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Issue d'une
famille de négociant en vins, il se passionne pour le dessin et
s'inscrit à l'école des beaux-arts de Havre en 1916. Deux ans plus
tard, il entre à l’Académie Julian pour étudier la peinture; il le
quittera après six mois pour travailler seul. Entre temps, il
s'intéresse à la littérature, à la musique et aux langues étrangères.
Vers 1924, doutant de son art, il acquiert la conviction que celui de
son époque meurt, écrasé sous le foisonnement à des références subjectives.
L'art de l'Après-Guerre est principalement une réaction contre
les audaces du début de siècle. Il cesse de peindre, se marie et
reprend le commerce familial.
En 1933, à la
recherche d'une expression inédite, il sculpte des marionnette et modèle
des masques basés sur des empreint de visages. Dubuffet renonce à
nouveau à la peinture en 1937. Il ne se consacrera de nouveau aux arts
plastiques qu'en 1942 alors qu'il choisit définitivement sa carrière d'artiste.
Sa première exposition personnelle a lieu en 1940. Avec
Mirobolus
Macadam et cie
ainsi que
Hautes Pâtes, il renouvelle la
peinture par son vocabulaire figuratif portant un regard sans détour,
mais d'un candeur brutal sur la spectacle de la vie.
Les
Dessous de la capitale,
Portrait et
Corps de Dame suscitent le scandale et
attire sur l'artiste un jugement réprobateur en raison de leur propos
destructif. Par ce langage renouvelé et
l'utilisation des matériaux insolites et peu nobles, Dubuffet donne
ainsi à l'Art brut ses lettres de noblesse.
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