Archive pour septembre 2008

 

Programme de soutien aux artistes

Mardi 30 septembre 2008

Artiste! Ne soyez pas découragé par ces maigres coupures de $45 millions de subventions du gouvernement fédéral de Stephan Harper. Il existe d’autres programmes de soutien aux artistes désirant émouvoir ses semblables avec leur art.

Vous savez, pour créer, nous n’avons point besoin d’argent, il suffit d’avoir quelques choses à mettre sous les dents.  Quand nous sommes artistes, notre esprit créateur riche et fertile sait comment trouver des recours financiers… euh, alimentaires! Nous voulons vous dire, alimentaires. Après avoir rassasié, notre esprit peut se déployer dans toute sa splendeur et se transcender librement et naturellement dans notre art.

Lorsque notre art atteindra sa pleine maturité comme au firmament d’une étoile scintillante, le libre marché mondial nous ouvrira ses portes. Vous verrez alors que des tableaux aux images magiques et puissantes à la Riopelle, naîtront dans une pièce exiguë, avec femme et enfants. Vous verrez aussi de nouveaux Projets Andersen acclamés de ville en ville, que de salles de théâtre noires de monde! Vous verrez, peut-être aussi, de nouveaux Cirques du Soleil qui déambuleront de chapiteau en chapiteau, sans qu’un seul clown soit triste.

Nous répétons: il suffit un peu d’amour…  Euh, désolé… :oops: mauvais enregistrement.

Nous répétons, il suffit d’avoir quoi à mettre sous les dents pour créer. On dirait que dans la forêt enchanteresse du Nouveau-Brunswick, il y a de l’espoir…

Programme de soutien aux artistes

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Affiches électorales, par des artistes en design graphique d’UQÀM

Samedi 27 septembre 2008

Plusieurs entre vous ont probablement vu sur Youtube le vidéo caricatural, produit par des artistes québécois mécontents des coupures de subventions du gouvernement Harper dans la culture.  Voici maintenant les meilleures affiches électorales, conçues par des finissants en design graphique d’UQÀM. Elles sont subtiles, symboliques et cocasses, parfois, d’un humour décapant.

Les artistes graphistes revisitent les slogans avec un regard nouveau, probablement tout ce que vous aimeriez voir à la place de ces authentiques mais ternes affiches électorales de nos partis politiques fédéraux qui ont envahi notre paysage urbain depuis maintenant plusieurs semaines déjà.

Intitulée: Campagne de propagande électorale parallèle aux élections fédérales au Canada, 14 octobre 2008.

 

Affiche électorale NPD, avec Jack Layton prêt pour le changement

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Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Jeudi 25 septembre 2008

Par Mélibée

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites - Il y a un peu plus de dix ans que j’ai vu cet endroit pour la première fois. Il s’y en dégageait une très belle ambiance. On pouvait très bien sentir la présence des lieux, sentir le temps.

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Mais là, mais là, ça ne va pas du tout, du tout… avec ces magnifiques bancs de parc verts, ces balustrades bon marché et ces poubelles d’allure internationale.  Non, mais c’est devenu un rond-point. Dites, vous connaissez l’intégration urbaine, messieurs les fonctionnaires…  je sais, je sais… je rouspète. Mais admettez que c’est une horreur.

Qui a pris cette décision… une chance que je ne suis pas empereur, enfin, impératrice… Des têtes rouleraient! :?

Bon, je vais me calmer. :-)

Il y a tout même une notion de sécurité publique qu’une Administration des services publics doive considérer… je sais. Mais contemplez le gâchis, voyez par vous-même… si vous êtes assis ici… regardez ce combat silencieux entre les vestiges d’hier et ceux d’aujourd’hui. J’exagère, vous dites? Pas du tout, pas du tout. L’intégration urbaine ça existe, vous savez. Ce n’est pas qu’un concept, mais une réalité concrète.  Allez… pardi!!!  Un p’tit effort pour moi la prochaine fois quand je vous rendrai visite.

Pour terminer sur une note pastorale, quand vous irez dans l’arène. Il vous faudrait gravir les gradins et redescendre par le petit escalier qui donne sur la rue.

C’est coquet et magnifique. L’espace de quelques marches et l’on se croirait en campagne.

Arènes de Lutèce

iPhone artistique, en édition limitée

Mardi 23 septembre 2008

Il semble que les produits d’Apple sont à la mode… maintenant. Voici un iPhone artistique en édition limitée.

Vous conviendrez avec nous que ces produits de consommation fabriqués à grande échelle finiront démodés un jour. Ils sont souvent dispendieux et un peu compliqués. Quoique, à ce qui paraît…  les produits avec un « i » devant sont bien simples à utiliser: iPod, iPhone, iArt…

Nous artistes ne sommes pas toujours habiles avec la technologie. Cependant, nous sommes ingénieux avec nos mains d’artistes! Et nous sommes même capables d’innovation. Connaissez-vous la raison pour laquelle nous artistes, nous existons?

Nous existons pour vous offrir un peu d’humanité, plus modeste, plus petit, plus pauvre, plus dans tout ce qu’il y a de moins. Nous essayons de créer de la valeur avec moins, peu ou presque rien. Nous aimons la singularité. En art, l’unicité est importante. Pourquoi avoir deux copies pareilles si la perfection est atteinte avec une seule? La valeur est bien plus grande avec la copie unique. ;-)

Si nous sommes capables de créer plusieurs copies identiques. Dans ce cas-ci, nous les numérotons 1 sur X, 2 sur X, 3 sur X, ainsi de suite.  X est le nombre total de copies. Nous l’appelons une « édition limitée » quand nous sommes capables de mécaniser notre production artistique comme dans l’estampe ou la céramique. Une édition illimitée, c’est un signe de qualité… moindre.  Dans l’ancien temps, il y avait des mangeurs de patates, vous les avez sûrement vus dans des tableaux de Van Gogh? Des patates, ce n’est pas cher et tout le monde pouvait en manger, même pour les pauvres. Les riches, eux, ils mangeaient de petits gâteaux! C’est plus dispendieux, c’est plus rare manger des petits gâteaux. Mais, vous savez aussi que la rareté peut faire perdre la tête.

Hop dans le panier.  :?

Ici, un iPhone en céramique, en édition limitée, par un artisan sans nom de la Norvège. Même pour cette photo de pub, au lieu de faire comme dans la pub d’iPhane, une main d’homme tenant avec assurance son iPhone. Le céramiste a préféré une main d’enfant pour tenir ce iPhone artistique, signe de croissance, d’espoir et de pureté.

iPhone artistique, en édition limitée

Michelle Obama, par Daniel Edwards

Samedi 20 septembre 2008

Un buste de Michelle Obama, la possible future First Lady légèrement nue.

Y a-t-il sujet à crier le scandale? Vous verrez dans les prochains jours que les mots scandale, provocation et controverse seront au rendez-vous. L’Amérique serait-elle encore un peu puritaine, ou encore, certains mots ont-ils perdu leur sens véritable? À moins que c’est nous qui sommes devenus insensibles? Peut-être.

Il s’agit de la toute dernière création de Daniel Edwards, « Makeover for America ». Le soi-disant controversé sculpteur américain fait des oeuvres en modelage, toujours très réaliste, toujours avec un brin de désir de provoquer, mais d’une approche usée comme l’habit d’un sans abri.

En effet, nous trouvons que sa formule est plutôt usée.  L’artiste semble cependant fort habile de ses mains, un beau sens d’observation académique et un flaire pour identifier des sujets qui suscitent des réactions : Britney Spears accouche, autopsie de Paris Hilton, mort du Prince Harry, Fidel Castro sur son lit de mort, buste d’Hillary Clinton légèrement vêtue, etc. Depuis hier, Michelle Obama s’est jointe à cette liste de célébrités malgré elle. Si Obama gagnait la présidence en novembre, cette sculpture de Michelle Obama fera parler de l’artiste.

Michelle Obama, par Daniel Edwards

Daniel Edwards choisit un personnage connu pour sa visibilité, facilement reconnaissable par le grand public. Évidemment, une telle proie ne peut qu’attiser notre monde avide de nouvelles sensationnelles. L’image de son oeuvre est donc vite transportée à l’avant-scène par les journalistes et… les blogueurs.

Généralement, très vite, en quelques jours, le phénomène s’essouffle, fin de l’épisode. À nouveau, l’artiste se met à la recherche de sa prochaine proie artistique et sensationnelle. Malgré son habilité, Daniel Edwards demeure fort limité dans sa formulation du scandale : masque mortuaire, buste nu, posture d’un mannequin plastique et objet insolite. Même si la mort est un thème récurrent dans son oeuvre, Daniel Edwards n’a pas su comment en faire une variation sur un thème. Il s’est contenté de camper sur ses habilités tactiles et à faire de la permutation.

Fort triste, on dirait qu’il y a blocage, ou une espèce de confort rassurant.