Production MY Arts inc.

DES IDÉES CRÉATRICES NOS MAINS D'ARTISTES LES PRODUITS MY ARTS ENGLISH   *

 

 

Accueil Galeries Arts en profondeur › Art et scandales Holbein Le Jeune

 

 
 

Services MY Arts

 

Produits MY Arts

 

Galeries MY Arts Galeries MY Arts

 

 

 
     

ART& SCANDALES

 

 

Une seule et même chose peut être (...) bonne et mauvaise, et aussi indifférente. La musique est bonne pour le mélancolique, mauvaise pour qui éprouve de la peine; mais pour le sourd, elle n'est ni bonne ni mauvaise.   Spinoza

   

 

 

 

 
 

 

 

1521

Holbein le jeune - Christ mort

« Le corps du Christ mort dans la tombe »

Holbein Le Jeune - Le Corps du Christ mort dans la tombe - 1521


Huile sur toile
30,5 X 200 cm
Kunstmuseum, Bâle

Mise à jour: 16 novembre 2006


 

Depuis la Renaissance, bien des artistes ont recours au cadavre comme modèle Tête du Christ mort d'Holbein LeJeunepour composer leurs œuvres, certaines de ces œuvres sont les plus controversées de l'histoire.

Pour réaliser Le corps du Christ mort, Holbein s'est servi de la dépouille d'un marchand noyé pour réaliser la tête du Christ. Pourtant, cette oeuvre n'a suscité ni scandale ni controverse.  Elle a  même survécu à la destruction des œuvres d’art des églises par les réformistes radicaux. Cela laisse à croire que les moeurs sociales de l'époque d'Érasme étaient bien plus humanistes que Corps du Christ mort d'Holbein LeJeune celle du temps de la Contre-réforme du Caravage.

Dostoïevski, grand admirateur d'Holbein, est fort secoué lorsqu'il voit cette oeuvre à Bâle trois siècles plus tard; selon lui, «ce tableau peut faire perdre la foi. »

Le tableau le tellement trouble qu'il en fait une longue description dans L'Idiot : « Il représentait le Christ au moment de la descente de Croix. Si je ne me trompe, les peintres ont l’habitude de figurer le Christ soit sur la Croix, soit après la descente de Croix, avec un reflet de surnaturelle beauté sur son après

 

visage. Ils s’appliquent à Lui conserver cette beauté même au milieu des plus atroces tourments. Il n’y avait rien de cette beauté dans le tableau de Rogojine; c’était la reproduction achevée d’un cadavre humain portant l’empreinte des souffrances sans nombre endurées même avant le crucifiement; on y voyait les traces des blessures, des mauvais traitements et des coups qu’Il avait essuyé de ses gardes et de la populacePieds du Christ mort d'Holbein LeJeune quand Il portait la Croix et tombait sous son poids; celles enfin du crucifiement qu’Il avait subi pendant six heures...

Or, ce que ce tableau m’a semblé exprimer, c’est cette notion d’une force obscure, insolente et stupidement éternelle, à laquelle tout est assujetti et qui vous domine malgré vous. Les hommes qui entouraient le mort, bien que le tableau n’en représentât aucun, durent ressentir une angoisse et une consternation affreuses dans cette soirée qui brisait d’un coup toutes leurs espérances et presque leur foi. Ils durent se séparer en proie à une terrible épouvante, bien que chacun d’eux emportât au fond de lui une prodigieuse et indéracinable pensée. Et si le Maître avait pu voir sa propre image à la veille du supplice, aurait-il pu Lui-même marcher au crucifiement et à la mort comme Il le fit? C’est encore une question qui vous vient involontairement à l’esprit quand vous regardez ce tableau. »

 

 

 



 


[
A propos de nous ]
[
Plan du site ] - [ Haut de la page ]
 

 

  Tous droits réservés © 2006 Production MY Arts inc.