Ne m’ignore pas
3 janvier 2013

Donner une dimension imaginaire à une flaque d’eau, par Issac Cordal.


De la pluie… à ciel ouvert que l’on peut voir les gouttes d’eau tombantes arrêtées comme si le temps est suspendu par une geste divine. Une installation de l’artiste de Chicago Stacee Kalmanovsky.
Bon, j’en mets un peu… C’est une idée vieille comme le monde, mais c’est intéressant de l’exploiter dans une oeuvre d’art qui accapare l’espace : suspende des objets et la multiplication pour faire oublier un peu les fils qui sont visuellement « dérangeants ».


Êtes-vous tanné de la pluie ? Encore deux jours de pluie pour la fin de semaine, cela pourrait mettre à rude preuve votre patience. Allez! Manifestez-vous votre mécontentement sans casserole et cuillère.

Que dites-vous en voyant ce portrait de femme pour la première fois? Formidable! Quel dessinateur qui maitrise à la perfection le dessin! De l’ordre dans un amas de lignes pour donner un portrait d’un tel réalisme avec un minimum de variation de ligne, soit la longueur des lignes.
Un seul petit détail : L’artiste a utilisé des treillis métalliques et une paire de pinces à découper pour produire ce dessin du visage de femme.
Une oeuvre de Seung Mo Park.

Certain préfère peindre du vrai. Peindre une femme qui se détache de la toile comme Omar Ortiz demande un talent certain, de la maitrise technique et de la patience pour arriver à créer la précision du point focal d’un camera, les reflets de la lumière sur la peau et la vision floue du lointain.
Devant de telle réalisation, il ne reste qu’à admirer l’oeuvre.


Un concept d’intérêt, mais la dimension de la « toile » est nettement insuffisante. Beaucoup trop petite. Avant l’apparition des feuilles, le carré blanc fait un bon contraste avec les branches foncées, donnant ainsi une vue tranchante. Dès que l’arbre commence à faire ses feuilles, la toile blanche perd son sens. La bidimensionnalité du tableau se camoufle sous le feuillage de l’arbre. Ce dernier donne tout son élan pour une présence enveloppante, dominante et luxuriante. Le dialogue entre le vivant et l’inerte, le transformant et le figé, devient graduellement un monologue. Car la présence de l’un des deux acteurs s’estompe.


Une installation de bobines de tissu enroulées autour d’une structure baptisée «Sous le Baobab» est construite à l’extérieur du Southbank Centre à Londres pour la durée du Festival du Monde qui se déroulera du 1er juin au 9 septembre 2012.
La prise de vue d’une image change considérablement notre perception d’une installation. Les éléments environnants sur la 2e photo de ce baobab ramènent l’installation à échelle plus accessible et humaine. La photo d’installation figure sur laquelle l’un des deux créateurs, Mike De Butts, nous donne un sentiment vertigineux de l’arbre artificiel même si nous savions tous que la hauteur d’une échelle n’était pas la tour de Babel, soit assez limitative. Néanmoins, notre cerveau humain ne peut franchir les limites de notre condition humaine : hauteur, chute et perception.

Aujourd’hui, allons dans la verticalité vivante en laissant progressivement le Land Art pour d’autres sujets comme l’art environnemental dans lequel l’homme efface sa présence pour une extension de son être et une présence de son savoir d’être.
« À l’intérieur de ces structures, j’ai placé de charmantes petites plantes. Tout a été conçu pour accompagner les plantes durant les vingt années dont elles ont besoin pour s’épanouir. Ensuite, les structures détérioreront et par le biais d’un élagage, il y aura quatre-vingts arbres, comme autant de colonnes qui rappelleront mon travail. Quatre rangées d’arbres formeront cette cathédrale dont j’ai toujours rêvé. Dans une vingtaine d’années, les gens s’apercevront qu’il y a eu une création par un dialogue entre la nature et l’homme. »
Giuliano Mauri a jeté la base de la cathédrale naturelle en 2001. La cathédrale fut finalement achevée en 2010, un an après sa mort. Le monument vivant du travail de Mauri est situé à Bergame, dans le nord de l’Italie.
La structure comporte 42 colonnes formant une cathédrale de cinq nefs. La nef est la partie d’une basilique allant du portail à la croisée du transept et qui est comprise entre les deux murs latéraux. La cathédrale naturelle occupe 650 mètres carrés. Elle est plus de 90 pieds de long, près de 80 pieds de large, et s’étend en hauteur d’environ 16 pieds à près de 70 pieds.



Ce soir, la ligne d’horizon modifiée. Il faut un angle parfait pour voir cela dans la nature. Donc, ça aide d’observer ces arbres emballés sur pellicules. De sorte, la nature modifiée par la main d’artiste paraît plus que parfait. On dit au Québec que c’est arrangé avec le gars des vues.
Allez! Zander Oslen. Vous le connaissiez ?


Fouillis ou structure, ou encore, fouillis et structure. Une chose est certaine, il n’y a aucune exagération et les images parlent. Tout est perception.
L’art est une création des humains et il est à l’image du comportement humain, soit quelque part entre l’ordre et le chaos.
Une oeuvre de Jaakko Pernu.


Un ensemble d’éléments de même nature reliés les uns aux autres ou des lignes entrelacées pour former un tout. Ça, c’est ce que l’on appelé un réseau… artistique.
Voilà pour l’art du réseau : Andres Amador.

