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Par
ce dialectique de l'âme humaine, Rembrandt a légué à la mémoire collective humaine
une sorte d'archétype autobiographique qui constitue le noyau même de son
oeuvre artistique. À n'interroger que
ses autoportraits, nous
constatons l'inquiétude troublante
de l'être. Sous ses grimaces bouffonnes de
jeunesse, il nous révèle un être troublé de se trouver face à lui-même, son
regard traduit une horreur inexprimable face à ce
monde qui est le sien.
Au
fil des ans, le poids de l’âge et les drames de la vie façonnent
les autoportraits de Rembrandt. Il délaisse les expressions faciales
clownesques de la jeunesse pour les rides,
d’abord amollies, et puis les bouffissures et l’alourdissement; la peau se
fripe, la chair se dégrade et témoigne du cumul des cicatrices d’une vie.
Sur
ce visage tant de fois peint, défilent les
sentiments d’une existence entière : l'ironie, le scepticisme, la
mélancolie, l'anxiété, le chagrin, la paix et,
tout
doucement, le détachement et la résignation. Ainsi, la quête du salut de son
âme trouve écho dans la liberté d'expression de son art
autobiographique, un art de pèlerinage de vie, de sa jeunesse agitée jusqu'à
l'approche du grand inconnu, ce vague mais inexorable lointain.
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Répertoire des autoportraits de Rembrandt
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