AMITIE AVEC RAUSCHENGERG - LE DÉBUT
Il naît à Augusta, Georgie, aux État Unis, en 1930. Après des études
à l’Université de Caroline du Sud, Jasper Johns s’installe à New York
où il apprend le dessin publicitaire, avant d’être enrôlé dans l’armée
américaine.
À son retour en 1952, il réalise des vitrines et travaille
dans une librairie. Il se lie d’amitié avec une autre figure
importante de l'art américain du XXe siècle,
Robert Rauschenberg.
Devenus des proches amis, ils partagent le même atelier dans le
quartier de
Front Street.
Leur collaboration enrichit sans doute mutuellement leurs productions
artistiques.
GALERIE LÉO CASTELLI - LA SCÈNE
En 1955, à l'apogée de l'expressionnisme abstrait, Johns réalise ses
premières peintures à la cire, technique appelée encaustique. C’est
aussi à cette époque que Jasper Johns a détruit son travail antérieur.
Il peint des
drapeaux, des
cibles et des
nombres, dont quelques-uns sont exposés
à la Galerie
Leo Castelli
de New York en 1957. Ils ont été remarqués par l'historien d'art
Robert Rosenblum.
L'année suivante, l'artiste tient sa première exposition personnelle
dans la même galerie. Ses
Drapeaux
et ses
Cibles
soulèvent une tempête de protestations, car on les considère comme des
productions néo-dadaïstes. Mais ces oeuvres réintroduisent la
figuration dans l'art américain, annonçant
l’avènement du Pop Art
et, aussi, le déclin
de l'expressionnisme abstrait.
ICONOGRAPHIE POPULAIRE - LA STRATÉGIE
Le choix de Johns de prendre des objets familiers comme sujet amorce
pour la première fois de l'histoire la dissociation du sens de
l'oeuvre d'art de sa représentation - une séparation entre l'objet
peint, l'expression artistique et l'expression personnelle.
Profondément fasciné comme par la pensée de
Marcel Duchamp.
Il décide de faire lui aussi des
ready made.
il commence, vers 1960, une série de sculptures représentant des
objets usuels, des ampoules électriques et des canes de bière, en
bronze peint pour démontrer que le
ready made
n'est pas facile comme l'on croyait.
|