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Les femmes n'ont pas tort du tout quand elles refusent les
règles de vie qui sont introduites au monde, d'autant que ce sont les hommes qui
les ont faites sans elles.
Montaigne
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Histoire romaine - Vespasien (An de Rome 821. — De Jésus-Christ 68)
(...) Claudius Civilis, homme d’un grand talent et d’un grand caractère,
mis aux fers par Néron, délivré par Galba, proscrit par Vitellius, s’était enfin
sauvé chez les Bataves, ses compatriotes, doublement animé par le désir de la
vengeance et par l’amour de la liberté. Il souleva sa nation dans l’espoir de
secouer le joug des Romains; les Bataves, originaires de Germanie (...) les
Germains, animés par une vieille haine contre Rome, se trouvaient alors vivement
excités à la guerre par une prophétesse nommée Velléda, dont les paroles
passaient pour des oracles. Cette femme augmentait ce respect superstitieux
en restant invisible. Elle habitait une tour isolée au pied de laquelle les
barbares venaient l’interroger. (...)
Civilis, se concertant avec elle, réunit bientôt sous ses ordres une
armée formidable.
Vaincus, les Bataves du nord de Julius Civilis
acceptent finalement le statut d'allié de Rome. Mais, il s'est constitué autour
de Julius Civilis une légende qui dépasse l'imaginaire. Ce mythe batave sera
glorifié par les Néerlandais à l'époque de la Renaissance et du siècle suivant,
notamment lors du conflit entre l’Europe protestante et l’Espagne catholique de
Philippe II.
La conspiration, la conjuration ou le serment de
Julius Civilis a été peint par
Rembrandt van Rijn
vers 1662, soit à la fin de la carrière de l'artiste. Rembrandt, lui-même
néerlandais, utilise le mythe des Bataves glorieux pour représenter Julius
Civilis dans le rôle de Guillaume le Taciturne qui a été le chef
de la révolte contre Philippe II.
Contrairement aux autoportraits de fin de vie de Rembrandt, on parle peu de
cette œuvre importante qui s'inscrit dans la même lignée des grandes oeuvres de
Rembrandt, telle que la Ronde de nuit. |