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En 1999, un jeune artiste chinois de 27 ans Sun Yuan expose
une installation dans un lieu clandestin de Pékin. Il s'agit d'un
nouveau- né mort couché en position fœtale sur une tête de vieillard
décapité qui émerge d'un lit de glace.
L'exposition se termine au bout de la journée alors que la glace
a fondu. L'œuvre est intitulée Le miel. Selon
l'artiste, elle évoque l'acte d'amour et non la violence. La
position de l'enfant mort suggère la quête du lien de filiation.
Depuis, les photos de cette installation ont été présentées
dans plusieurs villes européennes. Au premier regard, sans
explica- tion, ces images nous interpellent par leur atmosphère
d'étrange. Elles suscitent des questionne- ments sur cette mise en
scène singulière.
L'acte de création artistique est généralement investi
d'intentions subjectives et de la volonté d’exprimer de l’artiste.
Lorsque l'œuvre est dévoilée au public, elle est porteuse de
significations qui n'appartiennent pas à l'artiste seul. Si l’acte
de créer doit être assujetti d’une quelconque éthique, elle
doit se manifester dans la forme de l’expression et dans la
pensée visuelle de l’artiste.
L'humain voit dans la représen- tation de la vie, joie et
espoir, dans la mort, inquiétude et désespoir. La mort, sa représen-
tation et la signification de celle-ci ne peuvent être substituées
de façon arbitraire à des valeurs personnelles.
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