne fin de dimanche!

Images d’enfants

Vendredi 28 novembre 2008

Ce soir, nous essayons de traiter le glissement de sens en réunissant trois images d’enfants dans un seul texte. Car le cerveau d’artiste ne veut pas faire d’effort ce soir. Nous faisons du coq à l’âne avec des images. Donc, trois images d’enfants et un peu… de Rousseau pour rehausser le tout.

Paresseux. Oui, nous le savons.

La première image d’enfants, il s’agit d’une photographie d’Ahn Young-Joon d’AP. Ne trouvez-vous pas le sujet de cette photo mignon? Ce sont des enfants sud-coréens, vêtus de costumes de Noël. Jusqu’à là, tout semble évident. Mais semble-t-il, ils ont été déguisés aux couleurs de Noël pour une cause, humanitaire. En sachant ceci, cela suscite-t-il davantage d’empathie en vous à quelques semaines de la période des fêtes? Ces enfants s’apprêtent à participer à une collecte de fonds pour des démunis de Séoul.

Image d’enfants

Ne dites pas que cette image d’enfants n’attendrisse pas un coin de votre âme, palpite votre coeur durant un bref instant, et ce, même si la froideur et le détachement gagnent en vous, avec âge. 8O

La deuxième image d’enfant, d’Adeel Halim de Reuters : un enfant au travail en Inde.

Image d’enfant au travail

Une très belle photo ayant pour sujet la cruauté de la vie, visuellement plus esthétique que la précédente. Quoi de plus cruel que de supprimer les années d’insouciance d’une vie? Avec le temps, nous arrivons à cette impression navrante que la valeur d’une vie dépend bien souvent de la richesse sonnante qu’elle engendre.

La troisième image d’enfant, une pub, photo légèrement manipulée. Tout doit être là pour une pub réussie. Tout semble être là. Que pensez-vous de cette pub récente de la Fondation Marie-Vincent? Troublant, la nature humaine. Cette image traine là sur le bureau, sous la pile de papiers depuis plusieurs mois. Nous voulions utiliser cette image dans un tout autre contexte que celui-ci.

Image d’enfance… et la violence

Pour terminer, nous vous avons sélectionné un passage du discours qui a rendu Rousseau célèbre.  Dans lequel, il répond à la question du concours de l’Académie de Dijon : Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs. On trouve là tout le fondement de la pensée de Rousseau : l’humain est bon par nature et corrompu par la société.

Rousseau croit à l’homme sauvage qui vit seul, sans pensée ni langage, se satisfait de ce qui lui permet de subsister. De la simplicité volontaire?! Homme typique du romantisme, il croit que Dieu a donné la capacité à l’humain de s’adapter à son environnement. Ensuite, il naisse la société, la collectivité et l’État. De là viendront les besoins de l’humain à communiquer avec ses semblables et sa quête de la reconnaissance, l’invention du langage, des métiers, de l’économie, des sciences, des arts, etc.

Hein, c’est fort et cool, n’est-ce pas? ;-)

Voici son avertissement précède son recueil de discours :

Qu’est-ce que la célébrité? Voici le malheureux ouvrage à qui je dois la mienne. Il est certain que cette pièce qui m’a valu un prix et qui m’a fait un nom est tout au plus médiocre et j’ose ajouter qu’elle est une des moindres de tout ce recueil. Quel gouffre de misères n’eût point évité l’au­teur, si ce premier livre n’eût été reçu que comme il méritait de l’être? Mais il fallait qu’une faveur d’abord injuste m’attirât par degrés une rigueur qui l’est encore plus.

Sacré Rousseau! Voici un passage du discours sur les sciences et les arts :

Si la culture des sciences est nuisible aux qualités guerrières, elle l’est encore plus aux qualités morales. C’est dès nos premières années qu’une éducation insensée orne notre esprit et corrompt notre jugement. Je vois de toutes parts des établissements immenses, où l’on élève à grands frais la jeunesse pour lui apprendre toutes choses, excepté ses devoirs. Vos enfants ignoreront leur propre langue, mais ils en parleront d’autres qui ne sont en usage nulle part : ils sauront composer des vers qu’à peine ils pourront comprendre : sans savoir démêler l’erreur de la vérité, ils posséderont l’art de les rendre méconnaissables aux autres par des arguments spécieux : mais ces mots de magnanimité, de tempérance, d’humanité, de courage, ils ne sauront ce que c’est; ce doux nom de patrie ne frappera jamais leur oreille; et s’ils entendent parler de Dieu, ce sera moins pour le craindre que pour en avoir peur. J’aimerais autant, disait un sage, que mon écolier eût passé le temps dans un jeu de paume, au moins le corps en serait plus dispos. je sais qu’il faut occuper les enfants, et que l’oisiveté est pour eux le danger le plus à craindre. Que faut-il donc qu’ils apprennent? Voilà certes une belle question! Qu’ils apprennent ce qu’ils doivent faire étant hommes; et non ce qu’ils doivent oublier.

Image de chasse

Mercredi 26 novembre 2008

Semble-t-il que les amateurs de chasse, les amants cruels de la nature se dissimulent un peu partout dans nos forêts québécoises en attente de leur proie. Il ne fait pas un peu frette (québécisme : froid), mes sieurs les chasseurs? Vous êtes fous! ;-)

Aujourd’hui, de l’art animalier, deux images de chasse.

Le sujet semble banal, mais la réalité est tout autre. Des peintres de toutes les époques le pratiquent, on s’adonne allègrement à peindre chien, chat, lièvre, agneau, cerf, lion, tigre et autres. Des exemples n’en marquent pas, surtout dans les musées européens. D’ailleurs, tout le monde connaît un peintre ou deux qui affectionnent l’art animalier dont les autres ne savent même pas leur existence. Parmi les artistes connus, nous ne pouvons ignorer les Chardin, Rubens, Delacroix, Géricaux, Goya, Vélasquez, Degas, Bacon…

Oups! Nous avons presque oublié celui-là, Hirst.

Même si Hirst est un sujet récurrent sur ce blog, c’est quand même la première fois que nous mettons en perspective deux images de chasse de façon dichotomique. Soyez rassuré, pas d’image de chasse à la Hirst aujourd’hui.

Aujourd’hui, deux images de chasse de nature opposée. Elles sont de deux époques, de deux styles, de deux représentations du visible, mais d’une composition similaire comme les jumeaux de la louve.

D’abord, le plus renommé des peintres québécois, Jean-Paul Riopelle, chasseur invétéré de son vivant, être passionné, artiste d’une intensité sans pareil. Son tableau, abstrait. Le second tableau, réaliste, par un artiste français. Nous sommes convaincus que peu le connaissent, pas plus pour nous-mêmes, François Desportes. Nous l’avons découvert en écoutant le débat des chefs entre Charest, Dumont et Marois.

Ouf! Quelle lutte de ruelle… de mots!

Image de chasse moderne

Image de chasse à l’ancienne

Êtes-vous surpris? Nous ne parlons pas du débat des chefs, mais bien de ces images que nous qualifions de chasses de gibiers? L’une est une évidence, mais l’autre l’est beaucoup moins.  Attendez, le loup est caché! :-) Allons-y! Décortiquons-les ensemble.

D’abord, une sombre «forêt» en arrière-plan, située à gauche, notamment. Un «sujet» qui représente le carnage d’une chasse au centre, la lutte s’amorce du côté gauche du tableau, en forme de boucle ovale. Dans le tableau de Riopelle, la boucle est légèrement dressée. Ça va? Vous nous suivez? Si vous trouvez ce billet d’une platitude à proscrire, laissez-nous savoir. Nous traiterons d’autres sujets la prochaine fois. Vous nous êtes précieux! Pas de chance à prendre.

Nous continuons. ;-)

Environ une sixième de la surface du bas des deux tableaux représente l’«avant-scène» entre vous et le sujet central du tableau; le ciel dans le tableau de Desportes apporte de la profondeur au paysage de sa scène de chasse. Une ligne diagonale invisible traverse le tableau du coin de ciel bleu au coin inférieur gauche du tableau, aux couleurs terre brûlée et ocre, en passant par une combinaison de pattes de chiens, l’oeil du cerf et son bois. Une ligne diagonale, également présente chez Riopelle pour les mêmes effets recherchés, soit de faire voyager votre regard sur les trois plans du tableau : l’avant-scène, le sujet et l’arrière-plan. Dans le tableau de Riopelle, il n’y a pas de ciel clair, mais de couleur sombre. Comme son tableau de chasse est moins haut, donc juste un peu de sombre forêt ténébreuse et funeste à la place.

Finalement, un «corridor vertical» situé à la droite du tableau, une zone neutre et secondaire. Dans le tableau de Riopelle, des giclements de peinture blanche verticaux et ciselés délimitent ce «corridor de circulation» pour les déplacements de votre regard. Chez Desportes, le ciel, l’arbre au loin et l’avant-scène sont traités avec moins d’éclat.

La tension des deux scènes de chasse est palpable. Chez Riopelle, si nous ne voyons point de bête féroce ou de victime innocente, la brutalité d’une lutte acharnée demeure à finir tout comme chez Desportes. Sauf, sur cette seconde image de chasse, tout est visible. De la décrire avec des mots, ce serait de trop. Si vos yeux avaient besoin de répit, fatigués par l’acharnement de la meute de chiens sur le désespoir sort du cerf, le ciel paisible au loin et les tendres feuilles printanières sont là pour un effet d’évasion momentanée de votre esprit agité. Tout est prévu par un artiste qui maitrise les préceptes de l’art animalier de l’autre époque.

Un peu long ce billet, ne le trouvez-vous pas? Coupons!

Le tableau de Jean-Paul Riopelle, adjugé pour 1,4 million de dollars lors d’une vente de la maison d’encan Heffel, mercredi dernier dans la Ville reine. Il est intitulé Sans titre ou Composition 2, date de 1951 et mesure environ 1,3 sur 1,6 mètre.

La toile de François Desportes, Cerf aux abois, classée trésor national de la France, faisant partie d’une série de six, ou peut-être même de sept toiles à sujet de chasse, commandées pour décorer le nouveau cabinet du roi Louis XV. Desportes en a peint quatre et Jean-Baptiste Oudry trois. Les trois autres tableaux de Desportes sont Un sanglier coiffé par deux lévriers, Un retour de chasse et Un loup attaqué par six chiens.

Savez-vous quoi, Philanthropie? La France sait au moins comment protéger son patrimoine culturel… par de dispositions législatives, le Cerf aux abois, est demeure sur le territoire français, c’était arrivé en 2004.

Bague Chaumet

Lundi 24 novembre 2008

Les symboles sont importants, ça fait une différence capitale avec ou sans bague Chaumet sur l’annulaire. Semble-t-il que ce n’est pas seulement en art que les symboles sont importants. C’est le cas aussi en politique : l’image du Père, les objets de richesse, le rôle de mère, le mariage… traditionnel, etc.

Bague Chaumet

Si vous n’avez jamais vu une bague Chaumet. C’est joli, n’est-ce pas? Un très bel objet à offrir en cadeau ce Noël. Cette bague figure ci-contre, en or gris, incrustée de diamants, avec deux liens en forme de X, pavés de diamants. Semble-t-il assez dispendieux.

Une bague Chaumet sur un doigt a une signification profonde. Car cette bague Chaumet est l’objet de la polémique en France depuis quelques jours. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette histoire. En voici le résumé :

Le 19 novembre, Le Figaro publie un entretien avec la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui répond aux 534 magistrats ayant signé un texte de protestation contre elle. Le célèbre journal français publie une photo de Madame la ministre. Mais on a pris soin de supprimer la bague Chaumet qu’elle porte.  Eh oui, encore une affaire de photoshop! Mais, pourquoi fallait-il publier cette photo-ci et pas une autre? :-|

Bague Chaumet de Rachida Dati

Du coup, une bague Chaumet sur un doigt de ministre, ou sans bague devient un intérêt public.

Semble-t-il, Rachida Dati est souvent critiquée par une partie de l’opinion publique française pour son goût du luxe, mais aussi, assez ou trop proche du président Sarkozy. De plus, Madame va bientôt accoucher, mais toujours célibataire de son état. Cela signifie bientôt une mère monoparentale. À bien y penser, c’est une charge sociale accrue pour la France. Toujours selon les grands quotidiens français, une autre partie de l’opinion publique française cherche encore et toujours à savoir qui est le père de l’enfant à naître. Sans doute, on tient à coeur que cet enfant ait un modèle paternel.

Mais nous nous demandons si c’est un désir profond du bon peuple, ou bien c’est la presse française qui tient à coeur de bien informer son peuple l’état de Madame Dati. Mais, soyons pragmatique! Dirait l’une de nos amis. C’est le résultat qui compte.

Une bague Chaumet sur l’annulaire d’une Ministre bientôt mère célibataire que l’on ne connait pas encore le nom du père de l’enfant, c’est trop symbolique au pays de Voltaire.  Une chance que Voltaire est déjà dans sa tombe depuis longtemps. Sinon, il s’y retournerait en TGV.

Voici un tableau célèbre comme conclusion, « Les Époux Arnolfini », peint en 1434 par Jan Van Eyck.

Les Époux Arnolfini

« Le couple d’époux » de Rembrandt aurait été un bon choix. Mais après mûre réflexion, de quelques secondes, le tableau nous semble trop moderne et trop peu de symboles pour accompagner ce billet. Dans le tableau de Van Eyck, tout est là : La femme semble porter un enfant. Mais, son époux légitime est présent. Des témoins devant eux. Regardez bien, ils sont dans le miroir décoré de médaillons représentant la passion du Christ.

Vous ne les voyez pas… Pas grave, croyez-nous sur parole! Donc, Dieu et ses témoins sont là.  Le père, la mère et l’enfant à naître, l’ami fidèle de l’homme, tout le monde est là. N’est-ce pas beau? ;-) Bonne semaine!

Image du Père Noël

Samedi 22 novembre 2008

Bon, voilà! Le Père Noël est arrivé à Montréal. On se demande pourquoi il arrive aussi tôt? Ne sait-il pas que l’économie va mal… vraiment! 8O

En 1931, peu de temps après l’autre grande crise économique, le Père Noël est devenu ambassadeur de la Société Coca-Cola, notamment parce que son costume était à la couleur de leur marque, soit ce rouge bon humeur et joyeux. Ainsi, le Père Noël a prit une allure que nous connaissons aujourd’hui dans une image publicitaire diffusée par Coca-Cola.

Image du Père Noël

Savez-vous que derrière cette image du Père Noël, artistique mais commercial, il y avait l’artiste publiciste Haddon Sundblom, créateur de cette image modernisée du Père Noël?

Après la crise des années 20, Coca-Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire davantage du Coke en hiver. À cette époque-là, l’hiver étant une période moins propice à la consommation de la célèbre boisson gazeuse, quoi de mieux qu’une vedette mondialement connu et reconnaissable par tout le monde, jeune et vieux? Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite, à la télévision un peu plus tard.

Depuis, le Père Noël accède à sa stature humaine dans la culture populaire et dans l’imagerie de Noël. Il est devenu plus accessible auprès des enfants, avec un ventre rebondissant, une face sympathique et un air jovial à la barbe blanche. La longue robe rouge à la Saint-Nicolas a été remplacée par un pantalon et une tunique. En Amérique du Nord, nous remarquons surtout ce Père Noël, version Coca-Cola. En France, on voit encore le Père Noël à la longue robe rouge.

Fenêtre sur le monde

Jeudi 20 novembre 2008

Un tableau a déjà été perçu comme étant une fenêtre sur le monde, une brèche sur un monde imaginaire, une ouverture sur un monde intangible, mais reconnaissable avant qu’il soit transformé en une surface bidimensionnelle et monochrome au 20e siècle qui freine du coup, le désir profondément humain de reconnaître le visible.

En art, une fenêtre ouverte sur un monde correspond aussi bien à une évolution du regard et à une transformation de la vision artistique qu’au désir d’accéder à inaccessible qui motive les humains au dépassement, de même pour les artistes.

Aujourd’hui, une photo de Franka Bruns d’AP qui a retenu notre attention. Elle est prise lors du 19e anniversaire de l’effondrement du Mur de Berlin. Quelques visiteurs observent de près le Mémorial du Mur de Berlin. Le véritable mur qui scindait l’Allemagne en deux du temps de la Guerre froide a été détruit par un mouvement populaire, il y a maintenant 19 ans.

Fenêtre sur le monde

Pub en folie

Mardi 18 novembre 2008

Avis aux amateurs d’art publicitaire, les meilleures publicités du monde ont démarqué à Montréal depuis vendredi passé, vous pouvez visionner au cinéma du Parc les publicités qui ont été primées lors du festival des Lions de Cannes 2008.  Vous pouvez aussi voir une excellente exposition des meilleures pub imprimées aux Galeries du Parc. Après le passage à Montréal, ces publicités primées feront leur arrêt à la Vieille Capitale en décembre.

En parlant des publicités, tout comme l’année dernière lors de la première édition du concours « Pub en folie », des étudiants du Cégep de Victoriaville en Démarche d’intégration ont mise en pratique leur sens de la créativité, du marketing et de l’entrepreneuriat avec une deuxième édition « Pub en folie ». Cette année, 34 participants ont conçu une campagne publicitaire pour un organisme sans but lucratif de la région.

Afin de permettre aux étudiants de vivre pleinement cette expérience, les organisateurs sollicitent la collaboration des amateurs d’art publicitaire en votant, du 8 novembre au 7 décembre inclusivement, pour votre publicité préférée sur le site Internet www.lanouvelle.net.  Alors, aidez-les dans leur apprentissage en donnant votre appréciation.

Voici notre préférée «Publi Imagination», pour sa simplicité.

Pub en folie

Un message clair, une image épurée pleine d’entrain, un concept visuel qui nous rappelle le logo de l’organisme, bien en vue. Le dynamisme de l’image démontre une maitrise certaine de l’art de composer : l’élan créé par l’envol de l’enfant;  l’équilibre qui existe entre l’enfant, les lettrages du message et le logo, toutefois, un peu trop grand.

Selon notre humble avis, si la taille du logo était de 15 à 20% plus petite, ça n’aurait pas diminué sa visibilité et aiderait à la perception.  Cette ligne de lecture invisible, la voyez-vous? Sous forme d’arc-en-ciel : les mains de l’adulte, l’enfant, «Tout le monde a le droit de prendre son envol!»,  «… Milieu stimulant», «Nous nous engageons…», le logo et l’adresse du site web www.envol.ca, elle aurait été renforcée. L’espace serait plus dégagé.

Sept autres montages publicitaires sont également visibles ici.

Cassoulet, une recette gagnante

Dimanche 16 novembre 2008

Tout le monde convient que la promotion et la visibilité vont de paire. Aujourd’hui, une petite histoire de cassoulet, une recette gagnante pour tout artiste à la recherche d’une visibilité… de qualité!

Le soir du 4 novembre dernier, alors que Time Square est noir de monde pour célébrer la victoire du 44e président des États-Unis, deux Français déploient une banderole « Cassoulet » et une mention « Cassoulet For ever » sur carton, un peu plus modeste. La banderole est immédiatement repérée par la caméra de la chaîne ABC qui survole le ciel de New York et qui fait un gros plan sur ce mot bizarroïde aux yeux des Américains. L’image, vue par quelque 13 millions de téléspectateurs à ce moment restera de longues minutes à l’antenne. Il s’agit d’un numéro humoristique du « Grand Journal » de Canal Plus, orchestré par Yann Barthes et son ingénieur du son, tous les deux de l’équipe du « Petit Journal People ».

Le Cassoulet du 4 novembre, à New York

L’application de la recette gagnante pour une promotion sans frais a été récidivée vendredi dernier. On a brandi une feuille sur laquelle on peut lire le mot « Cassoulet » derrière un député européen lors du congrès du Parti socialiste.

Cassoulet, une recette gagnante

Si jamais, vous verrez  le 8 décembre prochain à la télé de Radio-Canada, un homme-sandwich portant des pancartes « MY Arts for ever » ou « Blog MY Arts » derrière un journaliste-reporter, ne soyez point surpris par une autre application de la recette gagnante du « Cassoulet » . :-)

Le bon, la brute et le truand

Vendredi 14 novembre 2008

Les dirigeants du G20 se rencontrent ce soir chez George W pour tenter sauver le système capitaliste, semble-t-il.  Durant la journée, le hôte du banquet déclare : « le système fonctionne. »

Croyez-vous qu’il y aura une série de discours portant sur la nature du système capitaliste et les qualités de l’amour pour un monde meilleur? Que Platon se retourne dans sa tombe!

Le Bon, la Brute et le Truand

Le Bon, la Brute et le Truand du système capitaliste

Qui est le Bon, la Brute ou le Truand du sytème capitaliste

J’aurais voulu être un artiste

Mercredi 12 novembre 2008

En ce lendemain du jour de l’Armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, nous aurions voulu écrire quelques lignes sur la frontière, la guerre, la paix et l’espoir. À notre manière, nous aurions cherché dans notre cerveau d’artiste une ou deux images, quelques lieux communs pour orner ces lignes, maladroitement exprimées, mais toujours authentiques et parfois, ça arrive qu’elles soient émouvantes. Mais un courriel d’une amie a détourné le cours du billet de ce soir.

- Dites, Artistes, de quoi votre amie a-t-elle écrit dans son courriel pour que vous ailliez changer votre fusil d’épaule? De plus, vous nous en parlez ici, sur ce blogue? Puisque vous êtes des gens curieux, vous nous l’auriez ainsi demandé, n’est-ce pas? ;-)

- De l’art.  Évidemment, de quoi d’autre que les arts pour émouvoir des artistes comme nous? :-|

Si nous avions écrit ce soir sur le Jour du Souvenir, nous aurions utilisé le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet, avec Madame et Fiston, ici et là. C’est très connu et vous avez sûrement vu ce tableau-là. Ce n’est pas du grand Monet, mais l’image enferme des sentiments filiaux. Elle se prête bien au jeu de ce billet qui ne sera, malheureusement, jamais écrit. Car le bonheur de vivre en temps de paix, et cette lumière si vivace du Sud de la France qui caractérisent si bien des Monet de jeunesse nous semblent si appropriés pour le sujet.

Si nous n’avions pas changé d’idée pour le sujet de ce soir, un autre tableau aurait pu accompagner ce billet du lendemain du Jour de l’Armistice de la Première Guerre : « La rue Mosnier aux drapeaux » de Manet, pour son soleil radieux et aussi pour ce personnage dans le coin inférieur gauche du tableau, de dos, au béret et à la veste bleu poudre, large d’épaules. Nous nous demandons chaque fois s’il avait été un combattant, ou encore simplement, un infirme de naissance. Peut-être, un accidenté. Vous le savez, à cette époque, les chemins de fer serpentent tout Europe. Il a même l’air en train de chantonner La Marseillaise.  L’entendez-vous?

Le tableau « Rue Mosnier aux drapeaux » de Manet est beaucoup moins connu que le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet.

Mais, rien de tout ça à cause de ce courriel de notre amie. À la place, nous vous parlons de ces possibles rêves fourchés; ces rêves de carrière artistique de plusieurs enfants des générations futures, disparus; ces rêves « J’aurais voulu être un artiste », désir inassouvi des comptables agrées, des hommes et femmes d’affaires, des professionnels à l’esprit cartésien de demain à cause les arts à l’école ne sera bientôt qu’une option et non une matière à laquelle nos petits Québécois apprennent à créer des oeuvres d’art.

Mon Dieu, l’heure est grave! Les arts à l’école comme une option, c’est comme cet adorable chaton qui nous tend sa petite patte et vous implore son désarroi : SVP! J’aimerais être un artiste

J’aurai voulu être un artiste - Les arts à l’école, ce sera bientôt une option

Réagissez pour sauver l’avenir des arts au Québec! Vite! Imaginez un peu votre fille en Céline Dion sur les Plaines d’Abraham, votre fils en Guy Laliberté, votre nièce en Angèle Dubeau, votre neveu en Robert Lepage, vos petits-enfants en Guy A, en humoriste, en chanteur populaire… ou comme nous, méconnus, tenir un blogue d’art qui vous disant jour après jour : moi, moi et moi, nous sommes si bons, mais personne ne s’intéresse à notre art! 8O

Ainsi, un autre jour s’achève. À ceux qui s’intéressent aux arts, le texte de la pétition et ses signataires…

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Une image vaut mille mots - Prendre le train

Lundi 10 novembre 2008

Tout le monde ou presque tout le monde connait l’adage « Une image vaut mille mots », ou encore, si vous préfériez sa version améliorée ;-) « Une image vaut mieux que mille mots ».

Il est plus aisé de fabriquer des images de nos jours qu’auparavant… nous voulons dire… une époque du passé. L’adage perd peut-être un peu le sens profond de la difficulté de fabriquer une bonne image suggestive. D’abord, nous avons bien plus d’outils de fabrication d’images que l’on avait. Cela facilite la tâche d’obtenir une image, et l’évolution des connaissances sur la perception aide grandement les faiseurs d’images parmi lesquels, nous incluons évidemment les artistes qui font des images.

Ah les artistes. Vous le savez, c’est devenu un métier à mille usages : chanteur, acteur, acrobate, clown, compositeur, photographe, graphiste, performeur, danseur, musicien, décorateur, designer et plus encore. Tant de mots pour biens les nommer. Mais, combien c’est mystique à les appeler tous artistes.

En ce moment, un flash traverse probablement votre esprit critique qui pourrait se résumer comme suite : hé! Artiste! Accouche! Arrêtez de tourner autour du pot

Haaaaha! Voilà! Une image qui vaut mille mots : tourner autour du pot! :-)

Bon, cessons de divaguer! « Prendre le train ». Voilà le 2e sujet de ce billet, de ce soir.

Si vous avez un certain âge, ou encore, un âge certain, vous avez surement eu la chance de voyager une ou deux fois en train. Si vous avez à expliquer l’expérience de prendre un train à une personne, tenez, à un enfant qui n’a jamais pris le train à l’aide d’une image qui vaut mille mots. Quelle serait cette image-là?

Pas évident, n’est-ce pas? Cela vous demanderait certainement un effort pour illustrer cette expérience-là.

D’ailleurs, « prendre le train » en Europe n’a pas la même signification que « prendre le train » en Amérique du Nord. L’histoire du train est écrite différemment sur ces deux continents. La proximité des pays européens et le vaste territoire Nord Amérique offrent une expérience bien différente. Si le chemine de fer canadien qui relie l’Est et l’Ouest avait une notion d’unification d’un grand pays; de nos jours, nous avons des banlieusards qui prennent le train pour le train train quotidien. Tenez, juste sur le territoire européen, passer une journée sur un train en Espagne est une expérience forte différente qu’un voyage sur un train qui sillonne l’Angleterre, la France et la Belgique. L’odeur, le bruit, le paysage, le service, le confort, tout est différent. Sur quoi doit-on se concentrer pour illustrer l’expérience d’un voyage en train? Et que dire du Transsibérien, de l’Orient Express ou d’un TGV qui traverse la Chine du Nord au Sud…

Voyez-vous, pas évident d’illustrer l’expérience et l’émotion qu’éprouve un passager en prenant un train. Et cette image-là, qu’en dites-vous? 8O

Une image vaut mille mots - Prendre le train

Illustration d’un processus artistique

Samedi 8 novembre 2008

Nous parlons beaucoup ici de l’artiste Damien Hirst. Encore aujourd’hui.

Mais, de quoi encore aujourd’hui? Nous aimerions vous parler du processus artistique complexe de Damien Hirst aujourd’hui. Si vous permettiez, nous titrons ce petit billet : Illustration d’un processus artistique.

Avis aux jeunes artistes désirant vivre pleinement leur vie d’artiste loin des misères financières d’une vie d’artiste et connaître du succès artistique de leur vivant, sans compter leurs états émotifs ternis par des préceptes éducatifs de quelque maître, incapable à leur éclairer les tournants cruciaux de leur cheminement d’artiste.  Mes sieurs et dames, Hirst est là pour vous… et pour nous!

L’autre jour, nous avons même évoqué la présence prémonitoire de Francis Bacon dans l’oeuvre d’Hirst, cet artiste que nous qualifions d’artiste le plus célèbre de la première moitié du 21e siècle. Nous savons maintenant que quelqu’uns sont en désaccord avec cette affirmation, mais vous préférez l’anonymat et le silence.

Donc, malgré nos propos spéculatifs, nous nous sommes ressaisis, par souci de rigueur.  Aujourd’hui, nous allons illustrer qu’est-ce qu’un processus artistique du 21e siècle. 8O

Étape 1 d’un processus artistique du 21e siècle : utiliser le talent pour représenter l’idée artistique et géniale, et non pour la réaliser soi-même.

Sachez que nous parlons en ce moment du processus artistique du 21e siècle, vous devriez alors faire comme Damien Hirst.

Ne perdez pas votre temps à cette chose qu’on appelle le dessin, à la manière ancienne. Vous avez vu ci-dessous, si si! Une date de la création du dessin, 2008. La proportion, 9×3x3 ou 12×4x4; couleur noire; un titre choisi, «le Royaume». En passant, pas de «Sans titre», s’il vous plaît! Cela veut simplement dire que vous n’avez aucune idée ou une vague idée nébuleuse. Sachez que le public souhaite voir la vision de l’artiste, pas de je-sais-pas, je-doute ou des peut-être! La matière, un aquarium et un requin tigre.

Voilà! N’oubliez pas de signer votre dessin préparatoire, en gage de son authenticité. Nous omettons ici volontairement le prix de ce dessin… ces chiffres qui forment de plusieurs zéros. C’est lassant!

Processus artistique

Étape 2,  la formation du noyau vital d’un processus artistique : votre l’équipe de création.

Vous êtes le leader de cette équipe de création.

Entourez-vous de gens compétents qui acceptent de travailler autant que vous, dans l’ombre ou sous le spot, mais en votre nom d’artiste. Aimez-vous la politique américaine? Observez comment le 44e président des États-Unis former son équipe pour gouverner: un vice-président expérimenté pour contrebalancer le duo présidentiel. Ensuite, un chef de cabinet de style bulldog, un ex-conseiller de Clinton pour garder cette distance requise entre lui, un être nuancé, pleine d’espoirs et le reste, la réalité envahissante. Une fois le gardien choisi, bientôt, ses secrétaires d’État, des lieutenants spécialistes. Sans oublier, la formation de son équipe de conseillers qui travaillera dans l’ombre. Le reste, c’est la Constitution et son Parti qui s’en chargent : le Sénat, la Chambre des représentants et le militantisme. Plus tard, la nomination des juges.

Artiste! C’est hyper simple la formation de votre équipe de création à côté de ça. De votre mentor spirituel, en passant par des amis artistes, quelques coach, galeristes, conservateurs et directeurs de musée, porte-parole, jusqu’aux artisans de votre équipe de création qui fabriquent des œuvres pour vous selon votre volonté.

Sachez que l’on investit sur vous. Pour qu’une telle équipe soit réunie, vous devez être évidemment jeune, de préférence, charismatique, talentueux, visionnaire, incarnation du nouveau, inspirant, géant… Bref! Comme Damien Hirst, par exemple. :-|

Processus de la création

Étape 3,  obtenir des résultants artistiques rapidement et un retour d’investissement enviable.

Les produits artistiques issus de ce processus artistique devraient être simples, à l’image des produits d’Appel ou de Google; si vous faites sentir à la personne devant votre oeuvre que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre oeuvre. Vous la perdez. Le temps, c’est de l’art..gent!

Votre oeuvre devrait avoir une image de qualité et de conformité. Pas de truc artistiquement abracadabrant. Ça, c’est du 20e siècle! C’est Out! Dépassé! Bon, d’accord, la mode peut revenir. Mais, on ne parle pas de linges, mais de l’oeuvre d’art.  Le cycle de mode en art est plus long.

Important! Ayant le symbolisme à l’image de notre humanité dans votre art. C’est-à-dire, le résultant de ce processus artistique est à la fois le miroir et le reflet dans le miroir, soit la temporalité de notre réalité humaine éphémère.

Illustration d’un processus artistique