SON BAPTISTAIRE ET SA VIE
Né le 19 mars 1593 à
Vic-sur-Seille en Lorraine et mort le 30 janvier 1653 à Lunéville en
Meurthe-et-Moselle.
Fils de Jean de la Tour,
boulanger. Il est le deuxième d'une famille de sept enfants. Il
séjourne possiblement en Italie entre 1610 et 1616. Il épouse Diane Le
Nerf, fille de l’argentier du Duc de Lorraine le 2 juillet 1617, et
s'installe à Lunéville, le pays de sa femme où il connaîtra du succès
et la notoriété. En 1620, il est reçu bourgeois de la ville, doté par
le duc de lettres d'exemption qui lui octroient les franchises
accordées aux personnes de qualité noble.
Son parcours artistique
demeure peu connu. Apprécié du roi Louis XIII, on rapporte notamment
son voyage à Paris et de l'obtention du titre de peintre ordinaire du roy en 1639.
SUCCÈS ET
OUBLI
Célébré à son époque,
Georges de la Tour est complètement oublié après sa mort soudaine due
à une épidémie qui enlève lui, sa femme et son valet en quelques
jours.
Les désastres de la guerre
de trente ans, et l'incendie de Lunéville en 1638, sont non seulement
à l'origine de la destruction de la majeure partie de sa production
artistique, mais, sans doute, contribuent grandement à son oubli.
Depuis le début du XXe
siècle, il sort lentement de la pénombre, un peu à l'image des
personnages de sa peinture. Avant sa redécouverte par le grand public,
ses œuvres sont dispersées et attribuées à d'autres peintres : Guido
Reni dit le Guide, Carlo Saraceni ou Orazio Gentileschi dans les
musées près de l'Italie; Hendrick Terbrugghen ou Gerrit van Honthorst
dans des musées au Nord de l'Europe; au sud de celle-ci, Francisco
Zurbaran, ou encore, à l'ami de ce dernier, Vélasquez. En France, le
Nouveau-né, est longtemps attribué à son contemporain français
Le
Nain.
RÉVISION HISTORIQUE ET NOTORIÉTÉ RETROUVÉE
Le public redécouvre
graduellement l’art de La Tour à partir de 1915. D’abord, une révision
est effectuée par l'historien Hermann Voss qui attribue à La Tour deux
toiles, dont le célèbre Nouveau-né. Voss, lui, il s’appuie sur les
travaux d’Alexandre Joly qui datent de 1863.
Ensuite, lors de
l'exposition de 1934 organisée au musée de l'Orangerie, « Les Peintres
de la Réalité en France au XVIIe siècle », treize des quinze tableaux
lui sont alors attribués. En 1948, une thèse de François-Georges
Pariset renforce les travaux de Voss et de Joly.
Sa renommée est
définitivement reconfirmée par l’achat, en 1960, de la
Diseuse de
bonne aventure par le Metropolitan Museum de New York et, à nouveau,
une exposition consacrée au peintre à l’Orangerie, en 1972.
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