Textes et images - avril 2008

 

Art public et Carey Price

Jeudi 24 avril 2008

L’art public et Carey Price – le joueur vedette du Canadien de Montréal n’arrête pas juste des rondelles sur une patinoire. Il attire aussi la curiosité des passants ces jours-ci. Le prodigieux gardien de but du CH, à peine 20 ans, personnifie depuis le début des séries éliminatoires la grande statue du Square Victoira, au Centre-ville de Montréal. En passant, nous ne changeons pas la vocation de ce blog… ;-) Quoique les sports, c’est tout aussi passionnant que les arts ou la politique sans partisanerie, évidemment!

Cette image de la statue du Square Victoire nous rappelle un aspect à la fois anodin, mais révélateur de l’art public. L’art public est accessible, sans piédestal et contraire à l’art muséal qui est longtemps qualifié par plusieurs de l’artefact artistique. L’art muséal est, par son statut, élitiste malgré lui. Alors que l’art public, il peut être tout aussi artistique et valeureux que l’art institutionnalisé. Dès qu’une œuvre franchit le seuil du Temple sacré artistique, elle est hors de la portée des spectateurs. L’oeuvre devient ainsi un objet à vénérer qui impose une distance entre elle et son public, infranchissable.

Art Carey Price

Le gilet Bleu-Blanc-Rouge de Carey Price sur l’oeuvre de l’artiste taiwanais Ju Ming donne une réalité nouvelle à la statue en bronze, soit les couleurs locales du printemps montréalais – la passion du Hockey d’un peuple.

Exposition printanière

Mercredi 23 avril 2008

Une exposition printanière de céramique – Les étudiants de céramique de l’Université Concordia sont fiers de présenter leur exposition printanière. Cette exposition est la synthèse de l’apprentissage, la recherche et du travail en atelier de l’année 2007-2008.

Ces 16 artistes ont repoussé les limites de leur créativité. Ils capitalisent sur la multiplicité des formes et de traitements de surface avec l’argile pour exprimer leurs idées et amener leur pratique artistique sur la scène artistique montréalaise. Leurs œuvres sont ingénieuses, parfois légères et parfois graves mais toujours chargées de sens.

L’exposition est en cour à l’Atelier Gaïa, 1590 rue Laurier. Le vernissage aura lieu le vendredi 25 avril de 18h à 21h.

Une exposition printanière, en céramique

Jour de la Terre

Lundi 21 avril 2008

Aujourd’hui, jour de la Terre, qui pourrait, avec le temps, faire partie de nos mœurs et coutumes comme la fête des Mères ou des Pères. Si l’on célèbre les pères et les mères pour avoir donné la vie. La Terre, elle, on la souligne pour sa fragilité.

Le Jour de la Terre a été célébré pour la première fois le 22 avril 1970. Une initiative du sénateur américain Gaylord Nelson qui voulait inciter des étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés. Ce même jour de la Terre est devenu, au fil du temps, jour de la sensibilisation à la protection de l’habitacle de notre humanité.

Pour souligner ce 22 avril 1970, voici une image que plusieurs ont probablement vue. Deux mains maquillées pour former le globe terrestre, minimaliste, presque naïf, mais très efficace pour illustrer les facettes de la préoccupation environnementale : réunir pour une synergie, réunir par symbiose, réunir pour que cela soit possible.

Journée de la Terre

Les mots nous font parfois divaguer… et vous, est-ce parail? « Globe », « deux », « naïf », « facette » nous amènent à « sphère », « duo », « primitif », « fragment » qui, à leur tour, nous conduisent à Picasso, Braque et du Cubisme. Si Picasso est de notre époque, il aurait sans doute intégré cette préoccupation du réchauffement climatique dans son art… on appelle ça bien souvent, du génie. Bonne journée de la Terre!

Message de paix

Samedi 19 avril 2008

Certaines pierres du Mur des Lamentations ont besoin d’être restaurées selon le rabbin, Shmuel Rabinowitz, responsable du site historique qui fait partie des patrimoines de l’humanité de l’UNESCO. Le rabbin qui supervise les opérations de nettoyage du Mur a affirmé que de petits blocs de pierre situés au sommet de la muraille sont en train de se détacher. Il espère pouvoir entreprendre des travaux de rénovation au cours de l’été.

Alors que de l’autre côté, la plus haute autorité religieuse musulmane de Jérusalem, Mohammed Hussein, a prévenu que toute action d’Israël à cet endroit serait considérée comme une agression. Car le mur fait partie de la mosquée d’Al-Aqsa, selon ce dernier.

Pour ceux qui souhaitent la paix entre les juifs et les musulmans, nous vous suggérons d’envoyer des prières, sous forme de messages écrits, par la poste, par courriel, ou même par SMS. Comment envoyer un message de paix? Sachez que deux fois par année, un rabbin et ses assistants nettoient les crevasses du Mur pour retirer des milliers de messages destinés à Dieu. Il faudrait que vous choisissiez le bon moment.

Message de paix

Une exposition à l’atelier-boutique Gaïa…

Jeudi 17 avril 2008

Nous avons reçu une invitation que nous partageons avec vous…

Il s’agit de découvrir en primeur les collections printemps 2008 de six céramistes contemporains. Vous n’avez que deux jours pour exalter votre curiosité… le vendredi 18 avril et le samedi 19 avril, à l’atelier-boutique Gaïa sur la rue Laurier, plus précisément au 1590 Laurier Est, bien entendu, c’est à Montréal.

Expo à l’atelier-boutique Gaïa

Opéra affiche

Mercredi 16 avril 2008

Pour susciter l’intérêt du public pour l’opéra, certain se sert de la mise en scène controversée en faisant défiler des figurants nus sur la scène, d’autres, anonymes, participent à l’élaboration d’un esthétisme renouvelé. Depuis plusieurs années, l’Opéra de Montréal mise sur l’extraordinaire talent d’une équipe de maquilleurs pour nous livrer des affiches efficaces, esthétiques et minimalistes : un visage, un masque peint et surtout, de l’émotion.

La saison d’abonnement 2008-2009 de l’Opéra de Montréal est maintenant en cours. Vous avez possiblement vu sa pub télé. Alors, que préfériez-vous? La stratégie de marketing préconisée par l’Opéra de Montréal ou celle de l’Opéra d’Erfurt?

Opéra affiche

Si l’Opéra de Montréal est toujours en cours de restructuration financière et d’effectifs, et ce, depuis 2006, il nous proposera néanmoins cinq productions pour sa 29e saison qui passe du classicisme à la modernité : Macbeth de Verdi, Lucia di Lammermoor de Donizetti, La fanciulla del West de Puccini, les Pêcheurs de perles de Bizet, et Opéra plus Starmania de Plamondon.

Figurants nus aux masques de Mickey

Mardi 15 avril 2008

Trente-cinq hommes et femmes de plus de 50 ans jouent nus dans une interprétation insolite de l’opéra de Giuseppe Verdi, Le Bal masqué, à Erfurt, dans l’est de l’Allemagne.

L’histoire du bal masqué de Verdi est inspirée des événements de l’assassinat du roi Gustave III de Suède au cours d’un bal masqué dans l’Opéra royal de Stockholm.

Le metteur en scène est le chorégraphe autrichien Johann Kresnik, un habitué de controverses, connu notamment pour des mises en scène en faisant jouer des figurants nus. Cette fois-ci, les figurants portent des masques de Mickey tout au long du spectacle, sur fond de décor représentant les ruines du World Trade Center. Nous cherchons encore le lien entre Mickey, les ruines du World Trade Center et l’histoire du Bal masqué de Verdi.

« Le concept est un critique envers l’Amérique, ce monde de l’Amérique d’aujourd’hui avec ses habitants très riches et d’autres très pauvres, avec la guerre et les excès », indique Guy Montavon, le directeur de l’Opéra d’Erfurt.

Figurants nue aux masques de Mickey

Des Mickey au théâtre

Insolite, dites-vous? ;-) Le point positif est peut-être de faire défiler des figurants nus de plus de 50 ans à une époque où l’on fait si souvent l’éloge à la jeunesse, à tout prix, même au botox! :-|

Moïse ou Charlton Heston

Lundi 14 avril 2008

Samedi dernier a eu lieu en Californie, la cérémonie funéraire de Charlton Heston. À peu près tous les médias ont annoncé le décès de la légende dans le monde du cinéma le 6 avril dernier, peu lui ont accordé une attention le weekend passé. Comme quoi, la vie d’un acteur pour les médias est à l’image des enregistrements qu’écoute l’agent Jim Phelps, dans Mission impossible. Ils s’effacent à plus moins brève échéance après écoute.

Nous ne vous apprendrons rien si nous soulignons à nouveau les grandes fresques cinématographiques de Charlton Heston, tels que Ben Hur, les Dix commandements ou la Planète des singes. Par contre, il est quand même intéressant de rappeler que Charlton Heston a interprété plusieurs personnages symboliques. En commençant par Moïse, Marc-Antoine et Gengis Khan, ou encore, Michelange, le génie de la Renaissance, sans oublier, le Cardinal Richelieu et Henri III. Peut-être, tous négligeables pour notre époque, après tout, ils datent un peu. :-| Néanmoins, ils ont tous endigué, à leur manière, l’évolution de notre Histoire, et influencés indirectement, l’état actuel de notre monde.

À bien y penser, il n’y a définitivement plus grand chose à rajouter, sauf à propos de Moïse. Non, non! Pour les Dix commandements, nous allons devoir attendre le moment opportun, comme par exemple, la Semaine Sainte de l’an prochain. ;-) Nous aimerions rappeler que Moïse est le prophète dont la vie est relatée autant dans le Coran que dans la Bible. De plus, si l’on se fie aux écrits, Moïse semble faire l’unanimité parmi les deux croyances comme prophète, alors que l’état actuel de notre monde nous laisse voir le contraire.

Que la Paix soit avec vous, Charlton Moïse Heston, même si vous aviez tant défendu le libre port d’arme.

Moïse ou Charlton Heston

Collectionneur chinois

Dimanche 13 avril 2008

Finalement, cette photographie de nu de Carla Bruni, épouse du président français Nicolas Sarkozy a été adjugée jeudi chez Christie’s à un collectionneur chinois pour $91,000 USD.

Collectionneur chinois

Mangues ou asperges?

Samedi 12 avril 2008

Mangues

Dans une économie mondialisée, tout n’est, encore bien plus, qu’une question de marchandage et de profit : l’offre et la demande d’Adam Smith fait partie de notre compréhension du monde; l’argent et le pouvoir d’achat, des mots de notre langage usuel; le bas coût de production et le bénéfice toujours le plus élevé, un jargon vulgarisé; l’enchère et Ebay, des synonymes et de l’accès à Internet aux foyers modestes…

Deux mangues japonaises de la préfecture méridionale de Miyazaki, surnommé « oeufs de soleil », ont été vendues aux enchères pour la somme record de 200,000 yens, a indiqué le grossiste Tokyo Seika. Cette somme fracasse ainsi le record établi l’an dernier, également au Japon: soit de 38,000 yens pour deux mangues.

Les mangues de Miyazaki sont extrêmement populaires au Japon, un phénomène renforcé par la promotion qu’en fait le gouverneur de la région, le comédien Hideo Higashikokubaru. Le prix des fruits produits localement est exorbitant au Japon.

Ici, le prix de nos produits locaux sont encore raisonnables. Nous appelons ce phénomène, encourager l’économie locale, n’est-ce pas? Même si c’est un peu plus cher comme l’on dit.

Voici une vieille histoire: un richissime client qui acheta à Manet, peintre impressionniste, à ne pas confondre avec l’autre artiste impressionniste tout aussi célèbre que ce dernier, une nature morte, la « Botte d’asperges », il fut ravi de son acquisition qu’il paya 1000 francs au lieu de 800 francs convenus. Manet fut si touché par le geste qu’il peignit un second tableau représentant une asperge et le fit porter au mécène avec un mot de remerciement : « Il en manquait une à votre botte. »

Asperge

Chine Tibet, le conflit

Jeudi 10 avril 2008

Chine et Tibet – comment lire autrement l’Art de la guerre de Sun Tzu.

Comme plusieurs entre nous, nous observons la tournure des événements autour de l’émeute et des incendies au Tibet; nous lisons les déclarations du Dalaï-Lama dans les journaux; nous décortiquons le sens des mots émis par des porte-paroles chinois, sur le net; nous visionnons les spots d’images des manifestations pro-Tibet à la télé; nous youtubons, si si, youtubons comme dans googlons, les vidéos ayant pour sujet Tibet; nous revoyons les incidents survenus autour de la flamme olympique sur le petit écran… Grèce, Angleterre, France, États-Unis… Imaginons maintenant si ce même climat est maintenu jusqu’aux Jeux de cet été. Imaginons aussi si la montée de la ferveur nationalisme chinois, stimulé, allumé et alimenté…

Nous nous demandons si les stratèges, les penseurs, les bailleurs de fonds, les organisateurs, les conseillers de cette cause – tout laisse croire, noble et juste, ces personnes dans l’ombre que nous ne voyons pas à la télé, ou, sur YouTube : ont-ils cette sagesse bouddhiste du détachement que l’on attribue tant au Dalaï-Lama?

Ne recherchez l’image traditionnelle de l’art dans ce billet…, tout indique qu’il n’y a que le mot « Art » dans la première phrase… et là, pour la deuxième fois dans ce texte ;-)

L’Art de la Guerre, le conflit Chine et Tibet

Alors, Sun Tzu dit:

Avant d’entreprendre ce genre de combat (l’utilisation du feu), il faut avoir tout prévu. Il faut avoir reconnu la position des ennemis, il faut s’être mis au fait de tous les chemins par où il pourrait s’échapper ou recevoir du secours, il faut s’être muni des choses nécessaires pour l’exécution du projet, il faut que le temps et les circonstances soient favorables.

Préparez d’abord toutes les matières combustibles dont vous voulez faire usage: dès que vous y aurez mis le feu, faites attention à la fumée. Il y a le temps de mettre le feu, il y a le jour de le faire éclater: n’allez pas confondre ces deux choses. (…) Les cinq manières de combattre par le feu demandent de votre part une conduite qui varie suivant les circonstances: ces variations se réduisent à cinq. Je vais les indiquer, afin que vous puissiez les employer dans les occasions.

1 – Dès que vous aurez mis le feu, si, après quelque temps, il n’y a aucune rumeur dans le camp des ennemis, si tout est tranquille chez eux, restez vous-même tranquille, n’entreprenez rien; attaquer imprudemment, c’est chercher à se faire battre. Vous savez que le feu a pris, cela doit vous suffire: en attendant, vous devez supposer qu’il agit sourdement; ses effets n’en seront que plus funestes. Il est au-dedans; attendez qu’il éclate et que vous en voyiez les étincelles au-dehors, vous pourrez aller recevoir ceux qui ne chercheront qu’à se sauver.

2 – Si peu de temps après avoir mis le feu, vous voyez qu’il s’élève par tourbillons, ne donnez pas aux ennemis le temps de l’éteindre, envoyez des gens pour l’attiser, disposez promptement toutes choses, et courez au combat.

3 – Si malgré toutes vos mesures et tous les artifices que vous aurez pu employer, il n’a pas été possible à vos gens de pénétrer dans l’intérieur, et si vous êtes forcé à ne pouvoir mettre le feu que par dehors, observez de quel côté vient le vent; c’est de ce côté que doit commencer l’incendie; c’est par ce même côté que vous devez attaquer. Dans ces sortes d’occasions, qu’il ne vous arrive jamais de combattre sous le vent.

4 – Si pendant le jour le vent a soufflé sans discontinuer, regardez comme une chose sûre que pendant la nuit il y aura un temps où il cessera; prenez là-dessus vos précautions et vos arrangements.

5 – Un général qui, pour combattre ses ennemis, sait employer le feu toujours à propos est un homme véritablement éclairé (…)

Semble-t-il qu’il faut lire les textes traduits du vieux chinois comme les textes bibliques. Il ne faudrait pas oublier, dans ce cas-ci, la signification littérale, allégorique et philosophique du texte. Néanmoins, dans celui-ci, point de dimension mystique. Nous continuons…

Les différentes manières de combattre par le feu, telles que je viens de les indiquer, sont ordinairement suivies d’une pleine victoire, dont il faut que vous sachiez recueillir les fruits. Le plus considérable de tous, et celui sans lequel vous auriez perdu vos soins et vos peines est de connaître le mérite de tous ceux qui se seront distingués, c’est de les récompenser en proportion de ce qu’ils auront fait pour la réussite de l’entreprise. Les hommes se conduisent ordinairement par l’intérêt; si vos troupes ne trouvent dans le service que des peines et des travaux, vous ne les emploierez pas deux fois avec avantage.

La nécessité seule doit faire entreprendre la guerre. Les combats, de quelque nature qu’ils soient, ont toujours quelque chose de funeste pour les vainqueurs eux-mêmes; il ne faut les livrer que lorsqu’on ne saurait faire la guerre autrement.

Lorsqu’un souverain est animé par la colère ou par la vengeance, qu’il ne lui arrive jamais de lever des troupes. Lorsqu’un général trouve qu’il a dans le coeur les mêmes sentiments, qu’il ne livre jamais de combats. Pour l’un et pour l’autre ce sont des temps nébuleux: qu’ils attendent les jours de sérénité pour se déterminer et pour entreprendre.

S’il y a quelque profit à espérer en vous mettant en mouvement, faites marcher votre armée; si vous ne prévoyez aucun avantage, tenez-vous en repos; eussiez-vous les sujets les plus légitimes d’être irrité, vous eût-on provoqué, insulté même, attendez, pour prendre votre parti, que le feu de la colère se soit dissipé et que les sentiments pacifiques s’élèvent en foule dans votre coeur. N’oubliez jamais que votre dessein, en faisant la guerre, doit être de procurer à l’État la gloire, la splendeur et la paix, et non pas d’y mettre le trouble, la désolation et la confusion.

Ce sont les intérêts du pays et non pas vos intérêts personnels que vous défendez. Vos vertus et vos vices, vos belles qualités et vos défauts rejaillissent également sur ceux que vous représentez. Vos moindres fautes ont toujours des conséquences; les grands conflits sont souvent irréparables, et toujours très funestes. Il est difficile de soutenir un royaume que vous aurez mis sur le penchant de sa ruine; il est impossible de le relever, s’il est une fois détruit: on ne ressuscite pas un mort (…)

Nous avons supprimé quelques passages de ce texte pour éviter les longueurs… voilà notre réflexion d’artistes sur le conflit Chine et Tibet.

Dali et la photographie

Mardi 8 avril 2008

Dali a dit à plusieurs reprises au cours de sa vie que sa peinture n’est autre que de la photographie, faite à la main et en couleur. Évidemment, il parlait de la photographie des années 50, en noir et blanc. Si l’on ôte l’aspect surréaliste de la peinture de Dali, il ne reste presque que du réalisme académique. Les propos de Dali prennent alors tout son sens. Nous pouvons dire qu’il y a là, une réelle affinité entre l’art de Dali et la photographie.

Dali a collaboré avec plusieurs photographes, d’abord Man Ray et Brassaï, puis avec Cecil Beaton et Philippe Halsman. Aujourd’hui, il s’est vendu à New York une photographie de Halsman qui fait partie de la série Skull, exécutée en 1951 avec Dali. Elle s’intitule Crâne et Dali, pour une petite somme de $18,750.

Cette photographie, un nu constitué d’un montage de corps à partir d’une esquisse de Dali. Lorsqu’on la regarde à une distance suffisamment éloignée, l’enchevêtrement des sept corps de femme suggère l’illusion d’un crâne. Le crâne symbolise la vanité dans la peinture classique. Dali et Halsman voulaient revisiter ce symbole de la vanité en créant une version moderne de la vanité.

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