Textes et images - octobre 2007

 

Armand Vaillancourt à la TOHU

Lundi 15 octobre 2007

L’artiste québécois Armand Vaillancourt réalisera ce dimanche une œuvre à la TOHU afin de sensibiliser les Montréalais à la saine gestion des déchets. Il créera une sculpture avec 1500 kg d’aluminium. Cette création en directe aura lieu dans le cadre de l’EXPO 3R, qui fait la promotion de la réduction des déchets, la réutilisation et le recyclage.

Armand Vaillancourt est un artiste engagé, de renommée internationale. Son œuvre de genèse est sans doute l’Arbre de la rue Durocher.

En 1954, la ville de Montréal devait abattre un orme de la rue Durocher. Pendant deux ans, l’artiste s’est affairé, sous le regard du public, à redonner vie à ce vieux géant condamné. Avec cette œuvre exécutée en public, Vaillancourt ouvre une nouvelle voie à la sculpture moderne québécoise. L’essence de l’art de Vaillancourt se trouve bien au-delà de la matière qu’il sculpte, il est au cœur du regard du public.

L'Arbre de la rue Durocher
Image : Musée national des beaux-arts de Québec

Baiser sur un Twombly

Dimanche 14 octobre 2007

Rindy Sam, une Cambodgienne de 30 ans a laissé la trace de son baiser sur un triptyque de Cy Twombly, Les trois dialogues de Platon (1977). Le baiser a provoqué, en quelques secondes, émoi et désarroi. La toile de Twombly, blanche, est estimée à 2 millions de dollars. Le triptyque fait partie lui-même d’un polytptique de 11 éléments exposés pour la première fois à Avignon.

Et la malheureuse, elle déclare qu’elle voulait juste déposer un baiser, c’était un acte d’amour, niant toute intention malfaisante ou calculée de laisser la trace d’un baiser rouge sur la toile de lin blanche. Si vous n’étiez pas familier à l’oeuvre de Cy Twomby, imaginez ceci: un Nietzsche artiste de fin de parcours; mêlant le dessin à la peinture, abstrait et minimaliste. Pas évident, n’est-ce pas? ;-)

Quant au baiser de Sam, il est actuellement en vente sur Internet. Intéressant, n’est-ce pas? Le procès de Sam est en cours, délibéré au 16 novembre prochain.

Un baiser sur Twombly

Pointe-à-Callière lauréat

Samedi 13 octobre 2007

Pointe-à-Callière s’est vu décerner le prix d’Excellence pour son exposition intitulée Japon.

L’exposition a eu lieu entre 16 mai au 15 octobre 2007. Elle a proposé 150 pièces archéologiques, dont un trésor national japonais – une statuette haniwa représentant un guerrier. Le jury du SMQ souligne le mérite du Musée d’avoir fait découvrir aux visiteurs pour la première fois la préhistoire nipponne, depuis 35 000 ans avant notre ère jusqu’au VIe siècle. Plusieurs pièces ont été prêtées pour la première fois par le Musée national de Tokyo à un musée étranger. De plus, le musée lauréat a produit un des rares catalogues d’exposition sur le Japon ancien, en français.

Les Prix de la Société des musées québécois (SMQ) visent à reconnaître, stimuler et récompenser l’excellence de la pratique muséale au Québec.

Pointe-à-Callière, musée lauréat 2007

Concours de céramique au Japon

Samedi 13 octobre 2007

Avis aux céramistes intéressés, un concours de céramique est en cours de préparation au Japon. Il s’agit du 8e concours international de céramique de Mino. Plusieurs prix seront décernés aux gagnants. Pour de plus amples informations, veuillez visiter le site officiel du Concours international de céramique de Mino.

Concours de céramique au Japon

Tout est gratuit au musée

Samedi 13 octobre 2007

À l’autre côté de l’Atlantique, cette fois-ci, à Montréal, une nouvelle d’une similitude frappante : on parle de l’extension d’un musée et de la gratuité d’accès au musée.

En effet, le pavillon d’art canadien du Musée des beaux-arts de Montréal n’est plus juste un projet hypothétique. Autre que l’appui financier octroyé par les gouvernements canadien et québécois, le Musée a entrepris de créer un fonds d’autofinancement de quatorze millions de dollars dont les revenus permettront d’assumer en totalité les coûts de fonctionnement de son futur pavillon.

Une famille de mécènes montréalais a récemment confirmé un appui très important à ce projet d’extension. D’ailleurs, le futur pavillon d’art canadien portera le nom de « pavillon Claire et Marc Bourgie ».

Quant à la gratuité, même si le musée de Montréal ne peut se comparer au Prado dans sa richesse artistique. Un accès gratuit à un lieu de culture contribue à l’afflux de ses visiteurs et sa popularité.

Tout est gratuit au Musée

Prado à Madrid gratuit

Vendredi 12 octobre 2007

Le célèbre musée du Prado à Madrid sera gratuit pendant au moins deux heures chaque jour à partir de novembre, après l’ouverture de sa nouvelle et très attendue annexe. Le roi Juan Carlos d’Espagne et le premier ministre José Luis Zapatero inaugureront le 30 octobre prochain cette nouvelle extension conçue par l’architecte Rafael Moneo.

La construction a pris plus de cinq ans et coûté 152 millions d’euros. Parmi les nouvelles installations figurent quatre salles d’expositions temporaires, des espaces consacrés à la peinture et au dessin, des locaux techniques pour la restauration des œuvres, un auditorium de 400 places, une librairie et une cafétéria.

Le Prado, c’est le lieu sacré de l’extraordinaire collection d’œuvres de Goya.

Extension du Prado à Madrid
Photo de Denis Doyle

Portraits intimistes de Funk

Jeudi 11 octobre 2007

En parlant de l’Hyperréalisme, si vous êtes à Montréal, le Musée d’art contemporain de Montréal présente une exposition de l’artiste canadien Karel Funk. On a dit beaucoup de belles choses sur la peinture de Funk, semble-t-il que sa virtuosité technique se compare aux maîtres flamands et sa minutie, celle des Maîtres de la Renaissance.

Karel Funk réalise des portraits d’hommes en buste. Ses toiles sont sur un fond neutre, blanc et sans profondeur. Bien souvent, il nous présente des personnages de dos, la tête baissée ou face au mur. Ils sont habillés de vêtements contre le froid : malaise, peur, refus, fuite… ?

Si des portraits intimistes de Funk vous intéressent et vous intriguent, rendez-vous au cœur du centre-ville de Montréal avant le 6 janvier 2008. Funk est aussi représenté par la Gallery 303 de New York.

Portrait intimiste
Sans titre No. 7 2004

L’art d’illustration de Rockwell

Mercredi 10 octobre 2007

Il s’est vendu cet après-midi chez Sotheby’s un dessin de Norman Rockwell pour une somme de $115,000 US.

Les illustrations de Norman Rockwell ont connu leurs grands jours durant la première moitié du XXe siècle avec l’avènement des magazines illustrés. Héritier de la tradition américaine du XIXe siècle, Norman Rockewell est connu pour son style précis et méticuleux. On qualifie l’art d’illustration de Rockwell le balbutiement de l’hyperréalisme. Le dessin vendu aujourd’hui à New York en est un exemple de cet art unique.

Le Garçon au Coke, à la pêche, est une étude pour le calendrier Coca-Cola de 1935. L’image a aussi été utilisée comme publicité. Rockwell a créé au total 5 calendriers illustrés pour Coca-Cola durant les années 1930.

Garçon au Coke à la pêche

Prix Turner – une rétrospective de 23 ans

Dimanche 7 octobre 2007

Tate Britain de Londres présente jusqu’au 6 janvier 2008 une rétrospective des lauréats du prix Turner.

Prix Turner - Drunk with God
Drunk with God, Gilbert and George – Tate Britain

Créé en 1984 avec l’objectif de devenir pour l’art contemporain britannique ce que le prix Booker est à la littérature. Le prix Turner a marqué au fil de ses 23 années d’existence par de nombreuses controverses. Le jury du prix Turner a contribué à faire émerger la génération des jeunes artistes britanniques des années 1990 en sélectionnant Damian Hirst, Tracey Emin et Chris Ofili comme lauréats.

Le prix de 40.000 livres récompense des artistes de moins de 50 ans nés ou vivant en Grande-Bretagne. Il a souvent privilégié des artistes aux oeuvres controversées. En 1986, une œuvre du couple d’artistes homosexuels Gilbert and George, Drunk with God. En 1995, Damian Hirst avec son Mother and Child Divided, une vache et un veau coupés en deux dans la longueur, conservés dans le formol et exposés sous verre. En 1998, deux toiles de Chris Ofili, d’origine nigériane et qui vit à Trinidad. L’auteur avait déclenché un scandale pour avoir incorporé des excréments d’éléphant dans ses oeuvres.

Prince Harry

Vendredi 5 octobre 2007

Une sculpture représentant le cadavre du prince Harry d’Angleterre, revêtu d’un uniforme de l’armée britannique, suscite bien des remous au pays de Sa Majesté la Reine, selon le quotidien londonien The Sun.

La sculpture montre le jeune prince âgé de 23 ans en soldat couché sur le dos. La tête du prince repose sur la Bible et son corps est étendu devant l’Union Jack – une scène saisissante qui choque la famille royale et l’opinion publique. Le prince tient dans sa main un médaillon à l’effigie de sa mère, la princesse Diana, le tout sous le regard d’un vautour. On se demande que symbolise le vautour, notre époque, l’art sensationniste, le public ou l’artiste?

L’artiste américain Daniel Edwards n’est pas à sa première tentative de choquer.

Harry